Pétition : exigeons de l’Etat qu’il déclare l’urgence écologique et sociale

Le 1er mai, le Parlement britannique est devenu le premier Etat à déclarer un « état d’urgence écologique et climatique ». Les députés ont en effet approuvé une motion déposée par le parti travailliste, réclamant également une « révolution industrielle verte » et des changements dans le domaine des transports ou de l’agriculture, comme le rapportait le quotidien The Guardian.

La crise écologique en cours mérite en effet une mobilisation sans précédent.

Toute notre action, en premier lieu celle des responsables politiques, doit être tendue vers les objectifs de limiter la catastrophe et de nous y préparer, car il nous reste très peu de temps.

Dans cette perspective, une pétition a été mise en ligne afin d’exiger de l’Etat français qu’il suive l’exemple de l’Angleterre et déclare lui aussi l’état d’urgence climatique et social. Mobilisons-nous, signons-la, partageons-la au plus grand nombre !

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Le gouvernement n’agit pas ? 23 tonnes de boues rouges devant le ministère pour sauver les calanques

Ce matin, des membres du mouvement de protection des Océans du vivant ZEA ont déversé 23 tonnes de boues rouges devant le ministère de l’écologie. Ces boues proviennent des rejets de l’usine Altéo de Gardanne, dont la société d’investissement H.I.G. est propriétaire.  Cette opération s’inscrit dans la campagne pour « stopper ces pollutions et protéger les citoyen(ne)s qui y sont exposés ».

Une action de désobéissance civile justifiée.

Depuis plus de 120 ans, l’usine de production d’alumine de Gardanne, près d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), bénéficie d’un droit de rejeter à terre et en mer ses déchets toxiques. Plus de 30 millions de tonnes de boues rouges toxiques ont été ainsi déversées dans les fonds marins du Parc National des Calanques. ZEA est engagée sur ce combat au coté de pêcheurs, de riverains, de scientifiques et de citoyens qui dénoncent la toxicité et la radioactivité de ces boues rouges.

Nous demandons au gouvernement l’interdiction de rejeter ou de disséminer ces déchets dangereux.

Boues rouges ni en mer ni à terre !
Un lien vers la pétition : https://www.change.org/p/boues-rouges-ni-en-mer-ni-à-terre

Un lien vers le documentaire Zone Rouge : youtube.com/watch?v=pPNdMZgncWw

 

 

150 organisations exhortent l’Europe à mettre fin à l’impunité des multinationales

Dans nos sociétés, les personnes qui commettent un vol ou un crime sont poursuivies, traduites en justice et, si elles sont jugées coupables, condamnées à une amende ou à de la prison. Imaginez un monde où il serait possible d’échapper au système judiciaire et de bénéficier d’une impunité totale. Dans un univers parallèle, réservé à certaines multinationales privilégiées, ce monde existe. Il est temps d’y mettre fin…

Ainsi commence l’appel de Greenpeace à signer la pétition paneuropéenne, « Des droits pour les peuples, des règles pour les multinationales ».
Accaparement de terres, pollution, corruption… Dans de nombreux pays, certaines multinationales se livrent à des abus qu’elles ne sauraient commettre dans leur pays d’origine, et s’en tirent à bon compte. Elles peuvent même poursuivre en justice les gouvernements lorsqu’elles estiment que la législation en vigueur les désavantage. Tout cela est rendu possible par les traités commerciaux internationaux qui, la plupart du temps, prévoient des tribunaux d’arbitrage privés* pour les multinationales. Ces systèmes de justice parallèle leur permettent d’échapper à la législation qui s’applique au commun des mortels et qui protège l’intérêt public.

Pour mettre fin à ces privilèges, plus de 150 organisations dans 16 pays européens ont lancé la semaine dernière une pétition paneuropéenne, « Des droits pour les peuples, des règles pour les multinationales ». Ces organisations demandent aux États membres et à l’Union européenne de :

  • mettre fin au système de justice d’exception dont bénéficient les multinationales
  • mettre en place une réglementation qui oblige les multinationales à respecter les droits humains et de l’environnement, avec en ligne de mire la ratification d’un traité onusien pour protéger ces droits

Si vous estimez vous aussi qu’il est temps de mettre fin à ce système injuste, demandez à l’Union européenne et à ses États membres de révoquer les clauses d’arbitrage entre investisseurs et États des accords de commerce et d’investissement en vigueur, de s’abstenir de conclure des accords de ce type à l’avenir et de soutenir les négociations en cours aux Nations Unies en vue de l’adoption d’un traité contraignant pour les multinationales.

Pour en savoir plus sur la campagne « Des droits pour les peuples, des règles pour les multinationales », rendez-vous sur : https://stopisds.org/fr/
Pour accéder à l’appel de Greenpeace : https://www.greenpeace.fr/stop-a-limpunite-des-multinationales/
Pour signer la pétition : https://www.greenpeace.fr/embeds/petition-des-droits-pour-les-peuples-des-regles-pour-les-multinationales.html

*Ce mécanisme de justice parallèle très controversé a été au cœur des mouvements de contestation massifs contre le TAFTA, le CETA ou encore le TISA. Malgré cette vague sans précédent de mobilisation, l’Union européenne promeut l’insertion d’un tel mécanisme dans un grand nombre d’accords en préparation (Canada, Japon, Singapour, Vietnam, etc.).

 

 

La France attaquée pour inaction climatique : signez la pétition de l’Affaire du siècle !

« Les changements climatiques sont là : ils affectent déjà nos vies et n’épargnent personne. Nous assistons à la montée des eaux, à la fonte des glaces, à la multiplication des événements météorologiques extrêmes, tandis que les espèces animales et végétales disparaissent inexorablement. Les sécheresses et inondations sont de plus en plus dévastatrices. Nos exploitations agricoles sont en danger. L’air que nous respirons est pollué. Le prix de nos factures énergétiques explose. Partout, dans les pays du Sud comme dans les pays du Nord, les populations vulnérables sont les plus exposées.

Obnubilés par les enjeux du court terme, les Etats et les acteurs économiques restent sourds aux innombrables cris d’alarme des plus fragiles, des scientifiques, des associations. Alors que les investissements nécessaires pour remédier à la catastrophe devraient être financés majoritairement par les plus aisés, les classes moyennes et les plus démunis y contribuent aujourd’hui de manière indifférenciée. La lutte contre les changements climatiques ne doit pas se faire au détriment des plus fragiles. »

Pour dénoncer des mesures insuffisantes pour garder le réchauffement sous contrôle, les recours en justice se multiplient dans le monde… Et la France n’échappe pas à la règle ! Les associations y travaillaient depuis longtemps, et au lendemain d’une conférence climat de l’ONU (COP24) qui a déçu par l’incapacité des Etats à renforcer leur action, quatre ONG plaignantes ont adressé lundi un document préalable au président Emmanuel Macron et au gouvernement, annonçant leur intention d’attaquer l’Etat français pour inaction climatique. Greenpeace, Oxfam, la Fondation pour la nature et l’Homme (FNH) et l’association Notre affaire à tous sont les chefs de file de cette action historique : « on pressentait l’issue de la COP24 », a expliqué Cécile Duflot à La Croix. « Même sur leurs engagements initiaux, les États n’arrivent pas à dégager des modes d’action, et notamment pas la France ». Les plaignants soulignent que la France, dont les émissions de GES sont reparties à la hausse en 2015, ne respecte notamment pas ses objectifs de court terme. Ils se fondent sur la Constitution et la Convention européenne des droits de l’homme, qui garantissent la protection des citoyens. Ils dénoncent aussi « une violation de plusieurs engagements de la France en matière de lutte contre le changement climatique au titre du droit international ».

Selon la procédure, l’État a deux mois pour répondre. Les ONG prévoient dans un second temps, en mars probablement, d’introduire un recours juridique devant le tribunal administratif de Paris. L’idée est de « le contraindre à agir », dit Cécile Duflot, pour Oxfam : « l’urgence et l’inaction l’exigent. Ce n’est pas anecdotique que des ONG, qui ont toujours participé aux négociations, au Grenelle… disent : maintenant ça suffit! »

Pour soutenir la demande de Greenpeace, Oxfam, la Fondation pour la nature et l’Homme (FNH) et l’association Notre affaire à tous, et montrer vous aussi à l’Etat votre mécontentement face à son inaction climatique, signez la pétition !