Boycott de Colgate-Palmolive : les marques à éviter à tout prix

Colgate-Palmolive fait partie des 12 groupes se fournissant en huile de palme auprès de Wilmar, responsable de la destruction des forêts tropicales et de l’accaparement des terres de communautés locales. Dès lors, Colgate-Palmolive contribue à la disparition de nombreuses espèces à l’image des Orangs-outangs (il y en a presque plus : 150.000 d’entre eux ont disparu en 6 ans avec notre passion pour l’huile de palme), à l’utilisation de produits hautement toxiques et les conditions de travail dans les plantations y sont souvent déplorables. (si vous préférez l’explication en vidéo, c’est par ici).

En tant que consommateurs, nous avons la possibilité de faire entendre notre désaccord avec Colgate-Palmolive, et de les encourager à changer de fournisseur en boycottant ses produits. Voici donc la liste des marques du groupe à éviter :

Vous recherchez des alternatives pour les produits ménagers ? N’oubliez pas qu’il suffit de quelques ingrédients basiques et très bon marché pour fabriquer la plupart des produits nécessaires pour l’entretien de votre logement… Renseignez-vous, testez des recettes, adoptez les meilleures, partagez-les avec vos proches : tous ensemble, nous pouvons pénaliser les marques irrespectueuses pour la nature, les animaux et les humains !

Boycott : 12 groupes qui l’ont bien cherché

Ne soyons pas trop durs avec celles et ceux qui ne se souviennent plus quel est le problème avec l’huile de palme (ce n’est pas comme s’il n’y avait qu’un seul problème avec la façon dont ce monde fonctionne) : pour rappel donc, sous sa forme actuelle, la production d’huile de palme est responsable d’une importante déforestation, elle contribue à la disparition de nombreuses espèces à l’image des Orangs-outangs (il y en a presque plus : 150.000 d’entre eux ont disparu en 6 ans avec notre passion pour l’huile de palme), use de produits hautement toxiques et les conditions de travail dans les plantations y sont souvent déplorables. (si vous préférez l’explication en vidéo, c’est par ici)

Maintenant, l’info : Wilmar International, le plus gros négociant d’huile de palme au monde, n’en a pas du tout fini avec la destruction des forêts tropicales. Ce géant de l’huile de palme concentre 40% du commerce mondial de cette matière première. En 2013 déjà, Greenpeace dénonçait les atteintes à l’environnement de Wilmar et de ses fournisseurs. Plus tard la même année, Wilmar avait adopté une politique « zéro déforestation, zéro destruction des tourbières et zéro exploitation de la main d’œuvre ».

Mais le blabla a ses limites : Greenpeace a mené l’enquête, prouvant qu’aujourd’hui encore Wilmar se fournit en huile de palme produite par des groupes qui détruisent les forêts tropicales et s’accaparent les terres de communautés locales. Foutage de gueule vous avez dit ? Il semblerait que oui : « notre enquête montre que l’huile de palme que Wilmar achète et vend est encore profondément entachée de déforestation. Les multinationales des secteurs agroalimentaire et cosmétique ont promis à leurs clients qu’elles n’utiliseraient que de l’huile de palme zéro déforestation, mais elles n’ont pas tenu cette promesse. Ces multinationales doivent régler le problème une bonne fois pour toutes en suspendant leurs relations avec l’entreprise Wilmar tant qu’elle ne peut pas prouver que son huile de palme ne contribue pas à la déforestation », explique Cécile Leuba, chargée de campagne Forêts à Greenpeace France.

Donc oui, foutage de gueule.

Le foutage de gueule, c’est mal. Et ça mérite d’être sanctionné. Sévèrement. Et ça tombe bien, puisqu’en tant que consommateurs, nous avons la capacité à sanctionner sévèrement.
Alors voici la liste des 12 marques à boycotter d’urgence : Colgate-Palmolive, General Mills, Hershey, Kellogg’s, Kraft Heinz, L’Oréal, Mars, Mondelez, Nestlé, PepsiCo, Reckitt Benckiser et Unilever.

Comment on fait ? On note la liste sur un bout de papier (ou on l’apprend par cœur si on veut challenger ses capacités de mémoire), et on n’achète PLUS AUCUN PRODUIT de ces marques.

Par ailleurs, n’oubliez pas que 76 % de l’huile de palme que nous consommons en France l’est sous forme de carburant. L’ONG Les Amis de la Terre mène campagne pour mettre fin à cette pratique dévastatrice pour les forêts équatoriales asiatiques. « Le biodiésel à partir d’huile de palme est pire pour le climat que le carburant fossile qu’il remplace », écrit Les Amis de la Terre, qui propose de signer une pétition ici.
S’engager, c’est donc aussi, pour ceux qui le peuvent, adopter un moyen de locomotion n’utilisant pas d’huile de palme !
#boycottcitoyen

 

NB : Après la campagne internationale de Greenpeace, Wilmar International a publié un plan d’action détaillé pour cartographier et surveiller ses fournisseurs d’huile de palme. Le plan d’action de Wilmar engage le négociant à cartographier d’ici fin 2019 la totalité des terrains de ses fournisseurs, y compris les concessions auprès desquelles il ne s’approvisionne pas. Wilmar utilisera une surveillance par images satellite haute résolution pour vérifier s’il y a ou non déforestation. Les relations commerciales de Wilmar avec les producteurs qui détruisent les forêts devront être immédiatement suspendues. L’annonce de Wilmar met le reste du secteur sous pression, notamment d’autres grands négociants comme Golden Agri Resources et Musim Mas qui se fournissent eux aussi auprès de destructeurs de forêts. Les multinationales agroalimentaires et cosmétiques comme Mondelez, Nestlé et Unilever s’approvisionnent auprès de très nombreux fournisseurs et ont donc la responsabilité de pousser la filière huile de palme à mettre en place des engagements similaires.

 

Allo Apple ? Ne compte plus sur nous avant d’avoir lancé un i-phone durable et réparable (et payé ta juste part d’impôts)

Derrière ses vitrines, ses téléphones et sa communication graphiquement irréprochables, Apple applique une politique fiscale et écologique qui laisse à désirer.

Sa première filiale française, Apple France SARL déclarait, fin septembre 2017, un chiffre d’affaires de 89 millions d’euros pour un impôt de 14,5 millions. La seconde, Apple Retail France EURL, qui compte plus de 2.100 salariés, a déclaré, à la même période, un chiffre d’affaires de 711 millions d’euros et un impôt de 4,6 millions d’euros. Or, les estimations réelles du chiffre d’affaires enregistré par les filiales d’Apple en France se situent, a minima, à 4 milliards d’euros…
Scandaleux ? Peut-être, mais strictement légal…
Le problème, c’est que les GAFA sont des championnes de l’optimisation fiscale. Une entreprise n’est en effet assujettie à l’impôt d’un pays que si elle y détient un « établissement stable ». Pour y échapper, les géants du web transfèrent de manière artificielle leur activité dans des pays où la fiscalité est plus accueillante, comme l’Irlande ou le Luxembourg… Et ne gardent en France que des filiales avec le moins de salariés possible.
Parce que nous exigeons des règles fiscales équitables et transparentes, qui obligent les GAFA à payer leur juste part d’impôts et de taxes, nous, citoyens, avons décidé de boycotter les mastodontes.

Mais si Apple restera tout particulièrement dans notre ligne de mire, c’est parce que l’entreprise cumule injustice fiscale, et désastre environnemental : smartphones, tablettes, ordinateurs, télévisons, appareils électroménagers… En 2016, les humains ont généré près de 44,7 millions de tonnes de déchets électroniques, soit l’équivalent de 4500 tours Eiffel. Ce que ces déchets deviennent ? Rien : 80 % ne font l’objet d’aucune traçabilité, et terminent dans des incinérateurs, ou dans des décharges. Pire : des experts estiment que la masse de ces déchets devrait augmenter de 17 % d’ici à 2021… Une progression plus rapide que n’importe quelle autre ordure ménagère et dont l’impact écologique est désastreux.

Dans ce contexte, l’ensemble des acteurs prenant part au cycle de vie des produits sont concernés, et doivent contribuer à faire évoluer la situation. A commencer par les constructeurs de produits high-tech ! En intégrant des principes d’éco-conception à leurs produits, ils permettraient la simplification du recyclage. Par exemple.

Le font-ils ? Pas tous. Et certainement pas Apple.
Apple qui a annoncé des résultats financiers pour le troisième trimestre de son exercice fiscal 2018 s’élevant à 53,3 milliards de dollars, soit une hausse de 17 % par rapport au troisième trimestre 2017. « Nous sommes ravis d’annoncer qu’Apple a enregistré le meilleur troisième trimestre de son histoire ainsi qu’une croissance à deux chiffres de son chiffre d’affaires pour le quatrième trimestre consécutif », a déclaré Tim Cook, CEO d’Apple.

Il est ravi, donc.

Sait-il que l’extraction de la cinquantaine de métaux présents dans la composition d’un smartphone (deux fois plus que pour un portable d’ancienne génération) génère des exploitations humaines honteuses, et participe à la formation de troubles politiques, comme en République démocratique du Congo, autour de l’exploitation du tantale notamment ? Sait-il que l’extraction et la transformation de ces ressources polluent, produisent des déchets radioactifs et détruisent les paysages, comme le rappelle le reportage d’Arte « Terres rares : le high-tech à quel prix ? » ?

Sait-il que ces matériaux restent difficilement recyclables, du fait qu’ils soient, pour la plupart, sous forme d’alliage ?

Sait-il que sur les 849.450 iPhone vendus par jour (soit 35.393 toutes les heures, ou 590 toutes les minutes), seuls 15 % sont recyclés en fin d’usage, selon une étude réalisée conjointement par l’Agence française de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) et l’ONG France Nature Environnement ?

Il le sait probablement.
Mais cela ne le dérange pas au point d’utiliser une infime partie de ses profits pour mettre en pratique des principes d’éco-conception, ou pour mettre en place des circuits simples et efficaces de recyclage en fin de vie.
Apple, bien au contraire, préfère proposer régulièrement de nouvelles versions plus sophistiquées ou des mises à jour incompatibles avec les précédents modèles, privilégiant l’obsolescence esthétique et logicielle. La firme préfère réduire toujours plus la durée d’utilisation de ses téléphones, avec des batteries ne pouvant supporter qu’un nombre limité de cycles de charge (300 à 400 cycles soit deux à trois ans d’utilisation). Et elle préfère rendre toujours plus complexe la réparation, avec des produits quasi indémontables et des pièces de rechange indisponibles, autant de cas d’obsolescence technique.

L’an dernier, Greenpeace épinglait le géant, en pointant du doigt des réparations impossibles, des batteries irremplaçables, et des coûts de réparation exorbitants. En décembre 2017, Halte à l’obsolescence programmée (Hop) lançait un pavé dans la mare du commerce français des smartphones, en déposant une plainte contre Apple.  L’association y accusait la société américaine de brider ses anciens modèles d’iPhone via une mise à jour du système d’exploitation, et ce, au moment même de la sortie de l’iPhone 8, afin de pousser ses clients à acheter le nouveau modèle.

Apple s’est-il saisi de la question ? Absolument pas. Il a préféré réitérer : en novembre dernier, un nouveau scandale a émergé au sujet de la marque à la pomme. Selon HOP, les ordinateurs MacBook Pro et iMac Pro seraient dotés d’une puce T2 capable de bloquer des appareils si ceux-ci ont été réparés par des entreprises non agréées. Selon plusieurs sources, cette puce permettrait en effet de bloquer les réparations n’ayant pas eu recours au logiciel Apple Service Toolkit, utilisé par les réparateurs agréés.

Le résultat ? Alors que notre vieux Nokia 3310 sorti en 2000 a fonctionné pendant des années sans poser de problème, le dernier iPhone 6 demande une attention toute particulière pour dépasser deux ans. Si bien que nous changeons de téléphone portable environ tous les 20 mois, alors qu’en réalité ces produits ont une durée de vie moyenne de 4 ans selon l’UNEP (Programme des Nations Unies pour l’environnement).

Pour obliger Apple à revoir sa copie et à relever le défi face aux enjeux climatiques phénoménaux qui nous attendent, boycottons la marque. Lorsque Apple réalisera que le critère de la durabilité devient important pour ses consommateurs, il finira par agir. Mais attention : il ne s’agit pas de répercuter notre achat sur un autre téléphone portable coûteux pour l’environnement : les alternatives existent, et des entreprises telles que Fairphone ont montré qu’il était possible de fabriquer des téléphones portables responsables : soutenons-les !

EDF fuit ses responsabilités ? Fuyons EDF en changeant de fournisseur !

C’est un signal d’alerte fort : la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad) vient de démissionner de la commission locale d’information (Cli) [1] de la centrale nucléaire de Cruas-Meysse (Ardèche) par une lettre adressée au président de la Cli, Pascal Terrasse. « Nous souhaitons pouvoir intervenir auprès de la Cli en tant qu’expert mais nous ne voulons plus participer à cette mascarade. Nous avons constaté des dysfonctionnements lourds, qui pourraient engendrer des expositions injustifiées à la radioactivité, menaçant les travailleurs, les riverains et l’environnement », a déclaré à Reporterre Sylviane Poulenard, administratrice de la Criirad et ex-membre de la Cli.

En cause ? Une rétention d’information à la fois inadmissible et dangereuse. En mai 2018, EDF, exploitant de la centrale, a par exemple découvert une concentration de tritium près de vingt fois supérieure à la normale –- 190 becquerels par litre au lieu de 10 –- au niveau des captages d’eau potable de la centrale qui alimentaient notamment la cantine. « L’ASN [Autorité de sûreté nucléaire] n’a été informée de cette anomalie que très tardivement, et les membres de la Cli l’ont appris dans la presse », s’insurge Mme Poulenard. En août 2018, des hydrocarbures ont été détectés dans la nappe d’eau souterraine sous la centrale. « Là aussi, l’information n’est pas venue tout de suite. Nous l’avons également appris dans la presse. »

EDF préfèrerait-elle mettre en danger la population plutôt que faire face à ses responsabilités ? On y est presque : la réunion publique prévue le 17 décembre, dans le cadre de la concertation sur le prolongement des réacteurs de la centrale au-delà de quarante ans, « a été présentée comme une réunion de concertation, alors qu’il ne s’agit que d’une histoire de communication, dénonce Mme Poulenard. Notre avis ne sera pas pris en compte, surtout que le processus de prolongation est déjà lancé. Nous avons calculé qu’au terme du processus de réexamen en vue de la prolongation, les réacteurs auront déjà entre 44,5 et 50 ans ! »

Boycotter EDF : une nécessité

Nous ne boycotterons pas seulement EDF pour soutenir la Crrirad. Dans son Guide de l’électricité Verte, Greenpeace épinglait déjà le Groupe à plusieurs titres :

1. Ces dernières années, EDF a fermé six centrales au fioul et au charbon en France, mais en 2017, EDF détenait encore des parts dans près de 90 centrales thermiques en Europe, dont sept centrales au charbon.

2. En 2017, l’électricité produite par EDF en Europe était à plus de 80% d’origine nucléaire, une énergie non renouvelable, polluante et dangereuse. En France, EDF détient 58 réacteurs et prévoit de prolonger leur durée de vie de dix ou vingt ans, en dépit des risques de défaillances liées au vieillissement des centrales et des coûts croissants. C’est en contradiction totale avec la loi votée en 2015 qui programme en France la réduction de la part du nucléaire et qui prévoit donc qu’EDF ferme des réacteurs pour se conformer aux objectifs légaux. Le groupe a aussi massivement investi dans la construction de nouveaux réacteurs, en France (l’EPR de Flamanville, qui accumule les retards et dont le coût ne cesse de grimper) et à l’étranger (l’entreprise est lourdement engagée dans le projet Hinkley Point au Royaume-Uni).

2. Le nucléaire reste le pivot de la politique de développement de l’entreprise. EDF exerce un fort lobby en France et en Europe pour ralentir le développement des énergies renouvelables et promouvoir la technologie nucléaire.

Pour changer de fournisseur en deux temps trois mouvements, c’est par ici !

 

 

Produits ménagers : Mr. Propre a les mains sales, et il n’est pas le seul…

Benzisothiazolinone, glutaral, phénoxyéthanol… Non, ceci n’est pas le nécessaire pour peaufiner la panoplie du petit chimiste de votre neveu. Avec ces substances, certaines marques proposent de laver, récurer, venir à bout des tâches tenaces, désincruster le désincrustable et mater le gras sans tracas… et sans frotter. Et nous les utilisons trop souvent les yeux fermés, et sans compter : savez-vous que la quantité de déchets ménagers par personne a été multipliée par deux en 40 ans, et atteint désormais une moyenne de 450 kg par an (soit plus d’1 kg par jour) ? Puisque Mr. Propre a été le premier pioché à la grande loterie du produit ménager toxique, ce sera lui et son crâne plus brillant qu’un diamant qui seront les premiers visés.

Un matin qui sent le roussi

Le nom était pourtant séduisant, fraîcheur annoncée, encore un peu et le produit de Mr. Propre aurait été vendu comme plus pur que l’air pur. Oui mais voilà, dans le Mr. Propre « Fraîcheur du matin avec Febreze », un nettoyant multi-usage (à n’utiliser que le matin… ? Merci de nous dire à quel moment de la journée nous devons faire le ménage, au passage), quatre substances classées allergisantes dans la réglementation européenne (directive 76/768 / EEC) ont été détectées. La fraîcheur du matin commence à tourner au vinaigre (ce qui tombe bien ceci dit, nous le verrons plus bas). Le matin donc, Mr. Propre propose un réveil vivifiant à base d’HICC (hydroxyméthylpentylcyclohexènecarboxaldéhyde de son petit nom scientifique), de benzisothiazolinone et de glutaral, deux conservateurs également considérés comme allergisants. Allergisant, c’est-à-dire : irritant pour la peau mais également pour le système respiratoire qui inhale des effluves par voies aériennes.

Do you speak pattes de mouches ?

Pas jojo le grand chauve ? Mais il n’est pas le seul au rayon produits ménagers : Ajax, Ariel, Canard, Carolin, Cif, Cillit Bang, Destop, Febreze, Harpic, La Croix, Mir, Pliz, Saint-Marc, Sanytol et même… Rainett (on avait pourtant bien envie de lui faire confiance à cette grenouille !)… Alors évidemment, du côté des industriels tout ceci se justifie : comment créer un produit miracle qui détruit tout sur son passage si l’on n’y met pas un peu de produit corrosif dedans ? C’est là aussi que le bât blesse. La  législation impose aux fabricants certaines mentions sur les étiquettes concernant la composition des produits mais aussi leur mode d’emploi, dosage ou  précautions d’usage. Mais à moins d’une acuité visuelle hors du commun, ces étiquettes restent tout à fait illisibles. Evidemment, le petit logo tête de mort, la mention « produit hautement inflammable » et autres pictogrammes évocateurs nous mettent sur la piste : ne surtout pas acheter ce produit !

Tolérance zéro pour les produits chimiques

En 2016, le magazine 60 millions de Consommateurs, consacrait sa Une aux produits ménagers, suite à une étude pour le moins terrifiante. Adeline Trégouët, alors rédactrice en chef déléguée, y notait que : « Contrairement aux cosmétiques, les articles des rayons entretien et droguerie sont peu étudiés. La mention de leur composition sur l’emballage n’est pas obligatoire. » Kuf kuf kuf… vous toussez ? C’est sans doute Minidou Jardin de fraîcheur qui vient de laisser s’évaporer dans l’air ses six parfums et six conservateurs allergisants. Si les risques pour la santé sont avérés (brûlures de l’épiderme, réactions allergiques cutanées, affections des voies respiratoires, maux de tête, sécheresse conjonctivale…) certaines personnes sont même devenues totalement intolérantes à ces produits utilisés au quotidien. Les « multiple chemical sensitivity » ou « sensibilité multiple aux produits chimiques » (MCS) sont des personnes ultrasensibles au moindre produit chimique, et malheureusement, les occasions ne manquent pas, notamment en ce qui concerne l’hygiène de la maison.

A ce propos, on aimerait d’ailleurs beaucoup avoir des nouvelles de Marie-Pierre Casey qui, fut un temps sur nos écrans de télévision, se lançait avec fougue sur une table en bois tel un pingouin sur la banquise. Vous vous en souvenez sûrement, c’était une publicité pour la marque Pliz…

Canard versus poissons

Comme c’est le cas assez souvent, ce qui n’est pas bon pour l’humain ne l’est pas non plus pour la nature, ni pour Marie-Pierre Casey. Ainsi, les nombreux produits ménagers qui partent dans les canalisations sont extrêmement néfastes pour l’environnement. Pour exemple, l’acide chlorhydrique contenu dans le Canard WC (qui peut brûler la peau) est très toxique pour les poissons, coquillages, crustacés et la flore aquatique. Sans compter que tous ces produits, dans leur packaging rutilant en plastique, sont souvent  à usage unique. Le gaspillage est total. La boucle est bouclée, comme vous pourrez le constater avec cette magnifique infographie

Alors comment faire, nous direz-vous ? Ne vous en faites pas, c’est facile : il nous suffit de passer au crible nos produits ménagers pour analyser leur impact… et nous convaincre de fabriquer nous-mêmes nos recettes. Très simples à réaliser, tout aussi efficaces que les produits qu’on nous vend, nettement moins chères : aucun doute, c’est à notre portée ! Par ici le mode d’emploi !

 

Boycott de Carrefour : passons nous des supermarchés, cette supercherie du super pas cher

Vous avez dû voir passer l’info : Abilio Diniz, l’un des actionnaires brésiliens de Carrefour (il possède 7,86% des actions du groupe Carrefour, selon le rapport 2017 de l’entreprise), a fait des dons en faveur de deux membres du parti d’extrême droite de Bolsonaro, à Rio et São Paulo. Alors certes, le milliardaire (sa fortune est estimée à 2,7 milliards de dollars selon Forbes) a financé 19 candidats de 11 partis, et ses dons aux candidats du PSL ne représentent que 8,33 % de l’ensemble des sommes versées, comme le remarque Libération. Et bien entendu, Carrefour ne saurait être tenu responsable des dons privés de chacun de ses actionnaires…. Mais l’enseigne pourrait tout à fait y réagir, non ? Quand on compte parmi ses actionnaires une personne qui a participé à faire élire un homme sexiste, raciste, homophobe, répressif et climatosceptique (et oui, ça fait beaucoup pour un seul humain), et qu’on n’adhère pas à cette idée, il n’est pas absurde de penser qu’on pourrait le faire savoir. On a donné un temps plus que raisonnable à Carrefour pour le faire, en vain : jusque-là, Carrefour est resté silencieux.

Alors en attendant qu’elle veuille bien se donner la peine de réagir, il n’est pas absurde de boycotter l’enseigne de grande distribution, qui n’est pas novice en matière d’arrogance mal placée. L’été dernier, son PDG, Georges Plassat, est parti à la retraite avec un chèque de 13,17 millions d’euros (quelques mois après avoir supprimé quelques 2400 postes lors d’un plan social, merci patron). Et Alexandre Bompard, fringant énarque propulsé à la tête de l’enseigne pour le remplacer, a visiblement pour principal objectif de faire remonter le cours de la Bourse. Donnons-lui donc des raisons valables de se faire du souci sur cette stratégie excluant les humains et la planète.

Et puis, tant qu’on y est, boycottons aussi Intermarché, E. Leclerc, Casino et tous ces temples de la surconsommation qui n’ont d’autre priorité que de vendre de l’infect à des consommateurs désabusés ou sans le sou, au détriment des agriculteurs. Selon une étude de l’ONG Oxfam publiée cet été, et intitulée « Derrière le code-barre, des inégalités en chaîne », la grande distribution mondiale utilise sa phénoménale puissance d’achat pour réduire les prix et faire pression sur les agriculteurs et producteurs… Qui gagnent toujours moins depuis 20 ans, en France et dans le monde.

De fait, selon Oxfam, les 8 premières grandes surfaces du monde cotées en bourse ont réalisé quelque 1 000 milliards de dollars de ventes en 2016 et près de 22 milliards de bénéfices. « Au lieu de réinvestir dans leurs fournisseurs, elles ont reversé la même année plus de 15 milliards de dollars de dividendes à leurs actionnaires« , indique l’étude. En France, le géant Carrefour a ainsi réalisé 894 millions d’euros de bénéfices en 2016 et reversé 510 millions d’euros de dividendes. « Si l’entreprise n’avait reversé ne serait-ce que 1 % de ce montant aux ouvriers vietnamiens dans le secteur de la transformation de la crevette, plus de 14 200 d’entre eux auraient pu accéder à un revenu vital« , explique Oxfam. Et ce n’est pas tout : la puissance d’achat du secteur, qui fait baisser continuellement les prix, exacerbe aussi les risques de violations des droits de l’homme et des droits du travail… Précarisation sans limites, enfants au travail et harcèlement sont légion dans le secteur agricole et alimentaire, résume l’ONG.

Nestlé, DanoneMcDonald’s, et puis les journées sans achat, et maintenant les supermarchés ? A force, certains vont finir par se demander ce que l’on va bien pouvoir manger !
Pas d’inquiétude : depuis une dizaine d’années, les agriculteurs, ruinés et épuisés par les méthodes agricoles conventionnelles mortifères, s’organisent en circuits courts. L’idée de génie : court-circuiter les moultes intermédiaires qui se servent des marges plus que conséquentes, au détriment des producteurs et des consommateurs, et recréer du lien entre ceux qui cultivent et ceux qui dégustent.

Alors, dès aujourd’hui, et pour la vie, boycottons les supermarchés, du moins pour tout ce que l’on pourra se procurer autrement, dans le respect des agriculteurs, de la terre, des espèces cultivées, et de notre santé… Chiche ?

La vente à la ferme

Qui dit circuits courts dit vente à la ferme, où les agriculteurs vous proposent d’acheter directement la production de leur exploitation : vente directe de légumes et de fruits, de viande ( agneau, porc, veau, bœuf, volaille, foie gras), de fromages, de vins, de miel, de confitures… Fraîcheur, qualité, origine et traçabilité sont dès lors au rendez-vous. Une question sur l’origine d’un produit, la conservation d’un légume ? L’avantage de se rendre à la ferme, c’est de pouvoir échanger avec le producteur, et même de visiter la ferme ! Les réseaux nationaux sont nombreux, : il y a les désormais bien connues AMAP, mais aussi le réseau Bienvenue à la ferme, ou encore Acheter à la source. Et puis Il y a aussi Chapeau de paille, un groupement de producteurs de fleurs, fruits et légumes qui ouvrent leurs potagers aux consommateurs : on peut y cueillir jusqu’à 15 produits différents. Les réseaux locaux se multiplient eux aussi. Quelques exemples ? La binée paysanne qui opère en Côte d’Armor : on commande les produits souhaités sur le site et on les récupère le vendredi au dépôt-vente le plus près de chez soi. A Grenoble, La Charrette Bio, une camionnette livre en différents point de la ville les produits bio commandés la semaine précédente… Et il y en a mille autres !

La vente livrée par la ferme

Autre solution : se faire livrer directement les produits de la ferme chez soi. Là aussi, il y a l’embarras du choix au niveau national. On peut directement se faire livrer des assortiments de fruits et légumes, comme par exemple avec Mon Panier Bio. Mais il existe aussi de nombreuses formules sans abonnement et sans panier imposé : Le panier paysan, par exemple, est un site de livraison à domicile, en entreprises ou en point relais de viandes, légumes, fromages, produits laitiers, à la carte ou au panier. Créé à l’origine en Provence, il fédère aujourd’hui 12 initiatives dans toute la France : Var, Drôme, Ardèche, Loire, Ain, Auvergne, Franche-Comté… LocavorLes Amis de la fermeLa Ferme du bio, Les Colis du boucher sont également des solutions à découvrir.
Chaque région développe aussi ses propres circuits. En dresser une liste exhaustive relève de la mission impossible, mais citons notamment Ecomiam qui met en relation producteurs et consommateurs de viande congelée et fraîche en Bretagne, Pays de la Loire, Haute et Basse Normandie, Les jardins de Cocagne, qui allient insertion et vente de paniers dans 110 jardins sur l’ensemble du territoire français, et Poiscaille, le site de circuits courts de produits de la mer, des poissons et crustacés livrés en direct du pêcheur à Paris.

Le vrac

Il y a aussi la solution du vrac, qui se développe dans les grandes villes… Mais pas que ! Pour savoir si vous pouvez à proximité acheter sans emballages, rendez-vous sur Day by Day, et même, par ici, une carte interactive des épiceries sur le territoire !

Et quand on n’a pas les moyens ?

He bien, c’est possible aussi : comme l’explique Bio à la Une, l’association Vrac vend les produits à prix coûtant, sans appliquer de marge. Présente dans les périphéries de Lyon et de Strasbourg, l’initiative fonctionne avec l’appui des producteurs qui fournissent en quantité convenable l’association. Il y a aussi Coopaparis, cette boutique parisienne qui propose des produits suspendus. Ce système fonctionne grâce à la solidarité des clients qui peuvent laisser anonymement des produits bio dans le panier “produit suspendus”. Le consommateur paye deux produits dont un qu’il peut donner directement à quelqu’un qu’il connaît ou le laisser “en attente” dans le panier, alors réservé aux clients qui n’ont pas les moyens de s’acheter ces produits. Peut-être existe-t-il une initiative similaire près de chez vous ? Renseignez-vous !

Et pour découvrir tous les bons plans des boycotteurs citoyens, rendez-vous sur Facebook !

 

Boycott d’Amazon : hier, aujourd’hui et à jamais

Agir maintenant : c’est l’injonction de l’étude spéciale du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) rendue publique en octobre. Pourtant, l’Europe ne semble pas s’inquiéter au point de passer à l’action : pas un seul État membre de l’UE ne figure parmi les 16 pays sur 197 qui, selon une étude réalisée par un centre de recherche américain et deux centres de recherche britanniques, ont pris les mesures politiques appropriées promises dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat.

Et nous, pendant ce temps-là, nous apprenons que le Brésil sombre dans l’extrême droite, entre une vidéo nous annonçant que 60% des animaux sauvages ont disparu en 44 ans, et un article nous informant du dégel flippant et néanmoins silencieux du pergélisol. Alors, comme nous faisons partie des 5% de la planète à pouvoir, à devoir le faire, nous tâchons, avec les moyens du bord, de privilégier  le bio et le local, nous évitons le gaspillage, nous boycottons le plastique… Mais nous savons pertinemment que la portée de nos petits gestes du quotidien, aussi indispensables soient-ils, est annihilée par les conduites irresponsables de multinationales qui ont un impact autrement plus colossal que le nôtre. Disons-le tout net : l’inquiétude nous gagne, la folie nous guette et l’impuissance nous terrasse.

Pourtant, toutes les infos alarmantes n’ont rien changé à l’affaire : dès le début du mois de novembre, sans ciller, prévisibles à vomir, dédaigneux du naufrage de ce monde et certains de s’en mettre plein les poches, les fabricants de consommables ont mis le cap sur Noël.

Utiliser notre pouvoir de consommateurs
Pourtant, tout n’est pas complètement foutu. Tout pourrait ne pas être phénoménalement gâché. Car nous sommes des consommateurs et des consommatrices, dont dépendent directement les entreprises qui se moquent de nous, des autres, de tout et de la terre entière. Nous avons le pouvoir de faire évoluer leurs pratiques scandaleuses, et comme visiblement ce n’est pas de gré, nous avons le pouvoir de décider que ce sera de force. D’autant qu’il ne s’agit pas d’un exercice de longue haleine, courageux et coûteux : en fait, les fêtes de fin d’années pourraient suffire ! Il suffit de jeter un oeil à une animation en temps réelle pointant les habitudes de consommation des Français et les chiffres d’affaires de grandes enseignes pour se faire une idée plus précise du business de Noël. On peut aussi rendre une petite visite à ConsoGlobe pour achever de se remettre les idées en place.

Boycotter Amazon, spécialiste de la fast consommation
Alors on se relève les manches et on passe à l’action, en boycottant Amazon. Et ce aujourd’hui, et demain, et tant qu’à faire, pour toujours.
Il faut dire que l’an dernier, les Français ont acheté 2 millions de produits sur le site d’Amazon en une seule journée, lors du Black Friday… Ce n’est donc pas du tout par hasard, si l’on choisit cette cible à cette période de l’année. Nous n’allons pas rappeler tous les vices d’Amazon, Vice l’a déjà fait et plein d’autres encore. Donnons simplement quelques chiffres :

– En 2017, Amazon a livré plus de 5 milliards de colis en Prime (livraison gratuite le jour même)
– Tous ces colis, stockés dans des entrepôts pour pouvoir être livrés rapidement, ont auparavant transité depuis leur lieu de production, le plus souvent par la voie maritime, qui voit circuler plus de 90 % des marchandises acheminées dans le monde.
– Or les navires qui portent ces marchandises polluent énormément : les experts estiment  qu’un seul navire génère autant de pollution aux particules ultrafines qu’un million de voitures, à cause de la teneur en soufre de leurs carburants, jusqu’à 3 500 fois plus élevée que le diesel des voitures.
Pas très étonnant, dès lors, que Greenpeace ait épinglé Amazon l’an dernier pour son impact environnement : l’entreprise a opté pour les énergies renouvelables pour ses serveurs, et construit des panneaux solaires mais lorsqu’il s’agit de ses chaînes de productions, l’électricité consommée pêche, de même que son origine. En matière de matériaux, de traçabilité, de transparence et de design, le géant de Seattle est aussi gravement à la traîne. Finalement, selon le rapport, il n’existe pas de positions réellement bénéfiques pour l’environnement de la part de la firme : à l’exception de son rôle de soutien public à l’accord de Paris, Amazon ne dévoile aucune statistique sur le recyclage de ses produits et sa part d’énergie renouvelable. Elle ne montre en outre aucun effort particulier dans aucun des domaines soulignés par le rapport.
– Tout cela n’a pas l’air de déranger Jeff Bezos : le fondateur de l’entreprise trône toujours en tête des plus grosses fortunes du monde. Avec les 16% d’Amazon qu’il détient, sa fortune est estimée à 116 milliards de dollars
– Pire : Jeff Bezos a avoué l’an dernier « ne pas savoir quoi faire de sa fortune ». On lui suggèrerait bien de faire un peu moins fortune en respectant un peu plus les hommes et la terre, mais apparemment, cela demande trop d’imagination. Voilà qui devrait faire plaisir aux 80% de la population mondiale qui vivent avec moins de 10 dollars par jour, et n’ont pas le loisir de se poser ce genre de questions…
– Et tout cela, en ayant le culot de donner à sa société le nom de la plus incroyable forêt, de la plus phénoménale réserve de biodiversité que la terre ait à nous offrir

Déconstruire l’opération “lecture + cadeau = Amazon”
Commander un bouquin sur Amazon, c’est simple comme “je n’ai pas le temps d’aller chez un libraire indépendant pour acheter un livre qu’il n’aura probablement pas, il faudra le commander, ça va être compliqué alors qu’en deux clics je peux gérer le truc entre midi et deux au boulot”. Mais déconstruire l’opération “lecture + cadeau = Amazon”, c’est très simple aussi.

Voici quelques idées :

  • Il y a des plateformes de librairies indépendants qui font exactement la même chose qu’Amazon. Comme par exemple lalibrairie.com, ou Leslibraires.fr, un véritable réseau de libraires indépendants, qui vous proposeront un très large choix de livres neufs, mais aussi de livres anciens, rares ou d’occasion.
  • Autre option : Chez Mon Libraire, site collectif mis en place par les libraires de l’association Libraires en Rhône-Alpes en Novembre 2014. A partir de la rentrée 2016, il a été ouvert aux libraires auvergnats de LIRA. Aujourd’hui ce sont plus de 100  librairies qui, dans un esprit solidaire, ont fait le choix d’un service commun.
  • Dans la catégorie “l’arroseur arrosé”, on a aussi Amazon Killer, qui permet de faire la recherche sur Amazon puis de trouver le libraire indépendant qui vend le bouquin près de chez vous
  • On peut toujours se tourner vers Gibert.com pour acheter ou vendre des libres neufs ou d’occasion
  • De nombreux sites dont www.donnons.org proposent des livres d’occasion, gratuits !
  • Vous pouvez tester Scribd, un site de partage de documents en ligne actif depuis mars 2007. Scribd offre un lecteur gratuit de documents de 160 ko qui se charge dans les navigateurs, et les documents iPaper sont obtenus après conversion en PDF et peuvent être partagés. Ce lecteur supporte les zooms, la recherche de texte, différents modes de visualisation, l’utilisation de l’imprimante. Toutefois, le téléchargement des ouvrages reste réservé aux utilisateurs inscrits et ayant souscrit à un passe limité dans le temps.
  • Sinon, aussi, il y a l’imagination : appeler le libraire qui se trouve à côté de chez votre tata à qui vous voulez faire un cadeau, lui commander 6 livres de poche (d’occasion, même, si tata n’est pas contre le fait de toucher un livre sur lequel se sont inscrites d’autres empreintes de doigts), et offrir à tata pour noël un bon pour un bouquin tous les deux mois courant sur tout 2019.
  • Le cadeau qui dure aussi, c’est pas mal. Profitez de noël pour offrir un abonnement à un magazine indépendant. Il y en a pléthore, et ils se battent comme des braves pour essayer de vous donner de l’information intelligente, positive, différente, prospective… On ne saurait les citer tous, mais il y en a pour tous les goûts : WeDemain répertorie les avancées du monde, Usbek et Rica explorent le futur,  L’Eléphant cultive notre culture G, Kaizen fait vibrer le collectif, Les Autres Possibles cartographient les initiatives locales méritantes, Bouts du Monde fait parler les carnets de voyageurs… Non, définitivement, on ne saurait les citer tous. Mais il y en a forcément un qui pourrait faire plaisir à votre fiston, à votre femme ou à votre beau-père.
  • Ou même, même, tentez le combo imagination + cadeau qui dure : offrez à un proche une carte d’abonnement à la médiathèque de son quartier !

Cible numéro 10 : Nestlé

Nestlé, déjà, c’est Nespresso. Et rien que pour ça, il faudrait le boycotter. D’ailleurs, on l’explique en long, en large et en capsules par ici.

Mais Nespresso n’est que le début du petit bout de la lorgnette de Nestlé, qui n’est rien de moins que la première entreprise agroalimentaire au monde, avec un chiffre d’affaires de 95 milliards de dollars. La multinationale attire les enfants avec Kitkat, Crunch, Smarties, Lion, ou encore Lanvin, elle fait croire aux femmes qu’elle les embellit avec l’Oréal, elle abreuve les foules avec San Pellegrino, Vittel, Perrier, et Pure Life, elle fait dans le luxe avec Ralph Lauren, Gorgio Armani, Diesel et Yves Saint Laurent, et elle cherche même à séduire nos chats avec Purina… Nestlé est partout. Et partout, elle propose une vision de la vie et des valeurs qui font mal aux hommes et à la planète.

Lait en poudre : scandale et aberration
Nestlé est le leader du marché du lait en poudre pour nourrissons. Dès les années 70, Nestlé fait la promotion de son lait en poudre en tant que substitut de lait maternel dans certains pays d’Afrique. Une idée très limite, quand on sait que l’accès à l’eau potable et les conditions sanitaires n’y sont pas toujours garantis… Et que le lait en poudre doit être mélangé à l’eau, pas toujours tout à fait potable, et c’est peu dire… Ajoutez un léger sous-dosage des quantités, une mauvaise aseptisation de la formule en biberon, des mères illettrées et inconscientes des risques encourus… Mélangez, et vous obtiendrez le drame : l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu’un million et demi de nouveau-nés meurent chaque année, faute d’avoir été nourris correctement au sein.… Evidemment, un code international de marketing à été dicté, mais Nestlé le contourne ingénieusement, proclamant par exemple que le lait de suite n’est pas concerné par les textes, et qu’il peut donc être promulgué tous azimuts et sans limitation. En 1996, une étude conduite par l’IBFAN en Pologne, au Bangladesh, en Thaïlande et en Afrique du Sud, avait interrogé 3200 femmes enceintes et mères et 800 agents de santé. Dans les quatre pays, des femmes avaient reçu des échantillons gratuits. La proportion allait de 0,3% des mères au Bangladesh, à 26% en Thaïlande. Dans ces pays, des «visiteuses» étaient venues vanter les mérites du lait en poudre, y compris dans les hôpitaux.

Commerce de l’eau : pas de scrupule, pas d’éthique
Nestlé, c’est aussi l’eau en bouteilles. Plus de 70 marques d’eau en bouteille… Une pollution plastique qu’on ne développera pas (mais on rappelle quand même que 89 milliards de litres d’eau en bouteille sont bues – et jetées ? – chaque année), alors que l’eau du robinet est bonne à la consommation dans la plupart des pays dits « développés » (parfois, on a un doute sur le terme), et que la production de l’eau en bouteille vient assécher les nappes phréatiques des pays où elle manque cruellement. Or M. Brabeck-Letmathe, président de la multinationale, estimait en 2012 que la question de la privatisation de l’eau pouvait être abordée de deux manières : « L’une est extrémiste, défendue par quelques ONG qui considèrent que l’eau est un bien public. » Balayant cette thèse, il précise son idée : « L’eau est une denrée alimentaire comme les autres et doit avoir une valeur marchande » (empruntée au documentaire We Feed the World). Dans une société où tout peut avoir une valeur marchande, où la majorité des terres ont été privatisées et où les entreprises des pays industrialisés achètent les droits d’émissions de CO2 aux entreprises qui rejettent moins de CO2 dans l’atmosphère, Nestlé considère que l’eau peut assurer la croissance de l’entreprise, dans notre monde où 2,4 milliards d’êtres humains n’ont pas accès à l’eau potable. D’ailleurs, en ce moment et ici même, la nappe phréatique de Vittel est en train d’être asséchée par la firme. Bravo Nestlé.

Huile de palme : zéro de conduite
Les Kitkat, il faut bien les fabriquer. Et pour le faire à bas coût, Nestlé n’hésite pas à détruire des dizaines d’hectares de forêt, en Indonésie notamment, au mépris de ceux qui y habitent. Greenpeace a fait en 2010 la lumière sur cette autre ignominie signée Nestlé, qui s’est engagée à rompre ses relations commerciales avec les producteurs qui détruisent les forêts. L’enquête publiée par Greenpeace le mois dernier confirme ce que l’on aurait pu soupçonner, quand on connaît la firme : Nestlé a rompu sa promesse, Et aujourd’hui encore, 25 producteurs d’huile de palme ont détruit plus de 130 000 hectares de forêts tropicales depuis 2015. Et il ne s’agit pas uniquement de destruction des forêts : exploitation de travailleuses et des travailleurs, conflits avec les communautés locales, plantations sans permis, plantations dans des zones censées être protégées, feux de forêts liés à des défrichages sauvages… Pourquoi être éthique quand on peut faire absolument n’importe quoi ? Merci Nestlé.

C’est le matin, et un surplus de mauvaises nouvelles pourrait nuire à notre équilibre mental, alors on va résumer la suite :  pollution illégale de cours d’eau, trafic d’enfants d’Afrique amenés en Côte d’Ivoire pour travailler sur les plantations de cacao de la firme, lait contaminé à la mélanine en Chine… Tout cela, c’est Nestlé. Merci encore !

Cela vous a convaincu d’arrêter de donner votre argent durement gagné à la marque ? Inscrivez-vous à la campagne i-boycott et rejoignez le mouvement, nous sommes plus de 25.000 à vouloir donner plus de poids à nos décisions de consommateurs, et à nos convictions de citoyens… Chaque jour, Boycott Citoyen ajoute une marque à la liste noire des produits dont nous ne voulons plus, au nom de notre avenir. Pour participer à la magie des réseaux sociaux, c’est par ici !

Cible numéro 9 : Danone

Ne comptons pas sur Emmanuelle Wargon, secrétaire d’Etat à l’Environnement, pour interdire la commercialisation de l’eau en bouteille plastique à usage unique, ou autre mesure prenant en compte l’urgence climatique dans laquelle nous nous trouvons actuellement. A voir le fonctionnement et l’éthique de l’entreprise qu’elle quitte, les générations futures ne sont probablement pas pour elle un sujet de préoccupation majeur…

Il y a d’abord les vieilles casseroles de Danone : en 2015, l’émission « Cash Investigation » exposait la stratégie marketing de la filiale indonésienne de Danone, accusée de commercialiser du lait en poudre dans un pays où l’eau n’est presque jamais potable.

Et puis il y a eu l’épisode de la COP21 : militants et agriculteurs avaient manifesté devant le siège de Danone pour dénoncer son modèle d’agrobusiness « climaticide ». De fait, l’objectif principal de l’entreprise ne contenait aucun engagement concernant son mode d’agriculture, pesant pour près de 60 % de son empreinte carbone. Et avec une échéance à 2025 pour arrêter d’augmenter ses émissions réelles globales, l’entreprise s’autorisait à émettre des quantités encore plus importantes de gaz à effet de serre pendant les 10 prochaines années… “Il est consternant de voir Danone, une des plus importantes entreprises françaises,  faire un tel flop sur le climat avant la COP à Paris”, avait déclaré Jean-Cyril Dagorn, responsable de plaidoyer à Oxfam France. “Danone se contente de mesurettes. La planète ne peut pas se permettre d’attendre 10 ans pour que les entreprises agissent sur la crise climatique en cours aujourd’hui.”

Et depuis ? Danone a bien vu que tout cela pouvait lui porter préjudice… et a montré qu’elle voulait rectifier le tir, à grands renforts de communication. Le 21 septembre dernier, le géant français de l’agroalimentaire reversait ainsi tout son chiffre d’affaires réalisé en France ce jour-là, soit environ 5 millions d’euros, au Fonds Danone pour l’écosystème, un « fonds de dotation pour soutenir des activités d’intérêt général », selon l’entreprise. Et puis Danone a diffusé une petite vidéo (qui a dû coûter quoi ? 5 millions d’euros peut-être ?) avec une baseline très, très arrogante pour qui connaît le Groupe : « chaque fois que nous mangeons et buvons, nous votons pour le monde dans lequel nous voulons vivre ». L’objectif annoncé par Danone avec ce coup de comm grossier ? Soutenir une « agriculture régénératrice », sans pour autant en préciser exactement le sens. « Nous travaillons avec le WWF France et Pour une agriculture du vivant pour en définir les principes pour notre amont agricole », a signalé Danone. Qu’il n’hésite pas à nous tenir informés lorsqu’il aura défini ce dont il voulait parler…

En attendant d’être le champion de l’agriculture régénératrice, Danone, c’est surtout le champion de l’aliment ultra-transformé. Quatre représentants de Danone étaient auditionnés cet été à l’Assemblée nationale par la commission d’enquête sur l’alimentation industrielle et les produits ultra-transformés, lesquels sont soupçonnés d’être une cause de diabète, d’obésité et de certains cancers… Alors que le groupe agroalimentaire n’a de cesse de communiquer sur ses « alicaments », des aliments censés apporter un véritable « plus » en matière de santé pour qui les consomme régulièrement.

Les aliments ultra-transformé ? Selon 60 millions de consommateurs, ce sont des aliments « dont la particularité est d’être fabriqués avec très peu de matières premières brutes (fruits, lait, viande…) et beaucoup d’additifs ou d’ingrédients reconstitués dans le but de leurrer le goût du consommateur et d’obtenir un produit facile à utiliser ». On reconnaît l’aliment ultra-transformé à sa liste sans fin d’ingrédients d’origine industrielle, indéchiffrable pour le consommateur, illisible tant c’est écrit petit. Ces denrées qui représentent la moitié de l’offre en supermarché, Anthony Fardet les appelle « fake food » (« fausse nourriture », en français). Et des produits ultra-transformés, Danone en produit beaucoup : Danette, Actimel, Activia fruits, Danacol 0% pêche abricot, yaourt à boire Danao, Taillefine aux fruits… En guise d’exemple, le Taillefine 0% fraise de Danone ne contient pas moins de neuf additifs sous son joli packaging. Et le hors-série de « 60 Millions de consommateurs » paru en avril sur « Les aliments qui nous empoisonnent » épingle également le yaourt de Danone M&M’s Mix pour son nombre impressionnant d’additifs : commercialisé en Europe mais pas en France, il compte quelques 16 additifs…

Evidemment, Danone se défausse sur la question des additifs : selon la firme, chaque additif a une « fonctionnalité spécifique » et ceux utilisés par le groupe sont autorisés. Mais « autorisé » signifie-t-il « bon pour la santé » ? Point du tout. Car il y a « l’effet cocktail » : un additif présent dans le produit peut exacerber les effets négatifs d’un autre additif, et quand on sait que 338 additifs différents sont autorisés dans les plats cuisinés, on ne sait pas trop ce qui se retrouve dans notre corps après un yaourt Danone au petit déjeuner, un sandwich sous plastique au déjeuner, une pâtisserie industrielle au goûter et un plat cuisiné réchauffé au micro-ondes au dîner (et oui, ce n’est peut-être pas le cas pour vous, mais c’est le cas, malheureusement, pour beaucoup). Bref, on ne sait pas trop mesurer l’effet cocktail… Faute d’étude sur le sujet, même si l’INRA et l’INSERM ont commencé à plancher sur le sujet. Il est d’ailleurs intéressant de réaliser qu’une firme comme Danone, qui emploie des scientifiques sur-diplômés et effectue un important travail de veille sur la recherche au niveau international, ne cherche pas à en savoir plus sur la question… Et c’est d’autant moins rassurant méthodologiquement parlant, alors que l’on vient d’apprendre la nomination d’Emmanuelle Wargon, directrice des affaires publiques et de la communication de Danone, comme secrétaire d’Etat à l’Environnement…

Une dernière petite nouvelle pour la route ? Suite à la tenue de 239 nettoyages et enquêtes de marques dans 42 pays et sur 6 continents, Greenpeace et Break Free From Plastic viennent de répertorier 187.000 déchets plastiques, et de déterminer leur provenance. Résultat de l’étude  ? Danone est le 4ème des 10 plus grands pollueurs au monde après Coca-Cola, PepsiCo, et Nestlé… Cela ne vous étonne pas ? Nous non plus. Evian, Volvic, Badoit, Salvetat… Tout ça, c’est Danone. On vous donne juste les chiffres pour Evian ? Chaque année, près de 2,2 milliards de bouteilles d’Evian sont consommées dans le monde. Autrement dit, 6 millions de bouteilles quittent chaque jour le site d’Evian, filiale de Danone… Et finissent, un jour sur les plages, et puis dans l’océan, et jusque dans l’estomac de la faune qui n’y habitera bientôt plus si ça continue. Et ça a toutes les chances de continuer, puisque Danone n’a pas l’intention de sortir de sa politique du plastique jetable et d’éliminer sa production du plastique à usage unique, ou d’investir dans des systèmes de livraison basés sur des modèles de récupération et de réutilisation, ou de prendre quelque responsabilité que ce soit pour gérer le cycle de vie de ses produits…

Cela vous donne envie de réagir ? Rejoignez le mouvement, nous sommes plus de 25.000 à vouloir donner plus de poids à nos décisions de consommateurs, et à nos convictions de citoyens… Chaque jour, Boycott Citoyen ajoute une marque à la liste noire des produits dont nous ne voulons plus, au nom de notre avenir. Pour participer à la magie des réseaux sociaux, c’est par ici !

Cible numéro 7 : Monsanto

Si vous ne le saviez pas encore, vous le deviniez sans doute : la quasi totalité des marques appartient en réalité à une dizaine de grands groupes industriels (pour avoir l’image en grand c’est par ici).

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Si vous ne le saviez pas, vous le deviniez sans doute : la quasi totalité de cette dizaine de grands groupes industriels utilise des produits Monsanto (pour avoir la liste détaillée c’est par ici)

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Si vous ne le saviez pas, vous le deviniez sans doute : Monsanto, c’est pire que le plus pire de tous, puisque c’est le géant de l’agro-alimentaire qui a réussi la prouesse de cumuler la commercialisation, au fil des années et sans le moindre scrupule, de mille et un poisons pour le vivant dans sa globalité, comme par exemple :

  • Le PCB, un polluant chimique très dangereux appelé « polluant organique persistant », car il résiste aux dégradations biologiques naturelles et s’accumule dans les tissus vivants, tout au long de la chaîne alimentaire. Il a été prouvé que Monsanto connaissait sa toxicité bien avant d’arrêter de le commercialiser.
  • l’agent orange, qui a intoxiqué quelques 4,5 millions de Vietnamiens et 270 000 vétérans pendant la guerre du Vietnam. Là encore, Monsanto s’est défossé.
  • les OGM
  • Le Round Up, vendu comme un désherbant qui « laisse le sol propre » tout en étant « biodégradable » et « bon pour l’environnement ». Il contient en fait du glyphosate et sa toxicité n’est plus à prouver (pour une piqûre de rappel, voir l’excellent documentaire de Marie-Dominique Robin sur le sujet).
  • Les semences OGM, dont Monsanto a lancé la commercialisation sans autorisation
  • Le Posilac, une hormone de croissance bovine dangereuse pour les vaches

Le Lasso, un herbicide toxique pour les agriculteurs…Tous ces machins atroces qu’on dirait tout droit sorti d’un cerveau maléfique, c’est tout droit sorti du cerveau maléfique de Monsanto, et c’est expliqué partout et notamment . Et systématiquement, Monsanto a refusé d’admettre ses responsabilités : en mettant en place une campagne de dénigrement visant un toxicologue, en interférant auprès des organismes de réglementation, en tentant d’influencer la communauté scientifique… Globalement, en utilisant toutes les techniques possibles et imaginables révélatrices d’une mauvaise foi caractérisée et d’un irrespect profond pour autrui.
Pour ceux qui trouvent que ça fait assez de lecture comme ça merci , il y a aussi cette vidéo qui explique tout très bien en trois minutes.

Bref, lire un article sur Monsanto, ça vous tue un matin, surtout quand on se rappelle qu’il a été racheté par Bayer, un autre groupe tout aussi monstrueux.. Cela fera l’objet d’un autre matin, il ne faut pas exagérer. A présent, vous allez pouvoir vous faire plaisir. Faites-vous le plaisir de regarder à nouveau l’image ci-dessus et d’imprimer sur votre rétine les différents produits qui s’y trouvent, c’est un bon test de mémoire visuelle, une sorte de Mini Memory en plus utile. Et ce soir, quand vous ferez des courses, faites votre marché : “je prendrai pas de riz Uncle Ben’s, ni de Tropicana, ni de soupe Knorr”, ou bien “ni Fanta, ni ketchup Heinz, ni céréales Frosties”, ou alors “pas de Miel Pop’s, ni de Pringles, ni de Coca-Cola dans mon caddie”, il y a le choix, vous faites votre combo comme vous voulez, c’est ça qui est bien. D’autant que cet exercice de mémoire dispose d’un double effet kiss cool : si vous jouez le jeu, de même que tous les lecteurs de cet article, de même que leurs familles respectives, de même que vos collègues de bureau que vous ne manquez pas, matinalement, de harceler avec votre érudition, hé bien cela s’appellera de l’engagement collectif. Et l’engagement collectif, cela fait peur aux groupes tels que Monsanto, qui comptent sur la bienveillance/tolérance/inertie des Etats et la paresse intellectuelle/fatigue/inertie des gens.

Rejoignez le mouvement, nous sommes plus de 25.000 à vouloir donner plus de poids à nos décisions de consommateurs, et à nos convictions de citoyens… Chaque jour, Boycott Citoyen ajoute une marque à la liste noire des produits dont nous ne voulons plus, au nom de notre avenir. Pour participer à la magie des réseaux sociaux, c’est par ici !