Mobilité, alimentation, résidentiel… Ce qui nous attend pour rester en dessous de la barre des 1,5°C

Le scénario climatique est plus sombre que jamais. Selon un nouveau rapport de l’Onu, le monde s’éloigne de son objectif de maîtrise du réchauffement climatique. Le fossé entre les émissions de gaz à effet de serre et l’ambition de l’Accord de Paris ne cesse de grandir… Alors, comment rester alignés sur une trajectoire de réchauffement de 1,5°C ? Le cabinet B&L évolution s’est appuyé sur le rapport 2018 du GIEC pour lister les mesures concrètes à mettre en œuvre en France…
Chaque dixième de degré compte pour « conserver des modes de vie décents à moyen terme nous évitant d’entrer dans l’inconnu ». « C’est une véritable économie de guerre qu’il faut mettre en place, une économie de rationnement, d’efforts intenses qui nous sortent de notre monde de confort. Outre les classiques rénovations énergétiques des logements et développement des énergies renouvelables, la plupart des mesures apparaissent drastiques comme l’interdiction d’acheter une voiture neuve, de prendre un vol long-courrier ou encore la mise en place d’un couvre-feu thermique pour abaisser la température dans les logements. Cela demande un effort important de la part de tous sur une décennie ou deux. »

Infographie réalisée par Novethic
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NB : Cette infographie n’est qu’un résumé qui ne présente pas l’ensemble des mesures proposées ni la méthodologie de l’étude et sa visée.

– Le but n’est pas d’être exhaustif dans la présentation de toutes les mesures qui permettraient de faire baisser les GES mais de proposer un ensemble de mesures qui mises bout à bout permettent d’atteindre l’objectif 1,5°C.

– La contrainte de temps liée à l’objectif est tellement resserrée que de nombreuses mesures pouvant paraître intéressantes à long terme (démographie par exemple) sont d’office écartées.

– Ceci n’est ni un programme politique, ni une étude de faisabilité. L’objectif de l’étude est d’objectiver l’ampleur des mesures à mettre en place vis à vis du « budget CO2 » associé à la limite des 1,5°C. Il s’agit donc d’une étude essentiellement technique qui s’appuie sur les données climatiques du dernier rapport du GIEC et sur des calculs d’émissions de GES.

Lien pour télécharger l’étude complète : http://www.bl-evolution.com/…/181208_BLevolution_Etude-Traj…

A partir du 16 octobre, je refuse les voyages d’affaires inutiles

Avez-vous déjà connu l’un de ces moments de doute, après avoir passé deux heures avec un.e client.e, sur le trajet du retour, en voiture, en train ou en avion ? Vous êtes-vous déjà posé la question de l’utilité réelle du déplacement ? Ne vous êtes-vous jamais demandé, à la sortie d’une réunion, si vous aviez réellement besoin d’y assister ? Si un appel et deux ou trois mails n’auraient pas suffi ?

Commençons par quelques chiffres.
Le volume du trafic aérien mondial double tous les 15 ans depuis le milieu des années 1970, ce qui équivaut à un taux de croissance de 5 % par an, bien supérieur à celui du PIB mondial. En 2017, pour la première fois, on a dépassé le nombre de 4 milliards de passagers transportés par l’aviation civile dans le monde : chaque seconde, 127 passagers prennent l’avion dans un des aéroports de la planète…. Et en France ? Avec un total de 164 millions de passagers, soit 9,5 millions de plus qu’en 2016, le trafic aérien a connu la plus forte croissance en volume jamais réalisée en France en 2017, et son meilleur taux de croissance (6,1 %) depuis 2011. C’est ce qui ressort des chiffres collectés par la Direction générale de l’aviation civile (DGAC)…

L’impact sur l’environnement ?

En France, selon l’Ademe, 82 % des trajets s’effectuent en voiture. Et c’est aussi la route qui est donc le plus gros émetteur de CO2 (80 %), suivi de l’aérien (15 %).
En fait, les émissions de CO2 des transports dépendent de plusieurs critères : la distance bien entendu, mais également le nombre de passagers par véhicule ou le type de trajet effectué. Mais il est très simple de faire ces calculs complexes, grâce à un outil très bien pensé par l’ADEME. Exemple : sur un trajet de 500 km aller-retour environ, l’avion émet entre 145 et 241 kg de CO2 par passager. La voiture est également très polluante, avec une émission de 170,6 kg de CO2. Et pour ce type de trajet longue distance, le train est de loin le mode de transport le moins polluant. Le TGV émet 3,2 kg de dioxyde de carbone, et les trains « classiques » en émettent 11,8… Beaucoup mieux ! Mais réfléchissons autrement : le voyage d’affaires le moins polluant n’est-il pas en fait… Celui qu’on ne fait pas ?

Certes, les gouvernements et les entreprises prennent de plus en plus conscience de l’importance de protéger l’environnement. La Responsabilité Sociale de l’Entreprise (RSE) comme les Etats légifèrent pour inciter les entreprises à être plus soucieuses de l’environnement. Mais il n’y a pas à aller chercher très loin !

Réduire les déplacements : voilà un moyen quantifiable pour contribuer à réduire les émissions de carbone ! Le progrès a ceci d’honorable qu’il nous offre la possibilité d’échanger avec une ou plusieurs personnes situées à divers points du monde à coût réduit. Alors qu’il y a ne serait-ce que 30 ans, les conversations avec un proche outre-manche coûtaient un bras (oui, on fait des jeux de mots de bon matin, et on aime bien ça), une discussion par Skype permet aujourd’hui d’échanger sans aucune contrainte, pour pas un rond. La vidéo conférence peut aider à réduire les déplacements professionnels et soutenir des initiatives de travail à distance ou à domicile. Une étude publiée par le WWF estime que remplacer 20% des déplacements professionnels dans l’UE par de la vidéo conférence revient à réduire les émissions de carbone de plus de 22 millions de tonnes chaque année.  L’étude montre également que si la moitié de l’ensemble des employés de l’UE remplaçait un seul rendez-vous professionnel par de la vidéo conférence, cela économiserait 2.13 millions de tonnes par année!

Convaincu ? Essayez de sensibiliser votre entreprise ! Certains déplacements sont nécessaires, mais d’autres peuvent facilement être évités, et être remplacés par une ou deux conf calls… Ensemble, éduquons nos entreprises, et incitons nos boss et collègues à tirer le meilleur parti des nouvelles technologies… Un léger changement de culture d’entreprise, au nom des générations futures !