Boycott à la surconsommation de Noël épisode 2 : un sapin n’a rien à faire dans un salon

Le compte à rebours a commencé : exit le Black Friday, la prochaine échéance commerciale, c’est Noël. Les calendriers de l’avent sont déjà sortis depuis un moment (parce qu’on les a boycotté, on a eu droit à un atelier créatif d’anthologie), les rues commencent à distiller de la magie de Noël de pacotille, à grands renforts d’éclairages clignotants et de neige artificielle : c’est le signal, le top départ de la plus grande fête annuelle de la surconsommation.

De fait, qui dit Noël dit sapin, guirlandes, déco, liste au papa noël, cadeaux, besoin d’idées cadeaux, galère d’idées cadeaux, rush dans les magasins sans idées cadeaux, achat compulsif de cadeaux n’importe quoi, fermage fort des yeux au moment de composer le code de sa carte bleue, relevé de compte plein de lignes avec, en fin de page, un nombre avec pas assez de chiffres, banquier pas content, joie de Noël en voie de disparition, engloutissage compulsif de chocolat pour faire passer la note, déprime post-engloutissage devant la silhouette irréprochable de la belle-soeur, sourire forcé de la belle-soeur devant son cadeau n’importe quoi, recherche intempestive de magie de Noël perdue, compensation à la Clairette de Die, trou noir.
Evidemment, nous exagérons à peine.

Alors reprenons depuis le début, tranquillement, et tâchons d’éviter l’hécatombe de Noël avant qu’elle ne nous tombe sur le coin du crâne le 26 au matin.

Qui dit Noël dit sapin.

Cas numéro 1 : vous êtes un inconditionnel du sapin

Admettons-le : un sapin, ça n’a rien à faire dans un salon. C’est même une tradition pour le moins bizarre, si l’on y réfléchit un peu. Mais il y a de ces symboles que certains ne sont absolument pas prêts à lâcher, et le sapin de noël en fait partie. Alors avant que ne s’organise une rébellion de la part des organisateurs annuels de concours de beaux sapins, voici quelques conseils destinés à ceux qui ne peuvent envisager les fêtes sans un sapin dans leur salon.
Eliminons d’office les sapins artificiels : déjà parce que vous allez perdre votre concours de beau sapin dans la mesure où c’est moche, et ensuite, accessoirement, parce qu’ils sont tout sauf écolos : souvent fabriqués en Asie à partir de matériaux polluants et gourmands en énergies (PVC, plastique, aluminium…) par une main d’œuvre exploitée au rabais, ils cumulent les aberrations. Pour ceux qui ne se laissent pas émouvoir par la situation des 40 millions de personnes victimes d’esclavage moderne dans le monde, Futura Sciences a fait un super match vrai sapin / faux sapin basé sur des études solides, et en a déduit qu’en ce qui concerne les émissions de CO2, le sapin artificiel ne commence à être intéressant par rapport au sapin naturel qu’au bout de 20 ans. Que ceux qui ont gardé un sapin artificiel plus de 20 ans lèvent le doigt. Et que ceux qui n’ont pas levé le doigt trouvent par ici quelques astuces pour choisir votre sapin de noël à moindres frais pour la planète.

Cas numéro 2 : vous êtes prêts à concevoir que la magie de Noël ne passe pas nécessairement par un sapin dans votre salon
A vrai dire, c’est de loin la solution la plus sage, car il n’y a pas plus bel arbre de Noël qu’un arbre vivant sa vie dans sa forêt, il suffit de le voir pour le savoir. Alors si vous tenez à le déguiser, profitez d’une balade en forêt pour choisir votre sapin méritant, et célébrez-le à votre façon !
Ou alors, rêvons un peu : et si, cette année, on laissait les épicéas vivre tranquillement leur vie d’épicéas qui aiment la neige et le froid et avoir des racines dans une terre mouillée pleine de vers de terre, contrairement à nous autres pauvres humains ?
D’autant que leur laisser la vie sauve, c’est aussi éviter de dépenser une fortune pour un spécimen de 80 centimètres de haut, ne pas jouer à ramasser des épines partout pendant un mois, se passer de voir un petit arbre innocent mourir sous nos yeux, et ne pas participer à un génocide d’épicéas.
Et ce n’est pas tout : en tant que boycotteuses et boycotteurs citoyens, laisser la vie sauve aux petits épicéas permet de commencer à préparer les pouvoirs publics, les grandes surfaces et les lobbies à une nouvelle idée : celle de devoir s’adapter aux enjeux climatiques en réagissant au plus vite, ou de se mettre à dos leurs citoyens qui sont aussi leurs consommateurs. Pour rappel, en cette fin d’année, nous disposons de 6 semaines cruciales pendant lesquelles nous pouvons reprendre le contrôle de notre avenir en envoyant un message fort à nos dirigeants. Or ne pas acheter de sapin de noël, cela ressemble à un début de message fort. Cela ressemble à ne pas piocher dans nos bourses au moment où il est attendu de nous que nous commencions à le faire, à grands renforts de publicités.

Alors gardons les cordons de notre bourse bien liés, et ouvrons grandes les vannes de cette créativité qui se cache, parfois très loin, en nous. Inaugurons en fabriquant nos propres sapins, seul ou en famille ! Car c’est exactement ça, la magie de Noël : passer du bon temps avec ses proches quand on en a, ou avec un petit vin chaud quand on n’en a pas (il faut bien compenser), et se fabriquer un Noël sur-mesure, loin des diktats de la consommation.
Ceux qui manqueraient vraiment d’imagination ou de vin chaud peuvent glaner quelques idées sur le magnifique blog Decocrush. Mais des dizaines d’autres blogs proposent des dizaines d’autres idées, et puis dans votre tête s’en cachent probablement d’autres : les vôtres, et donc les plus originales !

A vos marques, prêts, sapins !

 

 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

 

______________________________

Depuis le mois d’octobre 2018, le Boycott Citoyen initie des boycotts au long court de certains produits et groupes (Nestlé, Coca-Cola, MacDo…) mais aussi de pratiques néfastes (le plastique à usage unique, les voyages professionnels en avion, la surconsommation lors des fêtes commerciales etc.). 
Nous organisons régulièrement des journées sans achat pour initier des actions coup de poing et montrer l’impact de consommateurs qui prennent le pouvoir. Le Boycott Citoyen a également organisé 10 jours de résistance contre le plastique qui ont mobilisé des dizaines de milliers de personnes dans plus 40 villes en France en mai 2019. 
Chaque jour, sur www.boycottcitoyen.org, retrouvez des articles qui vous aident à éviter les produits irresponsables, et à adopter de nouvelles pratiques respectueuses de l’environnement et de l’homme.
Sur la page Facebook du Boycott citoyen, la communauté des boycotteurs et boycotteuses citoyen.nes échangent leurs idées, astuces et bons plans, donnant du poids au mouvement global… Motivant !

______________________________________

Vous suivez le Boycott Citoyen ? Vous avez initié des changements dans vos modes de consommation grâce aux alternatives proposées ? N’hésitez pas à soutenir nos actions sur Tipeee !

Se passer d’Amazon : mode d’emploi

Amazon est une championne de l’optimisation fiscale qui tue les libraires et se fiche de l’environnement. Pourtant, lors du Black Friday, l’entreprise irresponsable sera récompensée en encaissant des milliards de dollars…

Il y a dix ans à peine, le Black Friday était à peu près inconnu en France… Néanmoins, les mentalités évoluent beaucoup plus vite sur ce genre d’événements que sur la cause des femmes ou le réchauffement climatique, au hasard : avec un panier moyen de 94 euros et une augmentation des dépenses de 71% par rapport à 2017, l’édition 2018 du Black Friday a été une réussite en France, selon le cabinet d’analyse HiPay. Premier bénéficiaire de cette évolution : Amazon.

Amazon encourage la surconsommation

En 2017, les Français ont acheté 2 millions de produits sur le site d’Amazon en une seule journée, lors du Black Friday. Et l’an dernier, près de 180 millions d’articles ont été achetés sur Amazon dans le monde en quelques jours seulement… Si bien que Jeff Bezos, fondateur de l’entreprise, trône en tête des plus grosses fortunes du monde, soit la bagatelle de 116 milliards de dollars, accumulés en incitant les gens à consommer toujours plus dans un monde au bord du précipice.

Amazon pratique l’optimisation fiscale

L’an dernier, Jeff Bezos a avoué « ne pas savoir quoi faire de sa fortune ». On lui suggèrerait bien de faire un peu moins fortune en respectant un peu plus les hommes et la terre, mais apparemment, cela demande trop d’imagination… Pour le moment, Amazon préfère passer son temps à réfléchir aux techniques d’optimisations fiscales qui lui permettent de payer le moins d’impôts possibleet licencier ses employés ayant montré des signes de sympathie vis-à-vis des Gilets Jaunes… Voilà du temps de réflexion bien mal utilisé…

Se passer d’Amazon mode d’emploi

Alors en attendant que Jeff réfléchisse à l’impact positif qu’il pourrait avoir sur le devenir de notre Terre Mère et sur les hommes qui l’habitent, nous nous passerons d’Amazon.
Certes, c’est moins simple que de faire avec, mais ce n’est pas non plus si compliqué (on faisait sans avant, rappelez-vous), et c’est beaucoup plus raccord avec les enjeux de notre triste époque. Cela demande juste de passer entre les mailles des injonctions à surconsommer, de se rappeler que l’on ne fait que 2% d’économies réelles le jour du Black Friday… Et d’utiliser les formidables moyens mis à notre disposition à cette époque où Internet nous facilite la vie :

Lorsque vous recherchez un objet, commencez par écumer les plateformes de dons. Vous avez l’embarras du choix, à commencer par ces quelques solutions simples :

  • Donnons.org : vous pouvez par exemple trouver sur le site (liste absolument pas exhaustive !) : meubles, accessoires pour animaux, jeux vidéos, vaisselles, vêtements, accessoires de puériculture, électroménager, électronique, outils de bricolage, plantes et fleurs, compost… Vous trouverez de tout !
  • A la recherche d’un aspirateur ? d’un vélo ? d’un pantalon ? Pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil sur Geev ? L’application met en relation d’une part des Geevers qui souhaitent donner des objets qu’ils n’utilisent plus, et des citoyens potentiellement intéressés, prêts à les adopter. Grâce à un système de géolocalisation, il vous est possible de dénicher des trésors qui se cachent près de chez vous, où que vous soyez en France.
  • consoRecup, imaginée par le média consoGlobe, est une plateforme de don et de récupe qui vous permet de donner et de dénicher de bonnes affaires proches de chez vous. Livres, jeux, films, matériel de sport, de puériculture, tout y est, et ce, dans plusieurs régions de France. consoRecup multiplie les solutions en proposant également un service de troc pour échanger ses objets contre de nouveaux.

Si vous recherchez un bouquin pour vous-même ou un proche, bingo : moultes solutions ont été imaginées pour vous aider à vous passer d’Amazon :

  • Dans la catégorie “l’arroseur arrosé”, on a Amazon Killer, qui permet de faire la recherche sur Amazon puis de trouver le libraire indépendant qui vend le bouquin près de chez vous
  • Il y a des plateformes de librairies indépendants qui font exactement la même chose qu’Amazon. 2 500 libraires indépendants ont ainsi décidé d’unir leurs forces au sein de lalibrairie.com, une alternative pratique et précieuse. Il y a aussi Leslibraires.fr, un autre réseau de libraires indépendants, qui vous proposeront un très large choix de livres neufs, mais aussi de livres anciens, rares ou d’occasion.
  • Autre option : Chez Mon Libraire, site collectif mis en place par les libraires de l’association Libraires en Rhône-Alpes en Novembre 2014. A partir de la rentrée 2016, il a été ouvert aux libraires auvergnats de LIRAAujourd’hui ce sont plus de 100  librairies qui, dans un esprit solidaire, ont fait le choix d’un service commun.
  • On peut toujours se tourner vers Gibert.com pour acheter ou vendre des libres neufs ou d’occasion
  • De nombreux sites dont www.donnons.org proposent des livres d’occasion, gratuits !
  • Vous pouvez tester Scribd, un site de partage de documents en ligne actif depuis mars 2007. Scribd offre un lecteur gratuit de documents de 160 ko qui se charge dans les navigateurs, et les documents iPaper sont obtenus après conversion en PDF et peuvent être partagés. Ce lecteur supporte les zooms, la recherche de texte, différents modes de visualisation, l’utilisation de l’imprimante. Toutefois, le téléchargement des ouvrages reste réservé aux utilisateurs inscrits et ayant souscrit à un passe limité dans le temps.

Lutter contre le Black Friday mode d’emploi

Marre de la surconsommation ? Rejoignez le mouvement : le Boycott Citoyen organise une campagne de décrédibilisation du Black Friday sur les réseaux sociaux : inscrivez-vous en envoyant un mail à boycott.citoyen@lilo.org !
Le 29 novembre, le Boycott Citoyen co-organise aussi :
– La grève mondiale pour le climat : https://www.facebook.com/events/633747833695721/
– Plantons partout des arbres pour le climat : https://www.facebook.com/events/633747833695721/
– Block Friday : https://www.facebook.com/events/953599701691438/
– Vive le vendredi vert : https://www.facebook.com/events/735277593610579/

______________________________

Depuis le mois d’octobre 2018, le Boycott Citoyen initie des boycotts au long court de certains produits et groupes (Nestlé, Coca-Cola, MacDo…) mais aussi de pratiques néfastes (le plastique à usage unique, les voyages professionnels en avion, la surconsommation lors des fêtes commerciales etc.).
Nous organisons régulièrement des journées sans achat pour initier des actions coup de poing et montrer l’impact de consommateurs qui prennent le pouvoir. Le Boycott Citoyen a également organisé 10 jours de résistance contre le plastique qui ont mobilisé des dizaines de milliers de personnes dans plus 40 villes en France en mai 2019.
Chaque jour, sur www.boycottcitoyen.org, retrouvez des articles qui vous aident à éviter les produits irresponsables, et à adopter de nouvelles pratiques respectueuses de l’environnement et de l’homme.
Sur la page Facebook du Boycott citoyen, la communauté des boycotteurs et boycotteuses citoyen.nes échangent leurs idées, astuces et bons plans, donnant du poids au mouvement global… Motivant !

______________________________________

Vous suivez le Boycott Citoyen ? Vous avez initié des changements dans vos modes de consommation grâce aux alternatives proposées ? N’hésitez pas à soutenir nos actions sur Tipeee !

Ouf, il existe des chocolats qui ne font mal ni à la planète, ni aux travailleurs (à notre ventre, c’est une autre histoire)

En France, on adore le chocolat. Plus précisément, on l’engloutit : 405.000 tonnes de chocolat ont été consommées par les Français en 2015, soit environ plus de 12 kilos par seconde. La France est le 7ème pays consommateur de la fève de cacao en Europe avec 6,7 kg par an et par habitant, et il y a dans notre pays 97 % de gourmands qui consomment du chocolat au moins… une fois par semaine ! Mais le meilleur moment pour déguster du chocolat, ça reste sans aucun doute Pâques…

Idécologie Infographie cacao 1 - Les français

Alors, on se demande, quand même : savourer des chocolats à Pâques sans gâcher la fête, c’est possible ? Du cacao qui ne provient pas de la déforestation et de l’exploitation des hommes et des enfants, c’est de l’ordre de l’envisageable ? Rangez vos mouchoirs, la réponse est oui ! L’ONG Green America a réalisé en 2018 un classement des marques de chocolat les plus vertueuses et celles à éviter. Evidemment, la plupart sont américaines, mais on peut retenir dans le top du top la marque équitable Alter Eco (on s’en doutait, les moins bien classées sont les marques Ferrero et Godiva).

De fait, pour acheter du chocolat en étant certain de ne pas contribuer au travail des enfants, le mieux reste de choisir du chocolat labellisé. Aujourd’hui, le principal label qui garantisse des conditions de travail décentes et le respect de l’environnement est le label de commerce équitable Max Havelaar. Les garanties ? Un juste prix pour les producteurs, et le respect des droits humains, notamment des enfants. Certaines marques se sont spécialisées dans le commerce équitable, comme Puerto CacaoArtisans du Monde ou Ethiquable. Ethiquable par exemple, travaille, pour ses chocolats, avec une coopérative de producteurs haïtiens. Le chocolat d’Haïti est un grand cru de particulièrement bonne qualité et peu présent dans l’offre classique des distributeurs. Ce partenariat garantit de nouvelles plantations dans un pays dévasté par la déforestation et les séismes meurtriers, et le différentiel « permet de payer le cacao aux paysans 30 % de plus que les intermédiaires locaux, tout en couvrant des investissements (séchoirs, locaux…) et des actions de formation et d’animation », rapporte Ethiquable.

Alors certes, ces marques sont un peu plus chères, mais on oublie pas que le chocolat doit rester un produit qui se croque occasionnellement (ne serait-ce que pour notre ligne), on aura d’autant plus plaisir à le déguster !

Vous avez tout bien suivi ? Petite infographie récap’ pour mieux consommer ses chocolats de Pâques et même les remplacer, merci Idécologie !

Idécologie Infographie cacao 3

(1) Chiffres : Planetoscope

Merci les chercheurs et chercheuses ! 5 inventions qui pourraient sauver notre avenir…

De l’eau à la demande

26858289-27375430L’eau potable est l’une des ressources les plus précieuses sur Terre. Et l’une des plus menacées. Aujourd’hui, 2,1 milliards de personnes n’ont pas accès à de l’eau salubre à leur domicile selon l’OMS, soit 30 % de la population mondiale. Deux start-up, Skysource et Skywater, se sont penchées sur le sujet… Et ils ont trouvé : leur innovation, qui tient dans un conteneur maritime qui peut être installé n’importe où, consiste en une machine qui capture l’humidité de l’air afin de fournir de l’eau fraîche à un prix substantiellement inférieur à celui d’autres techniques, comme la désalinisation. Elle est capable d’extraire 2 000 litres d’eau par jour de l’atmosphère en utilisant uniquement des énergies renouvelables, et pour un coût inférieur à deux centimes par litre (ce qui permettrait de fournir de l’eau à 100 personnes pour un coût inférieur à 40 dollars par jour). L’originalité de la machine réside dans l’emploi de biogaz comme source d’énergie, rendant son emploi possible partout dans le monde : un gaséifieur situé au sein du container transforme (par pyrolyse) tout type de déchets végétaux comme de la sciure, des coques de noix de coco ou des feuilles mortes en énergie pour alimenter le condensateur. Dans des lieux sans végétaux, la machine pourrait fonctionner avec des panneaux solaires, rendant ainsi l’eau potable accessible et abondante sur toute la planète. L’invention a été  couronnée par le prestigieux XPrize, doté de 1,5 million de dollars… Affaire à suivre.
Source : Wedemain

Du phovoltaïque à moindre prix

panneau-solaire-soupleInitialement considérée comme un minéral, la pérovskite désigne une structure atomique particulière, répandue dans la nature et facile à obtenir en laboratoire. En 2013, une jeune Polonaise, Olga Malinkiewicz, alors doctorante à l’Institut des sciences moléculaires (ICMol) de l’Université de Valence, crée une cellule photovoltaïque en posant une couche de pérovskites par évaporation, et finalement par simple impression à jet d’encre. Sa découverte lui vaut un article dans la revue Nature, mais aussi le prestigieux prix du concours Photonics 2, et un autre du MIT. Encouragée par deux hommes d’affaires polonais, elle a fondé la société Saule Technologies, et fait construire un site de production à l’échelle industrielle à Wroclaw. « Ce sera la première chaîne au monde basée sur cette technologie. Sa capacité atteindra 40 000 m2 de panneaux à la fin de l’année et 180 000 m2 un an plus tard. Mais c’est une goutte d’eau dans l’océan de la demande », indique Mme Malinkiewicz. Un panneau standard d’environ 1,30 m2, au coût attendu de 50 euros et au rendement comparable aux panneaux classiques, approvisionnera en énergie un poste de travail en bureautique à longueur de journée, selon les estimations actuelles. Le géant du BTP suédois Skanska vient de signer avec Saule un contrat d’exploitation de cette technologie sur tous ses marchés en Europe, aux États-Unis et au Canada.
Source : Ouest France

Des verres moulés dans des courges

Capture d’écran 2019-02-07 à 17.10.34C’est Crème Designun cabinet de design installé à New York, qui a imaginé cette idée toute simple. Le principe : dessiner un moule, l’imprimer en 3D, puis y introduire une petite courge qu’on laisse grandir jusqu’à ce qu’elle épouse parfaitement les contours du moule. A l’arrivée : un contenant parfaitement étanche et prêt à l’usage sans créer le moindre déchet !
Source : Mr Mondialisation.

Des bouteilles en fibre de lin 

bouteille_lin_ok-397945989 milliards de bouteilles d’eau en plastique sont vendues chaque année dans le monde, finissant la plupart du temps dans nos océans et le ventre des poissons. Pourtant, il y a le lien : résistant, léger est durable, il se cultive sans traitement, ni irrigation et 70% de sa production mondiale se fait en France… Forte de ces informations, et aidée par une entreprise suédoise spécialisée dans l’assemblage de composites, Green Gen Technologies a imaginé quelques prototypes de bouteilles en fibre de lin. Disposant d’un film alimentaire qui évite les transmissions entre le liquide et le contenant, la bouteille écolo est aussi très résistante au choc. Mieux : biosourcée à 89%, biodégradable, elle affiche un bilan carbone proche de zéro. Parce qu’elle est plus chère que ses concurrentes en verre ou en plastique, ses inventeurs envisagent des levées de fonds pour financer les premières chaînes de production (750 000 euros dans un premier temps).
Source : Positivr

Des routes avec des cartouches d’encre

Roads-of-recycled-tonerEn moyenne, dans une cartouche d’imprimante, 13% du toner est gaspillé. La faute aux imprimantes qui indiquent généralement que la cartouche est vide alors qu’il reste encore de l’encre à l’intérieur. Lorsque celle-ci est trop vieille et sèche, elle devient également inutilisable. C’est face à ce constat qu’est né le projet TonerPave, qui associe Downer, le fournisseur routier de la ville de Melbourne, et Close the Loop, une entreprise valorisant l’économie circulaire pour fabriquer ce mélange d’asphalte à base de toner recyclé. L’idée ? Utiliser cette partie inutilisée du toner, et la mélanger à de l’huile recyclée pour réaliser un mélange d’asphalte. L’avantage : la fabrication du Toner Pave produirait jusqu’à 40 % d’émissions de CO2 de moins que celle de l’asphalte classique, selon sur le site officiel de la ville de Sydney. La ville aurait ainsi recyclé plus de 20 000 tonnes de cartouches entre 2012 et 2018 d’après la CNBC.
Source : ID L’info Durable

A la Saint Valentin, misons sur des cadeaux immatériels !

Chaque année, la question se pose pour beaucoup : a-t-on besoin de fêter cette fête pour se prouver qu’on s’aime ? Selon la dernière étude menée par le ministère de l’intérieur, 64% des Français fêtent la Saint-Valentin.

Misons sur l’immatériel !

Leur budget est plutôt important, puisque 72% d’entre eux dépensent entre 50€ et 100€. Mais voilà : alors que les ressources de la planète s’amenuisent, et que de nombreux citoyens se sont lancés dans le défi « Rien de Neuf » organisé par Zero Waste France, changer nos réflexes d’achat devient une priorité. La bonne nouvelle ? Il existe un nombre invraisemblable de cadeaux originaux à offrir à la personne élue dès lors que l’on se penche sur la vaste catégorie des cadeaux immatériels. Parce qu’il vaut mieux dépenser son argent de façon utile, et autant que faire ce peu ne pas encombrer les étagères déjà fort peuplées de nos proches avec des machins qui prendront la poussière, voici une liste de cadeaux immatériels qui devraient faire rougir de plaisir votre aimé.e, en fonction de votre budget :

  • Pour un-e curieux-se : un bocal rempli de petits mots à piocher le matin
  • Pour un-e gourmand-e : une réservation pour deux dans un restaurant qui vaut vraiment le détour : un lieu qui propose un petit menu de quelques plats intégralement pensés et cuisinés avec des produits bios et locaux ; un lieu solidaire qui emploie des personnes éloignées de l’emploi; un lieu qui propose des formules originales…
  • Pour un.e débordé.e : un bon pour un massage ou un soin dans un lieu propice à la détente, ou à domicile (oui c’est possible !)
  • Pour un-e mélomane : une ou deux places pour le concert d’un groupe qu’il vénère, ou un groupe que vous souhaitez lui faire découvrir
  • Pour un.e overbooké.e : un-e babysitter pour une soirée à deux
  • Pour un-e fada de mangas / de romans policiers / d’autobiographies : un abonnement à la médiathèque de son quartier
  • Pour un amateur ou une amatrice de bons vins : un cours d’œnologie
  • Pour un-e artiste : un cours d’essai pour une activité créative (dessin, poterie, travail du bois, cuisine, peinture…)
  • Pour un-e coquette : un bon pour une manucure ou une séance chez un coiffeur utilisant des produits non nocifs pour le cuir chevelu et l’environnement
  • Pour un-e grand.e enfant : une journée dans un parc d’attraction
  • Pour un festif ou une festive : une ou deux places pour un festival
  • Pour les amateurs et amatrices de sensations fortes : une soirée en mode Escape Game, un saut en parachute ou en chute libre, ou mieux, une soirée surprise avec yeux bandés inclus, ou un jeu de piste concocté par vos soins
  • Pour les fans de séries : une clé USB avec votre série préférée dessus
  • Pour les sportifs et sportives : un pass pour tester un cours de yoga, de danse, zumba, waterbike, ou tout autre sport près de chez lui ou elle
  • Pour les amateurs d’arts en tous genres : une entrée pour une expo, une invitation pour un ballet, une place pour aller voir un opéra…
  • Pour un.e romantique : un bon pour un petit dej au lit chaque mois
  • Pour un curieux ou une curieuse : un ticket pour une visite guidée à travers sa propre ville, en mode street art, patrimoine ou autre.
  • Pour quelqu’un de vraiment très spécial : un carnet de 12 bons pour l’année, combinant plusieurs de ces cadeaux, ou d’autres que ceux-là qui vous auront inspirés.

 

C’est à la planète que vous voulez déclarer votre flamme pour la Saint-Valentin ? C’est une bonne idée ! Vous trouverez une proposition d’intervention parmi d’autres ici 😉

 

 

Moteurs de recherche, boîtes mail, outils… Dégooglisons Internet !

Alors que les Européens ne parviennent toujours pas à se mettre d’accord sur la fiscalité des multinationales du numérique, Google en profite. Le moteur de recherche a poursuivi tranquillement sa stratégie d’optimisation fiscale en 2017, en déplaçant artificiellement 19,9 milliards d’euros de profits vers les Bermudes, un paradis fiscal où il bénéficie d’une fiscalité quasi nulle. Révoltant… Mais comment on fait sans Google ? Hé bien malheureusement, on ne peut pas faire sans Google, on ne va pas vous mentir. A moins de changer drastiquement de mode de vie, ce qu’on ne va pas pouvoir faire d’un coup d’un seul. Mais on peut déjà changer quelques bricoles…

Moteurs de recherche

Changer de moteur de recherche, on peut le faire très facilement, on peut le faire dans la journée, et le peu que l’on puisse faire, il faut le faire, comme le disait Théodore Monod.

On peut ainsi utiliser Ecosia. Elaboré par une start-up berlinoise, il utilise une partie de ses revenus pour planter des arbres. Explications : comme tous les moteurs de recherche, Ecosia possède des liens publicitaires (EcoAds et EcoLinks) permettant d’obtenir des revenus pour chaque clic ou un pourcentage lors d’un achat sur un site partenaire. 80 % des bénéfices sont utilisés pour le soutien d’actions de reforestation au Pérou, en Indonésie, à Madagascar et au Burkina Faso… Soit l’équivalent de 2.000 euros par jour destinés aux arbres. Et pour neutraliser les émissions de CO2 causées par les recherches de ses utilisateurs, Ecosia fait appel à Myclimate possédant un programme de compensation de carbone.

Autre possibilité : Lilo. Ce moteur de recherche français reverse 50% de ses revenus à des projets sociaux et environnementaux. Le principe est le même que pour Ecosia : à chaque fois que l’on effectue une recherche, on gagne une goutte d’eau. Celle-ci représente l’argent que l’on génère grâce à l’affichage des liens commerciaux. Les gouttes d’eau collectées peuvent ensuite être redistribuées à l’association que l’on souhaite. Et contrairement à Google, Lilo empêche la collecte de nos données personnelles et désactive le tracking publicitaire.

Et puis il y a aussi et surtout Qwant : le navigateur européen Qwant, « 100 % protecteur de votre vie privée » en bannissant cookies et traçages publicitaires, , s’est engagé à s’alimenter exclusivement en énergies renouvelables via la signature d’un partenariat avec le groupe Akuo Energy.

Boîtes mail

Du côté des boîtes mail, il y a la messagerie Lilo, avec laquelle on peut envoyer des pièces jointes jusqu’à 5 Go avec un impact énergétique minime. Elle propose de télécharger la pièce jointe dès sa réception via un lien dédié, limitant son temps de stockage dans les data centers. Autre avantage : elle nous alerte lorsque des pièces jointes inutiles et volumineuses occupent notre espace. Finalement, les serveurs de Lilo utilisent en partie de l’électricité produite à partir d’éoliennes ainsi qu’un système de refroidissement sans climatisation.

Il y a aussi Ecomail, dont 50% des revenus provenant de la vente du service sont utilisés pour la promotion, le développement et la création de projets écologiques. Tout comme Lilo, elle incite les utilisateurs à gérer leurs courriels de façon écologique, en leur rappelant par exemple de les trier pour libérer de l’espace et limiter leur pollution.La boîte mail, qui propose 5 Go d’espace disque et 2 Go d’espace disque Cloud, coûte 12 euros par an, mais analysons que c’est à peine le prix d’un menu au resto. On doit bien ça à la planète.

Il y a finalement la française Newmanity. Elle ne finance pas de projet écologique (dans la version gratuite destinée aux particuliers), mais son mode de fonctionnement est ultra vert : l’électricité qui l’alimente est fournie par Enercoop, dont l’énergie est 100% renouvelable et son data center Evoswitch se targue d’être le premier à avoir une empreinte carbone neutre. Il est basé aux Pays-Bas et est alimenté uniquement par de l’électricité issue d’énergies entièrement renouvelables : éolien, biomasse, solaire et hydraulique. Newmanity indiquait également à LCI en 2016 avoir décidé « de ne pas enregistrer d’informations sur la vie privée des utilisateurs, ce qui fait qu’on consomme beaucoup moins d’énergie sur nos serveurs ». Chez Newmanity, l’accès est gratuit pour 1 Go d’espace de stockage ainsi qu’un cloud. L’espace est certes quinze fois plus réduit que celui de la messagerie de Google, Gmail, mais cela incite les utilisateurs à trier leurs e-mail, et non à stocker des messages inutiles indéfiniment.

Et il y en a encore d’autres, à étudier par ici ! N’hésitez plus…

Et pour tout le reste…

Le premier truc à faire ? Aller voir du côté de Framasoft, qui offre de très belles alternatives aux manips que nous faisons tous les jours sur Google, avec des centaines de logiciels et de contenus culturels libres, classés, testés et présentés dans des fiches synthétiques. Si vous ne supportez plus d’utiliser Doodle ou que Dropbox vous inspire tout le dégoût du monde, vous avez tout intérêt à vous tourner vers cette initiative qui regroupe sur un site dédié une trentaine de services alternatifs. Pour s’informer c’est par ici !

Et il y a encore OpenStreetMaps pour remplacer GoogleMaps !

Alors, prêts à boycotter Google ?

En janvier, boycottons les soldes des grandes enseignes

Il y a eu la frénésie du Black Friday en novembre, la grande foire à la surconsommation de Noël en décembre, et nous voici donc, tout naturellement, en janvier. Soit, dans cette société qui ne peut survivre sans nous, consommateurs effrénés, le mois des soldes.

Dans la mesure où nous, boycotteurs citoyens, avons pris l’excellente résolution (pour notre portefeuille et pour la planète) de ne rien acheter de neuf cette année, ce serait une idée un peu saugrenue d’aller courir les magasins moins d’une semaine après s’est fixé ces objectifs louables. Mais les sirènes de consommation nous harcelant à la radio, à la télé, sur les panneaux publicitaires dans la rue, dans les transports, et jusque dans nos boîtes mail et nos boîtes aux lettres, nous ne jetterons pas la première pierre à ceux qui auraient l’impulsion de céder à la tentation, tentés de faire des économies en ces temps difficiles.
C’est la raison pour laquelle aujourd’hui, nous vous proposons une déconstruction de cette tentation en trois temps, sous le haut patronage de WeDemain qui a publié une excellente tribune sur la question, signée des co-fondateurs de la marque durable Loom.

1. Les grandes marques n’ont pas besoin des soldes
A l’origine, les soldes avaient pour objectif d’écouler les stocks de la collection d’hiver avant l’été, et inversement. Mais depuis ces temps reculés, bien des choses ont changé, puisqu’il n’y a plus deux collections par an, mais jusqu’à une toutes les trois semaines. Par ailleurs, les marques produisent en flux tendu et ont donc de moins en moins d’invendus. Comme le souligne Wikipédia, dans son article sur les soldes : « Certaines marques continuent à communiquer sur l’intérêt de leurs soldes, alors qu’elles ont moins de produits invendus qu’auparavant à écouler à cette période ».  Bref, même si elles prétendent le contraire, les marques n’ont plus vraiment besoin de faire des soldes.

2. Les soldes ne permettent pas de faire des affaires
On nous rabâche que les bonnes affaires se multiplient au moment des soldes ? Mauvaise nouvelle : c’est faux.  On a été tellement habitués à acheter en soldes que tout nous semble trop cher le reste du temps. Mais le graphique à retenir, c’est celui-ci :

pasted image 0

3. Les soldes nuisent aux pratiques respectueuses des petites marques
Pour rentrer dans la guerre des soldes et tirer son épingle du jeu, les marques doivent réduire les prix en faisant baisser les coûts de production, ce qui n’est une bonne idée ni pour les petites mains qui fabriquent sans juste rémunération, ni pour la planète dont les ressources s’essoufflent, ni même pour les consommateurs (WeDemain creuse le sujet ici). Autre option : tricher en gonflant artificiellement les prix pour pouvoir les baisser au moment des soldes, en créant des collections de moins bonne qualité spécialement pour les solder. Ce qui n’est guère mieux, vous en conviendrez.
A l’heure des soldes de janvier, nous vous proposons donc de prendre le temps de la réflexion : lorsque le prix d’un vêtement prend en compte le coût social et écologique de sa fabrication, il est logiquement bien plus cher. Sablage des jeanstannage au chrome… Les procédés de fabrication sont néfastes pour les employé-e-s. La question de l’entretien et de la fin de vie des vêtements se pose aussi. A chaque passage en machine, les vêtements synthétiques libèrent des microparticules de plastique. Qui polluent les écosystèmes et représentent un danger pour les animaux marins. Bref, quand vous achetez un tee-shirt à 5 euros et une doudoune à 20 euros, c’est au détriment de ceux qui les confectionnent, et de la planète qui fournit les ressources nécessaires à leur fabrication.

Pour faire de bonnes affaires en respectant les employé.es et la planète, des solutions existent !

Il existe de nombreuses solutions. La première est de réfléchir à l’utilité de l’achat, bien entendu. Vous avez absolument besoin d’un manteau pour votre petit dernier ? Made in France, achats d’occasion, matières écologiques… En matière de mode responsable, les alternatives se multiplient ces dernières années ! Si les marques éthiques coûtent trop cher pour votre budget, misez sur les friperies solidaires, les boutiques vintage, les plateformes de mode d’occasion, ou encore les trocs de fringues, de plus en plus populaires… Cela vous permettra de tenir votre Défi Rien de Neuf au-delà du mois de janvier !

 

Premier défi de 2019 : ne rien acheter neuf !

Nous aurions pu commencer l’année avec un boycott. Mais nous avons jugé plus positif de démarrer 2019 avec un défi lancé par l’ONG Zéro Waste France : tenter de ne rien acheter de neuf pendant un an… Après une première édition en 2018 réunissant plus de 15 000 participants, l’association se fixe l’objectif de réunir 100 000 participants dans le Défi “Rien de neuf”.

Le but : réaliser une économie de ressources de l’ordre de plusieurs millions de tonnes, et porter un message fort aux décideurs politiques et économiques. De fait, l’impact écologique de cette opération n’est pas négligeable : les objets non-consommés n’ont pas besoin d’être produits et ne nécessitent donc aucune nouvelle ressource naturelle. Pour éduquer le grand public à l’impact de sa consommation, Zéro Waste a développé cette année un calculateur grâce à des données fournies par l’Ademe.

« Derrière chaque objet, il y a une montagne de ressources ! Par exemple en évitant l’achat d’un micro ondes, ce sont deux tonnes de matière première qui ne sont pas consommées ! Et 110 kilos pour un simple manteau ! C’est ce que l’on appelle « l’empreinte matière » des objets. Tout ce qui est nécessaire à leur production et qui est invisible pour le consommateur », explique Flore Berlingen, présidente de l’association Zero Waste France, à l’excellentissime WeDemain.

Le programme ne sera pas facile à tenir : le principe est de limiter au maximum ses achats de produits neufs pendant un an en privilégiant des modes de consommation alternatifs à l’achat neuf : location, prêt, occasion, réparation, don ou mutualisation… Et certes, ce n’est pas toujours possible. Il n’en reste pas moins que le Défi permet de questionner nos modes de consommation et de limiter notre impact sur l’environnement… Et il nous aide en proposant un suivi de consommation, des informations sur les objets, des conseils et astuces pour trouver des alternatives au neuf. L’association a en effet mis en place sur son site un « répertoire des alternatives « . Que l’on cherche des vêtements, des meubles, des accessoires de puériculture ou un smartphone d’occasion, cet outil permet de repérer sur Internet ou dans sa région les commerçants qui les proposent.

Et puisque c’est également le but du Boycott Citoyen que de se passer des grands groupes et de privilégier les circuits courts et responsables, nous vous proposons de démarrer l’année en montrant à Zéro Waste France qu’elle peut compter sur un partenaire de poids : les 26000 boycotteurs citoyens qui se mobilisent depuis le mois de septembre pour donner du poids à leurs choix de consommation !

Chiche ? Leur objectif est de réunir 100.000 participants cette année. Aujourd’hui, inscrivons-nous tous, et passons des 12000 participants affichés à 38.000… Nous comptons sur vous !
Pour s’inscrire, c’est par ici !

Boycott à la surconsommation de Noël épisode 4 : cadeaux solidaires, le double effet kiss cool

Qui dit Noël dit sapin, guirlandes, déco, liste au papa noël, cadeaux, besoin d’idées cadeaux, galère d’idées cadeaux, rush dans les magasins sans idées cadeaux, achat compulsif de cadeaux n’importe quoi, fermage fort des yeux au moment de composer le code de sa carte bleue, relevé de compte plein de lignes avec, en fin de page, un nombre avec pas assez de chiffres, banquier pas content, joie de Noël en voie de disparition, engloutissage compulsif de chocolat pour faire passer la note, déprime post-engloutissage devant la silhouette irréprochable de la belle-soeur, sourire forcé de la belle-soeur devant son cadeau n’importe quoi, recherche intempestive de magie de Noël perdue, compensation à la Clairette de Die, trou noir.

Pour mettre fin à ce cycle infernal, et surtout à un modèle de surconsommation néfaste pour vous, pour votre porte-monnaie, mais aussi pour les employés exploités qui fabriquent nos cadeaux, et la planète, Boycott Citoyen vous proposait il y a quelques jours une liste de 20 cadeaux immatériels (de la réservation pour deux dans un restaurant qui vaut vraiment le détour au massage en passant par la place de concert, l’abonnement à la médiathèque, le cours d’oenologie et autres idées sympathiques). Nous poursuivons aujourd’hui en vous donnant des idées de cadeaux solidaires, originaux et généreux !

Accompagner un proche dans un geste solidaire

Depuis quelques années, une nouvelle forme de don est apparue : le cadeau solidaire. Le principe ? Vous offrez de la solidarité à deux personnes en même temps : la première au destinataire du cadeau (un enfant, une soeur, un ami), la seconde à un village, une famille vivant dans un pays en souffrance. Un exemple ? A Noël, vous offrez une poule à votre frère. Evidemment, elle ne caquettera pas dans le salon : elle sera symbolisée par une carte cadeau préalablement achetée auprès d’une ONG, mais elle sera livrée, à des milliers de kilomètres de là, à un paysan pour l’aider à mieux vivre au quotidien.

Plusieurs ONG vous propose ainsi de faire le choix des des cadeaux solidaires.

Vision du monde vous propose d’offrir une chèvre, une poule, deux moustiquaires, un vélo, ou même l’équipement pour une classe !

Du côté de l’Unicef aussi, vous avez le choix : 200 vaccins contre le tétanos pour 20 euros, 10 cartables pour 30 euros, 10000 comprimés de purification d’eau pour 40 euros, et des dizaines d’autres cadeaux à offrir à ceux qui en ont le plus besoin.

Elevage Sans Frontières a également choisi la méthode du cadeau solidaire : ici, vous pourrez offrir un poulailler, du matériel pour un potager, ou encore un kit vétérinaire pour les populations dans le besoin au Burkina Faso.

On vous livre une dernière idée originale : offrir à un proche le parrainage d’une ruche, avec Un Toit pour les Abeilles ! En échange, il recevra des pots de miel toute l’année… Et la satisfaction de participer à la sauvegarde des abeilles à un moment où les colonies s’effondrent les unes après les autres.

Offrir un cadeau équitable

Là, votre proche reçoit réellement un cadeau qu’il pourra utiliser, mais les bénéfices récoltés permettent de financer des actions auprès des populations les plus vulnérables.

L’association Amnesty international propose ainsi une boutique de cadeaux solidaires en ligne. La vente des produits disponibles sur le site de l’association proviennent du commerce équitable et permettent de favoriser le développement de projets sociaux des populations du monde les plus démunies : l’intégralité des bénéfices réalisés grâce aux ventes de ces produits, permettent de lutter en faveur des droits humains à travers le monde.

Mais des dizaines d’autres associations proposent des cadeaux solidaires : Fondation pour la Nature et pour l’Homme, Petits Frères des Pauvres, Handicap International, Secours Populaire Français, Unapei, Wellfarm… La Boutique Solidaire propose un lien vers la boutique de chaque ONG : il ne vous reste plus qu’à choisir en fonction de vos convictions… Ou de celles de vos proches !

 

Analysez vos produits ménagers… Et fabriquez les vôtres !

 

En 2016, 60 millions de Consommateurs, consacrait sa Une aux produits ménagers, et passait au crible la liste de leurs ingrédients. Mieux : pour nous aider à y voir plus clair, le magazine propose une application gratuite, qui permet de retrouver les composants de chacune des 77 références étudiées (les ingrédients arrivant en tête des listes étant incorporés en plus grandes quantités). 60 millions de Consommateurs y inscrit en rouge, pour chaque produit, les substances les plus problématiques. Ajax, Carolin, Pliz, mais aussi Ecover, Sanitol ou Saint-Marc : allez donc vérifier, en quelques clics, si le produit que vous achetez les yeux fermés est aussi inoffensif que vous le pensez ! Il ne se trouve pas dans les 77 produits étudiés ? Pas de problème : 60 millions de Consommateurs nous aide à trouver l’information, pour les marques les plus connues, grâce à une liste de liens téléchargeable dans cet article. Parfois, il est nécessaire d’entrer le code-barres (ou le code EAN) du produit pour accéder aux données. Il est même possible de poser la question directement au service consommateurs de la marque : 60 millions de Consommateurs fournit leur numéro de téléphone, et même leur adresse postale. Alors ne nous privons pas !

Tout est bon dans le fait maison

Les produits ménagers que vous utilisez sont néfastes pour la santé et l’environnement ? Ne vous inquiétez pas : vous avez l’embarras du choix pour faire vous-même un produit d’entretien efficace, zéro déchet, pollution minimum et petit budget ! Trois produits de base : du savon de Marseille, du vinaigre blanc (le voilà) et du bicarbonate de soude (et un peu d’huiles essentielles pour l’odeur et les vertus antibactériennes). De là, avec quelques ajouts selon les recettes (acide citrique, cristaux de soude, gros sel) il est possible de remplacer intégralement tous les produits ménagers de la maison des pastilles de lave-vaisselle au nettoyant multi-usage en passant par la lessive, le pschitt à vitre, le produit W.C, le liquide vaisselle…

S’il est tout de même déconseillé de se préparer un mojito à base de cristaux de soude et de vinaigre blanc, ces produits de base ont l’avantage d’être peu onéreux, les recettes utilisent de petites quantités de chaque ingrédient et, face à un Cillit Bang votre nettoyant aura toujours l’air d’un Saint en voie de canonisation. Les recettes maison ne manquent pas sur Internet, le mieux étant de les tester (le magazine Kaizen en propose quelques-unes très efficaces, de même que la Surfrider Foundation). Et si vous voulez apprendre, Mamie and Co propose des ateliers pour fabriquer ses propres produits ménagers. Allez, courrons chercher notre petit neveu en passe de devenir le futur prix Nobel de Chimie, et proposons lui un petit atelier-labo de DIY produits ménagers.