Merci les chercheurs et chercheuses ! 5 inventions qui pourraient sauver notre avenir…

De l’eau à la demande

26858289-27375430L’eau potable est l’une des ressources les plus précieuses sur Terre. Et l’une des plus menacées. Aujourd’hui, 2,1 milliards de personnes n’ont pas accès à de l’eau salubre à leur domicile selon l’OMS, soit 30 % de la population mondiale. Deux start-up, Skysource et Skywater, se sont penchées sur le sujet… Et ils ont trouvé : leur innovation, qui tient dans un conteneur maritime qui peut être installé n’importe où, consiste en une machine qui capture l’humidité de l’air afin de fournir de l’eau fraîche à un prix substantiellement inférieur à celui d’autres techniques, comme la désalinisation. Elle est capable d’extraire 2 000 litres d’eau par jour de l’atmosphère en utilisant uniquement des énergies renouvelables, et pour un coût inférieur à deux centimes par litre (ce qui permettrait de fournir de l’eau à 100 personnes pour un coût inférieur à 40 dollars par jour). L’originalité de la machine réside dans l’emploi de biogaz comme source d’énergie, rendant son emploi possible partout dans le monde : un gaséifieur situé au sein du container transforme (par pyrolyse) tout type de déchets végétaux comme de la sciure, des coques de noix de coco ou des feuilles mortes en énergie pour alimenter le condensateur. Dans des lieux sans végétaux, la machine pourrait fonctionner avec des panneaux solaires, rendant ainsi l’eau potable accessible et abondante sur toute la planète. L’invention a été  couronnée par le prestigieux XPrize, doté de 1,5 million de dollars… Affaire à suivre.
Source : Wedemain

Du phovoltaïque à moindre prix

panneau-solaire-soupleInitialement considérée comme un minéral, la pérovskite désigne une structure atomique particulière, répandue dans la nature et facile à obtenir en laboratoire. En 2013, une jeune Polonaise, Olga Malinkiewicz, alors doctorante à l’Institut des sciences moléculaires (ICMol) de l’Université de Valence, crée une cellule photovoltaïque en posant une couche de pérovskites par évaporation, et finalement par simple impression à jet d’encre. Sa découverte lui vaut un article dans la revue Nature, mais aussi le prestigieux prix du concours Photonics 2, et un autre du MIT. Encouragée par deux hommes d’affaires polonais, elle a fondé la société Saule Technologies, et fait construire un site de production à l’échelle industrielle à Wroclaw. « Ce sera la première chaîne au monde basée sur cette technologie. Sa capacité atteindra 40 000 m2 de panneaux à la fin de l’année et 180 000 m2 un an plus tard. Mais c’est une goutte d’eau dans l’océan de la demande », indique Mme Malinkiewicz. Un panneau standard d’environ 1,30 m2, au coût attendu de 50 euros et au rendement comparable aux panneaux classiques, approvisionnera en énergie un poste de travail en bureautique à longueur de journée, selon les estimations actuelles. Le géant du BTP suédois Skanska vient de signer avec Saule un contrat d’exploitation de cette technologie sur tous ses marchés en Europe, aux États-Unis et au Canada.
Source : Ouest France

Des verres moulés dans des courges

Capture d’écran 2019-02-07 à 17.10.34C’est Crème Designun cabinet de design installé à New York, qui a imaginé cette idée toute simple. Le principe : dessiner un moule, l’imprimer en 3D, puis y introduire une petite courge qu’on laisse grandir jusqu’à ce qu’elle épouse parfaitement les contours du moule. A l’arrivée : un contenant parfaitement étanche et prêt à l’usage sans créer le moindre déchet !
Source : Mr Mondialisation.

Des bouteilles en fibre de lin 

bouteille_lin_ok-397945989 milliards de bouteilles d’eau en plastique sont vendues chaque année dans le monde, finissant la plupart du temps dans nos océans et le ventre des poissons. Pourtant, il y a le lien : résistant, léger est durable, il se cultive sans traitement, ni irrigation et 70% de sa production mondiale se fait en France… Forte de ces informations, et aidée par une entreprise suédoise spécialisée dans l’assemblage de composites, Green Gen Technologies a imaginé quelques prototypes de bouteilles en fibre de lin. Disposant d’un film alimentaire qui évite les transmissions entre le liquide et le contenant, la bouteille écolo est aussi très résistante au choc. Mieux : biosourcée à 89%, biodégradable, elle affiche un bilan carbone proche de zéro. Parce qu’elle est plus chère que ses concurrentes en verre ou en plastique, ses inventeurs envisagent des levées de fonds pour financer les premières chaînes de production (750 000 euros dans un premier temps).
Source : Positivr

Des routes avec des cartouches d’encre

Roads-of-recycled-tonerEn moyenne, dans une cartouche d’imprimante, 13% du toner est gaspillé. La faute aux imprimantes qui indiquent généralement que la cartouche est vide alors qu’il reste encore de l’encre à l’intérieur. Lorsque celle-ci est trop vieille et sèche, elle devient également inutilisable. C’est face à ce constat qu’est né le projet TonerPave, qui associe Downer, le fournisseur routier de la ville de Melbourne, et Close the Loop, une entreprise valorisant l’économie circulaire pour fabriquer ce mélange d’asphalte à base de toner recyclé. L’idée ? Utiliser cette partie inutilisée du toner, et la mélanger à de l’huile recyclée pour réaliser un mélange d’asphalte. L’avantage : la fabrication du Toner Pave produirait jusqu’à 40 % d’émissions de CO2 de moins que celle de l’asphalte classique, selon sur le site officiel de la ville de Sydney. La ville aurait ainsi recyclé plus de 20 000 tonnes de cartouches entre 2012 et 2018 d’après la CNBC.
Source : ID L’info Durable

Mobilité, alimentation, résidentiel… Ce qui nous attend pour rester en dessous de la barre des 1,5°C

Le scénario climatique est plus sombre que jamais. Selon un nouveau rapport de l’Onu, le monde s’éloigne de son objectif de maîtrise du réchauffement climatique. Le fossé entre les émissions de gaz à effet de serre et l’ambition de l’Accord de Paris ne cesse de grandir… Alors, comment rester alignés sur une trajectoire de réchauffement de 1,5°C ? Le cabinet B&L évolution s’est appuyé sur le rapport 2018 du GIEC pour lister les mesures concrètes à mettre en œuvre en France…
Chaque dixième de degré compte pour « conserver des modes de vie décents à moyen terme nous évitant d’entrer dans l’inconnu ». « C’est une véritable économie de guerre qu’il faut mettre en place, une économie de rationnement, d’efforts intenses qui nous sortent de notre monde de confort. Outre les classiques rénovations énergétiques des logements et développement des énergies renouvelables, la plupart des mesures apparaissent drastiques comme l’interdiction d’acheter une voiture neuve, de prendre un vol long-courrier ou encore la mise en place d’un couvre-feu thermique pour abaisser la température dans les logements. Cela demande un effort important de la part de tous sur une décennie ou deux. »

Infographie réalisée par Novethic
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NB : Cette infographie n’est qu’un résumé qui ne présente pas l’ensemble des mesures proposées ni la méthodologie de l’étude et sa visée.

– Le but n’est pas d’être exhaustif dans la présentation de toutes les mesures qui permettraient de faire baisser les GES mais de proposer un ensemble de mesures qui mises bout à bout permettent d’atteindre l’objectif 1,5°C.

– La contrainte de temps liée à l’objectif est tellement resserrée que de nombreuses mesures pouvant paraître intéressantes à long terme (démographie par exemple) sont d’office écartées.

– Ceci n’est ni un programme politique, ni une étude de faisabilité. L’objectif de l’étude est d’objectiver l’ampleur des mesures à mettre en place vis à vis du « budget CO2 » associé à la limite des 1,5°C. Il s’agit donc d’une étude essentiellement technique qui s’appuie sur les données climatiques du dernier rapport du GIEC et sur des calculs d’émissions de GES.

Lien pour télécharger l’étude complète : http://www.bl-evolution.com/…/181208_BLevolution_Etude-Traj…

La Base : quand climat et justice sociale unissent leurs forces

Un collectif d’organisations et de mouvements citoyens s’associe pour créer un espace de travail, de rencontres et d’activisme à Paris, à deux pas de la place de la République. La base (pour Base d’Action Sociale et Écologique) accueillera citoyens, entreprises, mais aussi entreprises et citoyens engagés, dans des bureaux, des salles de réunions, des espaces d’informations et un café/bar. Une première en Europe que vous pouvez participer à faire naître en cliquant par ici !

Alors que l’ONU exhorte les peuples à se mobiliser autour des enjeux climatiques, et face aux inégalités provoquées par un modèle économique injuste, la mobilisation citoyenne s’organise.

Persuadés que justice sociale et environnementale se rejoignent sur bien des points, et qu’elles ne peuvent être atteintes dans un système injuste et dangereux pour notre planète, des organisations et mouvements citoyens – dont Alternatiba, ANV-COP21, le Mouvement, le Consulat, Nature Rights, Partager C’est Sympa, Mouvement Utopia, et Notre Affaire à Tous – ont décidé d’associer leurs efforts autour des enjeux de la justice sociale et du climat.

Un lieu pour donner un ancrage au mouvement
Pour passer à la vitesse supérieure sur ces questions, le collectif d’organisations et de mouvements citoyens a décidé de se doter d’un lieu pour donner un ancrage au mouvement, au-delà des marches et des actions organisées ponctuellement.
Espace d’information, de réunion, de travail et d’action, la Base (pour Base d’Action Sociale et Écologique) est au service de l’engagement citoyen, ouvert à tou-t-e-s, et se veut un accélérateur de l’activisme social et écologique. C’est est un lieu où les citoyen-ne-s engagé-e-s ou qui souhaite s’engager pour le climat et pour la justice écologique et sociale se rencontrent et agissent.

Un accélérateur de la lutte sociale et écologique
La Base sera un accélérateur de la lutte sociale et écologique, avec trois objectifs :

  • Mobiliser massivement pour le climat et la justice sociale, par l’échange, la formation, et l’organisation d’actions
  • Proposer des actions à celles et ceux qui cherchent à s’engager pour la première fois
  • Promouvoir les alternatives et les solutions qui permettent de construire une société soutenable, plus juste, plus solidaire et plus conviviale.

L’échange et l’émulation au cœur du projet
Le fonctionnement du lieu est pensé pour créer le lien entre citoyen-ne-s et résident-e-s, à travers l’organisation de temps d’échange et de convivialité. Des organisations construisant la mobilisation citoyenne (Alternatiba, Notre Affaire à Tous, le GANG…) y auront leurs bureaux ; des places dans un espace de coworking seront également disponibles pour les professionnel-le-s souhaitant profiter de l’émulation du lieu, et le Boycott Citoyen a d’ores et déjà prévu d’y installer son QG. La Base sera également dotée d’un bar, et proposera la location de salle de réunion ou la privatisation d’une partie de ses espaces pour des événements.

Un projet participatif à soutenir pour passer à la vitesse supérieure
Un crowdfunding est lancé aujourd’hui pour participer à financer le fonctionnement de ce lieu unique en Europe. Parce que ce projet appartient à tou-te-s, les citoyen-ne-s concerné-e-s peuvent participer à la hauteur de leurs moyens à la concrétisation de la Base. L’argent récolté servira principalement à payer le loyer, la caution et les travaux. La Base pourra à terme générer des revenus grâce à la location de bureaux, de salles de réunion, au bar et à des privatisations. L’ouverture de cet espace est prévue courant mars.

Nous partageons la conviction que la mobilisation citoyenne est la clé pour créer un monde dont la justice sociale et écologique seront les valeurs cardinales. Ensemble, faisons naître La Base, pour faciliter les rencontres et les échanges qui seront le cœur de notre lutte.

Pour participer au crowdfunding c’est par ici
Pour en savoir plus sur le projet c’est aussi par ici

A la Saint Valentin, misons sur des cadeaux immatériels !

Chaque année, la question se pose pour beaucoup : a-t-on besoin de fêter cette fête pour se prouver qu’on s’aime ? Selon la dernière étude menée par le ministère de l’intérieur, 64% des Français fêtent la Saint-Valentin.

Misons sur l’immatériel !

Leur budget est plutôt important, puisque 72% d’entre eux dépensent entre 50€ et 100€. Mais voilà : alors que les ressources de la planète s’amenuisent, et que de nombreux citoyens se sont lancés dans le défi « Rien de Neuf » organisé par Zero Waste France, changer nos réflexes d’achat devient une priorité. La bonne nouvelle ? Il existe un nombre invraisemblable de cadeaux originaux à offrir à la personne élue dès lors que l’on se penche sur la vaste catégorie des cadeaux immatériels. Parce qu’il vaut mieux dépenser son argent de façon utile, et autant que faire ce peu ne pas encombrer les étagères déjà fort peuplées de nos proches avec des machins qui prendront la poussière, voici une liste de cadeaux immatériels qui devraient faire rougir de plaisir votre aimé.e, en fonction de votre budget :

  • Pour un-e curieux-se : un bocal rempli de petits mots à piocher le matin
  • Pour un-e gourmand-e : une réservation pour deux dans un restaurant qui vaut vraiment le détour : un lieu qui propose un petit menu de quelques plats intégralement pensés et cuisinés avec des produits bios et locaux ; un lieu solidaire qui emploie des personnes éloignées de l’emploi; un lieu qui propose des formules originales…
  • Pour un.e débordé.e : un bon pour un massage ou un soin dans un lieu propice à la détente, ou à domicile (oui c’est possible !)
  • Pour un-e mélomane : une ou deux places pour le concert d’un groupe qu’il vénère, ou un groupe que vous souhaitez lui faire découvrir
  • Pour un.e overbooké.e : un-e babysitter pour une soirée à deux
  • Pour un-e fada de mangas / de romans policiers / d’autobiographies : un abonnement à la médiathèque de son quartier
  • Pour un amateur ou une amatrice de bons vins : un cours d’œnologie
  • Pour un-e artiste : un cours d’essai pour une activité créative (dessin, poterie, travail du bois, cuisine, peinture…)
  • Pour un-e coquette : un bon pour une manucure ou une séance chez un coiffeur utilisant des produits non nocifs pour le cuir chevelu et l’environnement
  • Pour un-e grand.e enfant : une journée dans un parc d’attraction
  • Pour un festif ou une festive : une ou deux places pour un festival
  • Pour les amateurs et amatrices de sensations fortes : une soirée en mode Escape Game, un saut en parachute ou en chute libre, ou mieux, une soirée surprise avec yeux bandés inclus, ou un jeu de piste concocté par vos soins
  • Pour les fans de séries : une clé USB avec votre série préférée dessus
  • Pour les sportifs et sportives : un pass pour tester un cours de yoga, de danse, zumba, waterbike, ou tout autre sport près de chez lui ou elle
  • Pour les amateurs d’arts en tous genres : une entrée pour une expo, une invitation pour un ballet, une place pour aller voir un opéra…
  • Pour un.e romantique : un bon pour un petit dej au lit chaque mois
  • Pour un curieux ou une curieuse : un ticket pour une visite guidée à travers sa propre ville, en mode street art, patrimoine ou autre.
  • Pour quelqu’un de vraiment très spécial : un carnet de 12 bons pour l’année, combinant plusieurs de ces cadeaux, ou d’autres que ceux-là qui vous auront inspirés.

 

C’est à la planète que vous voulez déclarer votre flamme pour la Saint-Valentin ? C’est une bonne idée ! Vous trouverez une proposition d’intervention parmi d’autres ici 😉

 

 

Climat : la génération « No Future » passe à l’action

Nos générations n’ont qu’à bien se tenir, la vraie génération « No Future » entre en scène, et elle n’a vraiment rien à perdre…

Les multinationales entravent toute action climatique ambitieuse ? Le lobby du patronat minimise les efforts environnementaux ? Les groupes agro-alimentaires continuent à déforester à tout va ? L’ONU nous prévient que nous n’avons plus que deux ans pour réagir avant une menace existentielle ? Toutes ces infos nous alertent, nous révoltent et nous attristent ? Les jeunes aussi. Face à l’inaction de leurs aînés, ils ont décidé de prendre les choses en main.

Greta Thunberg, la figure de proue

Greta Thunberg a été la première. La jeune suédoise de 15 ans a commencé à aller manifester à Stockholm, toute seule, devant le Parlement de son pays, au lieu d’aller en cours. Elle s’y est rendue pendant trois semaines avant les élections de septembre 2018, pour demander au Premier ministre de se conformer à l’Accord de Paris. Puis elle a décidé de renouveler son action chaque vendredi, en twittant avec le hashtag #ClimateStrike. Elle a fait une intervention remarquée lors de la COP 24. Et puis, il y a quelques jours, elle s’est rendue en train à Davos.

La jeunesse s’organise

« Si quelques enfants à travers le monde peuvent faire la Une en ne fréquentant pas l’école, imaginez ce que nous pourrions faire ensemble si nous le voulons vraiment. » Voilà ce que Greta Thunberg a déclaré lors du sommet international sur le climat en Pologne. Et les jeunes ont commencé à s’organiser. Pendant que les adultes échangeaient des photos de chatons et des Instagram de déjeuners parfaits, pendant que les grands de ce monde discutaient économie verte entre deux jets privés, et tergiversaient sur des pailles en plastique, les jeunes sont passés à l’action. Partie de Suède à la rentrée, la mobilisation a essaimé en Australie, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Suisse, et puis en Belgique, au Canada, aux Etats-Unis, en Irlande, au Royaume-Uni… Le mois dernier, plus de 150000 étudiants déclenchaient des grèves dans plus de 270 villes aux quatre coins du monde. En Belgique, la mobilisation a rassemblé quelques 35.000 lycéens et étudiants sous l’étendard « Youth for Climate ».

Le 15 mars, jour de grève pour la génération « No Future »

La France aussi se réveille : dès le 15 février, les étudiant.e.s et lycéen.ne.s réuni.e.s ont choisi de se mettre en grève avec Désobéissance Ecolo Paris . Chaque début de semaine, les jeunes présenteront au gouvernement une mesure à mettre en oeuvre immédiatement pour empêcher la continuation du désastre écologique. Si rien n’est fait, une action de désobéissance sera menée chaque vendredi. Leçon n°1 : cette semaine, il est demandé au gouvernement de déclarer l’état d’urgence écologique et sociale, et de prendre immédiatement les mesures nécessaires pour respecter les accords de Paris . Le 15 mars prochain, c’est Youth for Climate France qui appelle les collégiens, les lycéens et étudiants à faire une Grève pour le Climat, à la veille des Marches pour le Climat organisées le samedi 16 mars sur tout le territoire. Plus de 30 villes sont prêtes à organiser une manifestation.
A Paris, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Troyes, Nancy, Caen, Annecy, Rouen, et aux quatre coins de la France, les jeunes s’apprêtent à prendre la relève, sidérés de l’inaction de leurs aînés. Ils ont un certain nombre de cartes en main : surfeurs nés du web, ils maîtrisent les réseaux comme personne. Et si les « adultes » sont dans un déni sociétal phénoménal, eux ne le sont pas. Ils voient leur monde couler, ils ont la fougue de la jeunesse, et l’énergie du désespoir. Nos générations « No Future » n’ont qu’à bien se tenir, la vraie génération « No Future » entre en scène, et elle n’a vraiment rien à perdre… Elle a même tout intérêt à tirer son épingle du jeu, parce que son épingle du jeu c’est la vie.

L’union fait la force contre l’inaction climatique

Et c’est précisément là, à ce point exact, que tout peut basculer. Les générations au-dessus peuvent s’intéresser au mouvement, le critiquer ou s’émouvoir, en profiter pour échanger de vieilles photos de mai 68, analyser la montée de la crise sociale, sociétale, et vaquer à ses occupations. Ou elles peuvent se rallier à cette jeunesse abasourdie, soutenir son ascension, saluer sa détermination, lui prêter main forte. La bonne nouvelle ? Les mouvements climatiques, les uns après les autres, se joignent à la lame de fond pour participer à donner de l’ampleur à la voix de la jeunesse. « Tout le mouvement climat se réjouit que la jeunesse s’organise pour montrer son engagement et sa détermination à lutter contre le dérèglement climatique », confirme Florent Compain, président des Amis de la Terre France.
Vos enfants veulent eux aussi être acteurs du changement pour participer à rendre leur avenir possible ? Parlez-leur de Greta Thunberg et des rassemblements organisés le 15 mars. C’est peut-être eux les super héros qui nous sortiront de ce pétrin.

Diminution de la fiscalité des entreprises et particuliers fortunés : l’odieux graphique

Vous avez dû voir passer l’étude édifiante et néanmoins prévisible publiée cette semaine par Oxfam, « Partager la richesse avec celles et ceux qui la créent » : des richesses générées l’année dernière, 82 % ont profité aux 1 % les plus riches de la population mondiale, alors que les 3,7 milliards de personnes qui forment la moitié la plus pauvre de la planète n’en ont rien vu.

Vous voulez d’autres chiffres ?

  • Le patrimoine des milliardaires a augmenté en moyenne de 13 % par an depuis 2010, soit six fois plus vite que la rémunération des travailleuses et travailleurs, qui n’a progressé que de 2 % par an en moyenne. Entre mars 2016 et mars 2017, le nombre de milliardaires a augmenté plus rapidement que jamais, à raison d’un nouveau milliardaire tous les deux jours.
  • Quatre jours suffisent au PDG de l’une des cinq premières marques mondiales de mode pour gagner ce qu’une ouvrière de la confection bangladaise gagnera au cours de sa vie. Aux États-Unis, en à peine plus d’une journée de travail, un PDG gagne autant qu’un simple ouvrier en une année.
  • Porter les salaires des 2,5 millions d’ouvrières et ouvriers du textile vietnamiens à un niveau décent coûterait 2,2 milliards de dollars par an. Cela équivaut à un tiers des sommes versées aux actionnaires par les cinq plus grands acteurs du secteur de la mode en 2016.

Voici le graphique qui dit tout : réalisé à partir d’un échantillon de vingt pays riches, il provient des travaux de chercheurs américains (K. Scheve et D. Stasavage, Taxing the Rich : A History of Tax Fairness in the United States and Europe, Princeton University Press, 2016.)

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Lutter pour notre avenir, c’est donc, clairement, dénoncer la diminution de la fiscalité des grande entreprises.

Contrairement à ce que raconte allègrement Emmanuel Lechypre, le chroniqueur éco de BFMTV (poubelle), le week-end du 26 janvier, nous avons tous rendez-vous dans la rue parce que nous ne voulons, nous ne pouvons porter seuls le fardeau des enjeux climatiques, et que nous exhortons nos dirigeants à sortir de leur inertie. Cette inertie, ils ont du mal à en sortir, et pour cause : afin de limiter la portée du tsunami climatique qui nous attend, c’est un virage à 180 degrés qu’il nous faut prendre. Ce qu’il nous faut envisager, c’est la sortie de tout un système. Cela va se faire dans la douleur, et nous le savons. Mais nous sommes prêts à prendre le risque, parce que nous n’avons plus le choix. Et parce que ce système, de toute façon, nous n’en voulons plus.
Les Gilets Jaunes n’en veulent plus. Les profs, les étudiants, les personnels hospitaliers, les retraités n’en veulent plus. Les ouvriers bangladais, chinois et indiens n’en veulent plus, les migrants climatiques, économiques, les migrants de guerre n’en veulent plus.
Le système auquel nos dirigeants doivent mettre fin, c’est un système néfaste pour 90% de la population, et bénéfique pour 10% de la population, dont ils font partie. C’est un système profitant aux 100 entreprises responsables de 71% des émissions mondiales de gaz à effet de serre depuis 1988.

Réalisons un rêve général : et si, le 5 février, nous faisions grève pour le climat ?

La CGT a annoncé un appel à la grève générale le 5 février, et les Gilets Jaunes vont suivre. Alors faisons un rêve et imaginons que ce soit là l’occasion tant attendue de passer à l’action pour tous ceux qui marchent pour le climat.
Nous savons qu’un changement de paradigme est nécessaire. Nous savons que justice sociale et justice environnementale se rejoignent sur bien des points, et qu’elles ne peuvent être atteintes qu’en mettant fin à un système économique et politique injuste et dangereux pour notre planète… Alors, ne devrions-nous pas nous aussi faire la grève, une grève générale pour le climat, un rêve général au nom de notre avenir ?

« Le vrai pouvoir appartient au peuple », disait la jeune Greta Thunberg dans son discours à la COP24.

Cyril Dion disait de même, dans une tribune signée dans Libération en décembre : « Montrons que nous, Français·es, sommes capables de nous lever en masse pour des intérêts plus grands que nous. Les révolutionnaires de 1789 se sont enflammé·es pour le prix du pain, pour que cesse la famine, pour que les inégalités diminuent. Mais ils·elles ne se sont pas arrêté·es là. Ils·elles ont créé les droits de l’homme et du citoyen. Vous vous êtes dressé·e pour l’essence, pour les taxes, créons ensemble une société où la survie de tou·tes est plus important que les profits de quelques un·es. ».

Quant aux membres de Extinction Rebellion, voilà des mois qu’ils agissent au Royaume-Uni, revendiquant une nouvelle façon de lutter pour la protection de la planète, face à l’inaction criminelle des Etats face au changement climatique

Ce début d’année serait-il enfin le moment rêvé de faire converger les luttes sociales et environnementales, et les différents mouvements de contestation qui grondent depuis des mois, en France, en Europe et dans le monde ? Ne serait-ce pas l’occasion que beaucoup d’entre nous attendaient en silence, persuadés que nous ne pourrons nous sauver nous-mêmes dans un système qui prévilégie les 1% les plus riches au détriment des 99% les plus pauvres ? Aujourd’hui, 26 personnes détiennent autant que la moitié de l’humanité. Ne serait-ce pas le moment de faire entendre que nous sommes 3 milliards à vouloir un avenir pour notre planète ?

Nos points de convergence ? Ils sont évidents :

– Redistribuer la richesse par une taxe sur les transactions financières et permettre à chacun·e de vivre dignement (par exemple en instaurant un revenu universel financé par ladite taxe) ;
– Taxer les principaux pollueurs et émetteurs de GES pour financer la transition écologique (70% des émissions viennent aujourd’hui de 100 entreprises : https://www.sciencesetavenir.fr/…/100-entreprises-responsab…) comme le propose Attac France (Officiel) (https://france.attac.org/…/basculer-la-fiscalite-carbone-su…) ;

De fait, au-delà de nos différences d’approche et de nos préoccupations premières, nous faisons tous face à la même problématique majeure : l’incapacité de nos dirigeants à entendre la voix de leurs citoyens, et à prendre leurs responsabilités vis-à-vis des générations futures. Nous ne pouvons être les seuls à faire des efforts, à respecter les lois, et à payer nos impôts, quand les élus et les grands groupes ne se voient pas imposer les mêmes efforts, les mêmes lois, les mêmes impôts.

Alors, grève générale ?
Pour signer l’appel, c’est par ici !
Pour rejoindre l’événement sur Facebook c’est par là !

Marche pour le Climat : convergeons, soyons des millions, nous nous le devons

Le week-end du 26 janvier, nous avons tous rendez-vous dans la rue parce que nous n’avons plus le choix.

Nuage après nuage, le ciel nous tombe sur la tête : l’heure de la sixième extinction de masse a sonné, 60% des espèces sauvages ont disparu, et il devient illusoire de croire que l’on restera en-dessous de la barre fatidique des 1,5 degrés qui devaient nous protéger du marasme : les chercheurs estiment que nos chances de limiter le réchauffement climatique à 2 °C ne sont que de 5 %. Et en l’état actuel des engagements pris par les 196 pays signataires de l’Accord de Paris pour diminuer leurs émissions d’ici 2030, le réchauffement global atteindrait… les 3,2 °C d’ici la fin du siècle, selon un rapport publié par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE)

Le week-end du 26 janvier, nous avons tous rendez-vous dans la rue parce que nous n’avons plus le choix. Parce que nous voulons des coquelicots, parce que nous voulons croire qu’il y a un avenir pour eux, pour les abeilles, les girafes et accessoirement nos enfants.

Le week-end du 26 janvier, nous avons tous rendez-vous dans la rue parce que nous ne voulons, nous ne pouvons porter seuls le fardeau des enjeux climatiques, et que nous exhortons nos dirigeants à sortir de leur inertie. Cette inertie, ils ont du mal à en sortir, et pour cause : afin de limiter la portée du tsunami climatique qui nous attend, c’est un virage à 180 degrés qu’il nous faut prendre. Ce qu’il nous faut envisager, c’est la sortie de tout un système. Cela va se faire dans la douleur, et nous le savons. Mais nous sommes prêts à prendre le risque, parce que nous n’avons plus le choix. Et parce que ce système, de toute façon, nous n’en voulons plus.
Les Gilets Jaunes n’en veulent plus. Les profs, les étudiants, les personnels hospitaliers, les retraités n’en veulent plus. Les ouvriers bangladais, chinois et indiens n’en veulent plus, les migrants climatiques, économiques, les migrants de guerre n’en veulent plus.
Le système auquel nos dirigeants doivent mettre fin, c’est un système néfaste pour 90% de la population, et bénéfique pour 10% de la population, dont ils font partie. C’est un système profitant aux 100 entreprises responsables de 71% des émissions mondiales de gaz à effet de serre depuis 1988.

Nous avons rendez-vous avec notre avenir, alors soyons présents, en masse, pour le regarder dans les yeux, et lui dire que nous sommes prêts à relever les défis qui nous attendent.
Nous avons rendez-vous avec les générations futures, alors ne soyons pas en retard, pour leur permettre de naître dans un monde où les oiseaux existeront ailleurs que dans les livres illustrés.
Nous avons rendez-vous avec la planète, alors ne lui faisons pas faux bond, pour la rassurer sur notre capacité à nous mobiliser pour elle.
Nous avons rendez-vous avec nos dirigeants, alors faisons beaucoup de bruit, pour être entendus en tant que citoyens, et faire entendre notre refus d’un système qui bénéficie aux 1% les plus riches, au détriment des 99% restants, mais aussi de la nature et de l’avenir.

Nous devons être des millions, car il n’y a pas de rendez-vous plus important que celui-là.
Nous devons être déterminés, car nous ne serons plus là pour nous atteler aux autres défis si nous ne sommes pas capables de relever celui-là.

Nous devons répondre à l’appel, et nous n’avons pas d’excuse.
Vous voulez être présent, mais vous ne savez pas si une marche est prévue dans votre ville, votre village, votre campagne, votre pays ? Rendez-vous sur United4earth, qui répertorie des centaines d’initiatives pour le climat en France et ailleurs dans le monde.
Vous voulez marcher mais aucune marche n’est prévue dans votre ville, votre village, votre campagne, votre pays ? Organisez un événement, prenez contact avec les organisateurs d’autres marches pour vous renseigner sur les démarches, impulsez le changement : cela vous donnera la fierté d’être à l’initiative d’un beau projet, et cela vous donnera l’occasion de rencontrer des dizaines d’autres citoyen.nes qui, comme vous, ont décidé de relever leurs manches.

Dimanche 27 janvier, dès 12h, le Boycott Citoyen sera présent à Paris sur la place de la République, avec tout le matériel nécessaire pour aider les manifestant.es qui le souhaitent à fabriquer leur pancarte. Dans le groupe L’Art de la Lutte, d’autres boycotteurs et boycotteuses citoyennes se sont portés volontaires pour proposer le même type d’action ailleurs en France. Vous voulez faire partie du mouvement ? Rejoignez-nous !

(1) Source : étude du think tank américain World Ressources Institute et de deux centres de recherche britanniques (le Grantham Research Institute et le Center for Climate Change Economics and Policy). Suite à la COP21, les Etats s’étaient engagés à limiter le réchauffement climatique à 2 degrés Celsius par rapport à 1880 d’ici à 2100. Le rapport indique que 58 pays ont voté des lois et pris des mesures nationales pour réduire leurs émissions de CO2 d’ici 2030, mais que seulement 16 pays sur 197 ont pris des mesures correspondant à ce qu’ils avaient promis. Pas un seul État membre de l’UE ne figure parmi ces 16 pays. L’Union Européenne, qui avait d’abord fixé des objectifs pour les 28 États membres, s’est par la suite donné un objectif général, sans préciser les ambitions de chaque État membre… et 7 pays de l’UE n’ont aucun objectif national.

En 2019, souhaitons-nous le courage de lutter, et la force de savourer

En 2019, souhaitons-nous le courage de lutter.
Mobilisons-nous sans relâche, marchons, harcelons nos dirigeants, faisons entendre nos voix de citoyens et de consommateurs, marchons encore, souhaitons-nous la détermination de ne pas vaciller.
Souhaitons-nous de nous informer, de rester curieux, intraitables sur nos sources, de soutenir les associations, les mouvements qui s’engagent, de sensibiliser nos proches.
Souhaitons-nous la force de changer notre façon de consommer, de trier nos déchets, de fabriquer nos produits ménagers, de se mettre au covoiturage, d’abandonner les supermarchés, de changer de fournisseur d’énergie, de nettoyer nos plages, de dire non aux voyages d’affaires inutiles.
Et puis encore souhaitons-nous de refuser le plastique à usage unique, de boycotter les multinationales irresponsables, d’adopter des alternatives respectueuses pour l’homme et l’environnement, , , .
Souhaitons-nous d’en finir avec le déni, d’accepter de regarder l’avenir droit dans les yeux, de refuser de déposer les armes, de faire sa part du colibri, de faire plier le système, ou au moins d’essayer parce que nous n’avons pas le choix, ou plutôt parce que, justement, nous l’avons : quand on gagne le Smic en France, on gagne en un an ce qu’un agriculteur du Ghana mettrait 119 ans à obtenir. Quand on gagne plus de 16.000 euros par an, on fait partie des 4,76% des personnes les plus riches au monde (à 20.000 euros par an, cela tombe à 2,62%, faites donc le calcul par ici…). Alors, quand on a le choix, souhaitons-nous de faire le bon.
Souhaitons-nous de lutter, sans relâche.

Et néanmoins, souhaitons-nous la force de continuer à savourer.
Souhaitons-nous de profiter de chacune des 86400 secondes que la vie nous offre chaque jour, ici, là où nous sommes, et pas là-bas où on a faim, où on fuit un conflit, où on vit sous la menace. Souhaitons-nous de continuer à sourire au matin, à parler à nos voisins, à chérir nos enfants, à saluer le soleil, à rire avec nos frères et sœurs, à cuisiner avec amour, à nous promener en admirant le ciel, à écouter le chant des oiseaux tant qu’il y en a, à faire la sieste sous un arbre, à dîner avec nos amis, .
Souhaitons-nous de nous souvenir des bons moments, d’en cultiver d’autres pour demain, et après-demain, de nous extasier devant la beauté d’une plante qui pousse, de faire des surprises à nos proches, de donner des coups de pouce à des inconnus, de faire un coucou aux étoiles avant d’aller nous coucher.
Souhaitons-nous de remercier notre corps d’être en bonne santé, de plonger dans la mer, d’apprécier d’avoir un toit, de nous extasier face au ballet de l’infiniment grand, qui nous dépasse tant, de border le petit dernier en lui caressant la joue, de caresser les fleurs du printemps, d’embrasser les arbres, d’écouter de la bonne musique, de rire à gorge déployée, de nous émouvoir face à l’enfance, de danser tant qu’on le peut, de trinquer au bonheur d’être en vie, à la douceur d’être entouré, à la chance d’être là.

Chaque jour, les nouvelles du monde tombent, comme des mouches, comme des tuiles, comme des couperets, comme si de rien n’était.
En 2019, regardons-les, retenons-les, combattons-les, insurgeons-nous. Et en même temps, n’oublions pas de faire ce pas de côté qui nous permettra de ne pas nous les prendre sur la tête. Gardons notre jeunesse, notre humour, notre joie de vivre, notre naïveté même, celle de croire que tout n’est pas perdu. Conservons bien précieusement les moments qui nous appartiennent, les amitiés qui nous sont chères, la vie que nous nous faisons, les souvenirs que nous nous fabriquons. Gardons-les bien au chaud, sur quelque étagère de notre âme, chérissons-les, cultivons-en d’autres, cent autres, mille autres, autant qu’il nous sera possible d’en imaginer.

Plus tard, un jour, c’est sûr, nous serons heureux de l’avoir fait.
Lutter, et savourer : dans les deux cas, en 2019, il ne faut rien lâcher.