Se passer d’Amazon : mode d’emploi

Amazon est une championne de l’optimisation fiscale qui tue les libraires et se fiche de l’environnement. Pourtant, lors du Black Friday, l’entreprise irresponsable sera récompensée en encaissant des milliards de dollars…

Il y a dix ans à peine, le Black Friday était à peu près inconnu en France… Néanmoins, les mentalités évoluent beaucoup plus vite sur ce genre d’événements que sur la cause des femmes ou le réchauffement climatique, au hasard : avec un panier moyen de 94 euros et une augmentation des dépenses de 71% par rapport à 2017, l’édition 2018 du Black Friday a été une réussite en France, selon le cabinet d’analyse HiPay. Premier bénéficiaire de cette évolution : Amazon.

Amazon encourage la surconsommation

En 2017, les Français ont acheté 2 millions de produits sur le site d’Amazon en une seule journée, lors du Black Friday. Et l’an dernier, près de 180 millions d’articles ont été achetés sur Amazon dans le monde en quelques jours seulement… Si bien que Jeff Bezos, fondateur de l’entreprise, trône en tête des plus grosses fortunes du monde, soit la bagatelle de 116 milliards de dollars, accumulés en incitant les gens à consommer toujours plus dans un monde au bord du précipice.

Amazon pratique l’optimisation fiscale

L’an dernier, Jeff Bezos a avoué « ne pas savoir quoi faire de sa fortune ». On lui suggèrerait bien de faire un peu moins fortune en respectant un peu plus les hommes et la terre, mais apparemment, cela demande trop d’imagination… Pour le moment, Amazon préfère passer son temps à réfléchir aux techniques d’optimisations fiscales qui lui permettent de payer le moins d’impôts possibleet licencier ses employés ayant montré des signes de sympathie vis-à-vis des Gilets Jaunes… Voilà du temps de réflexion bien mal utilisé…

Se passer d’Amazon mode d’emploi

Alors en attendant que Jeff réfléchisse à l’impact positif qu’il pourrait avoir sur le devenir de notre Terre Mère et sur les hommes qui l’habitent, nous nous passerons d’Amazon.
Certes, c’est moins simple que de faire avec, mais ce n’est pas non plus si compliqué (on faisait sans avant, rappelez-vous), et c’est beaucoup plus raccord avec les enjeux de notre triste époque. Cela demande juste de passer entre les mailles des injonctions à surconsommer, de se rappeler que l’on ne fait que 2% d’économies réelles le jour du Black Friday… Et d’utiliser les formidables moyens mis à notre disposition à cette époque où Internet nous facilite la vie :

Lorsque vous recherchez un objet, commencez par écumer les plateformes de dons. Vous avez l’embarras du choix, à commencer par ces quelques solutions simples :

  • Donnons.org : vous pouvez par exemple trouver sur le site (liste absolument pas exhaustive !) : meubles, accessoires pour animaux, jeux vidéos, vaisselles, vêtements, accessoires de puériculture, électroménager, électronique, outils de bricolage, plantes et fleurs, compost… Vous trouverez de tout !
  • A la recherche d’un aspirateur ? d’un vélo ? d’un pantalon ? Pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil sur Geev ? L’application met en relation d’une part des Geevers qui souhaitent donner des objets qu’ils n’utilisent plus, et des citoyens potentiellement intéressés, prêts à les adopter. Grâce à un système de géolocalisation, il vous est possible de dénicher des trésors qui se cachent près de chez vous, où que vous soyez en France.
  • consoRecup, imaginée par le média consoGlobe, est une plateforme de don et de récupe qui vous permet de donner et de dénicher de bonnes affaires proches de chez vous. Livres, jeux, films, matériel de sport, de puériculture, tout y est, et ce, dans plusieurs régions de France. consoRecup multiplie les solutions en proposant également un service de troc pour échanger ses objets contre de nouveaux.

Si vous recherchez un bouquin pour vous-même ou un proche, bingo : moultes solutions ont été imaginées pour vous aider à vous passer d’Amazon :

  • Dans la catégorie “l’arroseur arrosé”, on a Amazon Killer, qui permet de faire la recherche sur Amazon puis de trouver le libraire indépendant qui vend le bouquin près de chez vous
  • Il y a des plateformes de librairies indépendants qui font exactement la même chose qu’Amazon. 2 500 libraires indépendants ont ainsi décidé d’unir leurs forces au sein de lalibrairie.com, une alternative pratique et précieuse. Il y a aussi Leslibraires.fr, un autre réseau de libraires indépendants, qui vous proposeront un très large choix de livres neufs, mais aussi de livres anciens, rares ou d’occasion.
  • Autre option : Chez Mon Libraire, site collectif mis en place par les libraires de l’association Libraires en Rhône-Alpes en Novembre 2014. A partir de la rentrée 2016, il a été ouvert aux libraires auvergnats de LIRAAujourd’hui ce sont plus de 100  librairies qui, dans un esprit solidaire, ont fait le choix d’un service commun.
  • On peut toujours se tourner vers Gibert.com pour acheter ou vendre des libres neufs ou d’occasion
  • De nombreux sites dont www.donnons.org proposent des livres d’occasion, gratuits !
  • Vous pouvez tester Scribd, un site de partage de documents en ligne actif depuis mars 2007. Scribd offre un lecteur gratuit de documents de 160 ko qui se charge dans les navigateurs, et les documents iPaper sont obtenus après conversion en PDF et peuvent être partagés. Ce lecteur supporte les zooms, la recherche de texte, différents modes de visualisation, l’utilisation de l’imprimante. Toutefois, le téléchargement des ouvrages reste réservé aux utilisateurs inscrits et ayant souscrit à un passe limité dans le temps.

Lutter contre le Black Friday mode d’emploi

Marre de la surconsommation ? Rejoignez le mouvement : le Boycott Citoyen organise une campagne de décrédibilisation du Black Friday sur les réseaux sociaux : inscrivez-vous en envoyant un mail à boycott.citoyen@lilo.org !
Le 29 novembre, le Boycott Citoyen co-organise aussi :
– La grève mondiale pour le climat : https://www.facebook.com/events/633747833695721/
– Plantons partout des arbres pour le climat : https://www.facebook.com/events/633747833695721/
– Block Friday : https://www.facebook.com/events/953599701691438/
– Vive le vendredi vert : https://www.facebook.com/events/735277593610579/

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Depuis le mois d’octobre 2018, le Boycott Citoyen initie des boycotts au long court de certains produits et groupes (Nestlé, Coca-Cola, MacDo…) mais aussi de pratiques néfastes (le plastique à usage unique, les voyages professionnels en avion, la surconsommation lors des fêtes commerciales etc.).
Nous organisons régulièrement des journées sans achat pour initier des actions coup de poing et montrer l’impact de consommateurs qui prennent le pouvoir. Le Boycott Citoyen a également organisé 10 jours de résistance contre le plastique qui ont mobilisé des dizaines de milliers de personnes dans plus 40 villes en France en mai 2019.
Chaque jour, sur www.boycottcitoyen.org, retrouvez des articles qui vous aident à éviter les produits irresponsables, et à adopter de nouvelles pratiques respectueuses de l’environnement et de l’homme.
Sur la page Facebook du Boycott citoyen, la communauté des boycotteurs et boycotteuses citoyen.nes échangent leurs idées, astuces et bons plans, donnant du poids au mouvement global… Motivant !

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Vous suivez le Boycott Citoyen ? Vous avez initié des changements dans vos modes de consommation grâce aux alternatives proposées ? N’hésitez pas à soutenir nos actions sur Tipeee !

La vérité sur le Black Friday ? 2% de rabais en moyenne…

Avez-vous vu passer la campagne de publicité de C-Discount lors du Black Friday il y a deux ans ? Des panneaux 4 par 4 affichaient une Playstation 4 (à – 20%) avec une accroche efficace : «Votre fils n’a que deux ans et demi… mais vous pourrez vous entraîner en attendant». La signature ? «N’économisez pas votre plaisir.»

Nous sommes en 2019, tous les voyants du climat sont au rouge, depuis le 29 juillet l’humanité vit à crédit, on nous regarde de travers si on ne trie pas nos pots de yaourts, et, dans le même temps, on nous incite clairement à acheter des produits dont on n’a pas besoin… C’est même sensé être drôle. Bienvenue dans la schizophrénie ambiante qui atteint des sommets en cette période de pré-noël, et dont le Mont Everest sera assurément, cette année encore, le Black Friday.

Au départ, le Black Friday était la date à laquelle les commerces américains sortaient du rouge et devenaient rentables. Mais c’est évidemment oublié depuis longtemps : aujourd’hui, c’est devenu ce jour où les consommateurs assoiffés de promos s’insultent, se piétinent et se battent pour un téléviseur ou une robe sous le regard hilare de gens dont le seul réflexe, au lieu de sortir immédiatement d’une telle folie, est de sortir leur i-phone pour immortaliser le moment. C’est surtout devenu le jour le plus profitable de l’année pour les marques : l’an dernier, les Américains ont ainsi dépensé 6,22 milliards de dollars sur le net, selon des données fournies par Adobe Analytics, qui piste les transactions réalisées sur 80 des 100 plus gros e-commerçants des US, comme Amazon et Walmart.

On pourrait regarder cela de loin et se gausser tranquillement de l’autre côté de l’Atlantique. Mais horreur, le concept a débarqué en France en 2010. Et si ça n’a pas très bien pris au départ, les mentalités évoluent beaucoup plus vite sur ce genre d’événements que sur la cause des femmes ou le réchauffement climatique, au hasard : avec un panier moyen de 94 euros et une augmentation des dépenses de 71% par rapport à 2017, l’édition 2018 du Black Friday a été une réussite en France, selon le cabinet d’analyse HiPay

Comment vous convaincre de faire partie des 52 % ? Voyons voir…

Des gains colossaux pour les grandes enseignes, des rabais réels de 2% pour les consommateurs

Réfléchissons déjà à combien ça fait en chiffres. C’est très simple, et ça a plein de zéros derrière : le Black Friday 2018 a généré 50 millions de transactions bancaires en France, selon le Groupement d’intérêt économique (GIE) des cartes bancaires. De leur côté, les Américains ont battu un nouveau record en 2018 avec une dépense de 6,22 milliards de dollars sur Internet, soit un gain de 23,6% par rapport à 2017.

Le coup de maître des grandes enseignes de distribution ? C’est de nous faire croire que ce Black Friday est une aubaine pour nous, consommateurs, dans la mesure où nous allons faire des affaires formidables. Sauf que NON, en fait : selon l’association de consommateurs UFC-Que Choisir, les promotions du Black Friday ne font bénéficier les clients que de 2% de rabais en moyenne. C’est très simple, et ça n’a pas de zéro derrière.

En revanche, l’année précédente, ce sont 1400 commandes par minute qui se sont succédées sur le site Amazon (celui-là même qu’on a décidé de boycotter), soit 1.4 millions de produits vendus, permettant à l’entreprise de réaliser la journée la plus active de son histoire. Et ça nous fait une belle jambe, n’est-ce pas ?

Alors de grâce, ne cédons pas aux sirènes de la surconsommation. Le Black Friday ne va pas vous permettre de faire des économies. Il ne va pas vous aider à trouver un vélo moins cher pour votre petit dernier. Il va juste vous pousser à acheter une console de jeux dont vous n’avez pas besoin. Et il va permettre aux grandes enseignes de faire toujours plus de bénéfice en se fichant royalement de nous, des 25 millions de personnes victimes de travail forcé, et de notre planète.

La résistance s’organise

En 2017, Emery Jacquillat, PDG de la Camif, avait invité à boycotter le black friday. Il avait même décidé de « ne rien vendre ce jour-là » : le site de l’entreprise spécialiste de la vente à distance de mobilier était tout bonnement fermé. Et Emery Jacquillat d’expliquer : “ce dernier vendredi de novembre est une nouvelle illustration d’une surconsommation absurde, qui accélère l’épuisement des ressources de notre planète en appauvrissant des consommateurs déjà gavés de produits superflus, fabriqués à l’autre bout de la planète par des travailleurs trop souvent exploités”.

Il faut croire qu’il a montré la voix : du 29 novembre au 2 décembre, le «Black Friday» déferle en France. Mais 200 marques ont annoncé qu’elles ne participeraient pas à l’opération, pour des motifs écologiques. Et une tribune signée par des dizaines de personnalités vient d’être publiée pour appeler à ne pas suivre la journée commerciale du vendredi 29 novembre.

Vous êtes d’accord ? Rejoignez le mouvement : en lien avec nombre d’associations pour la justice climatique sociale, le Boycott Citoyen co-organise des actions de boycott des grandes enseignes, des actions de désobéissance civile et la 4ème grève mondiale pour le Climat le 29 novembre prochain, jour du Black Friday. Vous voulez aller plus loin ? Participez à une campagne de décrédibilisation du Black Friday sur les réseaux sociaux : inscrivez-vous en envoyant un mail à boycott.citoyen@lilo.org !

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Depuis le mois d’octobre 2018, le Boycott Citoyen initie des boycotts au long court de certains produits et groupes (Nestlé, Coca-Cola, MacDo…) mais aussi de pratiques néfastes (le plastique à usage unique, les voyages professionnels en avion, la surconsommation lors des fêtes commerciales etc.). 
Nous organisons régulièrement des journées sans achat pour initier des actions coup de poing et montrer l’impact de consommateurs qui prennent le pouvoir. Le Boycott Citoyen a également organisé 10 jours de résistance contre le plastique qui ont mobilisé des dizaines de milliers de personnes dans plus 40 villes en France en mai 2019. 
Chaque jour, sur www.boycottcitoyen.org, retrouvez des articles qui vous aident à éviter les produits irresponsables, et à adopter de nouvelles pratiques respectueuses de l’environnement et de l’homme.
Sur la page Facebook du Boycott citoyen, la communauté des boycotteurs et boycotteuses citoyen.nes échangent leurs idées, astuces et bons plans, donnant du poids au mouvement global… Motivant !

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La fast fashion, ce concept démodé #boycottH&M

Ahhhh, l’industrie de la mode… Pour proposer aux fashion addicts des coupes et des couleurs différentes à chaque saison, elle n’hésite pas à produire 150 milliards de vêtements par an, une quantité qui a triplé ne serait-ce qu’entre 2000 et 2014

Coton, viscose, polyester, teinture… un poids considérable sur l’environnement
Pour les produire, il faut 79 milliards de mètres cubes d’eau qui servent notamment à la culture du coton, souvent cultivé dans des régions arides. Résultat : de graves conséquences environnementales, telles que la disparition à 90% de la mer d’Aral. La viscose ? C’est pas mieux : elle nécessite l’utilisation de produits chimiques et de gaz nocifs tout au long de la chaîne d’approvisionnement, et les eaux usées non traitées sont déversées dans les lacs et cours d’eau à proximité, contaminant les populations locales et causant une désertification de la faune. Le polyester ? Encore pire : il représente 60% des fibres textiles utilisées dans le monde, libère à chaque lavage en machine des micro-particules de plastique qui finissent dans l’océan. Et pas qu’un peu : au final, ces micro-plastiques représentent 90% des déchets retrouvés dans l’océan… Et dans l’estomac des poissons. Miam.
Et ce n’est pas tout, malheureusement. Après le matériau en lui-même, il y a la fabrication : pour teindre le tissu, on utilise des machines pressurisées avec un bain de teinture à plus de 100°C, dans des usines asiatiques où l’électricité est produite en brûlant du charbon ou du gaz naturel. Bravo le bilan carbone, et ce avant même de transformer tous ces tissus en petits pulls et en jolies jupes… Bref, selon le rapport Climate Works de 2018, l’industrie de la mode émet 8,1% des gaz à effet de serre du monde, soit presque autant que l’ensemble du transport routier de la planète, selon les chiffres de l’Intergovernmental Panel on Climate Change.

Des promesses impossibles à tenir
Alors tout ça, évidemment, ce n’est pas QUE de la faute de H&M. Evidemment. H&M peut d’ailleurs se targuer d’être parmi les mieux classés par Greenpeace dans leur Detox Catwalk, avec Zara et Benetton. Éthoxylates de nonylphénols, phtalates, métaux lourds, alkylphénols, formaldéhyde, amines… L’entreprise s’est engagées à éliminer 11 substances de sa production d’ici 2020. Mieux : avec leur initiative Climate positive 2040, elle affirme non seulement réduire ses émissions de gaz à effets de serre, mais devenir contributrice positive d’ici 2040 !
La vraie question, c’est de savoir comment H&M compte y parvenir… Et sa proposition – produire des vêtements à partir de fibres recyclées, comme expliqué dans le clip Close The Loop – reste très éloignée du vertueux « open loop recycling », qui consiste à recycler le plastique d’autres produits, comme les bouteilles, notamment utilisé par Patagonia, Hopaal et Ecohalf, selon Julia Faure, co-fondatrice de Loomdans un article paru dans le Nouvel Obs. Produire un vêtement à partir de fibres recyclées suppose un processus industriel très gourmand en CO2, et la technologie n’est pas au point dans la très grande majorité des cas. Résultat : même avec une hypothèse très optimiste de 40 % de fibres recyclées, on réduirait les émissions de CO2 de l’industrie de la mode de moins de 10%… Ce n’est pas tout à fait suffisant.

Des employés au rabais
Pour terminer, vous prendrez bien quelques nouvelles des petites mains qui, dans la fournaise des ateliers de confection en Ethiopie, fabriquent les sweat-shirts H&M ? Ils ne vont pas tellement mieux que l’année dernière, ni que l’année d’avant. Les marques de fast-fashion travaillent avec des sous-traitants de sous-traitants de sous-traitants… qui rendent la traçabilité très très ardue, et la responsabilité encore plus difficile à prouver, comme l’a montré le catastrophique accident du Rana Plaza. Et s’il n’est pas tout à fait exclu que H&M parvienne un jour à savoir exactement avec quoi et dans quelles conditions est fabriqué son petit top rouge à pois, on est encore très loin du compte. Le Monde nous le rappelait encore cette semaine : les salariés des usines de vêtements d’Ethiopie, qui travaillent pour des marques comme Guess, H&M ou Calvin Klein, sont les moins bien payés au monde, avec seulement 26 dollars (23 euros) par mois, selon un rapport rendu public mardi 7 mai.

Si l’industrie textile pèse tant sur l’environnement et les hommes, et à un moment où l’ONU estime qu’il ne nous reste plus que deux ans pour agir sur le climat, on se dit qu’une bonne solution reviendrait peut-être à cesser de vouloir produire toujours plus à tout prix, quitte à accepter une petite baisse de chiffre d’affaires ? Malheureusement, ce n’est pas la stratégie choisie par H&M, qui n’hésite pas au contraire à brûler ses invendus (12 tonnes chaque année tout de même, pour une valeur totale de 4 milliards de dollars)… Un bien piètre exemple à donner, de la part d’une des griffes les plus connues à travers le monde, 23ème au classement Interbrand 2017, devant Ikea et Hermès

Les alternatives existent

-Vous pouvez acheter des marques qui produisent bien et intelligemment
Autant il y a 15 ans, le choix était maigre, mais aujourd’hui, il n’y a plus d’excuse : VejaPatagoniaMaison StandardsAsphalteHopaalLes Récupérables1083 … Et 1000 autres encore que vous pourrez trouver par exemple par ici. C’est trop cher ? Arrêtons de penser que le juste prix pour un tee-shirt est 5 euros. Ce n’est tout simplement pas possible. S’il est vendu à ce prix, c’est aussi au prix de l’esclavage des gens qui le fabriquent. A chacun d’acheter avec sa conscience.

Vous pouvez regarder l’étiquette
Si la matière est certifiée OEKO-TEX, cela certifie l’absence de produits toxiques. Et s’il est fabriqué en Europe, vous pouvez assumer que les ouvriers travaillent dans un cadre légal protecteur et que l’empreinte carbone est plus limitée.

Vous pouvez privilégier les occasions… et la sobriété
Les occasions, ce n’est plus l’apanage des Kiloshop et de Guerrisol. Aujourd’hui, les vide-grenier sont monnaie courante, les vide-dressing sont chics, et les trocs de vêtements s’organisent en un tour de main.

Après avoir lu ce billet, vous aurez bien compris que H&M, occupé comme il l’est à préparer sa prochaine collection Colorblock, ne changera pas ses pratiques à moins d’y être obligé… Chiche ? Invitez vos ami.es à rejoindre le mouvement du Boycott Citoyen, pour mettre fin à l’absurdité de la fast fashion. Cette semaine, le boycott d’Engie a mobilisé 25.000 personnes, et plusieurs centaines de consommateurs ont décidé de changer de fournisseur d’énergie et ont migré, dans la journée, vers un concurrent plus respectueux. Plusieurs centaines, c’est peu ? A nous de faire grossir nos rangs, pour donner plus de poids à nos décisions de consommateurs, et à nos convictions de citoyens… Chaque jour, Boycott Citoyen ajoute une marque à la liste noire des produits dont nous ne voulons plus, au nom de notre avenir. Pour participer, c’est par ici !

Notre évolution est la chronique d’une mort annoncée, en 2 minutes chrono

Voilà des milliards d’années que la Terre, notre Terre d’accueil, prépare avec amour une recette extrêmement complexe, imaginant des mélanges d’ingrédients infiniment rares, respectant des temps de préparation extraordinairement précis.

Servi au banquet de la Vie depuis la nuit des temps du Vivant, ce plat unique et ultime a fait la joie de milliards d’espèces d’êtres qui le partageaient en harmonie… Jusqu’à ce que l’Homme débarque.

Notre évolution est la chronique d’une mort annoncée. Que ceux qui en doutent encore prennent 2 minutes de leur précieuse vie pour méditer là-dessus avec cette vidéo de Lourdeur (merci à eux <3) avant de retourner bosser dans leur chouette bureau chez BNP Paribas.

Rébellion des consommateurs : quittons massivement les banques irresponsables !

Dans le contexte actuel, les banques irresponsables d’un point de vue climatique et social devraient se voir réprimées sévèrement par nos dirigeants. En l’absence d’action de leur part, nous avons le pouvoir, en tant que citoyens consomm’acteurs, de signifier notre désaccord : ensemble, changeons massivement de banque !

Extinction Rebellion a déclaré la Rébellion internationale pour le vivant, et contre les systèmes qui le détruisent : depuis le début de la semaine, des actions pacifiques de blocage sont simultanément organisées dans des dizaines de capitales dans le monde ! En tant que consommateurs et consommatrices, nous pouvons apporter notre contribution et soutenir le mouvement par nos actes d’achat.

Or 33 grandes banques internationales continuent de financer massivement les énergies fossiles : c’est la conclusion du rapport « Banking on climate change 2019 » publié par un collectif d’ONG (Rainforest Action Network, BankTrack, Indigenous Environmental Network, Oil Change International, Sierra Club et Honor the Earth).

Ces banques qui jouent avec notre avenir

Alors que les banques clament leur engagement pour le développement durable, et malgré la signature de l’accord de Paris fin 2015, les grandes banques ont investi quelques 1.700 milliards d’euros dans l’industrie du charbon, du pétrole et du gaz… Une hérésie, quand on sait que les énergies fossiles, responsables de 80 % des émissions de gaz à effet de serre, sont la première cause du changement climatique.

Trois banques américaines (Wells Fargo, Citi et JPMorgan Chase) sont en tête du classement, mais le rapport révèle aussi le rôle prépondérant de grandes banques européennes (HSBC et Barclays), et pointe du doigt des banques françaises :  de 2016 à 2018, BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole et Natixis ont investi plus de 125 milliards d’euros dans les énergies fossiles.

Récemment visée par des actions de militants climatiques, Société Générale est aujourd’hui le deuxième financeur mondial de terminaux de gaz naturel liquéfié, à la fois émetteurs de CO2 et responsables d’expropriations massives, notamment au Mozambique.

BNP Paribas, la Société générale et le Crédit agricole financent par ailleurs en Guinée l’extension d’une des plus grandes mines de bauxite de la planète, dont l’extraction altère la santé et la sécurité des habitants, détruit l’environnement, réduit la part des terres agricoles des communautés rurales, pollue les rivières et les puits…

Greig Aitken, du réseau international BankTrack, souligne :

Certaines de ces banques avaient pourtant pris des engagements forts, comme par exemple BNP Paribas sur un désengagement vis-à-vis du pétrole de schiste et des sables bitumineux… »

Changer de banque mode d’emploi

Vous souhaitez montrer votre désaccord ? C’est possible, et c’est même très simple : si vous êtes client de BNP Paribas, de la Société Générale, ou du Crédit Agricole, vous pouvez changer de banque en expliquant vos motivations à votre agence dans un petit courrier: vous trouverez tous les argument dont vous avez besoin dans nos articles de boycott concernant BNP Paribas et la Société Générale.

S’il y a peu de banques éthiques, elles ont le mérite d’exister. Les Amis de la Terre ont eu l’excellente idée de créer le site Finance Responsable sur lequel vous trouverez une étude très poussée des 9 plus grandes banques françaises, selon différents critères : environnement, climat, transparence, paradis fiscaux… Autre mine d’information : la Fédération Européenne des Finances et Banques Ethiques et Alternatives (FEBEA), qui rassemble des institutions financières de 15 pays européens avec pour objectif de développer la finance éthique et solidaire en Europe. Finalement, pour étudier le sujet plus en profondeur, n’hésitez pas à télécharger le guide « Climat, comment choisir sa banque ? » des Amis de la Terre.

En France, deux banques se distinguent :

  • La NEF : cette coopérative financière offre des solutions d’épargne et de crédit orientées vers des projets ayant une utilité sociale, écologique et/ou culturelle. D’après les Amis de la Terre et le cabinet de conseil Utopies, la Nef est l’établissement qui émet le moins de gaz à effet de serre par euro investi parmi toutes les banques françaises. Le plus ? Vous choisissez vous-même l’orientation de votre épargne parmi 4 secteurs (agriculture biologique ou bio-dynamique, développement social et solidaire, formation art et culture, écologie et environnement). Enfin, cerise sur le gâteau, vous pouvez faire don de tout ou partie de vos intérêts à une association partenaire de la Nef, incluant entre autre Amnesty International, Colibris ou encore Zero Waste France. La NEF ne propose pas encore de compte courant, et donc vous ne pouvez retirer d’argent sur votre compte avec une carte bancaire, mais c’est la banque qui représente la meilleure solution pour ceux qui ont un peu d’argent de côté et des économies à placer.
  • Le Crédit Coopératif : il dispose d’une offre « L’Essentiel Agir », qui propose d’affecter les sommes déposées sur le compte au financement de projets à plus-value sociale et environnementale. Le Crédit Coopératif vous laisse également la possibilité de choisir le domaine d’action que vous souhaitez soutenir : la planète, une société plus juste (aides aux personnes fragiles ou en situation de précarité), ou entreprendre autrement (coopératives, insertion professionnelle, commerce équitable), ou même ces trois à la fois. De plus, chaque fois que vous utilisez votre CB Agir, le Crédit Coopératif verse un don d’au moins 6 centimes d’euro à une association partenaire de votre choix.

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Depuis le mois d’octobre, le Boycott Citoyen initie des boycotts au long court de certains produits et groupes (Nestlé, Coca-Cola, MacDo…) mais aussi de pratiques (le plastique à usage unique, les voyages professionnels en avion, la surconsommation lors des fêtes commerciales etc.), ainsi que des articles permettant de mettre en avant les alternatives positives et responsables. Nous organisons régulièrement des journées sans achat pour initier des actions coup de poing et montrer l’impact de consommateurs qui prennent le pouvoir, et tous les autres jours, nous apprenons à consommer autrement !
Chaque jour, sur www.boycottcitoyen.org, retrouvez des articles qui vous aident à éviter les produits irresponsables, et à adopter de nouvelles pratiques respectueuses de l’environnement et de l’homme.
Sur la page Facebook du Boycott citoyen, la communauté des boycotteurs et boycotteuses citoyen.nes échangent leurs idées, astuces et bons plans, donnant du poids au mouvement global… Motivant !

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Vous suivez le Boycott Citoyen ? Vous avez initié des changements dans vos modes de consommation grâce aux alternatives proposées ? N’hésitez pas à soutenir nos actions sur Tipeee !

Le Boycott Citoyen appelle à soutenir la rébellion avec un boycott à la conso

Les marches ne suffisent plus ? Plus tard ce sera trop tard ? Le Boycott Citoyen soutient les actions pacifistes d’Extinction Rebellion en lançant un boycott des groupes irresponsables, et une grève totale des supermarchés pendant la durée de la Rébellion. 

Extinction Rebellion a déclaré la Rébellion internationale pour le vivant, et contre les systèmes qui le détruisent !
En tant que consommateurs et consommatrices, nous pouvons apporter notre contribution et soutenir le mouvement par nos actes d’achat : le Boycott Citoyen, qui organise des journées sans achat depuis le mois d’octobre 2018, et qui  boycotte les supermarchés, soutient l’initiative et vous donne quelques astuces pour relever le défi.

Deux semaines après l’appel plein de colère de Greta Thunberg aux dirigeants de la planète à l’ONU, Extinction Rebellion, mouvement né en 2018 au Royaume-Uni qui prône la désobéissance civile, a promis de passer à l’action dans les capitales du monde entier, en menant des actions d’abord en Nouvelle-Zélande et en Australie, puis en Europe.

Une rébellion que nous pouvons soutenir par nos choix de consommation : selon une étude de l’ONG Oxfam publiée l’été dernier, « Derrière le code-barre, des inégalités en chaîne », la grande distribution mondiale utilise sa phénoménale puissance d’achat pour réduire les prix et faire pression sur les agriculteurs et producteurs… qui gagnent toujours moins depuis 20 ans, en France et dans le monde.

Résultat : les 8 premières grandes surfaces du monde cotées en bourse ont réalisé 1 000 milliards de dollars de ventes en 2016 et près de 22 milliards de bénéfices. « Au lieu de réinvestir dans leurs fournisseurs, elles ont reversé la même année plus de 15 milliards de dollars de dividendes à leurs actionnaires« , indique l’étude. En France, le géant Carrefour a ainsi réalisé 894 millions d’euros de bénéfices en 2016 et reversé 510 millions d’euros de dividendes. « Si l’entreprise n’avait reversé ne serait-ce que 1 % de ce montant aux ouvriers vietnamiens dans le secteur de la transformation de la crevette, plus de 14 200 d’entre eux auraient pu accéder à un revenu vital« , explique Oxfam. Et ce n’est pas tout : la puissance d’achat du secteur, qui fait baisser continuellement les prix, exacerbe aussi les risques de violations des droits de l’homme et des droits du travail… Précarisation sans limite, enfants au travail et harcèlement sont légion dans le secteur agricole et alimentaire, résume l’ONG.

Deuxième temps : réagir en tant que consommateur

Evidemment, en tant que consommateurs, nous nourrissons le système en nous rendant dans les supermarchés. A chaque fois que l’on remplit son caddie dans une grande surface, on cautionne indirectement des pratiques injustes et dangereuses pour notre avenir. La bonne nouvelle ? On peut faire ses course autrement. Depuis une dizaine d’années, les agriculteurs, ruinés et épuisés par des méthodes agricoles conventionnelles mortifères, se lancent dans les circuits courts. L’idée de génie : se passer des moultes intermédiaires qui se servent des marges plus que conséquentes, au détriment des producteurs et des consommateurs, et recréer du lien entre ceux qui cultivent et ceux qui dégustent.

Premier mouvement : la vente à la ferme

Qui dit circuits courts dit vente à la ferme, où les agriculteurs vous proposent la production de leur exploitation : vente directe de légumes et de fruits, de viande, de fromages, de vins, de miel, de confitures… Non seulement vous profitez de la fraîcheur, de la qualité, et de la traçabilité des produits, mais vous pouvez échanger avec le producteur si vous avez des questions, et même visiter sa ferme ! Les réseaux nationaux sont nombreux, : il y a les désormais bien connues AMAP, mais aussi Bienvenue à la ferme, ou encore Acheter à la source. Et puis il y a aussi Chapeau de paille, un groupement de producteurs de fleurs, fruits et légumes qui ouvrent leurs potagers aux consommateurs : on peut y cueillir jusqu’à 15 produits différents. Les réseaux locaux se multiplient eux aussi. Quelques exemples ? La binée paysanne qui opère en Côte d’Armor : on commande les produits souhaités sur le site et on les récupère le vendredi au dépôt-vente le plus près de chez soi. A Grenoble, La Charrette Bio, une camionnette livre en différents point de la ville les produits bio commandés la semaine précédente… Et il y en a mille autres !

Deuxième mouvement : la vente livrée chez vous par la ferme

Si vous avez du mal à vous déplacer, vous pouvez aussi vous faire livrer directement les produits de la ferme chez vous. Là aussi, il y a l’embarras du choix au niveau national. On peut directement se faire livrer des assortiments de fruits et légumes, comme par exemple avec Mon Panier Bio. Mais il existe aussi de nombreuses formules sans abonnement et sans panier imposé : Le panier paysan, par exemple, est un site de livraison à domicile, en entreprises ou en point relais de viandes, légumes, fromages, produits laitiers, à la carte ou au panier. Créé à l’origine en Provence, il fédère aujourd’hui 12 initiatives dans toute la France : Var, Drôme, Ardèche, Loire, Ain, Auvergne, Franche-Comté… LocavorLes Amis de la fermeLa Ferme du bio, Les Colis du boucher sont également des solutions à découvrir. Il y a également Les jardins de Cocagne, qui allient insertion et vente de paniers dans 110 jardins sur l’ensemble du territoire français, et, pour les amateurs de poissons durables, Poiscaille, le site de circuits courts de produits de la mer, des poissons et crustacés livrés en direct du pêcheur dans toute la France.

Chaque région développe aussi ses propres circuits. En dresser une liste exhaustive relève de la mission impossible, mais citons notamment Ecomiam qui met en relation producteurs et consommateurs de viande congelée et fraîche en Bretagne, Pays de la Loire, Haute et Basse Normandie.

Troisième mouvement : les magasins de proximité

Se passer des supermarchés, cela donne aussi l’occasion de se renseigner sur les alternatives responsables à côté de chez soi… Et elles poussent comme des champignons, ces temps-ci ! Jetez donc un œil sur cette carte qui vous indique les adresses des épiceries de vrac dans toute la France, et surtout, prenez le temps de vous balader, de discuter avec vos voisins : les petits commerçants font de réels efforts pour se fournir en produits sains auprès de producteurs locaux… Soutenons-les en leur rendant visite !

Les boycotteurs citoyens ont la parole : n’hésitez pas à indiquer en commentaire les alternatives que vous recommandez, et à aller découvrir les bons plans des autres sur Facebook !

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Depuis le mois d’octobre 2018, le Boycott Citoyen initie des boycotts au long court de certains produits et groupes (Nestlé, Coca-Cola, MacDo…) mais aussi de pratiques (le plastique à usage unique, les voyages professionnels en avion, la surconsommation lors des fêtes commerciales etc.), ainsi que des articles permettant de mettre en avant les alternatives positives et responsables. Nous organisons régulièrement des journées sans achat pour initier des actions coup de poing et montrer l’impact de consommateurs qui prennent le pouvoir, et tous les autres jours, nous apprenons à consommer autrement !
Chaque jour, sur www.boycottcitoyen.org, retrouvez des articles qui vous aident à éviter les produits irresponsables, et à adopter de nouvelles pratiques respectueuses de l’environnement et de l’homme.
Sur la page Facebook du Boycott citoyen, la communauté des boycotteurs et boycotteuses citoyen.nes échangent leurs idées, astuces et bons plans, donnant du poids au mouvement global… Motivant !

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Vous suivez le Boycott Citoyen ? Vous avez initié des changements dans vos modes de consommation grâce aux alternatives proposées ? N’hésitez pas à soutenir nos actions sur Tipeee !

« Etre consomm’acteur, pour un militantisme pacifique et efficace, à la portée de tous »

« On n’a pas besoin de consommer pour être quelqu’un » : c’est ce qu’a rappelé le Boycott Citoyen dans l’émission « Zoom Ecologie » sur Radio FPP – Fréquence Paris Plurielle hier soir en direct.

A l’occasion de la Grève de la Consommation, le Boycott Citoyen a été invité à parler de ses actions dans l’émission « Zoom Ecologie » sur Radio FPP – Fréquence Paris Plurielle.
Nous avons eu la chance de partager l’antenne avec Razmig Keucheyan, sociologue et auteur de l’excellent livre « Besoins artificiels, Comment sortir du consumérisme ».
« On pourrait construire notre liberté sans qu’elle passe par la consommation » : c’est l’idée qui a été creusée ensemble, en parlant boycott et pouvoir des consomm’acteurs…

Pour réécouter le podcast de l’émission, c’est par ici !

Pour en savoir plus sur l’ouvrage de Razmig Keucheyan, rendez-vous sur l’indispensable media Usbek & Rica qui l’a récemment interviewé

Éteignez la télé, y a vraiment plus rien à voir… #boycottBFM

Vous ne regardez pas BFMTV ? Ayez une pensée pour les millions de téléspectateurs non avertis qui, loin du terrain, pensent s’informer en allumant leur poste…

C’est un article de Télérama qui tire la sonnette d’alarme : on les remercie, sans eux on serait passé à côté, car voilà bien longtemps que la petite lucarne a disparu du salon… Malheureusement, BFMTV compte encore des millions de téléspectateurs : n’hésitons surtout pas à leur faire une petite traduction des reportages qu’ils ont regardés le week-end dernier concernant la Marche pour le Climat parisienne.

« La manifestation pour le climat s’est déroulée de façon pacifique avec des policiers et des gendarmes qui ne sont pas intervenus parce que ces gens étaient pacifiques, paisibles. »
Lire : ils les ont seulement chargés dès le départ, au Luxembourg, avec des lacrymos et des grenades de désencerclement jetées sur une foule de familles et d’enfants. »

« Une famille avec un enfant dans une poussette qui se retrouve au milieu des gaz, témoigne un reporter, c’est difficile à gérer pour les forces de l’ordre. »
Traduire : il faudrait interdire aux familles de manifester pour pouvoir réprimer en toute tranquillité.

« Il n’y pas de violence des autorités. Quand il y a des excès, ce ne sont pas des violences policières, je m’oppose totalement à cette formule. »
Comprendre : des petites entorses à l’éthique, sans autre conséquences que de bénignes mutilations.

« L’État a le monopole de la violence légitime. Dès le moment où l’État est menacé… »
Par exemple, quand des gens manifestent pour le climat.

« S’ils veulent bloquer le pont, ils vont se mettre en danger. » « Avec la Seine en contrebas », note le présentateur. « Evidemment, on voit ce qui s’est passé à Nantes. Se mettre en danger, ce n’est pas une bonne initiative. »
Deviner : souvenez-vous de Steve, qui s’était mis en danger sur les bords de Loire. Il a bien cherché ce qui lui est arrivé.

Source : Grande manifestation en faveur du climat policier sur BFMTV .

Ne serait-ce donc pas le moment rêvé d’éteindre la télé, si ce n’est encore fait ?

Depuis le 20 septembre, les boycotteurs et boycotteuses citoyen.nes sont en grève de la consommation pour montrer aux dirigeants leur refus de nourrir un système mortifère par leurs actes d’achat.

Pour apporter un signe visible à ces journées zéro conso, il est également proposé d’éteindre son poste de télévision en guise de contestation : au total, les programmes TV rassemblent 44,4 millions de personnes, et en 2017, les Français ont regardé la télévision en moyenne 3 heures 42 par jour.

Entre les injonctions à consommer des produits complètement déconnectés des enjeux climatiques qui sont les nôtres, les émissions débilisantes (entre la télé-réalité et Cyril Hanouna, nos hauts-le-coeur balancent), et les journaux télévisés anxiogènes, anglés de façon à nous conditionner, à nous faire craindre l’autre, et à nous replier sur nous-mêmes, couper la télé ne devrait pas nous faire de mal…

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Depuis le mois d’octobre 2018, le Boycott Citoyen initie des boycotts au long court de certains produits et groupes (Nestlé, Coca-Cola, MacDo…) mais aussi de pratiques (le plastique à usage unique, les voyages professionnels en avion, la surconsommation lors des fêtes commerciales etc.), ainsi que des articles permettant de mettre en avant les alternatives positives et responsables. Nous organisons régulièrement des journées sans achat pour initier des actions coup de poing et montrer l’impact de consommateurs qui prennent le pouvoir, et tous les autres jours, nous apprenons à consommer autrement !
Chaque jour, sur www.boycottcitoyen.org, retrouvez des articles qui vous aident à éviter les produits irresponsables, et à adopter de nouvelles pratiques respectueuses de l’environnement et de l’homme.
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Grève massive de la consommation : top départ et mode d’emploi

Puisque les pouvoirs publics et les lobbies n’ont que faire de nos Marches pour le climat et de notre inquiétude grandissante, et qu’ils nous le montrent bien, puisque nos dirigeants n’ont rien de plus urgent à faire que dépenser 500.000 euros pour rénover la salle des fêtes de l’Elysée, et oser le faire savoir sans rougir à l’heure où plus d’une personne sur cinq (21%) admet avoir du mal à se procurer une alimentation saine lui permettant de faire trois repas par jour… Du 20 au 27 septembre 2019, pour une justice climatique et sociale, zéro conso, zéro compromis.

Puisque ceux qui nous gouvernent nous ignorent en tant que citoyens, si nous les ignorions en tant que consommateurs ?
Pour voir.

Ne plus rester impuissants

Allez : à l’heure où l’ONU nous annonce que nous n’avons plus que deux ans pour réagir au changement climatique sous peine de « conséquences désastreuses », soutenons les manifestations pour le climat et la justice sociale, et laissons notre carte bleue et notre porte-monnaie à la maison. Et même si nous ne sommes que quelques centaines de milliers, même si cette grève des consommateurs ne devait avoir aucune conséquence immédiate sur le chiffre d’affaires de ces entreprises qui se foutent de l’humanité tout entière, n’achetons rien de rien. Ne serait-ce que pour le panache. Pour le refus de rester impuissant face aux enjeux colossaux qui nous attendent, minuscule face aux mastodontes de la surconsommation, silencieux face aux sirènes de la croissance à tout prix. Et puis aussi, parce qu’on aime Margaret Mead. Elle dit : « ne doutez jamais qu’un petit groupe d’individus conscients et engagés puisse changer le monde. C’est même de cette façon que cela s’est toujours produit ».

Ne doutons pas. Aujourd’hui, avant de partir au travail, ayons un sourire au moment de nous préparer un sandwich, un tupperware avec les restes de ratatouille d’hier ou ce qui fera plaisir à nos papilles, au moment où n’irons pas nous chercher un truc sur-emballé dans une chaîne de boulangerie industrielle. Ayons un sourire au moment de dire non à un gobelet en plastique, à une paille en plastique, à des couverts en plastique, à un sac en plastique, à tous ces objets qui, c’est bien certain, finiront un jour ou l’autre en micro-particules dans l’océan et dans le ventre des poissons qui y vivent. Ayons le sourire au moment où nous ne retirerons pas d’argent. Parce que nous serons les consommateurs les plus inexistants qu’il soit possible d’être. Les plus silencieux. Les plus avares. Et les plus souriants…

Retrouver son pouvoir de consomm’acteur

Les petits commerçants ? Les boutiques éthiques ? Les magasins de vrac ? Les petits producteurs ? Le petit kiosque du quartier ? Le bistro du coin ? Ils ne perdront pas au change. L’idée n’est pas de les boycotter, bien au contraire : l’idée, c’est de les découvrir, ou de les re-découvrir. De profiter de cette semaine de mobilisation pour changer en profondeur nos modes de consommation, là où nous sommes encore un peu à la traîne (et nous sommes tous à la traîne sur certains comportements) !

C’est le moment ou jamais

C’est le moment de tester le vrac pour ceux qui vont encore à la supérette du coin.
C’est le moment de changer de banque pour ceux qui sont encore chez BNP Paribas ou la Société Générale
C’est le moment de boycotter Starbucks pour ceux qui ont l’habitude d’y prendre un muffin avant d’aller bosser
C’est le moment d’arrêter le Coca pour ceux qui sont encore accrocs
C’est le moment de dénicher les circuits courts qui nous permettront d’acheter des fruits et légumes locaux et en direct
C’est le moment de choisir un vélo pour ceux qui prennent la voiture pour de courts trajets
C’est le moment de convaincre nos proches encore habitués des grandes surfaces
C’est le moment de sensibiliser tous ceux qui ne se rendent pas compte, tous ceux qui n’y croient plus, tous ceux qui ne savent pas comment faire autrement

C’est le moment de reprendre possession de notre vrai pouvoir de consommateur. C’est le moment de priver nos dirigeants, les lobbies et les groupes industriels de leurs consommateurs.

Aujourd’hui, n’achetons rien.
Nada.

Non à notre hérésie contemporaine

Mettons-nous tranquillement dans les starting blocks… Entreprises responsables de déforestation, d’atteinte à la biodiversité, entreprises coupables d’exploiter des enfants de façon éhontée, de piller les ressources en eau et en minerais de pays moins développés, de pratiquer le suremballage sans le moindre scrupule, entreprises rejetant dans l’air et les océans des déchets toxiques, entreprises amatrices de paradis fiscaux, boulimiques d’énergies fossiles, ou plus soucieuses de leurs actionnaires que de leurs employés… Nous avons amplement le choix, et notre chargeur est plein. Les cartouches ? Elles sont pacifistes, elles sont non violentes, mais elles sont efficaces. Et nous saurons viser juste.
Parce qu’on ne veut plus être complices de cette hérésie contemporaine, laissons les suremballages dans les magasins lors de massives attaques au plastique systématiques (on a le droit, oui oui), et obligeons les grands distributeurs à prendre des mesure pour privilégier les producteurs responsables.

A vos marques ? Prêts ? Boycottez !

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Depuis le mois d’octobre 2018, le Boycott Citoyen initie des boycotts au long court de certains produits et groupes (Nestlé, Coca-Cola, MacDo…) mais aussi de pratiques (le plastique à usage unique, les voyages professionnels en avion, la surconsommation lors des fêtes commerciales etc.), ainsi que des articles permettant de mettre en avant les alternatives positives et responsables. Nous organisons régulièrement des journées sans achat pour initier des actions coup de poing et montrer l’impact de consommateurs qui prennent le pouvoir, et tous les autres jours, nous apprenons à consommer autrement !
Chaque jour, sur www.boycottcitoyen.org, retrouvez des articles qui vous aident à éviter les produits irresponsables, et à adopter de nouvelles pratiques respectueuses de l’environnement et de l’homme.
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