Il n’y a pas que Gmail dans la vie ! Messageries écolos mode d’emploi…

On a du mal à imaginer combien d’énergie consomme l’envoi d’un mail. Mais on a aussi de la chance, parce qu’il existe des chiffres sur tout, maintenant, et notamment grâce à l’excellent documentaire « Internet, la pollution cachée » de France 5 : avec une pièce jointe, un mail, c’est l’équivalent d’une ampoule basse consommation allumée pendant une heure (soit 24 Wh selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, Ademe), sans pièce jointe, c’est cinq fois moins : 5 Wh. Et en 2016, c’est 2 672 milliards d’e-mails (hors spam) qui ont été envoyés dans le monde. Evidemment, ça fait beaucoup. Beaucoup, beaucoup : sachez que la production électrique de 15 centrales nucléaire pendant 1 heure équivaut à l’envoi de seulement 10 milliards de mails. Et Google dans tout ça ? On estime à 5,6 milliards le nombre de comptes Gmail… Rien que ça.

Mais… comment on fait sans Google ? Hé bien malheureusement, on ne peut pas faire sans Google, on ne va pas vous mentir. A moins de changer drastiquement de mode de vie, ce qu’on ne va pas pouvoir faire d’un coup d’un seul, en ce mercredi matin. Mais on peut déjà changer opter pour une boîte mail plus écologique. Cela, on peut le faire très facilement, on peut le faire dans la journée, et le peu que l’on puisse faire, il faut le faire, comme le disait Théodore Monod.

Du côté des boîtes mail, il y a la messagerie Lilo, avec laquelle on peut envoyer des pièces jointes jusqu’à 5 Go avec un impact énergétique minime. Elle propose de télécharger la pièce jointe dès sa réception via un lien dédié, limitant son temps de stockage dans les data centers. Autre avantage : elle nous alerte lorsque des pièces jointes inutiles et volumineuses occupent notre espace. Finalement, les serveurs de Lilo utilisent en partie de l’électricité produite à partir d’éoliennes ainsi qu’un système de refroidissement sans climatisation.

Il y a aussi Ecomail, dont 50% des revenus provenant de la vente du service sont utilisés pour la promotion, le développement et la création de projets écologiques. Tout comme Lilo, elle incite les utilisateurs à gérer leurs courriels de façon écologique, en leur rappelant par exemple de les trier pour libérer de l’espace et limiter leur pollution.La boîte mail, qui propose 5 Go d’espace disque et 2 Go d’espace disque Cloud, coûte 12 euros par an, mais analysons que c’est à peine le prix d’un menu au resto. On doit bien ça à la planète.

Il y a finalement la française Newmanity. Elle ne finance pas de projet écologique (dans la version gratuite destinée aux particuliers), mais son mode de fonctionnement est ultra vert : l’électricité qui l’alimente est fournie par Enercoop, dont l’énergie est 100% renouvelable et son data center Evoswitch se targue d’être le premier à avoir une empreinte carbone neutre. Il est basé aux Pays-Bas et est alimenté uniquement par de l’électricité issue d’énergies entièrement renouvelables : éolien, biomasse, solaire et hydraulique. Newmanity indiquait également à LCI en 2016 avoir décidé « de ne pas enregistrer d’informations sur la vie privée des utilisateurs, ce qui fait qu’on consomme beaucoup moins d’énergie sur nos serveurs ». Chez Newmanity, l’accès est gratuit pour 1 Go d’espace de stockage ainsi qu’un cloud. L’espace est certes quinze fois plus réduit que celui de la messagerie de Google, Gmail, mais cela incite les utilisateurs à trier leurs e-mail, et non à stocker des messages inutiles indéfiniment.

Et il y en a encore d’autres, à étudier par ici ! N’hésitez plus…

Cible numéro 5 : BNP Paribas

A l’heure où le GIEC appelle les Etats à des « transformations sans précédent » pour tenter de limiter le réchauffement climatique, les banques financent allègrement des activités très coûteuses pour l’environnement, tout en clamant leur engagement pour la transition énergétique. En 2015, un lycéen l’avait déjà très bien expliqué lors d’un petit concours financé par BNP Paribas, en mouchant la banque au passage : voici ce qu’il faut savoir sur ce géant de la finance, en trois actes, un boycott et des alternatives.

En entrée : la spéculation financière

C’est le matin, et c’est dur de devoir se frotter à la réalité, mais nous le savons : grâce à nos dépôts d’argent, les banques ont accès à des ressources qu’elles utilisent pour faire des profits. Certes, il existe des lois pour protéger les clients, comme par exemple la réserve fractionnaire, que la banque est tenue de conserver auprès de la banque centrale… Mais elle ne représente que 1% pour la plupart des dépôts.
Bref, la banque investit, et potentiellement, votre argent peut servir pour un prêt à une entreprise pétrolière ou agroalimentaire que vous honnissez… Un exemple ? En 2016, Les Amis de la Terre France, Oxfam France, en partenariat avec Fair Finance France, ont accusé BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale et Natixis de complicité de violations des droits humains. Leur tort ? Ces banques avaient participé au financement (à hauteur d’environ 120 millions de dollars tout de même) du projet de pipeline « Dakota Access » (DAPL), dans le Dakota du Nord. Soit un projet d’oléoduc souterrain devant traverser quatre États américains et acheminer chaque jour un demi-million de barils de pétrole jusque dans l’Illinois… On doute que la flore et la faune de ces quatre Etats apprécient mais comme elles ne parlent pas l’humain, les banques s’en fichent.

En plat principal : les paradis fiscaux

Ce n’est pas moi qui le dit, c’est l’ONG Oxfam, dans son rapport « Banques en exil : comment les grandes banques européennes profitent des paradis fiscaux »: les vingt plus grandes banques européennes déclarent un quart de leurs bénéfices dans des paradis fiscaux. Les cinq plus grandes banques françaises – BNP Paribas, BPCE, Crédit Agricole, Crédit Mutuel-CIC et Société Générale – ont ainsi déclaré 5,5 milliards d’euros de bénéfices dans les paradis fiscaux. Quatre d’entre elles sont notamment présentes aux Iles Caïmans, où elles ont réalisé… 174 millions d’euros de bénéfices bien qu’elles n’y emploient personne.

Et pour le dessert : des frais bancaires indécents

Là encore, c’est pas moi qui le dit, c’est 60 millions de consommateurs (et c’est pas plus mal, il ont fait deux trois études pertinentes) : selon eux, un client standard verse en moyenne chaque année 34 € de frais liés à un solde débiteur. Et pour le consommateur en difficulté, c’est presque dix fois plus : 296 € en moyenne… Ce n’est pas tout : lorsqu’un paiement se présente sur un compte dont le découvert va être dépassé, la banque l’honore, car elle y gagne gros : elle prélève des agios proches de l’usure, et surtout une commission d’intervention de 8 € censée rémunérer l’analyse de la situation par le conseiller. Or cette commission est… automatique ! Au bout de dix commissions, le plafond légal est atteint, et la banque passe aux rejets des paiements… Et ça fait combien d’argent, tout ça ? Hé bien beaucoup : l’ensemble des frais liés aux incidents de fonctionnement représenteraient 30 à 35 % du chiffre d’affaires des banques de détail, soit 6,5 milliards de chiffre d’affaires chaque année. Le résultat net est estimé à… 4,9 milliards !

BNP Paribas, un menu à boycotter

BPCE, Crédit Agricole, Crédit Mutuel-CIC, Société Générale, Natixis… Elles sont nombreuses, les banques irresponsables. Alors pourquoi BNP Paribas ? Parce qu’elle bloque tout bonnement la sortie européenne du charbon… BNP Paribas clamait il y a encore 15 jour, lors du One Planet Summit, son engagement en faveur de la transition énergétique. Mais comme le rappelle une enquête des Amis de la Terre, BNP Paribas continue d’accorder son soutien aux entreprises les plus agressives dans le développement du charbon, et cela même en Europe. Depuis la COP21, la banque a ainsi financé à hauteur de près de 600 millions de dollars les entreprises qui développent des centrales à charbon sur le vieux continent. On vous donne deux exemples :
– son soutien à RWE, qui prévoyait de raser la forêt de Hambach en Allemagne pour étendre une mine de lignite à ciel ouvert (projet qui vient finalement d’être interdit par la justice)
– son soutien à Energa qui a donné son feu vert début septembre pour la construction d’une centrale à charbon de 1GW Ostroleka C en Pologne.
Et on ne parle même pas du reste : visée par une plainte pour « complicité de génocide » au Rwanda, la banque a par ailleurs été condamnée à une amende de 10 millions d’euros pour blanchiment, et à une autre amende de 350 millions de dollars pour manipulation des changes l’an dernier, ce qui ne l’a pas empêchée de continuer sa petite cuisine : elle a à nouveau été sanctionnée cette année pour manipulation de taux de change, et condamnée à verser 90 millions de dollars il y a deux mois… Un casier digne des plus gros braqueurs.

Alors on fait quoi ? On choisit un autre restaurant…

… Et on change de banque, pardi ! Car s’il n’y a pas des masses de banques à peu près éthiques, elles ont le mérite d’exister :

  • La NEF : cette coopérative financière offre des solutions d’épargne et de crédit orientées vers des projets ayant une utilité sociale, écologique et/ou culturelle. D’après les Amis de la Terre et le cabinet de conseil Utopies, la Nef est l’établissement qui émet le moins de gaz à effet de serre par euro investi parmi toutes les banques françaises. Le plus ? Vous choisissez vous-même l’orientation de votre épargne parmi 4 secteurs (agriculture biologique ou bio-dynamique, développement social et solidaire, formation art et culture, écologie et environnement). Enfin, cerise sur le gâteau, vous pouvez faire don de tout ou partie de vos intérêts à une association partenaire de la Nef, incluant entre autre Amnesty International, Colibris ou encore Zero Waste France.
  • Le Crédit Coopératif : il dispose d’une offre « L’Essentiel Agir », qui propose d’affecter les sommes déposées sur le compte au financement de projets à plus-value sociale et environnementale. Le Crédit Coopératif vous laisse également la possibilité de choisir le domaine d’action que vous souhaitez soutenir : la planète, une société plus juste (aides aux personnes fragiles ou en situation de précarité), ou entreprendre autrement (coopératives, insertion professionnelle, commerce équitable), ou même ces trois à la fois. De plus, chaque fois que vous utilisez votre CB Agir, le Crédit Coopératif verse un don d’au moins 6 centimes d’euro à une association partenaire de votre choix.
  • La Banque Postale : elle constitue une banque atypique dans le paysage des “grandes banques” françaises : elle ne dispose pas à proprement parler d’une branche de financement et d’investissement typique des autres grands groupes (Crédit Agricole CIB, SG – CIB, BNP Paribas, CM-CIB, Natixis). Et en 2011, si elle se dote d’une branche de financement des entreprises et des professionnels, celle-ci est en effet limitée aux PME et TPE. Vous voulez vous faire votre propre opinion ? Rendez-vous sur le site de la Fédération Européenne des Finances et Banques Ethiques et Alternatives (FEBEA), ou sur le site Finance Responsable : créé par les Amis de la Terre, il a réalisé une étude très poussée des 9 grandes banques françaises, selon plusieurs critères : environnement, climat, transparence, paradis fiscaux. 

    Tout ça vous donne envie de vomir de bon matin et vous n’êtes même pas enceinte ? Vous voulez faire bouger les lignes ? Rejoignez notre mouvement de Boycott Citoyen, nous sommes déjà plus de 25.000 à priver BNP Paribas de ses clients pour l’obliger à changer de comportement… c’est par ici !

    Et quand on est journaliste on cite ses sources, non mais !

    La Carotte Masquée
    Monsieur Mondialisation
    Bastamag
    La Tribune
    Agoravox
    60 millions de consommateurs
    Oxfam
    Les Amis de la Terre

     

Cible numéro 3 : Nespresso

Dans Nespresso, il y a Georges Clooney. Soit. What else ?

Hé bien tout le reste.

1/ Dans Nespresso il y a Nestlé
Pour ne pas oublier de le rappeler, mentionnons-le en premier : Nespresso, c’est Nestlé. Nestlé dont les émissions du département laitier correspondent à la moitié de la production de gaz à effet de serre de Suisse. Nestlé qui assèche les nappes de Vittel sur fond de conflit d’intérêt, Nestlé dont le PDG pense que l’eau doit avoir une valeur marchande, Nestlé qui se fournit en huile de palme dont la culture détruit les forêts indonésiennes. Nestlé. Arrêtons-nous là, c’est le matin, un peu de respect pour le matin.

2/ Dans Nespresso il y a le poids de l’accessoire
En 2016, le marché des dosettes a représenté 1,1 milliards d’euros en France, contre seulement 434 millions d’euros en 2010. Les ventes de capsules ont donc quasi triplé en France en six ans. Et ça fait combien de dosettes, tout ça ? 5 millions de capsules individuelles par jour. 5 millions de capsules par jours, alors que le marché était presque inexistant il y a 15 ans ! Autrement dit, Nespresso a réussi, en 15 ans (et en embauchant Georges Clooney), à nous faire croire qu’on avait besoin de capsules pour faire notre café, une boisson qui date d’avant le VIème siècle, tout de même. Ou comment institutionnaliser l’accessoire.

3/ Dans Nespresso il y a 4 Tour Eiffel de déchets par an
L’accessoire n’est pas nécessairement problématique. Il le devient lorsqu’il pèse inutilement. Sur la planète, par exemple. Parce que certes, le métal (plus précisément l’aluminium, dont l’impact écologique est considérable) présente l’avantage d’être recyclable à 100 %, et ce à l’infini. Mais sur les 58 000 tonnes d’aluminium consommées en 2014 dans les emballages domestiques, seulement 32 % ont été recyclés. Un chiffre fourni par Éco-Emballages, qui témoigne de l’insuffisance des équipements de collecte, de tri et de recyclage dédiés aux petits déchets métalliques. Destinées à un usage unique, et de trop petites tailles, les capsules ne sont pas collectées par les centres de tri sélectif, et finissent inévitablement à la décharge… Pour pallier ce scandale écologique, Nespresso a mis en place dans ses boutiques un système de collecte des capsules usagées. Mais si la marque prétend être en mesure de recycler 75 % des capsules qu’elle vend, le taux de capsules recyclées dépasse rarement les 25 %. En mai 2013, dans un documentaire diffusé sur France 5, un employé de la marque précisait que seule une capsule sur cinq était recyclée… Résultat, les capsules en aluminium représentent aujourd’hui 40 000 tonnes de déchets annuels, soit l’équivalent de 4 Tours Eiffel. Et il n’y a même pas d’exposition universelle en vue.

Les alternatives existent !
Non, vous n’avez pas réellement besoin d’un paragraphe détaillant comment vous pourriez faire du café autrement qu’avec une machine utilisant des capsules en aluminium à usage unique contenant du café que vous pourriez mettre dans un filtre en papier recyclé.
Après avoir lu ce billet, vous aurez bien compris que Nespresso, occupé comme il l’est à préparer la prochaine pub avec Georges, ne changera pas ses pratiques à moins d’y être obligé… Chiche ? Invitez vos amis buveurs de Nespresso à rejoindre le mouvement du Boycott Citoyen, pour mettre fin à l’absurdité des capsules à usage unique. Hier, le boycott d’Engie a mobilisé 25.000 personnes, et plusieurs centaines de consommateurs ont décidé de changer de fournisseur d’énergie et ont migré, dans la journée, vers un concurrent plus respectueux. Plusieurs centaines, c’est peu ? A nous de faire grossir nos rangs, pour donner plus de poids à nos décisions de consommateurs, et à nos convictions de citoyens… Chaque jour, Boycott Citoyen ajoute une marque à la liste noire des produits dont nous ne voulons plus, au nom de notre avenir. Pour participer, c’est par ici !

Vous voulez aller plus loin et boycotter tout Nestlé d’un coup ? Rendez-vous sur la campagne de notre partenaire i-boycott.org !

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Boycott : mode d’emploi

Les multinationales entravent toute action climatique ambitieuse ? Le lobby du patronat minimise les efforts climatiques ? Les multinationales agro-alimentaires continuent à déforester à tout va ? L’ONU nous prévient que nous n’avons plus que deux ans pour réagir avant une menace existentielle ? Toutes ces infos nous alertent, nous dégoûtent, nous révoltent et nous attristent ? Et nous resterions sans rien faire ? Certainement pas…

En tant qu’humains, en tant que citoyens, en tant que consommateurs, nous avons le pouvoir d’agir… Et nous allons le prendre dès lundi avec notre opération de boycott !

Mode d’emploi :

– Lundi 1er octobre : on n’achète RIEN. On ne va pas à la station essence, on ne commande rien sur Amazon, on ne fait pas de mouvement sur son compte en banque, on ne va pas au supermarché, on ne va pas au restaurant… On prive nos dirigeants, les lobbies et les groupes industriels de leurs consommateurs. Certains répliqueront qu’il serait injuste de priver les petits commerçants, les boutiques éthiques et les agriculteurs bio de leurs clients ? Vous achèterez chez eux tous les autres jours de votre vie. C’est promis. Par exemple, dès le lendemain.  D’autres ajouteront qu’ils ne vont pas au supermarché depuis belle lurette ? Apparemment, ce n’est pas le cas de tous, autrement les supermarchés auraient fait faillite depuis belle lurette, aussi… C’est donc le moment de sensibiliser tous ceux qui ne se rendent pas compte, tous ceux qui n’y croient plus, tous ceux qui ne savent pas comment faire autrement…
Voici une affiche à télécharger, pour diffuser cet appel bien au-delà de la vie 2.0 : imprimons-la (sur du papier déjà imprimé au recto tant qu’à faire), et allons la poser un peu partout dans nos villes, nos villages, devant nos mairies, devant nos supermarchés. Et lundi, retournons devant nos supermarchés pour rappeler à ceux qui voudraient faire leurs courses que nous avons le pouvoir, en tant que consommateurs, de refuser d’acheter des produits qui transforment peu à peu notre planète en bombe à retardement.affiche 1 octobre

– Le 2 octobre : sur ce blog et sur la page Facebook de l’événement, une entreprise/marque sera ciblée par notre boycott, en partenariat avec la plateforme i-boycott qui sait tout ce qu’il y a à savoir sur les pratiques douteuses des entreprises. Bien entendu, des alternatives seront systématiquement proposées : les producteurs éthiques et les initiatives responsables existent, à nous de les faire connaître du plus grand nombre !

– Le 3 octobre : en plus du boycott de la veille, on y ajoute le boycott d’une autre entreprise/marque aux pratiques irrespectueuses de la vie sur terre

… Et on poursuit ainsi pendant tout le mois d’octobre. Au 31 octobre, nous boycotterons ainsi 30 entreprises (c’est le matin, mais on sait déjà compter, si c’est pas beau…)

Et en novembre ? On recommence ! Le 1er et le 2 novembre, on ne consomme RIEN, et on ajoute chaque jour un nouveau boycott à ceux des jours précédents.

Le petit bonus que nous allons offrir à nos dirigeants, en tant que consommateurs ? Un boycott massif du plastique. On laisse les suremballages dans les magasins en mode plastic attacks systématiques (on a le droit, oui oui), on apporte son tupperware quand on va chercher son déjeuner au restaurant ou à la cantine entre midi et deux, on boycotte les gobelets en plastique, les pailles en plastique, les couverts en plastique, et tous ces objets qui, c’est bien certain, finiront un jour ou l’autre en micro-particules dans l’océan et dans le ventre des poissons qui y vivent.

A vos marques ? Prêts ? Boycottez !
Rejoignez le mouvement sur Facebook ! De nombreux citoyens avertis y prodiguent leurs conseils et leurs astuces… Ensemble, nous sommes tellement plus forts !!!

On n’a pas été éduqué comme ça (et c’est bien le problème)

Thermostat 6 , c’est ce qu’il faut choisir pour faire un bon gâteau. Mais on parlera recettes une autre fois.

C’est aussi le nom d’un film brillantissime réalisé par des élèves de l’école des Gobelins. Soit une allégorie puissante de la situation d’immobilisme schizophrénique dont nous sommes les témoins : alors que la maison prend l’eau, hors de question de sortir de table – et encore moins de réparer la fuite – avant d’avoir fini de manger, parce que “c’est pas comme ça qu’on t’a élevée!” Ça vous rappelle quelque chose ?

Arrêtons de subir, et de penser que quelqu’un d’autre (des professionnels peut-être ?) trouveront une solution à notre place. Soyons les acteurs du changement, alors qu’il devient très clair que personne ne se dévoue pour le premier rôle…

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Depuis le mois d’octobre 2018, le Boycott Citoyen initie des boycotts au long court de certains produits et groupes (Nestlé, Coca-Cola, MacDo…) mais aussi de pratiques néfastes (le plastique à usage unique, les voyages professionnels en avion, la surconsommation lors des fêtes commerciales etc.).
Nous organisons régulièrement des journées sans achat pour initier des actions coup de poing et montrer l’impact de consommateurs qui prennent le pouvoir. Le Boycott Citoyen a également organisé 10 jours de résistance contre le plastique qui ont mobilisé des dizaines de milliers de personnes dans plus 40 villes en France en mai 2019.
Chaque jour, sur www.boycottcitoyen.org, retrouvez des articles qui vous aident à éviter les produits irresponsables, et à adopter de nouvelles pratiques respectueuses de l’environnement et de l’homme.
Sur la page Facebook du Boycott citoyen, la communauté des boycotteurs et boycotteuses citoyen.nes échangent leurs idées, astuces et bons plans, donnant du poids au mouvement global… Motivant !

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Vous suivez le Boycott Citoyen ? Vous avez initié des changements dans vos modes de consommation grâce aux alternatives proposées ? N’hésitez pas à soutenir nos actions sur Tipeee !

A vos armes, citoyens !

Commencer la semaine avec un appel aux armes ? Vraiment ?

Oui ! Mais avec des armes de citoyens : celles qui appuient où ça fait mal, avec bienveillance et détermination. Donc on range tout de suite les cocktails molotov et les scies sauteuses que le côté obscur de notre cerveau commençait à sortir du placard (oui, il manque parfois de bienveillance, le côté obscur de nos cerveaux), et on sort les armes pacifiques et non moins efficaces qui sont à notre disposition. Car sachez-le : la révolution est en marche, et chaque jour, des citoyens anonymes réfléchissent à des moyens efficaces de faire entendre notre voix. Tiens, en trois jours, trois armes sophistiquées sont sorties du cerveau en ébullition de citoyens engagés (ce qui prouve l’exactitude de la phrase précédente, c’est pas parce que c’est lundi qu’on ne sait plus compter jusqu’à trois). Donc :

– Vendredi, le très actif groupe #Tousunispourleclimat a lancé une pétition pour une demande d’audience au gouvernement, rien que ça. L’idée : faire part à nos dirigeants de nos revendications après les marches du 8 septembre, signifier notre détermination à continuer la mobilisation jusqu’à ce qu’une véritable transition écologique et solidaire soit engagée, et exiger l’ouverture sans délai de négociations sur le climat avec les ONG environnementales et tous les acteurs concernés au niveau national et dans chaque ville, avec des engagements sur des résultats concrets observables dès 2019. Or, harceler le politique, cela fait partie de la donne, comme le rappelait l’excellentissime Aurélien Barrau, alors on y va, on signe par ici, histoire de dire de vive voix au gouvernement ce qu’on pense de son immobilisme.

– Samedi , c’est Maxime Senza qui a sorti l’artillerie lourde avec une idée de lobbying citoyen. Son constat ? Divisés sur de multiples plateformes, avec une faible influence sur nos élus, nos demandes et efforts paraissent être comme une goutte d’eau dans l’océan, alors qu’en réalité, nous pouvons entraîner le changement. Un constat qu’on est nombreux à partager… Son arme ? United4earth, soit une plateforme qui permettra aux citoyens de se regrouper autour d’une cause, de s’organiser et d’agir, grâce à une base de données listant les coordonnées de nos élus (numéro de téléphone, email, etc), maintenue et améliorée de manière collective. L’outil permettra également aux citoyens de créer ou rejoindre des groupes d’action afin d’agir, que ce soit au niveau local, national ou international. Vous trouvez ça pas mal comme idée du samedi ? Vous aussi vous aviez cette idée mais Maxime Senza l’a fait avant vous ? Vous imaginez un peu comment United4earth peut nous aider à mettre la pression aux entreprises irresponsables ? Devenez les co-créateurs de ce projet : Il vous suffit de financer la campagne Ulule qui est par là.

– Dimanche, c’est Bulent Acar, le fondateur de i-boycott.org (cette organisation génialissime que je vénère et que je voyais venir de loin, souvenez-vous) qui a lancé une application complètement magique, BuyorNot. Le principe ? L’application permet de scanner des produits exposés dans les supermarchés et indiquera son impact sur notre santé grâce à Open Food Facts, une base de données libre sur les produits alimentaires, réalisée par des citoyens pour des citoyens. Outre la composition du produit, l’application BuyOrNot précisera également quel lobbie alimentaire se cache derrière le produit choisi. Nous pourrons également savoir si un produit est végan ou pas. Pour finir, le scan permettra de mettre en avant une éventuelle campagne de boycott en cours… Voilà qui devrait grandement nous aider dans nos achats !! Et on peut la télécharger tout de suite par là, elle est pas belle la vie ?

Et nous voilà donc arrivés au lundi. Nous sommes 12,500 à participer au premier boycott citoyen qui aura lieu lundi prochain, le 1er octobre. Rejoignez-nous, on va prendre le pouvoir en fermant nos porte-monnaies !

11 minutes et 48 secondes

11 minutes et 48 secondes : c’est le temps qu’il faut à l’exceptionnel astrophysicien Aurélien Barrau pour mettre les points sur les i, le doigt où ça fait mal, et la cerise sur le gâteau.
11 minutes et 48 secondes : c’est le temps qu’il faudrait que chacun d’entre nous prenne pour l’écouter aujourd’hui, et prendre la mesure de ce tournant que l’humanité est en train de prendre, à dessein. Non, ce tournant n’est pas facile à gérer. Oui, c’est le plus gros challenge que le genre humain ait jamais eu à relever. Non, ce n’est pas impossible.

La seule solution que nous ayons face à ce qui nous attend ? Faire comprendre à nos dirigeants qu’ils n’ont pas d’autre choix que de guider le peuple dans ce virage charnière, à moins d’assumer d’être les plus gros lâches que la terre ait jamais porté. Il va donc falloir harceler le politique. Partout. Très sévèrement.
Le 1er octobre, boycottons le système qui nous est proposé, pour montrer au politique qu’on l’attend à ce tournant.
Rendez-vous sur l’événement : https://www.facebook.com/events/726419034373203/

11 minutes et 48 secondes, c’est le 5ème de votre pause dej : casez ce temps dans votre journée, vous ne le regretterez pas ❤

 

Ne leur laissons pas le choix sur le glyphosate

Une semaine après la marche pour le climat, tout juste pile poil, l’Assemblée Nationale ne rougit pas de sauter à pieds joints dans le glyphosate : son interdiction ne sera pas inscrite dans la loi.

Pourtant, cet herbicide introduit par Monsanto dans les années 70 est très néfaste pour la biodiversité puisqu’il détruit toutes les plantes présentes dans un champ, qu’il pollue les eaux, et qu’il provoque des anomalies au niveau des spermatozoïdes et une baisse de la fertilité des animaux. Et pour les hommes ? L’Agence internationale pour la recherche sur le cancer (IARC) a publié en mars 2015 un rapport classant le glyphosate comme « cause probable de cancer chez l’homme »

Malheureusement, c’est l’un des herbicides les plus répandus rien qu’en France, on en utilise chaque année plus de 10 000 tonnes, essentiellement dans l’agriculture. On en retrouve même lors de prélèvements d’urine et de lait maternel sur des personnes vivant en ville, et n’ayant eu a priori aucun contact direct avec cette substance.

Apparemment, ce n’est pas un problème pour nos dirigeants… A croire qu’ils n’ont pas d’enfants à protéger, pas de cerveau pour se projeter, pas de conscience pour se responsabiliser.

On les y oblige ? Boycottons les fruits et légumes produits de façon industriels et vendus en grande surface. Dès les 1er octobre, privons les dirigeants et les lobbies de leurs consommateurs, pour les obliger à nous écouter en tant que citoyens.

Rendez-vous sur l’événement Facebook pour vous tenir informés des alternatives, nous sommes déjà plus de 8000 !

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Jouons-la comme Boyan

Ahh, Boyan….. C’est avec ce petit jeune complètement siphonné que j’avais lancé mes machins du matin en septembre 2014, et depuis, j’attendais qu’il se lance.
Faut dire qu’il était inspirant, Boyan Slat, avec son pari complètement fou de nettoyer 90% du plastique des océans d’ici 2040 avec un filet géant. Et pas timide. Et pas impressionnable… Et ils étaient nombreux, ceux qui se gaussaient en assurant qu’il n’y a pas de solution miracle pour éliminer les 6,3 milliards de tonnes de plastique accumulées dans les océans.
Mais voilà. Quatre ans plus tard, le voilà parti à la rencontre du vortex de déchets du Pacifique Nord, non sans avoir, au préalable, levé quelques 21 millions de dollars grâce à une campagne de financement participatif. Fort du soutien des citoyens qui ont misé sur lui, et fort de la foi de la jeunesse, cette jeunesse qui sait bien désormais qu’elle n’a plus d’avenir à perdre.
“Ne doutez jamais qu’un petit groupe d’individus conscients et engagés puisse changer le monde. C’est même de cette façon que cela s’est toujours produit”, il a dû se la répéter en boucle, cette citation de Margaret Mead, pendant les quatre ans qu’il a passé à bûcher sur son projet, en prenant soin de ne pas écouter les ricanements des aigris et des défaitistes.

Alors aujourd’hui, je pense à Boyan.
Comme lui, j’ai envie d’arrêter de subir. Comme lui, j’ai envie de prendre cette citation comme mantra.
Et si nous prenions sous le bras notre liberté de conscience ? Et si nous arrêtions de nourrir un système qui va droit dans le mur ? Après tout, nous avons le choix : nous sommes les consommateurs, les maîtres de ce système, ceux qui peuvent tout arrêter d’un coup de baguette magique… Arrêtons de consommer du Nike, du MacDo, du H&M, du Carrefour, du Total et du Coca. Même à petite dose. Arrêtons de consommer, privons-leur de leur pognon, et ils seront bien obligés de nous entendre.
Privons les dirigeants, les lobbies et les entreprises de leurs consommateurs, pour qu’ils écoutent enfin leurs citoyens.

N’ayons pas peur, mettons de côté nos doutes, nos craintes, nos découragements. A ceux qui croient que nos dirigeants nous tiennent, j’ai envie de répondre que c’est eux qui n’ont qu’à bien se tenir. Qu’avons-nous à perdre, de toute façon ? D’ici deux ans, ce sera trop tard (et c’est pas moi qui le dit, c’est l’ONU).
Alors mettons-nous au travail pour notre avenir, et non plus pour nos patrons.
Le 1er octobre, ne consommons pas.
Ne retirons pas d’argent, laissons notre carte bancaire au placard, et empêchons les banques de spéculer sur notre argent. Et si nous le devons absolument, retirons dès maintenant et en une seule fois l’argent qu’il nous faudra et achetons local, achetons bio, achetons raisonnable.
Le 1er octobre, faisons la grève des consommateurs, entamons un boycott massif de ceux qui foutent en l’air l’avenir de nos enfants.

Pas de demande, pas d’offre. Pas de consommation, pas de croissance.
Aujourd’hui, je pense à Boyan et j’ai espoir. Nous sommes un petit groupe d’individus, mais petit à petit, nous devenons légion à ne plus cautionner notre système. Et de l’autre côté ? Elles sont 100, les entreprises à générer 70% des émissions de carbone… Faisons-les plier. Faisons-les bouffer ce plastique dont ils nous abreuvent, ces pesticides qui nous empoisonnent, ces mensonges qu’ils nous vomissent. Mettons-les à genoux.

Rejoignez le mouvement sur Facebook
#powertothepeople
#grèvedesconsommateurs
#boycottmassif

 

Appel au boycott citoyen

Le saviez-vous ? Le 20 avril dernier, des activistes marocains appelaient au boycott de grands fournisseurs de lait, d’eau minérale et d’essence au Maroc pour protester contre des prix trop élevés. Leurs cibles : Centrale Danone, ainsi que les stations-service Afriquia et la marque d’eau minérale Sidi Ali.

Résultat ? La filiale Centrale Danone a perdu plus de la moitié de sa part de marché dans le lait frais, soit une perte de 150 millions de dirhams (13,5 millions d’euros) au premier semestre contre un bénéfice de 56 millions de dirhams un an plus tôt… Si bien que le gouvernement marocain a appelé à la fin du boycott, craignant qu’il porte atteinte aux investissements étrangers et pèse sur le secteur laitier local ! Et de fait, Danone a été obligé de vendre à prix coûtant pour se mettre au diapason des consommateurs.

Autrement dit… Le boycott massif, ça marche. Il se peut même que ce soit l’arme ultime des citoyens à l’heure où descendre dans les rues ne suffit plus pour alerter nos dirigeants sur l’urgence de la situation.

Hier encore, 700 scientifiques lançaient un SOS, exhortant les dirigeants français de passer à l’action. Mais leurs mots ne font pas le poids face au diktat de la croissance, et aux grandes entreprises coincées dans leur besoin de rentabilité à tout prix. Au détriment des humains, au détriment de notre avenir.

A la guerre comme à la guerre ? Oeil pour oeil dent pour dent ? Rira bien qui rira le dernier ? Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort ? Pic et pic et colégrame, choisissez le proverbe que vous voudrez, et mettons-nous en ordre de marche.

Comme dimanche dernier, chaque mois, descendons dans la rue et marchons, pour crier notre colère et notre inquiétude face à l’immobilisme de notre gouvernement.
Et puis, le 1er octobre, boycottons.
Utilisons notre pouvoir absolu de consommateur pour imposer nos règles. Utilisons cette règle absolue de l’économie selon laquelle sans demande, il n’y a plus d’offre. Obligeons les banques à arrêter de spéculer avec notre argent, obligeons Nutella à abandonner l’huile de palme, obligeons Total à arrêter de saigner la terre, obligeons notre gouvernement à prendre des mesures.
Le 1er octobre, ne retirons pas d’argent à la banque, n’allons pas au supermarché, ne nous rendons pas à la station essence. Soyons les rois que nous avons oublié que nous sommes, et imposons nos règles avant que le climat ne nous impose les siennes, les nouvelles, celles qui ont changé parce que notre système n’a pas voulu l’entendre.
Nous sommes nombreux, innombrables même. Et nous sommes puissants. Bien plus qu’on ne pourrait le penser.

Une marche + un boycott mensuels = des citoyens engagés + des consommateurs révoltés = un peuple qui a le pouvoir de changer la donne ! Mobilisons-nous !

#powertothepeople
#boycottmassif

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