Je boycotte BNP Paribas, et je le fais savoir

Depuis le 8 octobre, nous boycottons BNP Paribas.

BNP Paribas est accro aux paradis fiscaux
Selon le rapport de ‘ONG Oxfam « Banques en exil : comment les grandes banques européennes profitent des paradis fiscaux », les vingt plus grandes banques européennes déclarent un quart de leurs bénéfices dans des paradis fiscaux. Les cinq plus grandes banques françaises – BNP Paribas, BPCE, Crédit Agricole, Crédit Mutuel-CIC et Société Générale – ont déclaré 5,5 milliards d’euros de bénéfices dans les paradis fiscaux. Quatre d’entre elles sont notamment présentes aux Iles Caïmans, où elles ont réalisé… 174 millions d’euros de bénéfices bien qu’elles n’y emploient personne. BNP Paribas reste le plus gros consommateur français des paradis fiscaux et y déclare 3,2 milliards d’euros.

BNP Paribas roule au charbon
BNP Paribas bloque la sortie européenne du charbon. La banque clamait il y a encore 15 jour, lors du One Planet Summit, son engagement en faveur de la transition énergétique. Mais comme le rappelle une enquête des Amis de la Terre, elle continue d’accorder son soutien aux entreprises les plus agressives dans le développement du charbon, et cela même en Europe. Depuis la COP21, la banque a ainsi financé à hauteur de près de 600 millions de dollars les entreprises qui développent des centrales à charbon sur le vieux continent.

BNP Paribas s’engraisse sur les taux de change
BNP Paribas été condamnée à une amende de 10 millions d’euros pour blanchiment, et à une autre amende de 350 millions de dollars pour manipulation des changes l’an dernier, ce qui ne l’a pas empêché de continuer sa petite cuisine : elle a à nouveau été sanctionnée cette année pour manipulation de taux de change, et condamnée à verser 90 millions de dollars il y a deux mois… Un casier digne des plus gros braqueurs.

Depuis le 8 octobre, nous avons décidé de changer de banque pour faire entendre notre mécontentement de citoyen. Aujourd’hui, nous le faisons savoir à BNP Paribas en voyant un message fort à ses agences. L’affichette ci-dessous est téléchargeable, n’hésitez pas à l’imprimer (sur papier recyclé), et à aller la poser sur la vitrine de l’agence BNP Paribas ou le distributeur le plus proche de chez vous.

Rejoignez le mouvement, nous sommes plus de 25.000 à vouloir donner plus de poids à nos décisions de consommateurs, et à nos convictions de citoyens… Chaque jour, Boycott Citoyen ajoute une marque à la liste noire des produits dont nous ne voulons plus, au nom de notre avenir. Pour participer à la magie des réseaux sociaux, c’est par ici !

affichette

Danone, champion de la comm… et des aliments ultra-transformés

Le 21 septembre dernier, le géant français de l’agroalimentaire reversait tout son chiffre d’affaires réalisé en France ce jour-là, soit environ 5 millions d’euros, au Fonds Danone pour l’écosystème, un « fonds de dotation pour soutenir des activités d’intérêt général », selon l’entreprise.
Et puis Danone a diffusé une petite vidéo (qui a dû coûter quoi ? 5 millions d’euros peut-être ?) avec une baseline très, très arrogante pour qui connaît le Groupe : « chaque fois que nous mangeons et buvons, nous votons pour le monde dans lequel nous voulons vivre ». L’objectif annoncé par Danone avec ce coup de comm grossier ? Soutenir une « agriculture régénératrice », sans pour autant en préciser exactement le sens. « Nous travaillons avec le WWF France et Pour une agriculture du vivant pour en définir les principes pour notre amont agricole », a signalé Danone. Qu’il n’hésite pas à nous tenir informés lorsqu’il aura défini ce dont il voulait parler…

En attendant d’être le champion de l’agriculture régénératrice, Danone, c’est surtout le champion de l’aliment ultra-transformé. Quatre représentants de Danone étaient auditionnés cet été à l’Assemblée nationale par la commission d’enquête sur l’alimentation industrielle et les produits ultra-transformés, lesquels sont soupçonnés d’être une cause de diabète, d’obésité et de certains cancers… Alors que le groupe agroalimentaire n’a de cesse de communiquer sur ses « alicaments », des aliments censés apporter un véritable « plus » en matière de santé pour qui les consomme régulièrement.

Les aliments ultra-transformé ? Selon 60 millions de consommateurs, ce sont des aliments « dont la particularité est d’être fabriqués avec très peu de matières premières brutes (fruits, lait, viande…) et beaucoup d’additifs ou d’ingrédients reconstitués dans le but de leurrer le goût du consommateur et d’obtenir un produit facile à utiliser ». On reconnaît l’aliment ultra-transformé à sa liste sans fin d’ingrédients d’origine industrielle, indéchiffrable pour le consommateur, illisible tant c’est écrit petit. Ces denrées qui représentent la moitié de l’offre en supermarché, Anthony Fardet les appelle « fake food » (« fausse nourriture », en français). Et des produits ultra-transformés, Danone en produit beaucoup : Danette, Actimel, Activia fruits, Danacol 0% pêche abricot, yaourt à boire Danao, Taillefine aux fruits… En guise d’exemple, le Taillefine 0% fraise de Danone ne contient pas moins de neuf additifs sous son joli packaging. Et le hors-série de « 60 Millions de consommateurs » paru en avril sur « Les aliments qui nous empoisonnent » épingle également le yaourt de Danone M&M’s Mix pour son nombre impressionnant d’additifs : commercialisé en Europe mais pas en France, il compte quelques 16 additifs…

Evidemment, Danone se défausse sur la question des additifs : selon la firme, chaque additif a une « fonctionnalité spécifique » et ceux utilisés par le groupe sont autorisés. Mais « autorisé » signifie-t-il « bon pour la santé » ? Point du tout. Car il y a « l’effet cocktail » : un additif présent dans le produit peut exacerber les effets négatifs d’un autre additif, et quand on sait que 338 additifs différents sont autorisés dans les plats cuisinés, on ne sait pas trop ce qui se retrouve dans notre corps après un yaourt Danone au petit déjeuner, un sandwich sous plastique au déjeuner, une pâtisserie industrielle au goûter et un plat cuisiné réchauffé au micro-ondes au dîner (et oui, ce n’est peut-être pas le cas pour vous, mais c’est le cas, malheureusement, pour beaucoup). Bref, on ne sait pas trop mesurer l’effet cocktail… Faute d’étude sur le sujet, même si l’INRA et l’INSERM ont commencé à plancher sur le sujet. Il est d’ailleurs intéressant de réaliser qu’une firme comme Danone, qui emploie des scientifiques sur-diplômés et effectue un important travail de veille sur la recherche au niveau international, ne cherche pas à en savoir plus sur la question… Et c’est d’autant moins rassurant méthodologiquement parlant, alors que l’on vient d’apprendre la nomination d’Emmanuelle Wargon, directrice des affaires publiques et de la communication de Danone, comme secrétaire d’Etat à l’Environnement…

Cela vous donne envie de réagir ? Rejoignez le mouvement, nous sommes plus de 25.000 à vouloir donner plus de poids à nos décisions de consommateurs, et à nos convictions de citoyens… Chaque jour, Boycott Citoyen ajoute une marque à la liste noire des produits dont nous ne voulons plus, au nom de notre avenir. Pour participer à la magie des réseaux sociaux, c’est par ici !

Cible numéro 9 : Danone

Ne comptons pas sur Emmanuelle Wargon, secrétaire d’Etat à l’Environnement, pour interdire la commercialisation de l’eau en bouteille plastique à usage unique, ou autre mesure prenant en compte l’urgence climatique dans laquelle nous nous trouvons actuellement. A voir le fonctionnement et l’éthique de l’entreprise qu’elle quitte, les générations futures ne sont probablement pas pour elle un sujet de préoccupation majeur…

Il y a d’abord les vieilles casseroles de Danone : en 2015, l’émission « Cash Investigation » exposait la stratégie marketing de la filiale indonésienne de Danone, accusée de commercialiser du lait en poudre dans un pays où l’eau n’est presque jamais potable.

Et puis il y a eu l’épisode de la COP21 : militants et agriculteurs avaient manifesté devant le siège de Danone pour dénoncer son modèle d’agrobusiness « climaticide ». De fait, l’objectif principal de l’entreprise ne contenait aucun engagement concernant son mode d’agriculture, pesant pour près de 60 % de son empreinte carbone. Et avec une échéance à 2025 pour arrêter d’augmenter ses émissions réelles globales, l’entreprise s’autorisait à émettre des quantités encore plus importantes de gaz à effet de serre pendant les 10 prochaines années… “Il est consternant de voir Danone, une des plus importantes entreprises françaises,  faire un tel flop sur le climat avant la COP à Paris”, avait déclaré Jean-Cyril Dagorn, responsable de plaidoyer à Oxfam France. “Danone se contente de mesurettes. La planète ne peut pas se permettre d’attendre 10 ans pour que les entreprises agissent sur la crise climatique en cours aujourd’hui.”

Et depuis ? Danone a bien vu que tout cela pouvait lui porter préjudice… et a montré qu’elle voulait rectifier le tir, à grands renforts de communication. Le 21 septembre dernier, le géant français de l’agroalimentaire reversait ainsi tout son chiffre d’affaires réalisé en France ce jour-là, soit environ 5 millions d’euros, au Fonds Danone pour l’écosystème, un « fonds de dotation pour soutenir des activités d’intérêt général », selon l’entreprise. Et puis Danone a diffusé une petite vidéo (qui a dû coûter quoi ? 5 millions d’euros peut-être ?) avec une baseline très, très arrogante pour qui connaît le Groupe : « chaque fois que nous mangeons et buvons, nous votons pour le monde dans lequel nous voulons vivre ». L’objectif annoncé par Danone avec ce coup de comm grossier ? Soutenir une « agriculture régénératrice », sans pour autant en préciser exactement le sens. « Nous travaillons avec le WWF France et Pour une agriculture du vivant pour en définir les principes pour notre amont agricole », a signalé Danone. Qu’il n’hésite pas à nous tenir informés lorsqu’il aura défini ce dont il voulait parler…

En attendant d’être le champion de l’agriculture régénératrice, Danone, c’est surtout le champion de l’aliment ultra-transformé. Quatre représentants de Danone étaient auditionnés cet été à l’Assemblée nationale par la commission d’enquête sur l’alimentation industrielle et les produits ultra-transformés, lesquels sont soupçonnés d’être une cause de diabète, d’obésité et de certains cancers… Alors que le groupe agroalimentaire n’a de cesse de communiquer sur ses « alicaments », des aliments censés apporter un véritable « plus » en matière de santé pour qui les consomme régulièrement.

Les aliments ultra-transformé ? Selon 60 millions de consommateurs, ce sont des aliments « dont la particularité est d’être fabriqués avec très peu de matières premières brutes (fruits, lait, viande…) et beaucoup d’additifs ou d’ingrédients reconstitués dans le but de leurrer le goût du consommateur et d’obtenir un produit facile à utiliser ». On reconnaît l’aliment ultra-transformé à sa liste sans fin d’ingrédients d’origine industrielle, indéchiffrable pour le consommateur, illisible tant c’est écrit petit. Ces denrées qui représentent la moitié de l’offre en supermarché, Anthony Fardet les appelle « fake food » (« fausse nourriture », en français). Et des produits ultra-transformés, Danone en produit beaucoup : Danette, Actimel, Activia fruits, Danacol 0% pêche abricot, yaourt à boire Danao, Taillefine aux fruits… En guise d’exemple, le Taillefine 0% fraise de Danone ne contient pas moins de neuf additifs sous son joli packaging. Et le hors-série de « 60 Millions de consommateurs » paru en avril sur « Les aliments qui nous empoisonnent » épingle également le yaourt de Danone M&M’s Mix pour son nombre impressionnant d’additifs : commercialisé en Europe mais pas en France, il compte quelques 16 additifs…

Evidemment, Danone se défausse sur la question des additifs : selon la firme, chaque additif a une « fonctionnalité spécifique » et ceux utilisés par le groupe sont autorisés. Mais « autorisé » signifie-t-il « bon pour la santé » ? Point du tout. Car il y a « l’effet cocktail » : un additif présent dans le produit peut exacerber les effets négatifs d’un autre additif, et quand on sait que 338 additifs différents sont autorisés dans les plats cuisinés, on ne sait pas trop ce qui se retrouve dans notre corps après un yaourt Danone au petit déjeuner, un sandwich sous plastique au déjeuner, une pâtisserie industrielle au goûter et un plat cuisiné réchauffé au micro-ondes au dîner (et oui, ce n’est peut-être pas le cas pour vous, mais c’est le cas, malheureusement, pour beaucoup). Bref, on ne sait pas trop mesurer l’effet cocktail… Faute d’étude sur le sujet, même si l’INRA et l’INSERM ont commencé à plancher sur le sujet. Il est d’ailleurs intéressant de réaliser qu’une firme comme Danone, qui emploie des scientifiques sur-diplômés et effectue un important travail de veille sur la recherche au niveau international, ne cherche pas à en savoir plus sur la question… Et c’est d’autant moins rassurant méthodologiquement parlant, alors que l’on vient d’apprendre la nomination d’Emmanuelle Wargon, directrice des affaires publiques et de la communication de Danone, comme secrétaire d’Etat à l’Environnement…

Une dernière petite nouvelle pour la route ? Suite à la tenue de 239 nettoyages et enquêtes de marques dans 42 pays et sur 6 continents, Greenpeace et Break Free From Plastic viennent de répertorier 187.000 déchets plastiques, et de déterminer leur provenance. Résultat de l’étude  ? Danone est le 4ème des 10 plus grands pollueurs au monde après Coca-Cola, PepsiCo, et Nestlé… Cela ne vous étonne pas ? Nous non plus. Evian, Volvic, Badoit, Salvetat… Tout ça, c’est Danone. On vous donne juste les chiffres pour Evian ? Chaque année, près de 2,2 milliards de bouteilles d’Evian sont consommées dans le monde. Autrement dit, 6 millions de bouteilles quittent chaque jour le site d’Evian, filiale de Danone… Et finissent, un jour sur les plages, et puis dans l’océan, et jusque dans l’estomac de la faune qui n’y habitera bientôt plus si ça continue. Et ça a toutes les chances de continuer, puisque Danone n’a pas l’intention de sortir de sa politique du plastique jetable et d’éliminer sa production du plastique à usage unique, ou d’investir dans des systèmes de livraison basés sur des modèles de récupération et de réutilisation, ou de prendre quelque responsabilité que ce soit pour gérer le cycle de vie de ses produits…

Cela vous donne envie de réagir ? Rejoignez le mouvement, nous sommes plus de 25.000 à vouloir donner plus de poids à nos décisions de consommateurs, et à nos convictions de citoyens… Chaque jour, Boycott Citoyen ajoute une marque à la liste noire des produits dont nous ne voulons plus, au nom de notre avenir. Pour participer à la magie des réseaux sociaux, c’est par ici !

A partir du 16 octobre, je refuse les voyages d’affaires inutiles

Avez-vous déjà connu l’un de ces moments de doute, après avoir passé deux heures avec un.e client.e, sur le trajet du retour, en voiture, en train ou en avion ? Vous êtes-vous déjà posé la question de l’utilité réelle du déplacement ? Ne vous êtes-vous jamais demandé, à la sortie d’une réunion, si vous aviez réellement besoin d’y assister ? Si un appel et deux ou trois mails n’auraient pas suffi ?

Commençons par quelques chiffres.
Le volume du trafic aérien mondial double tous les 15 ans depuis le milieu des années 1970, ce qui équivaut à un taux de croissance de 5 % par an, bien supérieur à celui du PIB mondial. En 2017, pour la première fois, on a dépassé le nombre de 4 milliards de passagers transportés par l’aviation civile dans le monde : chaque seconde, 127 passagers prennent l’avion dans un des aéroports de la planète…. Et en France ? Avec un total de 164 millions de passagers, soit 9,5 millions de plus qu’en 2016, le trafic aérien a connu la plus forte croissance en volume jamais réalisée en France en 2017, et son meilleur taux de croissance (6,1 %) depuis 2011. C’est ce qui ressort des chiffres collectés par la Direction générale de l’aviation civile (DGAC)…

L’impact sur l’environnement ?

En France, selon l’Ademe, 82 % des trajets s’effectuent en voiture. Et c’est aussi la route qui est donc le plus gros émetteur de CO2 (80 %), suivi de l’aérien (15 %).
En fait, les émissions de CO2 des transports dépendent de plusieurs critères : la distance bien entendu, mais également le nombre de passagers par véhicule ou le type de trajet effectué. Mais il est très simple de faire ces calculs complexes, grâce à un outil très bien pensé par l’ADEME. Exemple : sur un trajet de 500 km aller-retour environ, l’avion émet entre 145 et 241 kg de CO2 par passager. La voiture est également très polluante, avec une émission de 170,6 kg de CO2. Et pour ce type de trajet longue distance, le train est de loin le mode de transport le moins polluant. Le TGV émet 3,2 kg de dioxyde de carbone, et les trains « classiques » en émettent 11,8… Beaucoup mieux ! Mais réfléchissons autrement : le voyage d’affaires le moins polluant n’est-il pas en fait… Celui qu’on ne fait pas ?

Certes, les gouvernements et les entreprises prennent de plus en plus conscience de l’importance de protéger l’environnement. La Responsabilité Sociale de l’Entreprise (RSE) comme les Etats légifèrent pour inciter les entreprises à être plus soucieuses de l’environnement. Mais il n’y a pas à aller chercher très loin !

Réduire les déplacements : voilà un moyen quantifiable pour contribuer à réduire les émissions de carbone ! Le progrès a ceci d’honorable qu’il nous offre la possibilité d’échanger avec une ou plusieurs personnes situées à divers points du monde à coût réduit. Alors qu’il y a ne serait-ce que 30 ans, les conversations avec un proche outre-manche coûtaient un bras (oui, on fait des jeux de mots de bon matin, et on aime bien ça), une discussion par Skype permet aujourd’hui d’échanger sans aucune contrainte, pour pas un rond. La vidéo conférence peut aider à réduire les déplacements professionnels et soutenir des initiatives de travail à distance ou à domicile. Une étude publiée par le WWF estime que remplacer 20% des déplacements professionnels dans l’UE par de la vidéo conférence revient à réduire les émissions de carbone de plus de 22 millions de tonnes chaque année.  L’étude montre également que si la moitié de l’ensemble des employés de l’UE remplaçait un seul rendez-vous professionnel par de la vidéo conférence, cela économiserait 2.13 millions de tonnes par année!

Convaincu ? Essayez de sensibiliser votre entreprise ! Certains déplacements sont nécessaires, mais d’autres peuvent facilement être évités, et être remplacés par une ou deux conf calls… Ensemble, éduquons nos entreprises, et incitons nos boss et collègues à tirer le meilleur parti des nouvelles technologies… Un léger changement de culture d’entreprise, au nom des générations futures !

Quand des Ariégeois portent plainte contre le glyphosate

Vous boycottez déjà Monsanto ? Vous avez bien raison !

L’an dernier, Jean-Claude Terlet, un céréalier de l’Aisne, se décidait à poursuivre Monsanto. Après avoir épandu plus de 700 litres de Roundup sur ses champs en 35 ans, il juge la firme coupable de son cancer de la prostate. En cause, selon lui ? Les 0,25 milligramme de glyphosate par litre qui sont détectés dans ses urines.

Cette année, le collectif Campagne Glyphosate a décidé de passer à la vitesse supérieure sur le sujet. Ce collectif, qui dénonce la fabrication et l’utilisation des pesticides ainsi que les instances européennes et françaises qui les ont autorisés, a décidé d’organiser des analyses d’urines afin de détecter la présence de glyphosate chez des habitants de l’Ariège. Les résultats ? Ils sont effrayants : en moyenne, la concentration en glyphosate est quinze fois supérieure au taux maximal autorisé dans l’eau potable.

Dominique Masset, à l’origine de ce collectif et interviewé sur Europe 1, a pris peur en recevant ses propres résultats. Avec son mode de vie, il se pensait plutôt à l’abri du glyphosate et pourtant. « Mon résultat décoiffe. J’étais à 3,35 nanogrammes par millilitre, c’est-à-dire 33,5 fois la dose autorisée dans l’eau potable. Je suis écolo, je mange bio, je ne fume pas, je suis végétarien, je vis dans une petit ville d’Ariège donc je fais partie de ceux qui se posent des questions », confie-t-il. Il en tire la conclusion que l’on « ne peut pas s’en protéger ». « On en respire, il en pleut. Aujourd’hui, on sait que c’est généralisé, qu’il y en a partout, tout le temps. Que l’on habite à la montagne, en forêt, on en a tous. » 

7 premières plaintes, étayées par des analyses d’urines contaminées par cet herbicide le plus commun, avaient déjà été déposées en juin, visant la « mise en danger de la vie d’autrui, tromperie aggravée et atteinte à l’environnement ». Le parquet de Foix avait décidé de s’en dessaisir au profit du Pôle de santé publique du tribunal de grande instance de Paris (TGI). Aujourd’hui, ce sont 53 nouveaux dossiers que les militants du collectif vont déposer  devant le TGI de Foix, sur la base d’analyses réalisées début octobre. Ils envisagent de déposer ainsi une centaine de dossiers par mois « d’ici la fin de l’année », a indiqué Dominique Masset à un journaliste de l’AFP.

Vous aussi, vous voulez agir ? Rejoignez le mouvement, nous sommes plus de 25.000 à vouloir donner plus de poids à nos décisions de consommateurs, et à nos convictions de citoyens… Chaque jour, Boycott Citoyen ajoute une marque à la liste noire des produits dont nous ne voulons plus, au nom de notre avenir. Pour participer à la magie des réseaux sociaux, c’est par ici !

Aujourd’hui, marchons pour le climat

L’heure n’est plus aux tergiversations : le GIEC appelle à des « changements sans précédent » si l’on veut un avenir sur notre planète… De fait, au rythme actuel des émissions de gaz à effet de serre, le réchauffement climatique pourrait atteindre 1,5°C dès 2030. Or l’impact sur les écosystèmes et sur la santé humaine d’une hausse des températures de 2°C sera bien plus grave qu’une hausse de 1,5°C. Or, 2°C, c’est le seuil en dessous duquel les États s’étaient engagés à rester lors de l’accord de Paris il y a trois ans. Cette limite est insuffisante, et les scientifiques du Giec estiment que pour maintenir le réchauffement à 1,5°C, les émissions de CO2 devront chuter de 45% d’ici 2030 et le monde devra cesser de produire plus de CO2 dans l’atmosphère qu’il ne peut en retirer d’ici 2050.

Pour obliger ceux qui dirigent notre monde à mettre en place les mesures qui s’imposent, descendons massivement dans les rues aujourd’hui samedi 13 octobre.
D’ici là, et après ça, continuons nos boycotts pour réagir en tant que consommateurs, dans ce monde où nos voix de citoyens ne sont pas entendues. Et gardons en ligne de mire notre prochaine action coup de poing : les journées sans achat des 1er et 2 novembre.

Paul François vs. Monsanto : retour sur la victoire de David contre Goliath

En août dernier, Dewayne Johnson faisait plier Monsanto : malgré son cancer en phase terminale, cet Américain de 46 ans a attaqué en justice Monsanto. Et il a eu raison. Le géant de l’agrochimie a été condamné à lui verser 289 millions de dollars vendredi 10 août pour ne pas avoir informé de la dangerosité de son herbicide à base de glyphosate.

Mais ce n’est pas la première personnes qui arrive à vaincre Monsanto, dans un combat qui ressemble à David contre Goliath…

Paul François refuse de passer pour une icône, qu’elle soit écologiste ou altermondialiste. Sans étiquette, donc. Il n’en reste pas moins le premier en France à avoir fait condamner Monsanto, le géant américain de l’agrochimie. Gravement intoxiqué par le pesticide pour maïs Lasso, il a été indemnisé par la multinationale, reconnue responsable.

Ce jour-là, une brèche grande comme un épi de maïs transgénique a été ouverte dans la responsabilité des fabricants de pesticides. Paul François a d’ailleurs appelé à la création d’un fonds pour indemniser les victimes de pesticides : « la reconnaissance de la responsabilité de Monsanto dans cette affaire est essentielle : les firmes qui mettent sur le marché ces produits doivent comprendre que dorénavant elles ne pourront plus se défausser de leurs responsabilités vis-à-vis des pouvoirs publics ou l’utilisateur et que des comptes leur seront demandés”, voilà ce que disait, Maria Pelletier, présidente de l’ONG Générations futures. Et elle ajoute : “C’est une étape importante pour toutes les autres victimes des pesticides qui espèrent voir enfin confirmée la responsabilité des firmes dans la survenue des maladies qui les touchent. »

En voilà une bonne nouvelle…
Et comme ce n’est pas comme si nous croulions sous les bonnes nouvelles en ce moment, voici la full story pour ceux qui voudraient un peu plus de détail… en deux parties deux sous-parties s’il vous plaît :

Intro : Paul François est céréalier à Bernac, en Charente. En avril 2004, en vérifiant le nettoyage de la cuve d’un pulvérisateur de pesticides pour le maïs Lasso, il inhale une forte dose de vapeurs toxiques. Pris de malaises, il arrive aux urgences en crachant du sang.

Première partie : la lutte contre la maladie

A/ Les symptômes
Après cinq semaines d’arrêt, Paul François reprend son travail mais souffre d’importants problèmes d’élocution, d’absences, de maux de tête violents. Fin novembre 2004, il s’effondre sur le carrelage de sa maison. D’examen en examen, de coma en coma, une importante défaillance au niveau cérébral est trouvée. Depuis, Paul François souffre de troubles neurologiques. Des lésions sont apparues au niveau de son cerveau et il passe une IRM tous les six mois

B/ L’analyse
Aidé de sa famille et à ses frais, Paul François effectue des recherches sur le Lasso. En mai 2005, le coupable est identifié : il s’agit du monochlorobenzène, solvant répertorié comme hautement toxique et entrant à 50 % dans la composition de l’herbicide.

Deuxième partie : la lutte pour la justice

A/ La lutte pour faire reconnaître son intoxication comme maladie professionnelle
Après un premier refus de la Mutualité Sociale Agricole (MSA), Paul François fait admettre les conséquences de l’intoxication comme maladie professionnelle par le tribunal des affaires sociales. Décision confirmée par la cour d’appel de Bordeaux en 2010, affirmant la responsabilité de l’herbicide Lasso dans les problèmes de santé de l’agriculteur.

B/ La lutte contre Goliath
En février 2007, Paul François attaque Monsanto, convaincu qu’il connaissait les dangers du Lasso bien avant son interdiction en France (en novembre 2007, tiens tiens). Hé oui parce que pour info, le Lasso a été interdit dès 1985 au Canada, et depuis 1992 au Royaume-Uni et en Belgique. En février 2012, le tribunal de grande instance de Lyon reconnaît Monsanto responsable et condamne la firme à « indemniser entièrement » le céréalier charentais. Et voilà donc que la cour d’appel de Lyon lui donne définitivement raison cette semaine. Le verdict est clair : la multinationale est responsable du préjudice subi suite à l’inhalation du pesticide.

Conclusion :
Aujourd’hui, Paul François veut “remettre du vivant dans le sol”. Aidé de son associé, il œuvre à convertir une centaine d’hectares en agriculture bio.

Verbatim essentiel :
« J’ai vécu et évolué avec la chimie. C’était du pain béni et d’un grand confort, avoue-t-il. On utilisait des produits chimiques mais on produisait plus. Et comme tous, j’en étais fier.”

Source : Le Monde

Cible numéro 7 : Monsanto

Si vous ne le saviez pas encore, vous le deviniez sans doute : la quasi totalité des marques appartient en réalité à une dizaine de grands groupes industriels (pour avoir l’image en grand c’est par ici).

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Si vous ne le saviez pas, vous le deviniez sans doute : la quasi totalité de cette dizaine de grands groupes industriels utilise des produits Monsanto (pour avoir la liste détaillée c’est par ici)

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Si vous ne le saviez pas, vous le deviniez sans doute : Monsanto, c’est pire que le plus pire de tous, puisque c’est le géant de l’agro-alimentaire qui a réussi la prouesse de cumuler la commercialisation, au fil des années et sans le moindre scrupule, de mille et un poisons pour le vivant dans sa globalité, comme par exemple :

  • Le PCB, un polluant chimique très dangereux appelé « polluant organique persistant », car il résiste aux dégradations biologiques naturelles et s’accumule dans les tissus vivants, tout au long de la chaîne alimentaire. Il a été prouvé que Monsanto connaissait sa toxicité bien avant d’arrêter de le commercialiser.
  • l’agent orange, qui a intoxiqué quelques 4,5 millions de Vietnamiens et 270 000 vétérans pendant la guerre du Vietnam. Là encore, Monsanto s’est défossé.
  • les OGM
  • Le Round Up, vendu comme un désherbant qui « laisse le sol propre » tout en étant « biodégradable » et « bon pour l’environnement ». Il contient en fait du glyphosate et sa toxicité n’est plus à prouver (pour une piqûre de rappel, voir l’excellent documentaire de Marie-Dominique Robin sur le sujet).
  • Les semences OGM, dont Monsanto a lancé la commercialisation sans autorisation
  • Le Posilac, une hormone de croissance bovine dangereuse pour les vaches

Le Lasso, un herbicide toxique pour les agriculteurs…Tous ces machins atroces qu’on dirait tout droit sorti d’un cerveau maléfique, c’est tout droit sorti du cerveau maléfique de Monsanto, et c’est expliqué partout et notamment . Et systématiquement, Monsanto a refusé d’admettre ses responsabilités : en mettant en place une campagne de dénigrement visant un toxicologue, en interférant auprès des organismes de réglementation, en tentant d’influencer la communauté scientifique… Globalement, en utilisant toutes les techniques possibles et imaginables révélatrices d’une mauvaise foi caractérisée et d’un irrespect profond pour autrui.
Pour ceux qui trouvent que ça fait assez de lecture comme ça merci , il y a aussi cette vidéo qui explique tout très bien en trois minutes.

Bref, lire un article sur Monsanto, ça vous tue un matin, surtout quand on se rappelle qu’il a été racheté par Bayer, un autre groupe tout aussi monstrueux.. Cela fera l’objet d’un autre matin, il ne faut pas exagérer. A présent, vous allez pouvoir vous faire plaisir. Faites-vous le plaisir de regarder à nouveau l’image ci-dessus et d’imprimer sur votre rétine les différents produits qui s’y trouvent, c’est un bon test de mémoire visuelle, une sorte de Mini Memory en plus utile. Et ce soir, quand vous ferez des courses, faites votre marché : “je prendrai pas de riz Uncle Ben’s, ni de Tropicana, ni de soupe Knorr”, ou bien “ni Fanta, ni ketchup Heinz, ni céréales Frosties”, ou alors “pas de Miel Pop’s, ni de Pringles, ni de Coca-Cola dans mon caddie”, il y a le choix, vous faites votre combo comme vous voulez, c’est ça qui est bien. D’autant que cet exercice de mémoire dispose d’un double effet kiss cool : si vous jouez le jeu, de même que tous les lecteurs de cet article, de même que leurs familles respectives, de même que vos collègues de bureau que vous ne manquez pas, matinalement, de harceler avec votre érudition, hé bien cela s’appellera de l’engagement collectif. Et l’engagement collectif, cela fait peur aux groupes tels que Monsanto, qui comptent sur la bienveillance/tolérance/inertie des Etats et la paresse intellectuelle/fatigue/inertie des gens.

Rejoignez le mouvement, nous sommes plus de 25.000 à vouloir donner plus de poids à nos décisions de consommateurs, et à nos convictions de citoyens… Chaque jour, Boycott Citoyen ajoute une marque à la liste noire des produits dont nous ne voulons plus, au nom de notre avenir. Pour participer à la magie des réseaux sociaux, c’est par ici !

L’agent orange : la toute toute première fois de Monsanto

Ah, l’agent orange, quelle idée diabolique… Entre 1961 et 1971, Monsanto produit ce défoliant, aussi appelé herbicide 2,4,5-T, et qui contient des dioxynes. Peut-être a-t-il une idée précise derrière la tête, peut-être pas. Mais il se trouve que c’est cette substance qui sera massivement déversée par l’aviation américaine au-dessus des forêts vietnamiennes pendant la guerre. Massivement. 80 millions de litres, pour être exact. Et le produit est efficace : durant la guerre, Plus de 4,5 millions de Vietnamiens et 270 000 vétérans américains sont directement affectés par les épandages. Pire, les conséquences se font encore sentir aujourd’hui. Près de 40 ans plus tard, ce produit continue à intoxiquer la population, et les malformations de naissance et les cancers sont récurrents. Merci Monsanto.

En plus d’être méchamment diabolique, Monsanto est diaboliquement de mauvaise foi. Dans les années 1970, des vétérans du Vietnam ouvrent une Class Action contre les producteurs de l’agent orange. Monsanto est l’accusé principal d’un procès en réparation pour empoisonnement inculpant 6 entreprises. Normal. En 1987, les sept producteurs de l’agent orange sont condamnés à verser 180 millions de dollars à un fonds de compensation destiné aux soldats américains. Normal. Et que fait Monsanto, pendant le procès ? Monsanto ne s’excuse pas, Monsanto ne reconnaît pas. Monsanto présente des études scientifiques démontrant l’absence de lien entre l’exposition à la dioxine et les cancers dont souffrent les vétérans, pour les débouter de leur action. Merci Monsanto. Il sera démontré dans les années 1990 que ces études étaient biaisées. Qu’elles « souffraient d’erreurs de classification entre les personnes exposées et non exposées à la dioxine, et qu’elles avaient été biaisées dans le but d’obtenir l’effet recherché », expliquera le National Research Council... L’affaire sera relatée en 1990 par Greenpeace dans un rapport intitulé Science for Sale.

On vous a détaillé la première action de Monsanto ? Toutes les suivantes se ressemblent. Les scandales judiciaires ponctuent la vie de Monsanto, le modus operandi restant toujours le même. Quelques exemples ?

Massive attaque au plastique : c’est parti !

En 2050, il y aura plus de plastique que de poissons dans les océans. 250 Milliards de micro-fragments de plastique flottent sur la Méditerranée, et dans les océans en général, on frôle les 1 800 milliards de déchets plastiques, si bien qu’on a désormais une nouvelle île dans le Pacifique, entièrement constituée de plastique…
Cette pollution, elle risque de durer : les différentes sortes de polymères des sacs vont mettre entre un siècle et 1000 ans pour se dégrader… Largement le temps de se décomposer en déchets microscopiques qui passent dans la chaîne alimentaire avec des conséquences encore mal évaluées. Les fabricants s’inquiètent-ils ? Que nenni: la production mondiale de matières plastiques atteint quelques 320 millions de tonnes, soit l’équivalent de 10,1 t par seconde !

Dès lors, il est tout à fait normal que vos fruits bio suremballés vous donnent envie de frapper quelqu’un avec, et que le tri consciencieux que vous opérez en cuisine vous donne l’impression qu’on se fout un peu de vous. Votre poubelle à plastique se remplit plus vite que votre coupe qui est déjà pleine ? Vous en avez marre ? Alors c’est parti pour une Massive Attaque au Plastique.

On ramène son tupperware au bureau, et on le présente dans les petits bars à salade et les restos où l’on se rend à midi quand on travaille en ville. On continue à refuser les sacs plastique qu’on nous propose dans les épiceries, les boulangeries, et petits commerces. Et surtout, on fait la guerre au plastique dans les supermarchés. Le principe ? Désemballer vos produits après le passage en caisse*, et laisser tous les emballages sur place. Y en a qui ont essayé, et même d’autres encore, et ils n’ont PAS eu de problème, n’en déplaise à Philippe Chevallier et Régis Laspalès

On a le droit ? La loi dit que oui !!!! (Même si la Fédération du commerce et de la distribution s’inquiète, à juste titre, des problèmes « pratiques » qui surviendraient si un tel réflexe se généralisait… Hé bien il va peut-être être temps de commencer à réfléchir à ces problèmes “pratiques” non ?)

 

*Vous ne vous sentez pas concernés ? Cela fait belle lurette que vous n’allez pas au supermarché ? Ce sera peut-être le moment de faire une exception et d’y aller pour en parler en sortie de caisse à ceux qui y vont encore !

Rendez-vous sur l’événement Facebook, où nous sommes désormais plus de 25.000, pour suivre les actions de boycott ciblées pendant tout le mois d’octobre : https://www.facebook.com/events/726419034373203/

Et n’hésitez pas à imprimer l’affiche ci-dessous (au verso de papier déjà utilisé, faut pas pousser) pour inciter le plus grand nombre de consommateurs à faire entendre leur voix de citoyens !

affiche plastique octobre