Quand des Ariégeois portent plainte contre le glyphosate

Vous boycottez déjà Monsanto ? Vous avez bien raison !

L’an dernier, Jean-Claude Terlet, un céréalier de l’Aisne, se décidait à poursuivre Monsanto. Après avoir épandu plus de 700 litres de Roundup sur ses champs en 35 ans, il juge la firme coupable de son cancer de la prostate. En cause, selon lui ? Les 0,25 milligramme de glyphosate par litre qui sont détectés dans ses urines.

Cette année, le collectif Campagne Glyphosate a décidé de passer à la vitesse supérieure sur le sujet. Ce collectif, qui dénonce la fabrication et l’utilisation des pesticides ainsi que les instances européennes et françaises qui les ont autorisés, a décidé d’organiser des analyses d’urines afin de détecter la présence de glyphosate chez des habitants de l’Ariège. Les résultats ? Ils sont effrayants : en moyenne, la concentration en glyphosate est quinze fois supérieure au taux maximal autorisé dans l’eau potable.

Dominique Masset, à l’origine de ce collectif et interviewé sur Europe 1, a pris peur en recevant ses propres résultats. Avec son mode de vie, il se pensait plutôt à l’abri du glyphosate et pourtant. « Mon résultat décoiffe. J’étais à 3,35 nanogrammes par millilitre, c’est-à-dire 33,5 fois la dose autorisée dans l’eau potable. Je suis écolo, je mange bio, je ne fume pas, je suis végétarien, je vis dans une petit ville d’Ariège donc je fais partie de ceux qui se posent des questions », confie-t-il. Il en tire la conclusion que l’on « ne peut pas s’en protéger ». « On en respire, il en pleut. Aujourd’hui, on sait que c’est généralisé, qu’il y en a partout, tout le temps. Que l’on habite à la montagne, en forêt, on en a tous. » 

7 premières plaintes, étayées par des analyses d’urines contaminées par cet herbicide le plus commun, avaient déjà été déposées en juin, visant la « mise en danger de la vie d’autrui, tromperie aggravée et atteinte à l’environnement ». Le parquet de Foix avait décidé de s’en dessaisir au profit du Pôle de santé publique du tribunal de grande instance de Paris (TGI). Aujourd’hui, ce sont 53 nouveaux dossiers que les militants du collectif vont déposer  devant le TGI de Foix, sur la base d’analyses réalisées début octobre. Ils envisagent de déposer ainsi une centaine de dossiers par mois « d’ici la fin de l’année », a indiqué Dominique Masset à un journaliste de l’AFP.

Vous aussi, vous voulez agir ? Rejoignez le mouvement, nous sommes plus de 25.000 à vouloir donner plus de poids à nos décisions de consommateurs, et à nos convictions de citoyens… Chaque jour, Boycott Citoyen ajoute une marque à la liste noire des produits dont nous ne voulons plus, au nom de notre avenir. Pour participer à la magie des réseaux sociaux, c’est par ici !

Aujourd’hui, marchons pour le climat

L’heure n’est plus aux tergiversations : le GIEC appelle à des « changements sans précédent » si l’on veut un avenir sur notre planète… De fait, au rythme actuel des émissions de gaz à effet de serre, le réchauffement climatique pourrait atteindre 1,5°C dès 2030. Or l’impact sur les écosystèmes et sur la santé humaine d’une hausse des températures de 2°C sera bien plus grave qu’une hausse de 1,5°C. Or, 2°C, c’est le seuil en dessous duquel les États s’étaient engagés à rester lors de l’accord de Paris il y a trois ans. Cette limite est insuffisante, et les scientifiques du Giec estiment que pour maintenir le réchauffement à 1,5°C, les émissions de CO2 devront chuter de 45% d’ici 2030 et le monde devra cesser de produire plus de CO2 dans l’atmosphère qu’il ne peut en retirer d’ici 2050.

Pour obliger ceux qui dirigent notre monde à mettre en place les mesures qui s’imposent, descendons massivement dans les rues aujourd’hui samedi 13 octobre.
D’ici là, et après ça, continuons nos boycotts pour réagir en tant que consommateurs, dans ce monde où nos voix de citoyens ne sont pas entendues. Et gardons en ligne de mire notre prochaine action coup de poing : les journées sans achat des 1er et 2 novembre.

Paul François vs. Monsanto : retour sur la victoire de David contre Goliath

En août dernier, Dewayne Johnson faisait plier Monsanto : malgré son cancer en phase terminale, cet Américain de 46 ans a attaqué en justice Monsanto. Et il a eu raison. Le géant de l’agrochimie a été condamné à lui verser 289 millions de dollars vendredi 10 août pour ne pas avoir informé de la dangerosité de son herbicide à base de glyphosate.

Mais ce n’est pas la première personnes qui arrive à vaincre Monsanto, dans un combat qui ressemble à David contre Goliath…

Paul François refuse de passer pour une icône, qu’elle soit écologiste ou altermondialiste. Sans étiquette, donc. Il n’en reste pas moins le premier en France à avoir fait condamner Monsanto, le géant américain de l’agrochimie. Gravement intoxiqué par le pesticide pour maïs Lasso, il a été indemnisé par la multinationale, reconnue responsable.

Ce jour-là, une brèche grande comme un épi de maïs transgénique a été ouverte dans la responsabilité des fabricants de pesticides. Paul François a d’ailleurs appelé à la création d’un fonds pour indemniser les victimes de pesticides : « la reconnaissance de la responsabilité de Monsanto dans cette affaire est essentielle : les firmes qui mettent sur le marché ces produits doivent comprendre que dorénavant elles ne pourront plus se défausser de leurs responsabilités vis-à-vis des pouvoirs publics ou l’utilisateur et que des comptes leur seront demandés”, voilà ce que disait, Maria Pelletier, présidente de l’ONG Générations futures. Et elle ajoute : “C’est une étape importante pour toutes les autres victimes des pesticides qui espèrent voir enfin confirmée la responsabilité des firmes dans la survenue des maladies qui les touchent. »

En voilà une bonne nouvelle…
Et comme ce n’est pas comme si nous croulions sous les bonnes nouvelles en ce moment, voici la full story pour ceux qui voudraient un peu plus de détail… en deux parties deux sous-parties s’il vous plaît :

Intro : Paul François est céréalier à Bernac, en Charente. En avril 2004, en vérifiant le nettoyage de la cuve d’un pulvérisateur de pesticides pour le maïs Lasso, il inhale une forte dose de vapeurs toxiques. Pris de malaises, il arrive aux urgences en crachant du sang.

Première partie : la lutte contre la maladie

A/ Les symptômes
Après cinq semaines d’arrêt, Paul François reprend son travail mais souffre d’importants problèmes d’élocution, d’absences, de maux de tête violents. Fin novembre 2004, il s’effondre sur le carrelage de sa maison. D’examen en examen, de coma en coma, une importante défaillance au niveau cérébral est trouvée. Depuis, Paul François souffre de troubles neurologiques. Des lésions sont apparues au niveau de son cerveau et il passe une IRM tous les six mois

B/ L’analyse
Aidé de sa famille et à ses frais, Paul François effectue des recherches sur le Lasso. En mai 2005, le coupable est identifié : il s’agit du monochlorobenzène, solvant répertorié comme hautement toxique et entrant à 50 % dans la composition de l’herbicide.

Deuxième partie : la lutte pour la justice

A/ La lutte pour faire reconnaître son intoxication comme maladie professionnelle
Après un premier refus de la Mutualité Sociale Agricole (MSA), Paul François fait admettre les conséquences de l’intoxication comme maladie professionnelle par le tribunal des affaires sociales. Décision confirmée par la cour d’appel de Bordeaux en 2010, affirmant la responsabilité de l’herbicide Lasso dans les problèmes de santé de l’agriculteur.

B/ La lutte contre Goliath
En février 2007, Paul François attaque Monsanto, convaincu qu’il connaissait les dangers du Lasso bien avant son interdiction en France (en novembre 2007, tiens tiens). Hé oui parce que pour info, le Lasso a été interdit dès 1985 au Canada, et depuis 1992 au Royaume-Uni et en Belgique. En février 2012, le tribunal de grande instance de Lyon reconnaît Monsanto responsable et condamne la firme à « indemniser entièrement » le céréalier charentais. Et voilà donc que la cour d’appel de Lyon lui donne définitivement raison cette semaine. Le verdict est clair : la multinationale est responsable du préjudice subi suite à l’inhalation du pesticide.

Conclusion :
Aujourd’hui, Paul François veut “remettre du vivant dans le sol”. Aidé de son associé, il œuvre à convertir une centaine d’hectares en agriculture bio.

Verbatim essentiel :
« J’ai vécu et évolué avec la chimie. C’était du pain béni et d’un grand confort, avoue-t-il. On utilisait des produits chimiques mais on produisait plus. Et comme tous, j’en étais fier.”

Source : Le Monde

Cible numéro 7 : Monsanto

Si vous ne le saviez pas encore, vous le deviniez sans doute : la quasi totalité des marques appartient en réalité à une dizaine de grands groupes industriels (pour avoir l’image en grand c’est par ici).

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Si vous ne le saviez pas, vous le deviniez sans doute : la quasi totalité de cette dizaine de grands groupes industriels utilise des produits Monsanto (pour avoir la liste détaillée c’est par ici)

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Si vous ne le saviez pas, vous le deviniez sans doute : Monsanto, c’est pire que le plus pire de tous, puisque c’est le géant de l’agro-alimentaire qui a réussi la prouesse de cumuler la commercialisation, au fil des années et sans le moindre scrupule, de mille et un poisons pour le vivant dans sa globalité, comme par exemple :

  • Le PCB, un polluant chimique très dangereux appelé « polluant organique persistant », car il résiste aux dégradations biologiques naturelles et s’accumule dans les tissus vivants, tout au long de la chaîne alimentaire. Il a été prouvé que Monsanto connaissait sa toxicité bien avant d’arrêter de le commercialiser.
  • l’agent orange, qui a intoxiqué quelques 4,5 millions de Vietnamiens et 270 000 vétérans pendant la guerre du Vietnam. Là encore, Monsanto s’est défossé.
  • les OGM
  • Le Round Up, vendu comme un désherbant qui « laisse le sol propre » tout en étant « biodégradable » et « bon pour l’environnement ». Il contient en fait du glyphosate et sa toxicité n’est plus à prouver (pour une piqûre de rappel, voir l’excellent documentaire de Marie-Dominique Robin sur le sujet).
  • Les semences OGM, dont Monsanto a lancé la commercialisation sans autorisation
  • Le Posilac, une hormone de croissance bovine dangereuse pour les vaches

Le Lasso, un herbicide toxique pour les agriculteurs…Tous ces machins atroces qu’on dirait tout droit sorti d’un cerveau maléfique, c’est tout droit sorti du cerveau maléfique de Monsanto, et c’est expliqué partout et notamment . Et systématiquement, Monsanto a refusé d’admettre ses responsabilités : en mettant en place une campagne de dénigrement visant un toxicologue, en interférant auprès des organismes de réglementation, en tentant d’influencer la communauté scientifique… Globalement, en utilisant toutes les techniques possibles et imaginables révélatrices d’une mauvaise foi caractérisée et d’un irrespect profond pour autrui.
Pour ceux qui trouvent que ça fait assez de lecture comme ça merci , il y a aussi cette vidéo qui explique tout très bien en trois minutes.

Bref, lire un article sur Monsanto, ça vous tue un matin, surtout quand on se rappelle qu’il a été racheté par Bayer, un autre groupe tout aussi monstrueux.. Cela fera l’objet d’un autre matin, il ne faut pas exagérer. A présent, vous allez pouvoir vous faire plaisir. Faites-vous le plaisir de regarder à nouveau l’image ci-dessus et d’imprimer sur votre rétine les différents produits qui s’y trouvent, c’est un bon test de mémoire visuelle, une sorte de Mini Memory en plus utile. Et ce soir, quand vous ferez des courses, faites votre marché : “je prendrai pas de riz Uncle Ben’s, ni de Tropicana, ni de soupe Knorr”, ou bien “ni Fanta, ni ketchup Heinz, ni céréales Frosties”, ou alors “pas de Miel Pop’s, ni de Pringles, ni de Coca-Cola dans mon caddie”, il y a le choix, vous faites votre combo comme vous voulez, c’est ça qui est bien. D’autant que cet exercice de mémoire dispose d’un double effet kiss cool : si vous jouez le jeu, de même que tous les lecteurs de cet article, de même que leurs familles respectives, de même que vos collègues de bureau que vous ne manquez pas, matinalement, de harceler avec votre érudition, hé bien cela s’appellera de l’engagement collectif. Et l’engagement collectif, cela fait peur aux groupes tels que Monsanto, qui comptent sur la bienveillance/tolérance/inertie des Etats et la paresse intellectuelle/fatigue/inertie des gens.

Rejoignez le mouvement, nous sommes plus de 25.000 à vouloir donner plus de poids à nos décisions de consommateurs, et à nos convictions de citoyens… Chaque jour, Boycott Citoyen ajoute une marque à la liste noire des produits dont nous ne voulons plus, au nom de notre avenir. Pour participer à la magie des réseaux sociaux, c’est par ici !

L’agent orange : la toute toute première fois de Monsanto

Ah, l’agent orange, quelle idée diabolique… Entre 1961 et 1971, Monsanto produit ce défoliant, aussi appelé herbicide 2,4,5-T, et qui contient des dioxynes. Peut-être a-t-il une idée précise derrière la tête, peut-être pas. Mais il se trouve que c’est cette substance qui sera massivement déversée par l’aviation américaine au-dessus des forêts vietnamiennes pendant la guerre. Massivement. 80 millions de litres, pour être exact. Et le produit est efficace : durant la guerre, Plus de 4,5 millions de Vietnamiens et 270 000 vétérans américains sont directement affectés par les épandages. Pire, les conséquences se font encore sentir aujourd’hui. Près de 40 ans plus tard, ce produit continue à intoxiquer la population, et les malformations de naissance et les cancers sont récurrents. Merci Monsanto.

En plus d’être méchamment diabolique, Monsanto est diaboliquement de mauvaise foi. Dans les années 1970, des vétérans du Vietnam ouvrent une Class Action contre les producteurs de l’agent orange. Monsanto est l’accusé principal d’un procès en réparation pour empoisonnement inculpant 6 entreprises. Normal. En 1987, les sept producteurs de l’agent orange sont condamnés à verser 180 millions de dollars à un fonds de compensation destiné aux soldats américains. Normal. Et que fait Monsanto, pendant le procès ? Monsanto ne s’excuse pas, Monsanto ne reconnaît pas. Monsanto présente des études scientifiques démontrant l’absence de lien entre l’exposition à la dioxine et les cancers dont souffrent les vétérans, pour les débouter de leur action. Merci Monsanto. Il sera démontré dans les années 1990 que ces études étaient biaisées. Qu’elles « souffraient d’erreurs de classification entre les personnes exposées et non exposées à la dioxine, et qu’elles avaient été biaisées dans le but d’obtenir l’effet recherché », expliquera le National Research Council... L’affaire sera relatée en 1990 par Greenpeace dans un rapport intitulé Science for Sale.

On vous a détaillé la première action de Monsanto ? Toutes les suivantes se ressemblent. Les scandales judiciaires ponctuent la vie de Monsanto, le modus operandi restant toujours le même. Quelques exemples ?

Massive attaque au plastique : c’est parti !

En 2050, il y aura plus de plastique que de poissons dans les océans. 250 Milliards de micro-fragments de plastique flottent sur la Méditerranée, et dans les océans en général, on frôle les 1 800 milliards de déchets plastiques, si bien qu’on a désormais une nouvelle île dans le Pacifique, entièrement constituée de plastique…
Cette pollution, elle risque de durer : les différentes sortes de polymères des sacs vont mettre entre un siècle et 1000 ans pour se dégrader… Largement le temps de se décomposer en déchets microscopiques qui passent dans la chaîne alimentaire avec des conséquences encore mal évaluées. Les fabricants s’inquiètent-ils ? Que nenni: la production mondiale de matières plastiques atteint quelques 320 millions de tonnes, soit l’équivalent de 10,1 t par seconde !

Dès lors, il est tout à fait normal que vos fruits bio suremballés vous donnent envie de frapper quelqu’un avec, et que le tri consciencieux que vous opérez en cuisine vous donne l’impression qu’on se fout un peu de vous. Votre poubelle à plastique se remplit plus vite que votre coupe qui est déjà pleine ? Vous en avez marre ? Alors c’est parti pour une Massive Attaque au Plastique.

On ramène son tupperware au bureau, et on le présente dans les petits bars à salade et les restos où l’on se rend à midi quand on travaille en ville. On continue à refuser les sacs plastique qu’on nous propose dans les épiceries, les boulangeries, et petits commerces. Et surtout, on fait la guerre au plastique dans les supermarchés. Le principe ? Désemballer vos produits après le passage en caisse*, et laisser tous les emballages sur place. Y en a qui ont essayé, et même d’autres encore, et ils n’ont PAS eu de problème, n’en déplaise à Philippe Chevallier et Régis Laspalès

On a le droit ? La loi dit que oui !!!! (Même si la Fédération du commerce et de la distribution s’inquiète, à juste titre, des problèmes « pratiques » qui surviendraient si un tel réflexe se généralisait… Hé bien il va peut-être être temps de commencer à réfléchir à ces problèmes “pratiques” non ?)

 

*Vous ne vous sentez pas concernés ? Cela fait belle lurette que vous n’allez pas au supermarché ? Ce sera peut-être le moment de faire une exception et d’y aller pour en parler en sortie de caisse à ceux qui y vont encore !

Rendez-vous sur l’événement Facebook, où nous sommes désormais plus de 25.000, pour suivre les actions de boycott ciblées pendant tout le mois d’octobre : https://www.facebook.com/events/726419034373203/

Et n’hésitez pas à imprimer l’affiche ci-dessous (au verso de papier déjà utilisé, faut pas pousser) pour inciter le plus grand nombre de consommateurs à faire entendre leur voix de citoyens !

affiche plastique octobre

 

Il n’y a pas que Gmail dans la vie ! Messageries écolos mode d’emploi…

On a du mal à imaginer combien d’énergie consomme l’envoi d’un mail. Mais on a aussi de la chance, parce qu’il existe des chiffres sur tout, maintenant, et notamment grâce à l’excellent documentaire « Internet, la pollution cachée » de France 5 : avec une pièce jointe, un mail, c’est l’équivalent d’une ampoule basse consommation allumée pendant une heure (soit 24 Wh selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, Ademe), sans pièce jointe, c’est cinq fois moins : 5 Wh. Et en 2016, c’est 2 672 milliards d’e-mails (hors spam) qui ont été envoyés dans le monde. Evidemment, ça fait beaucoup. Beaucoup, beaucoup : sachez que la production électrique de 15 centrales nucléaire pendant 1 heure équivaut à l’envoi de seulement 10 milliards de mails. Et Google dans tout ça ? On estime à 5,6 milliards le nombre de comptes Gmail… Rien que ça.

Mais… comment on fait sans Google ? Hé bien malheureusement, on ne peut pas faire sans Google, on ne va pas vous mentir. A moins de changer drastiquement de mode de vie, ce qu’on ne va pas pouvoir faire d’un coup d’un seul, en ce mercredi matin. Mais on peut déjà changer opter pour une boîte mail plus écologique. Cela, on peut le faire très facilement, on peut le faire dans la journée, et le peu que l’on puisse faire, il faut le faire, comme le disait Théodore Monod.

Du côté des boîtes mail, il y a la messagerie Lilo, avec laquelle on peut envoyer des pièces jointes jusqu’à 5 Go avec un impact énergétique minime. Elle propose de télécharger la pièce jointe dès sa réception via un lien dédié, limitant son temps de stockage dans les data centers. Autre avantage : elle nous alerte lorsque des pièces jointes inutiles et volumineuses occupent notre espace. Finalement, les serveurs de Lilo utilisent en partie de l’électricité produite à partir d’éoliennes ainsi qu’un système de refroidissement sans climatisation.

Il y a aussi Ecomail, dont 50% des revenus provenant de la vente du service sont utilisés pour la promotion, le développement et la création de projets écologiques. Tout comme Lilo, elle incite les utilisateurs à gérer leurs courriels de façon écologique, en leur rappelant par exemple de les trier pour libérer de l’espace et limiter leur pollution.La boîte mail, qui propose 5 Go d’espace disque et 2 Go d’espace disque Cloud, coûte 12 euros par an, mais analysons que c’est à peine le prix d’un menu au resto. On doit bien ça à la planète.

Il y a finalement la française Newmanity. Elle ne finance pas de projet écologique (dans la version gratuite destinée aux particuliers), mais son mode de fonctionnement est ultra vert : l’électricité qui l’alimente est fournie par Enercoop, dont l’énergie est 100% renouvelable et son data center Evoswitch se targue d’être le premier à avoir une empreinte carbone neutre. Il est basé aux Pays-Bas et est alimenté uniquement par de l’électricité issue d’énergies entièrement renouvelables : éolien, biomasse, solaire et hydraulique. Newmanity indiquait également à LCI en 2016 avoir décidé « de ne pas enregistrer d’informations sur la vie privée des utilisateurs, ce qui fait qu’on consomme beaucoup moins d’énergie sur nos serveurs ». Chez Newmanity, l’accès est gratuit pour 1 Go d’espace de stockage ainsi qu’un cloud. L’espace est certes quinze fois plus réduit que celui de la messagerie de Google, Gmail, mais cela incite les utilisateurs à trier leurs e-mail, et non à stocker des messages inutiles indéfiniment.

Et il y en a encore d’autres, à étudier par ici ! N’hésitez plus…

Cible numéro 5 : BNP Paribas

A l’heure où le GIEC appelle les Etats à des « transformations sans précédent » pour tenter de limiter le réchauffement climatique, les banques financent allègrement des activités très coûteuses pour l’environnement, tout en clamant leur engagement pour la transition énergétique. En 2015, un lycéen l’avait déjà très bien expliqué lors d’un petit concours financé par BNP Paribas, en mouchant la banque au passage : voici ce qu’il faut savoir sur ce géant de la finance, en trois actes, un boycott et des alternatives.

En entrée : la spéculation financière

C’est le matin, et c’est dur de devoir se frotter à la réalité, mais nous le savons : grâce à nos dépôts d’argent, les banques ont accès à des ressources qu’elles utilisent pour faire des profits. Certes, il existe des lois pour protéger les clients, comme par exemple la réserve fractionnaire, que la banque est tenue de conserver auprès de la banque centrale… Mais elle ne représente que 1% pour la plupart des dépôts.
Bref, la banque investit, et potentiellement, votre argent peut servir pour un prêt à une entreprise pétrolière ou agroalimentaire que vous honnissez… Un exemple ? En 2016, Les Amis de la Terre France, Oxfam France, en partenariat avec Fair Finance France, ont accusé BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale et Natixis de complicité de violations des droits humains. Leur tort ? Ces banques avaient participé au financement (à hauteur d’environ 120 millions de dollars tout de même) du projet de pipeline « Dakota Access » (DAPL), dans le Dakota du Nord. Soit un projet d’oléoduc souterrain devant traverser quatre États américains et acheminer chaque jour un demi-million de barils de pétrole jusque dans l’Illinois… On doute que la flore et la faune de ces quatre Etats apprécient mais comme elles ne parlent pas l’humain, les banques s’en fichent.

En plat principal : les paradis fiscaux

Ce n’est pas moi qui le dit, c’est l’ONG Oxfam, dans son rapport « Banques en exil : comment les grandes banques européennes profitent des paradis fiscaux »: les vingt plus grandes banques européennes déclarent un quart de leurs bénéfices dans des paradis fiscaux. Les cinq plus grandes banques françaises – BNP Paribas, BPCE, Crédit Agricole, Crédit Mutuel-CIC et Société Générale – ont ainsi déclaré 5,5 milliards d’euros de bénéfices dans les paradis fiscaux. Quatre d’entre elles sont notamment présentes aux Iles Caïmans, où elles ont réalisé… 174 millions d’euros de bénéfices bien qu’elles n’y emploient personne.

Et pour le dessert : des frais bancaires indécents

Là encore, c’est pas moi qui le dit, c’est 60 millions de consommateurs (et c’est pas plus mal, il ont fait deux trois études pertinentes) : selon eux, un client standard verse en moyenne chaque année 34 € de frais liés à un solde débiteur. Et pour le consommateur en difficulté, c’est presque dix fois plus : 296 € en moyenne… Ce n’est pas tout : lorsqu’un paiement se présente sur un compte dont le découvert va être dépassé, la banque l’honore, car elle y gagne gros : elle prélève des agios proches de l’usure, et surtout une commission d’intervention de 8 € censée rémunérer l’analyse de la situation par le conseiller. Or cette commission est… automatique ! Au bout de dix commissions, le plafond légal est atteint, et la banque passe aux rejets des paiements… Et ça fait combien d’argent, tout ça ? Hé bien beaucoup : l’ensemble des frais liés aux incidents de fonctionnement représenteraient 30 à 35 % du chiffre d’affaires des banques de détail, soit 6,5 milliards de chiffre d’affaires chaque année. Le résultat net est estimé à… 4,9 milliards !

BNP Paribas, un menu à boycotter

BPCE, Crédit Agricole, Crédit Mutuel-CIC, Société Générale, Natixis… Elles sont nombreuses, les banques irresponsables. Alors pourquoi BNP Paribas ? Parce qu’elle bloque tout bonnement la sortie européenne du charbon… BNP Paribas clamait il y a encore 15 jour, lors du One Planet Summit, son engagement en faveur de la transition énergétique. Mais comme le rappelle une enquête des Amis de la Terre, BNP Paribas continue d’accorder son soutien aux entreprises les plus agressives dans le développement du charbon, et cela même en Europe. Depuis la COP21, la banque a ainsi financé à hauteur de près de 600 millions de dollars les entreprises qui développent des centrales à charbon sur le vieux continent. On vous donne deux exemples :
– son soutien à RWE, qui prévoyait de raser la forêt de Hambach en Allemagne pour étendre une mine de lignite à ciel ouvert (projet qui vient finalement d’être interdit par la justice)
– son soutien à Energa qui a donné son feu vert début septembre pour la construction d’une centrale à charbon de 1GW Ostroleka C en Pologne.
Et on ne parle même pas du reste : visée par une plainte pour « complicité de génocide » au Rwanda, la banque a par ailleurs été condamnée à une amende de 10 millions d’euros pour blanchiment, et à une autre amende de 350 millions de dollars pour manipulation des changes l’an dernier, ce qui ne l’a pas empêchée de continuer sa petite cuisine : elle a à nouveau été sanctionnée cette année pour manipulation de taux de change, et condamnée à verser 90 millions de dollars il y a deux mois… Un casier digne des plus gros braqueurs.

Alors on fait quoi ? On choisit un autre restaurant…

… Et on change de banque, pardi ! Car s’il n’y a pas des masses de banques à peu près éthiques, elles ont le mérite d’exister :

  • La NEF : cette coopérative financière offre des solutions d’épargne et de crédit orientées vers des projets ayant une utilité sociale, écologique et/ou culturelle. D’après les Amis de la Terre et le cabinet de conseil Utopies, la Nef est l’établissement qui émet le moins de gaz à effet de serre par euro investi parmi toutes les banques françaises. Le plus ? Vous choisissez vous-même l’orientation de votre épargne parmi 4 secteurs (agriculture biologique ou bio-dynamique, développement social et solidaire, formation art et culture, écologie et environnement). Enfin, cerise sur le gâteau, vous pouvez faire don de tout ou partie de vos intérêts à une association partenaire de la Nef, incluant entre autre Amnesty International, Colibris ou encore Zero Waste France.
  • Le Crédit Coopératif : il dispose d’une offre « L’Essentiel Agir », qui propose d’affecter les sommes déposées sur le compte au financement de projets à plus-value sociale et environnementale. Le Crédit Coopératif vous laisse également la possibilité de choisir le domaine d’action que vous souhaitez soutenir : la planète, une société plus juste (aides aux personnes fragiles ou en situation de précarité), ou entreprendre autrement (coopératives, insertion professionnelle, commerce équitable), ou même ces trois à la fois. De plus, chaque fois que vous utilisez votre CB Agir, le Crédit Coopératif verse un don d’au moins 6 centimes d’euro à une association partenaire de votre choix.
  • La Banque Postale : elle constitue une banque atypique dans le paysage des “grandes banques” françaises : elle ne dispose pas à proprement parler d’une branche de financement et d’investissement typique des autres grands groupes (Crédit Agricole CIB, SG – CIB, BNP Paribas, CM-CIB, Natixis). Et en 2011, si elle se dote d’une branche de financement des entreprises et des professionnels, celle-ci est en effet limitée aux PME et TPE. Vous voulez vous faire votre propre opinion ? Rendez-vous sur le site de la Fédération Européenne des Finances et Banques Ethiques et Alternatives (FEBEA), ou sur le site Finance Responsable : créé par les Amis de la Terre, il a réalisé une étude très poussée des 9 grandes banques françaises, selon plusieurs critères : environnement, climat, transparence, paradis fiscaux. 

    Tout ça vous donne envie de vomir de bon matin et vous n’êtes même pas enceinte ? Vous voulez faire bouger les lignes ? Rejoignez notre mouvement de Boycott Citoyen, nous sommes déjà plus de 25.000 à priver BNP Paribas de ses clients pour l’obliger à changer de comportement… c’est par ici !

    Et quand on est journaliste on cite ses sources, non mais !

    La Carotte Masquée
    Monsieur Mondialisation
    Bastamag
    La Tribune
    Agoravox
    60 millions de consommateurs
    Oxfam
    Les Amis de la Terre

     

Cible numéro 3 : Nespresso

Dans Nespresso, il y a Georges Clooney. Soit. What else ?

Hé bien tout le reste.

1/ Dans Nespresso il y a Nestlé
Pour ne pas oublier de le rappeler, mentionnons-le en premier : Nespresso, c’est Nestlé. Nestlé dont les émissions du département laitier correspondent à la moitié de la production de gaz à effet de serre de Suisse. Nestlé qui assèche les nappes de Vittel sur fond de conflit d’intérêt, Nestlé dont le PDG pense que l’eau doit avoir une valeur marchande, Nestlé qui se fournit en huile de palme dont la culture détruit les forêts indonésiennes. Nestlé. Arrêtons-nous là, c’est le matin, un peu de respect pour le matin.

2/ Dans Nespresso il y a le poids de l’accessoire
En 2016, le marché des dosettes a représenté 1,1 milliards d’euros en France, contre seulement 434 millions d’euros en 2010. Les ventes de capsules ont donc quasi triplé en France en six ans. Et ça fait combien de dosettes, tout ça ? 5 millions de capsules individuelles par jour. 5 millions de capsules par jours, alors que le marché était presque inexistant il y a 15 ans ! Autrement dit, Nespresso a réussi, en 15 ans (et en embauchant Georges Clooney), à nous faire croire qu’on avait besoin de capsules pour faire notre café, une boisson qui date d’avant le VIème siècle, tout de même. Ou comment institutionnaliser l’accessoire.

3/ Dans Nespresso il y a 4 Tour Eiffel de déchets par an
L’accessoire n’est pas nécessairement problématique. Il le devient lorsqu’il pèse inutilement. Sur la planète, par exemple. Parce que certes, le métal (plus précisément l’aluminium, dont l’impact écologique est considérable) présente l’avantage d’être recyclable à 100 %, et ce à l’infini. Mais sur les 58 000 tonnes d’aluminium consommées en 2014 dans les emballages domestiques, seulement 32 % ont été recyclés. Un chiffre fourni par Éco-Emballages, qui témoigne de l’insuffisance des équipements de collecte, de tri et de recyclage dédiés aux petits déchets métalliques. Destinées à un usage unique, et de trop petites tailles, les capsules ne sont pas collectées par les centres de tri sélectif, et finissent inévitablement à la décharge… Pour pallier ce scandale écologique, Nespresso a mis en place dans ses boutiques un système de collecte des capsules usagées. Mais si la marque prétend être en mesure de recycler 75 % des capsules qu’elle vend, le taux de capsules recyclées dépasse rarement les 25 %. En mai 2013, dans un documentaire diffusé sur France 5, un employé de la marque précisait que seule une capsule sur cinq était recyclée… Résultat, les capsules en aluminium représentent aujourd’hui 40 000 tonnes de déchets annuels, soit l’équivalent de 4 Tours Eiffel. Et il n’y a même pas d’exposition universelle en vue.

Les alternatives existent !
Non, vous n’avez pas réellement besoin d’un paragraphe détaillant comment vous pourriez faire du café autrement qu’avec une machine utilisant des capsules en aluminium à usage unique contenant du café que vous pourriez mettre dans un filtre en papier recyclé.
Après avoir lu ce billet, vous aurez bien compris que Nespresso, occupé comme il l’est à préparer la prochaine pub avec Georges, ne changera pas ses pratiques à moins d’y être obligé… Chiche ? Invitez vos amis buveurs de Nespresso à rejoindre le mouvement du Boycott Citoyen, pour mettre fin à l’absurdité des capsules à usage unique. Hier, le boycott d’Engie a mobilisé 25.000 personnes, et plusieurs centaines de consommateurs ont décidé de changer de fournisseur d’énergie et ont migré, dans la journée, vers un concurrent plus respectueux. Plusieurs centaines, c’est peu ? A nous de faire grossir nos rangs, pour donner plus de poids à nos décisions de consommateurs, et à nos convictions de citoyens… Chaque jour, Boycott Citoyen ajoute une marque à la liste noire des produits dont nous ne voulons plus, au nom de notre avenir. Pour participer, c’est par ici !

Vous voulez aller plus loin et boycotter tout Nestlé d’un coup ? Rendez-vous sur la campagne de notre partenaire i-boycott.org !

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Boycott : mode d’emploi

Les multinationales entravent toute action climatique ambitieuse ? Le lobby du patronat minimise les efforts climatiques ? Les multinationales agro-alimentaires continuent à déforester à tout va ? L’ONU nous prévient que nous n’avons plus que deux ans pour réagir avant une menace existentielle ? Toutes ces infos nous alertent, nous dégoûtent, nous révoltent et nous attristent ? Et nous resterions sans rien faire ? Certainement pas…

En tant qu’humains, en tant que citoyens, en tant que consommateurs, nous avons le pouvoir d’agir… Et nous allons le prendre dès lundi avec notre opération de boycott !

Mode d’emploi :

– Lundi 1er octobre : on n’achète RIEN. On ne va pas à la station essence, on ne commande rien sur Amazon, on ne fait pas de mouvement sur son compte en banque, on ne va pas au supermarché, on ne va pas au restaurant… On prive nos dirigeants, les lobbies et les groupes industriels de leurs consommateurs. Certains répliqueront qu’il serait injuste de priver les petits commerçants, les boutiques éthiques et les agriculteurs bio de leurs clients ? Vous achèterez chez eux tous les autres jours de votre vie. C’est promis. Par exemple, dès le lendemain.  D’autres ajouteront qu’ils ne vont pas au supermarché depuis belle lurette ? Apparemment, ce n’est pas le cas de tous, autrement les supermarchés auraient fait faillite depuis belle lurette, aussi… C’est donc le moment de sensibiliser tous ceux qui ne se rendent pas compte, tous ceux qui n’y croient plus, tous ceux qui ne savent pas comment faire autrement…
Voici une affiche à télécharger, pour diffuser cet appel bien au-delà de la vie 2.0 : imprimons-la (sur du papier déjà imprimé au recto tant qu’à faire), et allons la poser un peu partout dans nos villes, nos villages, devant nos mairies, devant nos supermarchés. Et lundi, retournons devant nos supermarchés pour rappeler à ceux qui voudraient faire leurs courses que nous avons le pouvoir, en tant que consommateurs, de refuser d’acheter des produits qui transforment peu à peu notre planète en bombe à retardement.affiche 1 octobre

– Le 2 octobre : sur ce blog et sur la page Facebook de l’événement, une entreprise/marque sera ciblée par notre boycott, en partenariat avec la plateforme i-boycott qui sait tout ce qu’il y a à savoir sur les pratiques douteuses des entreprises. Bien entendu, des alternatives seront systématiquement proposées : les producteurs éthiques et les initiatives responsables existent, à nous de les faire connaître du plus grand nombre !

– Le 3 octobre : en plus du boycott de la veille, on y ajoute le boycott d’une autre entreprise/marque aux pratiques irrespectueuses de la vie sur terre

… Et on poursuit ainsi pendant tout le mois d’octobre. Au 31 octobre, nous boycotterons ainsi 30 entreprises (c’est le matin, mais on sait déjà compter, si c’est pas beau…)

Et en novembre ? On recommence ! Le 1er et le 2 novembre, on ne consomme RIEN, et on ajoute chaque jour un nouveau boycott à ceux des jours précédents.

Le petit bonus que nous allons offrir à nos dirigeants, en tant que consommateurs ? Un boycott massif du plastique. On laisse les suremballages dans les magasins en mode plastic attacks systématiques (on a le droit, oui oui), on apporte son tupperware quand on va chercher son déjeuner au restaurant ou à la cantine entre midi et deux, on boycotte les gobelets en plastique, les pailles en plastique, les couverts en plastique, et tous ces objets qui, c’est bien certain, finiront un jour ou l’autre en micro-particules dans l’océan et dans le ventre des poissons qui y vivent.

A vos marques ? Prêts ? Boycottez !
Rejoignez le mouvement sur Facebook ! De nombreux citoyens avertis y prodiguent leurs conseils et leurs astuces… Ensemble, nous sommes tellement plus forts !!!