Rébellion des consommateurs : quittons massivement les banques irresponsables !

Dans le contexte actuel, les banques irresponsables d’un point de vue climatique et social devraient se voir réprimées sévèrement par nos dirigeants. En l’absence d’action de leur part, nous avons le pouvoir, en tant que citoyens consomm’acteurs, de signifier notre désaccord : ensemble, changeons massivement de banque !

Extinction Rebellion a déclaré la Rébellion internationale pour le vivant, et contre les systèmes qui le détruisent : depuis le début de la semaine, des actions pacifiques de blocage sont simultanément organisées dans des dizaines de capitales dans le monde ! En tant que consommateurs et consommatrices, nous pouvons apporter notre contribution et soutenir le mouvement par nos actes d’achat.

Or 33 grandes banques internationales continuent de financer massivement les énergies fossiles : c’est la conclusion du rapport « Banking on climate change 2019 » publié par un collectif d’ONG (Rainforest Action Network, BankTrack, Indigenous Environmental Network, Oil Change International, Sierra Club et Honor the Earth).

Ces banques qui jouent avec notre avenir

Alors que les banques clament leur engagement pour le développement durable, et malgré la signature de l’accord de Paris fin 2015, les grandes banques ont investi quelques 1.700 milliards d’euros dans l’industrie du charbon, du pétrole et du gaz… Une hérésie, quand on sait que les énergies fossiles, responsables de 80 % des émissions de gaz à effet de serre, sont la première cause du changement climatique.

Trois banques américaines (Wells Fargo, Citi et JPMorgan Chase) sont en tête du classement, mais le rapport révèle aussi le rôle prépondérant de grandes banques européennes (HSBC et Barclays), et pointe du doigt des banques françaises :  de 2016 à 2018, BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole et Natixis ont investi plus de 125 milliards d’euros dans les énergies fossiles.

Récemment visée par des actions de militants climatiques, Société Générale est aujourd’hui le deuxième financeur mondial de terminaux de gaz naturel liquéfié, à la fois émetteurs de CO2 et responsables d’expropriations massives, notamment au Mozambique.

BNP Paribas, la Société générale et le Crédit agricole financent par ailleurs en Guinée l’extension d’une des plus grandes mines de bauxite de la planète, dont l’extraction altère la santé et la sécurité des habitants, détruit l’environnement, réduit la part des terres agricoles des communautés rurales, pollue les rivières et les puits…

Greig Aitken, du réseau international BankTrack, souligne :

Certaines de ces banques avaient pourtant pris des engagements forts, comme par exemple BNP Paribas sur un désengagement vis-à-vis du pétrole de schiste et des sables bitumineux… »

Changer de banque mode d’emploi

Vous souhaitez montrer votre désaccord ? C’est possible, et c’est même très simple : si vous êtes client de BNP Paribas, de la Société Générale, ou du Crédit Agricole, vous pouvez changer de banque en expliquant vos motivations à votre agence dans un petit courrier: vous trouverez tous les argument dont vous avez besoin dans nos articles de boycott concernant BNP Paribas et la Société Générale.

S’il y a peu de banques éthiques, elles ont le mérite d’exister. Les Amis de la Terre ont eu l’excellente idée de créer le site Finance Responsable sur lequel vous trouverez une étude très poussée des 9 plus grandes banques françaises, selon différents critères : environnement, climat, transparence, paradis fiscaux… Autre mine d’information : la Fédération Européenne des Finances et Banques Ethiques et Alternatives (FEBEA), qui rassemble des institutions financières de 15 pays européens avec pour objectif de développer la finance éthique et solidaire en Europe. Finalement, pour étudier le sujet plus en profondeur, n’hésitez pas à télécharger le guide « Climat, comment choisir sa banque ? » des Amis de la Terre.

En France, deux banques se distinguent :

  • La NEF : cette coopérative financière offre des solutions d’épargne et de crédit orientées vers des projets ayant une utilité sociale, écologique et/ou culturelle. D’après les Amis de la Terre et le cabinet de conseil Utopies, la Nef est l’établissement qui émet le moins de gaz à effet de serre par euro investi parmi toutes les banques françaises. Le plus ? Vous choisissez vous-même l’orientation de votre épargne parmi 4 secteurs (agriculture biologique ou bio-dynamique, développement social et solidaire, formation art et culture, écologie et environnement). Enfin, cerise sur le gâteau, vous pouvez faire don de tout ou partie de vos intérêts à une association partenaire de la Nef, incluant entre autre Amnesty International, Colibris ou encore Zero Waste France. La NEF ne propose pas encore de compte courant, et donc vous ne pouvez retirer d’argent sur votre compte avec une carte bancaire, mais c’est la banque qui représente la meilleure solution pour ceux qui ont un peu d’argent de côté et des économies à placer.
  • Le Crédit Coopératif : il dispose d’une offre « L’Essentiel Agir », qui propose d’affecter les sommes déposées sur le compte au financement de projets à plus-value sociale et environnementale. Le Crédit Coopératif vous laisse également la possibilité de choisir le domaine d’action que vous souhaitez soutenir : la planète, une société plus juste (aides aux personnes fragiles ou en situation de précarité), ou entreprendre autrement (coopératives, insertion professionnelle, commerce équitable), ou même ces trois à la fois. De plus, chaque fois que vous utilisez votre CB Agir, le Crédit Coopératif verse un don d’au moins 6 centimes d’euro à une association partenaire de votre choix.

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Depuis le mois d’octobre, le Boycott Citoyen initie des boycotts au long court de certains produits et groupes (Nestlé, Coca-Cola, MacDo…) mais aussi de pratiques (le plastique à usage unique, les voyages professionnels en avion, la surconsommation lors des fêtes commerciales etc.), ainsi que des articles permettant de mettre en avant les alternatives positives et responsables. Nous organisons régulièrement des journées sans achat pour initier des actions coup de poing et montrer l’impact de consommateurs qui prennent le pouvoir, et tous les autres jours, nous apprenons à consommer autrement !
Chaque jour, sur www.boycottcitoyen.org, retrouvez des articles qui vous aident à éviter les produits irresponsables, et à adopter de nouvelles pratiques respectueuses de l’environnement et de l’homme.
Sur la page Facebook du Boycott citoyen, la communauté des boycotteurs et boycotteuses citoyen.nes échangent leurs idées, astuces et bons plans, donnant du poids au mouvement global… Motivant !

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Vous suivez le Boycott Citoyen ? Vous avez initié des changements dans vos modes de consommation grâce aux alternatives proposées ? N’hésitez pas à soutenir nos actions sur Tipeee !

Grève massive de la consommation : top départ et mode d’emploi

Puisque les pouvoirs publics et les lobbies n’ont que faire de nos Marches pour le climat et de notre inquiétude grandissante, et qu’ils nous le montrent bien, puisque nos dirigeants n’ont rien de plus urgent à faire que dépenser 500.000 euros pour rénover la salle des fêtes de l’Elysée, et oser le faire savoir sans rougir à l’heure où plus d’une personne sur cinq (21%) admet avoir du mal à se procurer une alimentation saine lui permettant de faire trois repas par jour… Du 20 au 27 septembre 2019, pour une justice climatique et sociale, zéro conso, zéro compromis.

Puisque ceux qui nous gouvernent nous ignorent en tant que citoyens, si nous les ignorions en tant que consommateurs ?
Pour voir.

Ne plus rester impuissants

Allez : à l’heure où l’ONU nous annonce que nous n’avons plus que deux ans pour réagir au changement climatique sous peine de « conséquences désastreuses », soutenons les manifestations pour le climat et la justice sociale, et laissons notre carte bleue et notre porte-monnaie à la maison. Et même si nous ne sommes que quelques centaines de milliers, même si cette grève des consommateurs ne devait avoir aucune conséquence immédiate sur le chiffre d’affaires de ces entreprises qui se foutent de l’humanité tout entière, n’achetons rien de rien. Ne serait-ce que pour le panache. Pour le refus de rester impuissant face aux enjeux colossaux qui nous attendent, minuscule face aux mastodontes de la surconsommation, silencieux face aux sirènes de la croissance à tout prix. Et puis aussi, parce qu’on aime Margaret Mead. Elle dit : « ne doutez jamais qu’un petit groupe d’individus conscients et engagés puisse changer le monde. C’est même de cette façon que cela s’est toujours produit ».

Ne doutons pas. Aujourd’hui, avant de partir au travail, ayons un sourire au moment de nous préparer un sandwich, un tupperware avec les restes de ratatouille d’hier ou ce qui fera plaisir à nos papilles, au moment où n’irons pas nous chercher un truc sur-emballé dans une chaîne de boulangerie industrielle. Ayons un sourire au moment de dire non à un gobelet en plastique, à une paille en plastique, à des couverts en plastique, à un sac en plastique, à tous ces objets qui, c’est bien certain, finiront un jour ou l’autre en micro-particules dans l’océan et dans le ventre des poissons qui y vivent. Ayons le sourire au moment où nous ne retirerons pas d’argent. Parce que nous serons les consommateurs les plus inexistants qu’il soit possible d’être. Les plus silencieux. Les plus avares. Et les plus souriants…

Retrouver son pouvoir de consomm’acteur

Les petits commerçants ? Les boutiques éthiques ? Les magasins de vrac ? Les petits producteurs ? Le petit kiosque du quartier ? Le bistro du coin ? Ils ne perdront pas au change. L’idée n’est pas de les boycotter, bien au contraire : l’idée, c’est de les découvrir, ou de les re-découvrir. De profiter de cette semaine de mobilisation pour changer en profondeur nos modes de consommation, là où nous sommes encore un peu à la traîne (et nous sommes tous à la traîne sur certains comportements) !

C’est le moment ou jamais

C’est le moment de tester le vrac pour ceux qui vont encore à la supérette du coin.
C’est le moment de changer de banque pour ceux qui sont encore chez BNP Paribas ou la Société Générale
C’est le moment de boycotter Starbucks pour ceux qui ont l’habitude d’y prendre un muffin avant d’aller bosser
C’est le moment d’arrêter le Coca pour ceux qui sont encore accrocs
C’est le moment de dénicher les circuits courts qui nous permettront d’acheter des fruits et légumes locaux et en direct
C’est le moment de choisir un vélo pour ceux qui prennent la voiture pour de courts trajets
C’est le moment de convaincre nos proches encore habitués des grandes surfaces
C’est le moment de sensibiliser tous ceux qui ne se rendent pas compte, tous ceux qui n’y croient plus, tous ceux qui ne savent pas comment faire autrement

C’est le moment de reprendre possession de notre vrai pouvoir de consommateur. C’est le moment de priver nos dirigeants, les lobbies et les groupes industriels de leurs consommateurs.

Aujourd’hui, n’achetons rien.
Nada.

Non à notre hérésie contemporaine

Mettons-nous tranquillement dans les starting blocks… Entreprises responsables de déforestation, d’atteinte à la biodiversité, entreprises coupables d’exploiter des enfants de façon éhontée, de piller les ressources en eau et en minerais de pays moins développés, de pratiquer le suremballage sans le moindre scrupule, entreprises rejetant dans l’air et les océans des déchets toxiques, entreprises amatrices de paradis fiscaux, boulimiques d’énergies fossiles, ou plus soucieuses de leurs actionnaires que de leurs employés… Nous avons amplement le choix, et notre chargeur est plein. Les cartouches ? Elles sont pacifistes, elles sont non violentes, mais elles sont efficaces. Et nous saurons viser juste.
Parce qu’on ne veut plus être complices de cette hérésie contemporaine, laissons les suremballages dans les magasins lors de massives attaques au plastique systématiques (on a le droit, oui oui), et obligeons les grands distributeurs à prendre des mesure pour privilégier les producteurs responsables.

A vos marques ? Prêts ? Boycottez !

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Depuis le mois d’octobre 2018, le Boycott Citoyen initie des boycotts au long court de certains produits et groupes (Nestlé, Coca-Cola, MacDo…) mais aussi de pratiques (le plastique à usage unique, les voyages professionnels en avion, la surconsommation lors des fêtes commerciales etc.), ainsi que des articles permettant de mettre en avant les alternatives positives et responsables. Nous organisons régulièrement des journées sans achat pour initier des actions coup de poing et montrer l’impact de consommateurs qui prennent le pouvoir, et tous les autres jours, nous apprenons à consommer autrement !
Chaque jour, sur www.boycottcitoyen.org, retrouvez des articles qui vous aident à éviter les produits irresponsables, et à adopter de nouvelles pratiques respectueuses de l’environnement et de l’homme.
Sur la page Facebook du Boycott citoyen, la communauté des boycotteurs et boycotteuses citoyen.nes échangent leurs idées, astuces et bons plans, donnant du poids au mouvement global… Motivant !

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Ne produisez plus de plastique à usage unique, nous n’en voulons plus (et nous vous laisserons tout)

Boycotter Nestlé, c’est bien. Boycotter Danone, c’est bien. Boycotter Coca-Cola et McDonald’s, c’est bien aussi. Mais si c’est pour aller acheter son burger, son soda ou ses yaourts chez des concurrents tout aussi peu scrupuleux, nous sommes bien d’accord, cela ne changera rien à l’affaire qui nous préoccupe. L’idée, ce n’est pas d’arrêter le McDonald’s pour se mettre au Quick, de passer d’Evian à Vittel. L’idée, c’est d’accompagner un changement profond de paradigme, de profiter d’une prise de conscience collective pour adopter des nouveaux réflexes, pour oublier notre quotidien « d’avant », celui qui ne tient plus la route face aux enjeux qui nous attendent.
On boycotte Coca-Cola, Nestlé, Danone et McDonald’s pour leur utilisation plus qu’abusive d’un plastique qu’ils ne se donnent pas la peine de recycler, ou de mettre en place des systèmes de consigne ? Les 89 milliards de litres d’eau en bouteille engloutis chaque année nous font mal à la tête rien que d’y penser ? On n’en peut plus des 120 millions de sacs qui échouent sur nos côtes chaque année ? Boycottons à la source, en évitant au maximum le plastique à usage unique, sans attendre qu’après les pailles, les pouvoirs publics prennent leur temps pour interdire les touillettes, puis les gobelets, puis les assiettes, puis les bouteilles, et autres produits en plastique qui détruisent notre environnement à petit feu. N’attendons pas les objectifs de la France pour 2020, les objectifs de l’Europe pour 2025, les objectifs de la COP 26. Agissons dès aujourd’hui, et montrons ainsi à nos gouvernants que oui, tout cela est possible, quand on le veut vraiment, parce qu’on le doit vraiment.

Se mettre aux plastic attacks
Et si, quand on allait faire ses courses, on déballait ses achats après les caisses (oui, on a le droit), pour ne pas s’encombrer des suremballages qui nous empoisonnent la vie (mais bien moins que celle des poissons et des oiseaux qui meurent de ce qu’ils ont dans l’estomac) ? Et si on participait à des plastic attacks ? Et si on en organisait ? Mouvement citoyen, Plastic attack gagne tranquillement du terrain, et peut nous accompagner dans nos initiatives. Visant à responsabiliser le secteur de la grande distribution sur sa surconsommation de plastiques, souvent superflus, et à affirmer la volonté des consommateurs de voir se développer des alternatives au plastique à usage unique, des « Plastic attacks » sont éditées régulièrement par le mouvement.

Eviter les supermarchés
Et si l’on cherchait par tous les moyens à éviter les supermarchés, puisque les alternatives existent ? Changer de paradigme, cela prend nécessairement du temps, et de l’énergie, cela implique de changer ses habitudes, voire ses réflexes, parfois profondément. Cela veut dire, avec le vocabulaire du moment, « sortir de sa zone de confort » (qui ne restera pas très longtemps si confortable, ceci dit, et tenons-le nous pour dit). Changer de paradigme, ce n’est pas simple. Mais c’est nécessaire. Absolument primordial et urgent. Alors acceptons que cela nous demande un tout petit effort : car non, cela ne sera probablement pas aussi simple et rapide que de remplir un caddie dans un supermarché.

Redevenir curieux
Et si on réapprenait à se montrer curieux ? Regardons si un marché coopératif n’a pas ouvert dans notre quartier, s’il n’y a pas une épicerie en vrac pas trop loin de chez soi, des producteurs qui passent dans le village certains jours de la semaine, ou au marché le dimanche. Faisons notre petite enquête, organisons-nous, faisons un peu de place dans notre vie pour apprendre à changer. Et puis regardons comment la corvée des courses de supermarché, sur fond de néons et de publicités braillées à la radio, pourrait se transformer en petite joie. Tout à l’heure, demain, ou ce week-end, on retroussera ses manches, on prendra ses sachets, ses bocaux, ses récipients, et on ira chez nos petits commerçants. On prendra plus de temps pour choisir de quoi l’on va se nourrir. On prendra plus de ce temps que l’on cherche toujours à gagner, mais dont on ne profite finalement jamais, à force de vouloir aller vite. On prendra ce temps. On fera ses propres yaourts, on se surprendra à être fier de soi, on s’amusera à trouver des recettes… On vivra.

Changer nos réflexes
Si on apprécie un petit café à la machine le matin au bureau, on se servira dans une vraie tasse, qu’on rincera après l’avoir utilisée.
A midi, quand on fera une brève pause pour aller chercher son sandwich à la boulangerie, on refusera la formule avec serviette en papier et bouteille en plastique incluse. On prendra un sandwich, on refusera le sac qui va avec, et on sortira sa gourde.
Quand on ira chercher un plat à emporter, on apportera avec soi son tupperware, et on refusera les couverts en plastique qui nous sont proposés.
Quand on se retrouvera avec un pot en plastique de fromage blanc vide, on le rincera, et on le gardera pour congeler la merveilleuse ratatouille de sa maman – ou de son papa ! – qui a fait exprès d’en faire trop pour que l’on puisse en ramener chez soi.

Faire preuve d’imagination
Dès aujourd’hui, on réfléchira. On réutilisera. On fera des cartes de vœux avec des couvercles en plastique, on fera des vases avec des bouteilles de shampoing, on fabriquera des paillassons avec des sacs en plastique découpés, on créera des fleurs avec des bouteilles, comme les merveilleuses Street Mamies. On arrêtera de résister au changement, on le prendra à bras le corps, on l’accueillera, et on mettra de la poésie là où c’est possible.

Afficher ses choix de consommation
Et puis pour faire savoir notre ras-le-bol d’un système qui nous dit qu’il va changer depuis 1992 mais qui rechigne encore à mettre le pied à l’étrier, pour dire à nos dirigeants et aux entreprises que nous sommes prêts, et que nous n’en pouvons plus de les attendre, dès aujourd’hui, affichons clairement nos choix de consommation. Les affichettes de chaque boycott citoyen sont proposées par ici : à nous de les diffuser dans nos messages, de les afficher sur les enseignes irrespectueuses, et de faire nous-mêmes notre pub de citoyens, quand nous croulons sous les annonces publicitaires mensongères, sexistes et immorales d’entreprises irresponsables.
Harcelons le politique, ne lâchons rien face aux lobbies, et obligeons-les à écouter nos voix de consommateurs, puisque nos voix de citoyens semblent ne pas porter assez pour être entendues.

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Depuis le mois d’octobre, le Boycott Citoyen initie des boycotts au long court de certains produits et groupes (Nestlé, Coca-Cola, MacDo…) mais aussi de pratiques (le plastique à usage unique, les voyages professionnels en avion, la surconsommation lors des fêtes commerciales etc.), ainsi que des articles permettant de mettre en avant les alternatives positives et responsables. Nous organisons régulièrement des journées sans achat pour initier des actions coup de poing et montrer l’impact de consommateurs qui prennent le pouvoir, et tous les autres jours, nous apprenons à consommer autrement !
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Huile de palme : Unilever, les marques à éviter

Selon Greenpeace, la déforestation causée par la production d’huile de palme en Indonésie et en Malaisie ne montre aucun signe de ralentissement. Les producteurs ont détruit plus de 130.000 hectares de forêts et de tourbières depuis 2015, soit une surface grande comme 13 fois Paris.

Pourtant, en 2013, Wilmar International, premier fournisseur d’huile de palme du secteur agroalimentaire, a adopté une politique de « zéro déforestation, zéro destruction des tourbières et zéro exploitation de la main-d’oeuvre ». Kuok Khoon Hong, son PDG, affirmait à l’époque que, d’ici 2016, son entreprise vendrait de l’huile de palme issue uniquement de producteurs responsables protégeant l’environnement et respectant les droits humains.

Mais le blabla a ses limites : Greenpeace a mené l’enquête, prouvant qu’aujourd’hui encore Wilmar se fournit en huile de palme produite par des groupes qui détruisent les forêts tropicales et s’accaparent les terres de communautés locales. Foutage de gueule vous avez dit ? Il semblerait que oui : « notre enquête montre que l’huile de palme que Wilmar achète et vend est encore profondément entachée de déforestation. Les multinationales des secteurs agroalimentaire et cosmétique ont promis à leurs clients qu’elles n’utiliseraient que de l’huile de palme zéro déforestation, mais elles n’ont pas tenu cette promesse. Ces multinationales doivent régler le problème une bonne fois pour toutes en suspendant leurs relations avec l’entreprise Wilmar tant qu’elle ne peut pas prouver que son huile de palme ne contribue pas à la déforestation », explique Cécile Leuba, chargée de campagne Forêts à Greenpeace France.

Colgate-Palmolive, General Mills, Hershey, Kellogg’s, Kraft Heinz, L’Oréal, Mars, Mondelez, Nestlé, PepsiCo, Reckitt Benckiser et Unilever se fournissent en huile de palme auprès de Wilmar, responsable de la destruction des forêts tropicales et de l’accaparement des terres de communautés locales. Dès lors, ils contribuent à la disparition de nombreuses espèces à l’image des Orangs-outans (il n’y en a presque plus : 150.000 d’entre eux ont disparu en 6 ans avec notre passion pour l’huile de palme), à l’utilisation de produits hautement toxiques et à des conditions de travail dans les plantations souvent déplorables. (si vous préférez l’explication en vidéo, c’est par ici).

Après General Mills et Colgate Palmolive, voici un zoom sur Unilever : le groupe possède plus de 400 marques dans le monde, dont 13 ont un chiffre d’affaires s’élevant à plus d’un milliard d’euros et 8 à plus d’un demi-milliard d’euros.

Voici les marques présentes en France. En tant que consommateurs, nous avons la possibilité de faire entendre notre désaccord avec Unilever, et de l’encourager à changer de fournisseur en boycottant ses produits :

 

Marcher, et après ? Le boycott, plébiscité par les Français

Samedi 16 mars, 350 000 personnes ont manifesté en France pour lutter contre le changement climatique, dont près de 100 000 à Paris selon les organisateurs – 36 000 selon la préfecture de police. Ces citoyens « plus chauds que le climat » ont une fois de plus exhorté les dirigeants à l’action, avec un mouvement qui peut désormais se prévaloir d’une nouvelle force : la jeunesse, alors que la grève scolaire pour le climat a rassemblé 168 000 étudiants et lycéens dans le pays vendredi, et plus de 1 million dans le monde.

« On a besoin d’un changement radical de société. Huit Français sur dix demandent qu’on taxe beaucoup plus lourdement les entreprises les plus polluantes. On est de plus en plus nombreux à être prêts », assurait le réalisateur et écrivain Cyril Dion lors de la marche de samedi.

Aucun doute, un cap a été franchi dans la mobilisation. Et alors que le mouvement s’enracine, pour beaucoup, il n’est plus temps de débattre mais d’agir.

C’est en tout cas ce qui ressort des sondages réalisés par les différents groupes organisateurs de la Marche du Siècle : après les mobilisations du week-end dernier, le boycott arrive en tête des actions souhaitées par les Français pour faire pression sur le gouvernement et les grandes entreprises pollueuses.

Alors que Il est encore Temps, Greenpeace, Les Amis de la Terre, ANV COP21 et Action Climat prévoient une grande action de désobéissance civile non-violente le 19 avril, « Ensemble, bloquons la République des pollueurs ! », les Français ont un message à faire passer : les citoyens sont aussi des consommateurs qui ont le choix des armes pour se faire entendre de façon pacifique face à l’inaction de leurs dirigeants.

C’est la raison pour laquelle le Boycott Citoyen organise, en soutien de cette nouvelle action, une grève de la consommation du 19 au 22 avril. Dans un contexte où les journées Zéro Conso du week-end dernier ont mobilisé plusieurs centaines de milliers de participants, et fait l’objet d’une couverture médiatique intense, à l’heure où les appels à la désobéissance civile se multiplient, les citoyens semblent prêts à passer à l’action.

Cette nouvelle appétence pour le boycott renvoit à un phénomène plus global de “consommation engagée” par des citoyens exprimant leur opinion via leurs achats. Ce mode de consommation qualifié également de “shopping volontariste” est de plus en plus plébiscité par les Français. Selon une étude de 2016 menée par Harris Interactive, près de 53% des Français se définissent aujourd’hui comme des “citoyens engagés” et souhaitent s’engager dans des actions à l’échelle individuelle (86% pour la consommation responsable).  Et selon un récent sondage GoudLink pour Denjean & Associés, 97 % des Français se disent prêts à boycotter les produits ou services d’entreprises ayant des pratiques sociales ou environnementales destructrices.

Prêts à passer à a vitesse supérieure pour montrer à nos dirigeants que nous refusons de nourrir un système mortifère par nos actes d’achat ? Rejoignez le mouvement, et inscrivez-vous sur l’événement Facebook pour que l’on puisse plus facilement se comptabiliser ! 

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Auchan teste des magasins sans employés ? Aidons-les à tester des magasins sans clients

A l’heure où nombre de Français grondent leur incapacité à boucler leurs fins de mois, à l’heure où les humains peinent à maintenir le petit lien de proximité qui les rattachent encore aux notions d’empathie et d’échange dans un monde de rendement, à l’heure où les emplois sans qualification se raréfient, précarisant encore davantage les plus fragiles… Auchan décide de tester des magasins sans employés.

Science fiction, vous dites ? Et pourtant… Le premier magasin d’alimentation sans personnel arrivera en France le mois prochain. En fonction des résultats de cette première expérience, la pratique pourrait s’étendre sur tout le territoire. En Chine, Auchan possède d’ailleurs déjà 700 magasins de ce type. L’objectif du groupe ? Se positionner sur le marché de ce type de grande distribution pour concurrencer notamment Amazon, qui a lancé des magasins sans employés en janvier dernier à Seattle.

Pour les accompagner dans leurs réflexions, nous lançons donc l’idée de les aider à tester, dans le même temps, des magasins sans clients. Nous aussi, lançons une expérimentation…

A vrai dire cela tombe bien : nous sommes en pleine opération Février sans supermarché, et nous sommes également des dizaines de milliers à changer progressivement nos habitudes, pour délaisser les grandes surfaces au profit des petits commerçants, des magasins de vrac, des ventes de producteurs et des circuits locaux.

Que les meilleurs gagnent !

NB : l’ouverture des magasins sans personnel Auchan se fait sur les plages horaires de fermetures actuelles, à savoir la nuit et le dimanche.

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Pub en ligne : boycott mode d’emploi

À l’occasion de la journée européenne de protection des données ce lundi 28 janvier 2019, La Quadrature du net et Résistance à l’Agression Publicitaire (RAP) lancent une opération Bloque la pub sur Internet et passe le bloqueur à tes voisin·es. Une opération qui rappelle les effets négatifs de la publicité en ligne et donne les outils pour s’en prémunir… Approuvé et mis en place par Boycott Citoyen !

Internet est devenu un espace prioritaire pour les investissements des publicitaires. En France, pour la première fois en 2016, le marché de la publicité numérique devient le « premier média investi sur l’ensemble de l’année », avec une part de marché de 29,6%, devant la télévision. En 2017, c’est aussi le cas au niveau mondial. Ce jeune « marché » est principalement capté par 2 géants de la publicité numérique, Google et Facebook. Ces deux géants concentrent à eux seuls autour de 50% du marché et bénéficient de la quasi-totalité des nouveaux investissements sur ce marché.

Pourquoi bloquer la publicité en ligne ?

La publicité pollue nos écrans et nos pensées. Pour être affichée, elle ralentit l’affichage des autres contenus et consomme inutilement de l’énergie. Elle surveille toutes nos actions en ligne pour déceler nos faiblesses et nous pousser à surconsommer.

  • La publicité cherche à exploiter nos sentiments et nos instincts pour influencer nos comportements économiques. Par nature, son objectif est de modifier nos pensées et fonctionnements en agissant sur notre esprit.
  • Pour cela, elle pollue notre navigation en attirant notre attention et en nous imposant des messages non-pertinents.
  • Elle modifie la façon dont l’information et la culture sont produites : en plus de la dépendance aux annonceurs, pour attirer le plus de clics, de nombreux journalistes et auteures ont dû adapter leurs créations, pour le pire.
  • Elle modifie aussi notre vision du monde et notre façon de consommer, nous enfermant dans des stéréotypes, créant de faux-besoins et poussant à une surconsommation destructrice tant pour la société que pour l’environnement.
  • Enfin, sur Internet, la publicité est généralement « ciblée », surveillant nos moindres faits et gestes pour sonder notre esprit et nos faiblesses puis nous influencer au bon moment, avec le bon message, encore plus fortement, au mépris de notre vie privée.

À nous d’agir ! Comment participer ?

– Action individuelle/personnelle :

Principal défi pour la journée du 28 janvier, « Défi passe le bloqueur à tes voisin·es ».  Vous bloquez déjà la publicité en ligne sur votre ordinateur ? Sur votre « smartphone » ? Prenez le temps d’équiper tous vos périphériques d’un bloqueur si ce n’est pas le cas et une fois cela fait :  partager l’info et aider vos voisin·es à se débarrasser aussi de la pub en ligne !

– Action atomisée (peut s’ajouter à la première) :

Prendre en photo votre ordinateur ou ordiphone avec une affiche dessus critiquant la pub en ligne et renvoyant vers le site web bloquelapub.net et l’envoyer à contact@bloquelapub.net et la diffuser dans les réseaux sociaux avec l’ajout du mot clé/ tag #bloquelapubnet.

– Action collective (possible aussi individuellement) :

Télécharger les affiches de la mobilisation par ici (différentes variantes selon les goûts et contraintes d’impression, une présentation d’usage par ici) et les reproduire pour recouvrir sans dégradation (scotch facilement retirable) les affichages publicitaires dans les rues et les transports en commun. N’hésitez pas à être créati·ves et à créer vos propres affiches !

 

En janvier, boycottons les soldes des grandes enseignes

Il y a eu la frénésie du Black Friday en novembre, la grande foire à la surconsommation de Noël en décembre, et nous voici donc, tout naturellement, en janvier. Soit, dans cette société qui ne peut survivre sans nous, consommateurs effrénés, le mois des soldes.

Dans la mesure où nous, boycotteurs citoyens, avons pris l’excellente résolution (pour notre portefeuille et pour la planète) de ne rien acheter de neuf cette année, ce serait une idée un peu saugrenue d’aller courir les magasins moins d’une semaine après s’est fixé ces objectifs louables. Mais les sirènes de consommation nous harcelant à la radio, à la télé, sur les panneaux publicitaires dans la rue, dans les transports, et jusque dans nos boîtes mail et nos boîtes aux lettres, nous ne jetterons pas la première pierre à ceux qui auraient l’impulsion de céder à la tentation, tentés de faire des économies en ces temps difficiles.
C’est la raison pour laquelle aujourd’hui, nous vous proposons une déconstruction de cette tentation en trois temps, sous le haut patronage de WeDemain qui a publié une excellente tribune sur la question, signée des co-fondateurs de la marque durable Loom.

1. Les grandes marques n’ont pas besoin des soldes
A l’origine, les soldes avaient pour objectif d’écouler les stocks de la collection d’hiver avant l’été, et inversement. Mais depuis ces temps reculés, bien des choses ont changé, puisqu’il n’y a plus deux collections par an, mais jusqu’à une toutes les trois semaines. Par ailleurs, les marques produisent en flux tendu et ont donc de moins en moins d’invendus. Comme le souligne Wikipédia, dans son article sur les soldes : « Certaines marques continuent à communiquer sur l’intérêt de leurs soldes, alors qu’elles ont moins de produits invendus qu’auparavant à écouler à cette période ».  Bref, même si elles prétendent le contraire, les marques n’ont plus vraiment besoin de faire des soldes.

2. Les soldes ne permettent pas de faire des affaires
On nous rabâche que les bonnes affaires se multiplient au moment des soldes ? Mauvaise nouvelle : c’est faux.  On a été tellement habitués à acheter en soldes que tout nous semble trop cher le reste du temps. Mais le graphique à retenir, c’est celui-ci :

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3. Les soldes nuisent aux pratiques respectueuses des petites marques
Pour rentrer dans la guerre des soldes et tirer son épingle du jeu, les marques doivent réduire les prix en faisant baisser les coûts de production, ce qui n’est une bonne idée ni pour les petites mains qui fabriquent sans juste rémunération, ni pour la planète dont les ressources s’essoufflent, ni même pour les consommateurs (WeDemain creuse le sujet ici). Autre option : tricher en gonflant artificiellement les prix pour pouvoir les baisser au moment des soldes, en créant des collections de moins bonne qualité spécialement pour les solder. Ce qui n’est guère mieux, vous en conviendrez.
A l’heure des soldes de janvier, nous vous proposons donc de prendre le temps de la réflexion : lorsque le prix d’un vêtement prend en compte le coût social et écologique de sa fabrication, il est logiquement bien plus cher. Sablage des jeanstannage au chrome… Les procédés de fabrication sont néfastes pour les employé-e-s. La question de l’entretien et de la fin de vie des vêtements se pose aussi. A chaque passage en machine, les vêtements synthétiques libèrent des microparticules de plastique. Qui polluent les écosystèmes et représentent un danger pour les animaux marins. Bref, quand vous achetez un tee-shirt à 5 euros et une doudoune à 20 euros, c’est au détriment de ceux qui les confectionnent, et de la planète qui fournit les ressources nécessaires à leur fabrication.

Pour faire de bonnes affaires en respectant les employé.es et la planète, des solutions existent !

Il existe de nombreuses solutions. La première est de réfléchir à l’utilité de l’achat, bien entendu. Vous avez absolument besoin d’un manteau pour votre petit dernier ? Made in France, achats d’occasion, matières écologiques… En matière de mode responsable, les alternatives se multiplient ces dernières années ! Si les marques éthiques coûtent trop cher pour votre budget, misez sur les friperies solidaires, les boutiques vintage, les plateformes de mode d’occasion, ou encore les trocs de fringues, de plus en plus populaires… Cela vous permettra de tenir votre Défi Rien de Neuf au-delà du mois de janvier !

 

Changer de banque : mode d’emploi

Voilà quelques semaines que BNP Paribas est ciblée par notre Boycott Citoyen, et depuis aujourd’hui la Société Générale est également sur notre liste noire…. Les autres ? Elles ne font pas beaucoup mieux : Oxfam vient de publier un nouveau rapport « Banques françaises, les fossiles raflent la mise » après avoir étudié les financements de 6 banques françaises (BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole, Banques Populaires Caisse d’épargne, le Crédit-Mutuel CIC et la Banque Postale) en direction de 290 entreprises et 89 projets d’énergies renouvelables. Résultat : alors que les scientifiques s’accordent à dire qu’il est urgent d’agir, pour préserver le climat, de rester sous la barre fatidique des 1,5 °C de réchauffement climatique, les banques continuent de soutenir massivement les énergies qui produisent le plus de gaz à effet de serre, comme le charbon, le pétrole et le gaz. De 2016 à 2017, elles ont réduit leurs financements à destination des énergies renouvelables (moins 1,8 milliard d’euros) d’un montant équivalent à l’augmentation de leurs financements vers les énergies fossiles (plus 1,8 milliard d’euros).

Alors on fait quoi ? On change de banque !

S’il n’y a pas des masses de banques à peu près éthiques, elles ont le mérite d’exister. Les Amis de la Terre ont eu la bonne idée de créer le site Finance Responsable sur lequel vous trouverez une étude très poussée des 9 plus grandes banques françaises, selon différents critères : environnement, climat, transparence, paradis fiscaux… Autre mine d’information : la Fédération Européenne des Finances et Banques Ethiques et Alternatives (FEBEA), qui rassemble des institutions financières de 15 pays européens avec pour objectif de développer la finance éthique et solidaire en Europe. Finalement, pour étudier le sujet plus en profondeur, n’hésitez pas à télécharger le guide « Climat, comment choisir sa banque ? » des Amis de la Terre.

En France, deux banques se distinguent :

  • La NEF : cette coopérative financière offre des solutions d’épargne et de crédit orientées vers des projets ayant une utilité sociale, écologique et/ou culturelle. D’après les Amis de la Terre et le cabinet de conseil Utopies, la Nef est l’établissement qui émet le moins de gaz à effet de serre par euro investi parmi toutes les banques françaises. Le plus ? Vous choisissez vous-même l’orientation de votre épargne parmi 4 secteurs (agriculture biologique ou bio-dynamique, développement social et solidaire, formation art et culture, écologie et environnement). Enfin, cerise sur le gâteau, vous pouvez faire don de tout ou partie de vos intérêts à une association partenaire de la Nef, incluant entre autre Amnesty International, Colibris ou encore Zero Waste France. La NEF ne propose pas encore de compte courant, et donc vous ne pouvez retirer d’argent sur votre compte avec une carte bancaire, mais c’est la banque qui représente la meilleure solution pour ceux qui ont un peu d’argent de côté et des économies à placer.
  • Le Crédit Coopératif : il dispose d’une offre « L’Essentiel Agir », qui propose d’affecter les sommes déposées sur le compte au financement de projets à plus-value sociale et environnementale. Le Crédit Coopératif vous laisse également la possibilité de choisir le domaine d’action que vous souhaitez soutenir : la planète, une société plus juste (aides aux personnes fragiles ou en situation de précarité), ou entreprendre autrement (coopératives, insertion professionnelle, commerce équitable), ou même ces trois à la fois. De plus, chaque fois que vous utilisez votre CB Agir, le Crédit Coopératif verse un don d’au moins 6 centimes d’euro à une association partenaire de votre choix.

 

Boycott de Carrefour : passons nous des supermarchés, cette supercherie du super pas cher

Vous avez dû voir passer l’info : Abilio Diniz, l’un des actionnaires brésiliens de Carrefour (il possède 7,86% des actions du groupe Carrefour, selon le rapport 2017 de l’entreprise), a fait des dons en faveur de deux membres du parti d’extrême droite de Bolsonaro, à Rio et São Paulo. Alors certes, le milliardaire (sa fortune est estimée à 2,7 milliards de dollars selon Forbes) a financé 19 candidats de 11 partis, et ses dons aux candidats du PSL ne représentent que 8,33 % de l’ensemble des sommes versées, comme le remarque Libération. Et bien entendu, Carrefour ne saurait être tenu responsable des dons privés de chacun de ses actionnaires…. Mais l’enseigne pourrait tout à fait y réagir, non ? Quand on compte parmi ses actionnaires une personne qui a participé à faire élire un homme sexiste, raciste, homophobe, répressif et climatosceptique (et oui, ça fait beaucoup pour un seul humain), et qu’on n’adhère pas à cette idée, il n’est pas absurde de penser qu’on pourrait le faire savoir. On a donné un temps plus que raisonnable à Carrefour pour le faire, en vain : jusque-là, Carrefour est resté silencieux.

Alors en attendant qu’elle veuille bien se donner la peine de réagir, il n’est pas absurde de boycotter l’enseigne de grande distribution, qui n’est pas novice en matière d’arrogance mal placée. L’été dernier, son PDG, Georges Plassat, est parti à la retraite avec un chèque de 13,17 millions d’euros (quelques mois après avoir supprimé quelques 2400 postes lors d’un plan social, merci patron). Et Alexandre Bompard, fringant énarque propulsé à la tête de l’enseigne pour le remplacer, a visiblement pour principal objectif de faire remonter le cours de la Bourse. Donnons-lui donc des raisons valables de se faire du souci sur cette stratégie excluant les humains et la planète.

Et puis, tant qu’on y est, boycottons aussi Intermarché, E. Leclerc, Casino et tous ces temples de la surconsommation qui n’ont d’autre priorité que de vendre de l’infect à des consommateurs désabusés ou sans le sou, au détriment des agriculteurs. Selon une étude de l’ONG Oxfam publiée cet été, et intitulée « Derrière le code-barre, des inégalités en chaîne », la grande distribution mondiale utilise sa phénoménale puissance d’achat pour réduire les prix et faire pression sur les agriculteurs et producteurs… Qui gagnent toujours moins depuis 20 ans, en France et dans le monde.

De fait, selon Oxfam, les 8 premières grandes surfaces du monde cotées en bourse ont réalisé quelque 1 000 milliards de dollars de ventes en 2016 et près de 22 milliards de bénéfices. « Au lieu de réinvestir dans leurs fournisseurs, elles ont reversé la même année plus de 15 milliards de dollars de dividendes à leurs actionnaires« , indique l’étude. En France, le géant Carrefour a ainsi réalisé 894 millions d’euros de bénéfices en 2016 et reversé 510 millions d’euros de dividendes. « Si l’entreprise n’avait reversé ne serait-ce que 1 % de ce montant aux ouvriers vietnamiens dans le secteur de la transformation de la crevette, plus de 14 200 d’entre eux auraient pu accéder à un revenu vital« , explique Oxfam. Et ce n’est pas tout : la puissance d’achat du secteur, qui fait baisser continuellement les prix, exacerbe aussi les risques de violations des droits de l’homme et des droits du travail… Précarisation sans limites, enfants au travail et harcèlement sont légion dans le secteur agricole et alimentaire, résume l’ONG.

Nestlé, DanoneMcDonald’s, et puis les journées sans achat, et maintenant les supermarchés ? A force, certains vont finir par se demander ce que l’on va bien pouvoir manger !
Pas d’inquiétude : depuis une dizaine d’années, les agriculteurs, ruinés et épuisés par les méthodes agricoles conventionnelles mortifères, s’organisent en circuits courts. L’idée de génie : court-circuiter les moultes intermédiaires qui se servent des marges plus que conséquentes, au détriment des producteurs et des consommateurs, et recréer du lien entre ceux qui cultivent et ceux qui dégustent.

Alors, dès aujourd’hui, et pour la vie, boycottons les supermarchés, du moins pour tout ce que l’on pourra se procurer autrement, dans le respect des agriculteurs, de la terre, des espèces cultivées, et de notre santé… Chiche ?

La vente à la ferme

Qui dit circuits courts dit vente à la ferme, où les agriculteurs vous proposent d’acheter directement la production de leur exploitation : vente directe de légumes et de fruits, de viande ( agneau, porc, veau, bœuf, volaille, foie gras), de fromages, de vins, de miel, de confitures… Fraîcheur, qualité, origine et traçabilité sont dès lors au rendez-vous. Une question sur l’origine d’un produit, la conservation d’un légume ? L’avantage de se rendre à la ferme, c’est de pouvoir échanger avec le producteur, et même de visiter la ferme ! Les réseaux nationaux sont nombreux, : il y a les désormais bien connues AMAP, mais aussi le réseau Bienvenue à la ferme, ou encore Acheter à la source. Et puis Il y a aussi Chapeau de paille, un groupement de producteurs de fleurs, fruits et légumes qui ouvrent leurs potagers aux consommateurs : on peut y cueillir jusqu’à 15 produits différents. Les réseaux locaux se multiplient eux aussi. Quelques exemples ? La binée paysanne qui opère en Côte d’Armor : on commande les produits souhaités sur le site et on les récupère le vendredi au dépôt-vente le plus près de chez soi. A Grenoble, La Charrette Bio, une camionnette livre en différents point de la ville les produits bio commandés la semaine précédente… Et il y en a mille autres !

La vente livrée par la ferme

Autre solution : se faire livrer directement les produits de la ferme chez soi. Là aussi, il y a l’embarras du choix au niveau national. On peut directement se faire livrer des assortiments de fruits et légumes, comme par exemple avec Mon Panier Bio. Mais il existe aussi de nombreuses formules sans abonnement et sans panier imposé : Le panier paysan, par exemple, est un site de livraison à domicile, en entreprises ou en point relais de viandes, légumes, fromages, produits laitiers, à la carte ou au panier. Créé à l’origine en Provence, il fédère aujourd’hui 12 initiatives dans toute la France : Var, Drôme, Ardèche, Loire, Ain, Auvergne, Franche-Comté… LocavorLes Amis de la fermeLa Ferme du bio, Les Colis du boucher sont également des solutions à découvrir.
Chaque région développe aussi ses propres circuits. En dresser une liste exhaustive relève de la mission impossible, mais citons notamment Ecomiam qui met en relation producteurs et consommateurs de viande congelée et fraîche en Bretagne, Pays de la Loire, Haute et Basse Normandie, Les jardins de Cocagne, qui allient insertion et vente de paniers dans 110 jardins sur l’ensemble du territoire français, et Poiscaille, le site de circuits courts de produits de la mer, des poissons et crustacés livrés en direct du pêcheur à Paris.

Le vrac

Il y a aussi la solution du vrac, qui se développe dans les grandes villes… Mais pas que ! Pour savoir si vous pouvez à proximité acheter sans emballages, rendez-vous sur Day by Day, et même, par ici, une carte interactive des épiceries sur le territoire !

Et quand on n’a pas les moyens ?

He bien, c’est possible aussi : comme l’explique Bio à la Une, l’association Vrac vend les produits à prix coûtant, sans appliquer de marge. Présente dans les périphéries de Lyon et de Strasbourg, l’initiative fonctionne avec l’appui des producteurs qui fournissent en quantité convenable l’association. Il y a aussi Coopaparis, cette boutique parisienne qui propose des produits suspendus. Ce système fonctionne grâce à la solidarité des clients qui peuvent laisser anonymement des produits bio dans le panier “produit suspendus”. Le consommateur paye deux produits dont un qu’il peut donner directement à quelqu’un qu’il connaît ou le laisser “en attente” dans le panier, alors réservé aux clients qui n’ont pas les moyens de s’acheter ces produits. Peut-être existe-t-il une initiative similaire près de chez vous ? Renseignez-vous !

Et pour découvrir tous les bons plans des boycotteurs citoyens, rendez-vous sur Facebook !