Se passer d’Amazon : mode d’emploi

Amazon est une championne de l’optimisation fiscale qui tue les libraires et se fiche de l’environnement. Pourtant, lors du Black Friday, l’entreprise irresponsable sera récompensée en encaissant des milliards de dollars…

Il y a dix ans à peine, le Black Friday était à peu près inconnu en France… Néanmoins, les mentalités évoluent beaucoup plus vite sur ce genre d’événements que sur la cause des femmes ou le réchauffement climatique, au hasard : avec un panier moyen de 94 euros et une augmentation des dépenses de 71% par rapport à 2017, l’édition 2018 du Black Friday a été une réussite en France, selon le cabinet d’analyse HiPay. Premier bénéficiaire de cette évolution : Amazon.

Amazon encourage la surconsommation

En 2017, les Français ont acheté 2 millions de produits sur le site d’Amazon en une seule journée, lors du Black Friday. Et l’an dernier, près de 180 millions d’articles ont été achetés sur Amazon dans le monde en quelques jours seulement… Si bien que Jeff Bezos, fondateur de l’entreprise, trône en tête des plus grosses fortunes du monde, soit la bagatelle de 116 milliards de dollars, accumulés en incitant les gens à consommer toujours plus dans un monde au bord du précipice.

Amazon pratique l’optimisation fiscale

L’an dernier, Jeff Bezos a avoué « ne pas savoir quoi faire de sa fortune ». On lui suggèrerait bien de faire un peu moins fortune en respectant un peu plus les hommes et la terre, mais apparemment, cela demande trop d’imagination… Pour le moment, Amazon préfère passer son temps à réfléchir aux techniques d’optimisations fiscales qui lui permettent de payer le moins d’impôts possibleet licencier ses employés ayant montré des signes de sympathie vis-à-vis des Gilets Jaunes… Voilà du temps de réflexion bien mal utilisé…

Se passer d’Amazon mode d’emploi

Alors en attendant que Jeff réfléchisse à l’impact positif qu’il pourrait avoir sur le devenir de notre Terre Mère et sur les hommes qui l’habitent, nous nous passerons d’Amazon.
Certes, c’est moins simple que de faire avec, mais ce n’est pas non plus si compliqué (on faisait sans avant, rappelez-vous), et c’est beaucoup plus raccord avec les enjeux de notre triste époque. Cela demande juste de passer entre les mailles des injonctions à surconsommer, de se rappeler que l’on ne fait que 2% d’économies réelles le jour du Black Friday… Et d’utiliser les formidables moyens mis à notre disposition à cette époque où Internet nous facilite la vie :

Lorsque vous recherchez un objet, commencez par écumer les plateformes de dons. Vous avez l’embarras du choix, à commencer par ces quelques solutions simples :

  • Donnons.org : vous pouvez par exemple trouver sur le site (liste absolument pas exhaustive !) : meubles, accessoires pour animaux, jeux vidéos, vaisselles, vêtements, accessoires de puériculture, électroménager, électronique, outils de bricolage, plantes et fleurs, compost… Vous trouverez de tout !
  • A la recherche d’un aspirateur ? d’un vélo ? d’un pantalon ? Pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil sur Geev ? L’application met en relation d’une part des Geevers qui souhaitent donner des objets qu’ils n’utilisent plus, et des citoyens potentiellement intéressés, prêts à les adopter. Grâce à un système de géolocalisation, il vous est possible de dénicher des trésors qui se cachent près de chez vous, où que vous soyez en France.
  • consoRecup, imaginée par le média consoGlobe, est une plateforme de don et de récupe qui vous permet de donner et de dénicher de bonnes affaires proches de chez vous. Livres, jeux, films, matériel de sport, de puériculture, tout y est, et ce, dans plusieurs régions de France. consoRecup multiplie les solutions en proposant également un service de troc pour échanger ses objets contre de nouveaux.

Si vous recherchez un bouquin pour vous-même ou un proche, bingo : moultes solutions ont été imaginées pour vous aider à vous passer d’Amazon :

  • Dans la catégorie “l’arroseur arrosé”, on a Amazon Killer, qui permet de faire la recherche sur Amazon puis de trouver le libraire indépendant qui vend le bouquin près de chez vous
  • Il y a des plateformes de librairies indépendants qui font exactement la même chose qu’Amazon. 2 500 libraires indépendants ont ainsi décidé d’unir leurs forces au sein de lalibrairie.com, une alternative pratique et précieuse. Il y a aussi Leslibraires.fr, un autre réseau de libraires indépendants, qui vous proposeront un très large choix de livres neufs, mais aussi de livres anciens, rares ou d’occasion.
  • Autre option : Chez Mon Libraire, site collectif mis en place par les libraires de l’association Libraires en Rhône-Alpes en Novembre 2014. A partir de la rentrée 2016, il a été ouvert aux libraires auvergnats de LIRAAujourd’hui ce sont plus de 100  librairies qui, dans un esprit solidaire, ont fait le choix d’un service commun.
  • On peut toujours se tourner vers Gibert.com pour acheter ou vendre des libres neufs ou d’occasion
  • De nombreux sites dont www.donnons.org proposent des livres d’occasion, gratuits !
  • Vous pouvez tester Scribd, un site de partage de documents en ligne actif depuis mars 2007. Scribd offre un lecteur gratuit de documents de 160 ko qui se charge dans les navigateurs, et les documents iPaper sont obtenus après conversion en PDF et peuvent être partagés. Ce lecteur supporte les zooms, la recherche de texte, différents modes de visualisation, l’utilisation de l’imprimante. Toutefois, le téléchargement des ouvrages reste réservé aux utilisateurs inscrits et ayant souscrit à un passe limité dans le temps.

Lutter contre le Black Friday mode d’emploi

Marre de la surconsommation ? Rejoignez le mouvement : le Boycott Citoyen organise une campagne de décrédibilisation du Black Friday sur les réseaux sociaux : inscrivez-vous en envoyant un mail à boycott.citoyen@lilo.org !
Le 29 novembre, le Boycott Citoyen co-organise aussi :
– La grève mondiale pour le climat : https://www.facebook.com/events/633747833695721/
– Plantons partout des arbres pour le climat : https://www.facebook.com/events/633747833695721/
– Block Friday : https://www.facebook.com/events/953599701691438/
– Vive le vendredi vert : https://www.facebook.com/events/735277593610579/

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Depuis le mois d’octobre 2018, le Boycott Citoyen initie des boycotts au long court de certains produits et groupes (Nestlé, Coca-Cola, MacDo…) mais aussi de pratiques néfastes (le plastique à usage unique, les voyages professionnels en avion, la surconsommation lors des fêtes commerciales etc.).
Nous organisons régulièrement des journées sans achat pour initier des actions coup de poing et montrer l’impact de consommateurs qui prennent le pouvoir. Le Boycott Citoyen a également organisé 10 jours de résistance contre le plastique qui ont mobilisé des dizaines de milliers de personnes dans plus 40 villes en France en mai 2019.
Chaque jour, sur www.boycottcitoyen.org, retrouvez des articles qui vous aident à éviter les produits irresponsables, et à adopter de nouvelles pratiques respectueuses de l’environnement et de l’homme.
Sur la page Facebook du Boycott citoyen, la communauté des boycotteurs et boycotteuses citoyen.nes échangent leurs idées, astuces et bons plans, donnant du poids au mouvement global… Motivant !

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Vous suivez le Boycott Citoyen ? Vous avez initié des changements dans vos modes de consommation grâce aux alternatives proposées ? N’hésitez pas à soutenir nos actions sur Tipeee !

Le Boycott Citoyen appelle à soutenir la rébellion avec un boycott à la conso

Les marches ne suffisent plus ? Plus tard ce sera trop tard ? Le Boycott Citoyen soutient les actions pacifistes d’Extinction Rebellion en lançant un boycott des groupes irresponsables, et une grève totale des supermarchés pendant la durée de la Rébellion. 

Extinction Rebellion a déclaré la Rébellion internationale pour le vivant, et contre les systèmes qui le détruisent !
En tant que consommateurs et consommatrices, nous pouvons apporter notre contribution et soutenir le mouvement par nos actes d’achat : le Boycott Citoyen, qui organise des journées sans achat depuis le mois d’octobre 2018, et qui  boycotte les supermarchés, soutient l’initiative et vous donne quelques astuces pour relever le défi.

Deux semaines après l’appel plein de colère de Greta Thunberg aux dirigeants de la planète à l’ONU, Extinction Rebellion, mouvement né en 2018 au Royaume-Uni qui prône la désobéissance civile, a promis de passer à l’action dans les capitales du monde entier, en menant des actions d’abord en Nouvelle-Zélande et en Australie, puis en Europe.

Une rébellion que nous pouvons soutenir par nos choix de consommation : selon une étude de l’ONG Oxfam publiée l’été dernier, « Derrière le code-barre, des inégalités en chaîne », la grande distribution mondiale utilise sa phénoménale puissance d’achat pour réduire les prix et faire pression sur les agriculteurs et producteurs… qui gagnent toujours moins depuis 20 ans, en France et dans le monde.

Résultat : les 8 premières grandes surfaces du monde cotées en bourse ont réalisé 1 000 milliards de dollars de ventes en 2016 et près de 22 milliards de bénéfices. « Au lieu de réinvestir dans leurs fournisseurs, elles ont reversé la même année plus de 15 milliards de dollars de dividendes à leurs actionnaires« , indique l’étude. En France, le géant Carrefour a ainsi réalisé 894 millions d’euros de bénéfices en 2016 et reversé 510 millions d’euros de dividendes. « Si l’entreprise n’avait reversé ne serait-ce que 1 % de ce montant aux ouvriers vietnamiens dans le secteur de la transformation de la crevette, plus de 14 200 d’entre eux auraient pu accéder à un revenu vital« , explique Oxfam. Et ce n’est pas tout : la puissance d’achat du secteur, qui fait baisser continuellement les prix, exacerbe aussi les risques de violations des droits de l’homme et des droits du travail… Précarisation sans limite, enfants au travail et harcèlement sont légion dans le secteur agricole et alimentaire, résume l’ONG.

Deuxième temps : réagir en tant que consommateur

Evidemment, en tant que consommateurs, nous nourrissons le système en nous rendant dans les supermarchés. A chaque fois que l’on remplit son caddie dans une grande surface, on cautionne indirectement des pratiques injustes et dangereuses pour notre avenir. La bonne nouvelle ? On peut faire ses course autrement. Depuis une dizaine d’années, les agriculteurs, ruinés et épuisés par des méthodes agricoles conventionnelles mortifères, se lancent dans les circuits courts. L’idée de génie : se passer des moultes intermédiaires qui se servent des marges plus que conséquentes, au détriment des producteurs et des consommateurs, et recréer du lien entre ceux qui cultivent et ceux qui dégustent.

Premier mouvement : la vente à la ferme

Qui dit circuits courts dit vente à la ferme, où les agriculteurs vous proposent la production de leur exploitation : vente directe de légumes et de fruits, de viande, de fromages, de vins, de miel, de confitures… Non seulement vous profitez de la fraîcheur, de la qualité, et de la traçabilité des produits, mais vous pouvez échanger avec le producteur si vous avez des questions, et même visiter sa ferme ! Les réseaux nationaux sont nombreux, : il y a les désormais bien connues AMAP, mais aussi Bienvenue à la ferme, ou encore Acheter à la source. Et puis il y a aussi Chapeau de paille, un groupement de producteurs de fleurs, fruits et légumes qui ouvrent leurs potagers aux consommateurs : on peut y cueillir jusqu’à 15 produits différents. Les réseaux locaux se multiplient eux aussi. Quelques exemples ? La binée paysanne qui opère en Côte d’Armor : on commande les produits souhaités sur le site et on les récupère le vendredi au dépôt-vente le plus près de chez soi. A Grenoble, La Charrette Bio, une camionnette livre en différents point de la ville les produits bio commandés la semaine précédente… Et il y en a mille autres !

Deuxième mouvement : la vente livrée chez vous par la ferme

Si vous avez du mal à vous déplacer, vous pouvez aussi vous faire livrer directement les produits de la ferme chez vous. Là aussi, il y a l’embarras du choix au niveau national. On peut directement se faire livrer des assortiments de fruits et légumes, comme par exemple avec Mon Panier Bio. Mais il existe aussi de nombreuses formules sans abonnement et sans panier imposé : Le panier paysan, par exemple, est un site de livraison à domicile, en entreprises ou en point relais de viandes, légumes, fromages, produits laitiers, à la carte ou au panier. Créé à l’origine en Provence, il fédère aujourd’hui 12 initiatives dans toute la France : Var, Drôme, Ardèche, Loire, Ain, Auvergne, Franche-Comté… LocavorLes Amis de la fermeLa Ferme du bio, Les Colis du boucher sont également des solutions à découvrir. Il y a également Les jardins de Cocagne, qui allient insertion et vente de paniers dans 110 jardins sur l’ensemble du territoire français, et, pour les amateurs de poissons durables, Poiscaille, le site de circuits courts de produits de la mer, des poissons et crustacés livrés en direct du pêcheur dans toute la France.

Chaque région développe aussi ses propres circuits. En dresser une liste exhaustive relève de la mission impossible, mais citons notamment Ecomiam qui met en relation producteurs et consommateurs de viande congelée et fraîche en Bretagne, Pays de la Loire, Haute et Basse Normandie.

Troisième mouvement : les magasins de proximité

Se passer des supermarchés, cela donne aussi l’occasion de se renseigner sur les alternatives responsables à côté de chez soi… Et elles poussent comme des champignons, ces temps-ci ! Jetez donc un œil sur cette carte qui vous indique les adresses des épiceries de vrac dans toute la France, et surtout, prenez le temps de vous balader, de discuter avec vos voisins : les petits commerçants font de réels efforts pour se fournir en produits sains auprès de producteurs locaux… Soutenons-les en leur rendant visite !

Les boycotteurs citoyens ont la parole : n’hésitez pas à indiquer en commentaire les alternatives que vous recommandez, et à aller découvrir les bons plans des autres sur Facebook !

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Depuis le mois d’octobre 2018, le Boycott Citoyen initie des boycotts au long court de certains produits et groupes (Nestlé, Coca-Cola, MacDo…) mais aussi de pratiques (le plastique à usage unique, les voyages professionnels en avion, la surconsommation lors des fêtes commerciales etc.), ainsi que des articles permettant de mettre en avant les alternatives positives et responsables. Nous organisons régulièrement des journées sans achat pour initier des actions coup de poing et montrer l’impact de consommateurs qui prennent le pouvoir, et tous les autres jours, nous apprenons à consommer autrement !
Chaque jour, sur www.boycottcitoyen.org, retrouvez des articles qui vous aident à éviter les produits irresponsables, et à adopter de nouvelles pratiques respectueuses de l’environnement et de l’homme.
Sur la page Facebook du Boycott citoyen, la communauté des boycotteurs et boycotteuses citoyen.nes échangent leurs idées, astuces et bons plans, donnant du poids au mouvement global… Motivant !

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Vous suivez le Boycott Citoyen ? Vous avez initié des changements dans vos modes de consommation grâce aux alternatives proposées ? N’hésitez pas à soutenir nos actions sur Tipeee !

Ne produisez plus de plastique à usage unique, nous n’en voulons plus (et nous vous laisserons tout)

Boycotter Nestlé, c’est bien. Boycotter Danone, c’est bien. Boycotter Coca-Cola et McDonald’s, c’est bien aussi. Mais si c’est pour aller acheter son burger, son soda ou ses yaourts chez des concurrents tout aussi peu scrupuleux, nous sommes bien d’accord, cela ne changera rien à l’affaire qui nous préoccupe. L’idée, ce n’est pas d’arrêter le McDonald’s pour se mettre au Quick, de passer d’Evian à Vittel. L’idée, c’est d’accompagner un changement profond de paradigme, de profiter d’une prise de conscience collective pour adopter des nouveaux réflexes, pour oublier notre quotidien « d’avant », celui qui ne tient plus la route face aux enjeux qui nous attendent.
On boycotte Coca-Cola, Nestlé, Danone et McDonald’s pour leur utilisation plus qu’abusive d’un plastique qu’ils ne se donnent pas la peine de recycler, ou de mettre en place des systèmes de consigne ? Les 89 milliards de litres d’eau en bouteille engloutis chaque année nous font mal à la tête rien que d’y penser ? On n’en peut plus des 120 millions de sacs qui échouent sur nos côtes chaque année ? Boycottons à la source, en évitant au maximum le plastique à usage unique, sans attendre qu’après les pailles, les pouvoirs publics prennent leur temps pour interdire les touillettes, puis les gobelets, puis les assiettes, puis les bouteilles, et autres produits en plastique qui détruisent notre environnement à petit feu. N’attendons pas les objectifs de la France pour 2020, les objectifs de l’Europe pour 2025, les objectifs de la COP 26. Agissons dès aujourd’hui, et montrons ainsi à nos gouvernants que oui, tout cela est possible, quand on le veut vraiment, parce qu’on le doit vraiment.

Se mettre aux plastic attacks
Et si, quand on allait faire ses courses, on déballait ses achats après les caisses (oui, on a le droit), pour ne pas s’encombrer des suremballages qui nous empoisonnent la vie (mais bien moins que celle des poissons et des oiseaux qui meurent de ce qu’ils ont dans l’estomac) ? Et si on participait à des plastic attacks ? Et si on en organisait ? Mouvement citoyen, Plastic attack gagne tranquillement du terrain, et peut nous accompagner dans nos initiatives. Visant à responsabiliser le secteur de la grande distribution sur sa surconsommation de plastiques, souvent superflus, et à affirmer la volonté des consommateurs de voir se développer des alternatives au plastique à usage unique, des « Plastic attacks » sont éditées régulièrement par le mouvement.

Eviter les supermarchés
Et si l’on cherchait par tous les moyens à éviter les supermarchés, puisque les alternatives existent ? Changer de paradigme, cela prend nécessairement du temps, et de l’énergie, cela implique de changer ses habitudes, voire ses réflexes, parfois profondément. Cela veut dire, avec le vocabulaire du moment, « sortir de sa zone de confort » (qui ne restera pas très longtemps si confortable, ceci dit, et tenons-le nous pour dit). Changer de paradigme, ce n’est pas simple. Mais c’est nécessaire. Absolument primordial et urgent. Alors acceptons que cela nous demande un tout petit effort : car non, cela ne sera probablement pas aussi simple et rapide que de remplir un caddie dans un supermarché.

Redevenir curieux
Et si on réapprenait à se montrer curieux ? Regardons si un marché coopératif n’a pas ouvert dans notre quartier, s’il n’y a pas une épicerie en vrac pas trop loin de chez soi, des producteurs qui passent dans le village certains jours de la semaine, ou au marché le dimanche. Faisons notre petite enquête, organisons-nous, faisons un peu de place dans notre vie pour apprendre à changer. Et puis regardons comment la corvée des courses de supermarché, sur fond de néons et de publicités braillées à la radio, pourrait se transformer en petite joie. Tout à l’heure, demain, ou ce week-end, on retroussera ses manches, on prendra ses sachets, ses bocaux, ses récipients, et on ira chez nos petits commerçants. On prendra plus de temps pour choisir de quoi l’on va se nourrir. On prendra plus de ce temps que l’on cherche toujours à gagner, mais dont on ne profite finalement jamais, à force de vouloir aller vite. On prendra ce temps. On fera ses propres yaourts, on se surprendra à être fier de soi, on s’amusera à trouver des recettes… On vivra.

Changer nos réflexes
Si on apprécie un petit café à la machine le matin au bureau, on se servira dans une vraie tasse, qu’on rincera après l’avoir utilisée.
A midi, quand on fera une brève pause pour aller chercher son sandwich à la boulangerie, on refusera la formule avec serviette en papier et bouteille en plastique incluse. On prendra un sandwich, on refusera le sac qui va avec, et on sortira sa gourde.
Quand on ira chercher un plat à emporter, on apportera avec soi son tupperware, et on refusera les couverts en plastique qui nous sont proposés.
Quand on se retrouvera avec un pot en plastique de fromage blanc vide, on le rincera, et on le gardera pour congeler la merveilleuse ratatouille de sa maman – ou de son papa ! – qui a fait exprès d’en faire trop pour que l’on puisse en ramener chez soi.

Faire preuve d’imagination
Dès aujourd’hui, on réfléchira. On réutilisera. On fera des cartes de vœux avec des couvercles en plastique, on fera des vases avec des bouteilles de shampoing, on fabriquera des paillassons avec des sacs en plastique découpés, on créera des fleurs avec des bouteilles, comme les merveilleuses Street Mamies. On arrêtera de résister au changement, on le prendra à bras le corps, on l’accueillera, et on mettra de la poésie là où c’est possible.

Afficher ses choix de consommation
Et puis pour faire savoir notre ras-le-bol d’un système qui nous dit qu’il va changer depuis 1992 mais qui rechigne encore à mettre le pied à l’étrier, pour dire à nos dirigeants et aux entreprises que nous sommes prêts, et que nous n’en pouvons plus de les attendre, dès aujourd’hui, affichons clairement nos choix de consommation. Les affichettes de chaque boycott citoyen sont proposées par ici : à nous de les diffuser dans nos messages, de les afficher sur les enseignes irrespectueuses, et de faire nous-mêmes notre pub de citoyens, quand nous croulons sous les annonces publicitaires mensongères, sexistes et immorales d’entreprises irresponsables.
Harcelons le politique, ne lâchons rien face aux lobbies, et obligeons-les à écouter nos voix de consommateurs, puisque nos voix de citoyens semblent ne pas porter assez pour être entendues.

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Depuis le mois d’octobre, le Boycott Citoyen initie des boycotts au long court de certains produits et groupes (Nestlé, Coca-Cola, MacDo…) mais aussi de pratiques (le plastique à usage unique, les voyages professionnels en avion, la surconsommation lors des fêtes commerciales etc.), ainsi que des articles permettant de mettre en avant les alternatives positives et responsables. Nous organisons régulièrement des journées sans achat pour initier des actions coup de poing et montrer l’impact de consommateurs qui prennent le pouvoir, et tous les autres jours, nous apprenons à consommer autrement !
Chaque jour, sur www.boycottcitoyen.org, retrouvez des articles qui vous aident à éviter les produits irresponsables, et à adopter de nouvelles pratiques respectueuses de l’environnement et de l’homme.
Sur la page Facebook du Boycott citoyen, la communauté des boycotteurs et boycotteuses citoyen.nes échangent leurs idées, astuces et bons plans, donnant du poids au mouvement global… Motivant !

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Vous suivez le Boycott Citoyen ? Vous avez initié des changements dans vos modes de consommation grâce aux alternatives proposées ? N’hésitez pas à soutenir nos actions sur Tipeee !

Ouf, il existe des chocolats qui ne font mal ni à la planète, ni aux travailleurs (à notre ventre, c’est une autre histoire)

En France, on adore le chocolat. Plus précisément, on l’engloutit : 405.000 tonnes de chocolat ont été consommées par les Français en 2015, soit environ plus de 12 kilos par seconde. La France est le 7ème pays consommateur de la fève de cacao en Europe avec 6,7 kg par an et par habitant, et il y a dans notre pays 97 % de gourmands qui consomment du chocolat au moins… une fois par semaine ! Mais le meilleur moment pour déguster du chocolat, ça reste sans aucun doute Pâques…

Idécologie Infographie cacao 1 - Les français

Alors, on se demande, quand même : savourer des chocolats à Pâques sans gâcher la fête, c’est possible ? Du cacao qui ne provient pas de la déforestation et de l’exploitation des hommes et des enfants, c’est de l’ordre de l’envisageable ? Rangez vos mouchoirs, la réponse est oui ! L’ONG Green America a réalisé en 2018 un classement des marques de chocolat les plus vertueuses et celles à éviter. Evidemment, la plupart sont américaines, mais on peut retenir dans le top du top la marque équitable Alter Eco (on s’en doutait, les moins bien classées sont les marques Ferrero et Godiva).

De fait, pour acheter du chocolat en étant certain de ne pas contribuer au travail des enfants, le mieux reste de choisir du chocolat labellisé. Aujourd’hui, le principal label qui garantisse des conditions de travail décentes et le respect de l’environnement est le label de commerce équitable Max Havelaar. Les garanties ? Un juste prix pour les producteurs, et le respect des droits humains, notamment des enfants. Certaines marques se sont spécialisées dans le commerce équitable, comme Puerto CacaoArtisans du Monde ou Ethiquable. Ethiquable par exemple, travaille, pour ses chocolats, avec une coopérative de producteurs haïtiens. Le chocolat d’Haïti est un grand cru de particulièrement bonne qualité et peu présent dans l’offre classique des distributeurs. Ce partenariat garantit de nouvelles plantations dans un pays dévasté par la déforestation et les séismes meurtriers, et le différentiel « permet de payer le cacao aux paysans 30 % de plus que les intermédiaires locaux, tout en couvrant des investissements (séchoirs, locaux…) et des actions de formation et d’animation », rapporte Ethiquable.

Alors certes, ces marques sont un peu plus chères, mais on oublie pas que le chocolat doit rester un produit qui se croque occasionnellement (ne serait-ce que pour notre ligne), on aura d’autant plus plaisir à le déguster !

Vous avez tout bien suivi ? Petite infographie récap’ pour mieux consommer ses chocolats de Pâques et même les remplacer, merci Idécologie !

Idécologie Infographie cacao 3

(1) Chiffres : Planetoscope

Merci les chercheurs et chercheuses ! 5 inventions qui pourraient sauver notre avenir…

De l’eau à la demande

26858289-27375430L’eau potable est l’une des ressources les plus précieuses sur Terre. Et l’une des plus menacées. Aujourd’hui, 2,1 milliards de personnes n’ont pas accès à de l’eau salubre à leur domicile selon l’OMS, soit 30 % de la population mondiale. Deux start-up, Skysource et Skywater, se sont penchées sur le sujet… Et ils ont trouvé : leur innovation, qui tient dans un conteneur maritime qui peut être installé n’importe où, consiste en une machine qui capture l’humidité de l’air afin de fournir de l’eau fraîche à un prix substantiellement inférieur à celui d’autres techniques, comme la désalinisation. Elle est capable d’extraire 2 000 litres d’eau par jour de l’atmosphère en utilisant uniquement des énergies renouvelables, et pour un coût inférieur à deux centimes par litre (ce qui permettrait de fournir de l’eau à 100 personnes pour un coût inférieur à 40 dollars par jour). L’originalité de la machine réside dans l’emploi de biogaz comme source d’énergie, rendant son emploi possible partout dans le monde : un gaséifieur situé au sein du container transforme (par pyrolyse) tout type de déchets végétaux comme de la sciure, des coques de noix de coco ou des feuilles mortes en énergie pour alimenter le condensateur. Dans des lieux sans végétaux, la machine pourrait fonctionner avec des panneaux solaires, rendant ainsi l’eau potable accessible et abondante sur toute la planète. L’invention a été  couronnée par le prestigieux XPrize, doté de 1,5 million de dollars… Affaire à suivre.
Source : Wedemain

Du phovoltaïque à moindre prix

panneau-solaire-soupleInitialement considérée comme un minéral, la pérovskite désigne une structure atomique particulière, répandue dans la nature et facile à obtenir en laboratoire. En 2013, une jeune Polonaise, Olga Malinkiewicz, alors doctorante à l’Institut des sciences moléculaires (ICMol) de l’Université de Valence, crée une cellule photovoltaïque en posant une couche de pérovskites par évaporation, et finalement par simple impression à jet d’encre. Sa découverte lui vaut un article dans la revue Nature, mais aussi le prestigieux prix du concours Photonics 2, et un autre du MIT. Encouragée par deux hommes d’affaires polonais, elle a fondé la société Saule Technologies, et fait construire un site de production à l’échelle industrielle à Wroclaw. « Ce sera la première chaîne au monde basée sur cette technologie. Sa capacité atteindra 40 000 m2 de panneaux à la fin de l’année et 180 000 m2 un an plus tard. Mais c’est une goutte d’eau dans l’océan de la demande », indique Mme Malinkiewicz. Un panneau standard d’environ 1,30 m2, au coût attendu de 50 euros et au rendement comparable aux panneaux classiques, approvisionnera en énergie un poste de travail en bureautique à longueur de journée, selon les estimations actuelles. Le géant du BTP suédois Skanska vient de signer avec Saule un contrat d’exploitation de cette technologie sur tous ses marchés en Europe, aux États-Unis et au Canada.
Source : Ouest France

Des verres moulés dans des courges

Capture d’écran 2019-02-07 à 17.10.34C’est Crème Designun cabinet de design installé à New York, qui a imaginé cette idée toute simple. Le principe : dessiner un moule, l’imprimer en 3D, puis y introduire une petite courge qu’on laisse grandir jusqu’à ce qu’elle épouse parfaitement les contours du moule. A l’arrivée : un contenant parfaitement étanche et prêt à l’usage sans créer le moindre déchet !
Source : Mr Mondialisation.

Des bouteilles en fibre de lin 

bouteille_lin_ok-397945989 milliards de bouteilles d’eau en plastique sont vendues chaque année dans le monde, finissant la plupart du temps dans nos océans et le ventre des poissons. Pourtant, il y a le lien : résistant, léger est durable, il se cultive sans traitement, ni irrigation et 70% de sa production mondiale se fait en France… Forte de ces informations, et aidée par une entreprise suédoise spécialisée dans l’assemblage de composites, Green Gen Technologies a imaginé quelques prototypes de bouteilles en fibre de lin. Disposant d’un film alimentaire qui évite les transmissions entre le liquide et le contenant, la bouteille écolo est aussi très résistante au choc. Mieux : biosourcée à 89%, biodégradable, elle affiche un bilan carbone proche de zéro. Parce qu’elle est plus chère que ses concurrentes en verre ou en plastique, ses inventeurs envisagent des levées de fonds pour financer les premières chaînes de production (750 000 euros dans un premier temps).
Source : Positivr

Des routes avec des cartouches d’encre

Roads-of-recycled-tonerEn moyenne, dans une cartouche d’imprimante, 13% du toner est gaspillé. La faute aux imprimantes qui indiquent généralement que la cartouche est vide alors qu’il reste encore de l’encre à l’intérieur. Lorsque celle-ci est trop vieille et sèche, elle devient également inutilisable. C’est face à ce constat qu’est né le projet TonerPave, qui associe Downer, le fournisseur routier de la ville de Melbourne, et Close the Loop, une entreprise valorisant l’économie circulaire pour fabriquer ce mélange d’asphalte à base de toner recyclé. L’idée ? Utiliser cette partie inutilisée du toner, et la mélanger à de l’huile recyclée pour réaliser un mélange d’asphalte. L’avantage : la fabrication du Toner Pave produirait jusqu’à 40 % d’émissions de CO2 de moins que celle de l’asphalte classique, selon sur le site officiel de la ville de Sydney. La ville aurait ainsi recyclé plus de 20 000 tonnes de cartouches entre 2012 et 2018 d’après la CNBC.
Source : ID L’info Durable

Saint- Valentin : dites-le avec des fleurs de petits producteurs !

Indémodable symbole de l’amour, la rose rouge est le must des Valentins. Entre 12 et 15 millions de roses sont offertes en France à cette date… Evidemment, les amoureux ont autre chose en tête que de vérifier leur provenance, mais aujourd’hui, 85% des fleurs coupées vendues en France proviennent de l’étranger. L’Équateur, le Kenya, l’Éthiopie et la Colombie sont depuis 25 ans les principaux producteurs de roses sur la planète. Et elles sont trop souvent cultivées dans des conditions sociales déplorables et à un coût écologique élevé, entre pesticides, produits phytosanitaires et serres chauffées, générant trafic aérien et surconsommation énergétique. En février 2017, 60 millions de consommateurs a publié une étude concernant les roses vendues chez les fleuristes français. Après avoir analysé en laboratoire les roses de 10 grandes enseignes : dans un bouquet, on peut trouver jusqu’à 49 produits chimiques différents…

Privilégions les fleurs des petits producteurs
La bonne nouvelle ? Les alternatives fleurissent ! Et pour que le grossiste de Rungis (qui a consenti à faire une petite place aux fleurs bio depuis l’automne 2016) puisse continuer, nous avons un rôle à jouer ! Nul doute que si tous les consommateurs et amoureux de la Saint Valentin demandent des fleurs bio à leur fleuriste, cela contribuera à encourager des cultures responsables.

– En Île-de-France, l’association Fleurs de cocagne propose des fleurs bio et locales, cultivées par des femmes en parcours d’insertion.

– Il y a aussi Fleurs d’Ici, une plateforme sur laquelle on peut commander en ligne à des fleuristes indépendants ou des producteurs proches de chez soi, souvent ultra-spécialisés dans des végétaux de saison traçables. La livraison se fait ensuite à vélo ou avec un véhicule électrique et sans trop d’emballages dans 14 grandes villes de France

– N’oublions pas la Fleur française, une association qui recense dans un annuaire des fleuristes et horticulteurs qui produisent localement partout en France (et même des bouquets comestibles, un cadeau bien original qu’on a trouvé par ici !)

 

Pour en savoir plus :

– Reporterre : Dites-le avec des fleurs, mais des fleurs bio !
– Reporterre : Au Kenya, les roses épineuses de la Saint-Valentin
– France Inter : Allons voir si la rose…
– Le business des fleurs est loin d’être rose, Novethic, 13/02/2018
– Les roses équatoriennes à la conquête de la planète, The Conversation, 12/02/2018
– Fleurs coupées, la face sombre des bouquets, Libération, 14/02/2018
– Dans les coulisses pas très romantique du business de la rose, Basta Mag, 14/02/2014
– Où est passé le parfum des roses ?, CNRS, 16/12/2014

La Base : quand climat et justice sociale unissent leurs forces

Un collectif d’organisations et de mouvements citoyens s’associe pour créer un espace de travail, de rencontres et d’activisme à Paris, à deux pas de la place de la République. La base (pour Base d’Action Sociale et Écologique) accueillera citoyens, entreprises, mais aussi entreprises et citoyens engagés, dans des bureaux, des salles de réunions, des espaces d’informations et un café/bar. Une première en Europe que vous pouvez participer à faire naître en cliquant par ici !

Alors que l’ONU exhorte les peuples à se mobiliser autour des enjeux climatiques, et face aux inégalités provoquées par un modèle économique injuste, la mobilisation citoyenne s’organise.

Persuadés que justice sociale et environnementale se rejoignent sur bien des points, et qu’elles ne peuvent être atteintes dans un système injuste et dangereux pour notre planète, des organisations et mouvements citoyens – dont Alternatiba, ANV-COP21, le Mouvement, le Consulat, Nature Rights, Partager C’est Sympa, Mouvement Utopia, et Notre Affaire à Tous – ont décidé d’associer leurs efforts autour des enjeux de la justice sociale et du climat.

Un lieu pour donner un ancrage au mouvement
Pour passer à la vitesse supérieure sur ces questions, le collectif d’organisations et de mouvements citoyens a décidé de se doter d’un lieu pour donner un ancrage au mouvement, au-delà des marches et des actions organisées ponctuellement.
Espace d’information, de réunion, de travail et d’action, la Base (pour Base d’Action Sociale et Écologique) est au service de l’engagement citoyen, ouvert à tou-t-e-s, et se veut un accélérateur de l’activisme social et écologique. C’est est un lieu où les citoyen-ne-s engagé-e-s ou qui souhaite s’engager pour le climat et pour la justice écologique et sociale se rencontrent et agissent.

Un accélérateur de la lutte sociale et écologique
La Base sera un accélérateur de la lutte sociale et écologique, avec trois objectifs :

  • Mobiliser massivement pour le climat et la justice sociale, par l’échange, la formation, et l’organisation d’actions
  • Proposer des actions à celles et ceux qui cherchent à s’engager pour la première fois
  • Promouvoir les alternatives et les solutions qui permettent de construire une société soutenable, plus juste, plus solidaire et plus conviviale.

L’échange et l’émulation au cœur du projet
Le fonctionnement du lieu est pensé pour créer le lien entre citoyen-ne-s et résident-e-s, à travers l’organisation de temps d’échange et de convivialité. Des organisations construisant la mobilisation citoyenne (Alternatiba, Notre Affaire à Tous, le GANG…) y auront leurs bureaux ; des places dans un espace de coworking seront également disponibles pour les professionnel-le-s souhaitant profiter de l’émulation du lieu, et le Boycott Citoyen a d’ores et déjà prévu d’y installer son QG. La Base sera également dotée d’un bar, et proposera la location de salle de réunion ou la privatisation d’une partie de ses espaces pour des événements.

Un projet participatif à soutenir pour passer à la vitesse supérieure
Un crowdfunding est lancé aujourd’hui pour participer à financer le fonctionnement de ce lieu unique en Europe. Parce que ce projet appartient à tou-te-s, les citoyen-ne-s concerné-e-s peuvent participer à la hauteur de leurs moyens à la concrétisation de la Base. L’argent récolté servira principalement à payer le loyer, la caution et les travaux. La Base pourra à terme générer des revenus grâce à la location de bureaux, de salles de réunion, au bar et à des privatisations. L’ouverture de cet espace est prévue courant mars.

Nous partageons la conviction que la mobilisation citoyenne est la clé pour créer un monde dont la justice sociale et écologique seront les valeurs cardinales. Ensemble, faisons naître La Base, pour faciliter les rencontres et les échanges qui seront le cœur de notre lutte.

Pour participer au crowdfunding c’est par ici
Pour en savoir plus sur le projet c’est aussi par ici

A la Saint Valentin, misons sur des cadeaux immatériels !

Chaque année, la question se pose pour beaucoup : a-t-on besoin de fêter cette fête pour se prouver qu’on s’aime ? Selon la dernière étude menée par le ministère de l’intérieur, 64% des Français fêtent la Saint-Valentin.

Misons sur l’immatériel !

Leur budget est plutôt important, puisque 72% d’entre eux dépensent entre 50€ et 100€. Mais voilà : alors que les ressources de la planète s’amenuisent, et que de nombreux citoyens se sont lancés dans le défi « Rien de Neuf » organisé par Zero Waste France, changer nos réflexes d’achat devient une priorité. La bonne nouvelle ? Il existe un nombre invraisemblable de cadeaux originaux à offrir à la personne élue dès lors que l’on se penche sur la vaste catégorie des cadeaux immatériels. Parce qu’il vaut mieux dépenser son argent de façon utile, et autant que faire ce peu ne pas encombrer les étagères déjà fort peuplées de nos proches avec des machins qui prendront la poussière, voici une liste de cadeaux immatériels qui devraient faire rougir de plaisir votre aimé.e, en fonction de votre budget :

  • Pour un-e curieux-se : un bocal rempli de petits mots à piocher le matin
  • Pour un-e gourmand-e : une réservation pour deux dans un restaurant qui vaut vraiment le détour : un lieu qui propose un petit menu de quelques plats intégralement pensés et cuisinés avec des produits bios et locaux ; un lieu solidaire qui emploie des personnes éloignées de l’emploi; un lieu qui propose des formules originales…
  • Pour un.e débordé.e : un bon pour un massage ou un soin dans un lieu propice à la détente, ou à domicile (oui c’est possible !)
  • Pour un-e mélomane : une ou deux places pour le concert d’un groupe qu’il vénère, ou un groupe que vous souhaitez lui faire découvrir
  • Pour un.e overbooké.e : un-e babysitter pour une soirée à deux
  • Pour un-e fada de mangas / de romans policiers / d’autobiographies : un abonnement à la médiathèque de son quartier
  • Pour un amateur ou une amatrice de bons vins : un cours d’œnologie
  • Pour un-e artiste : un cours d’essai pour une activité créative (dessin, poterie, travail du bois, cuisine, peinture…)
  • Pour un-e coquette : un bon pour une manucure ou une séance chez un coiffeur utilisant des produits non nocifs pour le cuir chevelu et l’environnement
  • Pour un-e grand.e enfant : une journée dans un parc d’attraction
  • Pour un festif ou une festive : une ou deux places pour un festival
  • Pour les amateurs et amatrices de sensations fortes : une soirée en mode Escape Game, un saut en parachute ou en chute libre, ou mieux, une soirée surprise avec yeux bandés inclus, ou un jeu de piste concocté par vos soins
  • Pour les fans de séries : une clé USB avec votre série préférée dessus
  • Pour les sportifs et sportives : un pass pour tester un cours de yoga, de danse, zumba, waterbike, ou tout autre sport près de chez lui ou elle
  • Pour les amateurs d’arts en tous genres : une entrée pour une expo, une invitation pour un ballet, une place pour aller voir un opéra…
  • Pour un.e romantique : un bon pour un petit dej au lit chaque mois
  • Pour un curieux ou une curieuse : un ticket pour une visite guidée à travers sa propre ville, en mode street art, patrimoine ou autre.
  • Pour quelqu’un de vraiment très spécial : un carnet de 12 bons pour l’année, combinant plusieurs de ces cadeaux, ou d’autres que ceux-là qui vous auront inspirés.

 

C’est à la planète que vous voulez déclarer votre flamme pour la Saint-Valentin ? C’est une bonne idée ! Vous trouverez une proposition d’intervention parmi d’autres ici 😉

 

 

Moteurs de recherche, boîtes mail, outils… Dégooglisons Internet !

Alors que les Européens ne parviennent toujours pas à se mettre d’accord sur la fiscalité des multinationales du numérique, Google en profite. Le moteur de recherche a poursuivi tranquillement sa stratégie d’optimisation fiscale en 2017, en déplaçant artificiellement 19,9 milliards d’euros de profits vers les Bermudes, un paradis fiscal où il bénéficie d’une fiscalité quasi nulle. Révoltant… Mais comment on fait sans Google ? Hé bien malheureusement, on ne peut pas faire sans Google, on ne va pas vous mentir. A moins de changer drastiquement de mode de vie, ce qu’on ne va pas pouvoir faire d’un coup d’un seul. Mais on peut déjà changer quelques bricoles…

Moteurs de recherche

Changer de moteur de recherche, on peut le faire très facilement, on peut le faire dans la journée, et le peu que l’on puisse faire, il faut le faire, comme le disait Théodore Monod.

On peut ainsi utiliser Ecosia. Elaboré par une start-up berlinoise, il utilise une partie de ses revenus pour planter des arbres. Explications : comme tous les moteurs de recherche, Ecosia possède des liens publicitaires (EcoAds et EcoLinks) permettant d’obtenir des revenus pour chaque clic ou un pourcentage lors d’un achat sur un site partenaire. 80 % des bénéfices sont utilisés pour le soutien d’actions de reforestation au Pérou, en Indonésie, à Madagascar et au Burkina Faso… Soit l’équivalent de 2.000 euros par jour destinés aux arbres. Et pour neutraliser les émissions de CO2 causées par les recherches de ses utilisateurs, Ecosia fait appel à Myclimate possédant un programme de compensation de carbone.

Autre possibilité : Lilo. Ce moteur de recherche français reverse 50% de ses revenus à des projets sociaux et environnementaux. Le principe est le même que pour Ecosia : à chaque fois que l’on effectue une recherche, on gagne une goutte d’eau. Celle-ci représente l’argent que l’on génère grâce à l’affichage des liens commerciaux. Les gouttes d’eau collectées peuvent ensuite être redistribuées à l’association que l’on souhaite. Et contrairement à Google, Lilo empêche la collecte de nos données personnelles et désactive le tracking publicitaire.

Et puis il y a aussi et surtout Qwant : le navigateur européen Qwant, « 100 % protecteur de votre vie privée » en bannissant cookies et traçages publicitaires, , s’est engagé à s’alimenter exclusivement en énergies renouvelables via la signature d’un partenariat avec le groupe Akuo Energy.

Boîtes mail

Du côté des boîtes mail, il y a la messagerie Lilo, avec laquelle on peut envoyer des pièces jointes jusqu’à 5 Go avec un impact énergétique minime. Elle propose de télécharger la pièce jointe dès sa réception via un lien dédié, limitant son temps de stockage dans les data centers. Autre avantage : elle nous alerte lorsque des pièces jointes inutiles et volumineuses occupent notre espace. Finalement, les serveurs de Lilo utilisent en partie de l’électricité produite à partir d’éoliennes ainsi qu’un système de refroidissement sans climatisation.

Il y a aussi Ecomail, dont 50% des revenus provenant de la vente du service sont utilisés pour la promotion, le développement et la création de projets écologiques. Tout comme Lilo, elle incite les utilisateurs à gérer leurs courriels de façon écologique, en leur rappelant par exemple de les trier pour libérer de l’espace et limiter leur pollution.La boîte mail, qui propose 5 Go d’espace disque et 2 Go d’espace disque Cloud, coûte 12 euros par an, mais analysons que c’est à peine le prix d’un menu au resto. On doit bien ça à la planète.

Il y a finalement la française Newmanity. Elle ne finance pas de projet écologique (dans la version gratuite destinée aux particuliers), mais son mode de fonctionnement est ultra vert : l’électricité qui l’alimente est fournie par Enercoop, dont l’énergie est 100% renouvelable et son data center Evoswitch se targue d’être le premier à avoir une empreinte carbone neutre. Il est basé aux Pays-Bas et est alimenté uniquement par de l’électricité issue d’énergies entièrement renouvelables : éolien, biomasse, solaire et hydraulique. Newmanity indiquait également à LCI en 2016 avoir décidé « de ne pas enregistrer d’informations sur la vie privée des utilisateurs, ce qui fait qu’on consomme beaucoup moins d’énergie sur nos serveurs ». Chez Newmanity, l’accès est gratuit pour 1 Go d’espace de stockage ainsi qu’un cloud. L’espace est certes quinze fois plus réduit que celui de la messagerie de Google, Gmail, mais cela incite les utilisateurs à trier leurs e-mail, et non à stocker des messages inutiles indéfiniment.

Et il y en a encore d’autres, à étudier par ici ! N’hésitez plus…

Et pour tout le reste…

Le premier truc à faire ? Aller voir du côté de Framasoft, qui offre de très belles alternatives aux manips que nous faisons tous les jours sur Google, avec des centaines de logiciels et de contenus culturels libres, classés, testés et présentés dans des fiches synthétiques. Si vous ne supportez plus d’utiliser Doodle ou que Dropbox vous inspire tout le dégoût du monde, vous avez tout intérêt à vous tourner vers cette initiative qui regroupe sur un site dédié une trentaine de services alternatifs. Pour s’informer c’est par ici !

Et il y a encore OpenStreetMaps pour remplacer GoogleMaps !

Alors, prêts à boycotter Google ?

Plastic attack : mode d’emploi

Le principe est simple : des clients se rendent dans une grande surface pour y faire leurs courses et laissent tous les emballages superflus à l’intérieur du magasin. Vous voulez lancer une Plastic Attack ? Voici le mode d’emploi livré par le mouvement en France :

1) Mettre en place une équipe de personnes investies :
  • Nous recommandons qu’au moins deux personnes fassent équipe afin de se répartir les nombreuses tâches à entreprendre pour réaliser une « attaque » de la meilleure façon possible.
  • La communication et les rencontres sont les maîtres mots de la bonne gestion de l’évènement.
2) Définir le supermarché de l’évènement Plastic Attack :
  • Nous vous conseillons de trouver un lieu stratégique qui se prêtera à la mise en place de votre événement d’un point de vue logistique et rassemblera le maximum de participants.
  • L’endroit choisi doit :
  • Être accessible autant en voiture qu’en transports en commun.
  • Posséder un espace suffisamment grand pour rassembler tous vos participants. (Prévoir une solution de rechange en cas de pluie)
3) Promotion et gestion de votre événement :
  • Indiquez une heure précise de début plutôt qu’une plage horaire. Vous voulez créer un effet de masse, et non étaler la participation sur une période trop longue.
  • Le lieu doit être indiqué et l’itinéraire expliqué, au besoin.
  • Vous pouvez promouvoir l’événement Facebook via l’une de vos pages personnelles.
  • Mentionnez le lieu, la date et l’heure de l’événement et la consigne d’apporter ses propres contenants, en donnant des exemples : papiers, sacs tissus, bocaux, contenants réutilisables.
  • N’hésitez pas à entrer en contact avec d’autres pages/personnes Facebook qui seraient susceptibles de vous aider à promouvoir l’évènement, en le partageant.
4) Administrer votre événement Facebook :
  • Évitez d’être impulsif et de répondre aux attaques par l’attaque, restez courtois, et gardez votre sang froid en toutes circonstances
  • L’utilisation d’un bon vocabulaire et d’une bonne orthographe est primordiale : les gens doivent nous prendre au sérieux. Attention donc aux mots que vous choisirez et aux fautes d’orthographe.
  • Il est important d’alimenter continuellement votre page avec des vidéos, articles et informations pertinentes de façon légère et humoristique (les gens n’aiment pas les mouvements trop militants).
5) Informer le gérant du supermarché visé :
  • Plastic Attack n’est pas une manifestation activiste, mais bien à une action pacifiste visant à susciter une discussion constructive avec les distributeurs. Il est donc primordial de partir du bon pied !
  • Rendez-vous donc au supermarché avant votre événement et demandez à parler avec le directeur de succursale. Si celui-ci n’est pas présent, demandez à obtenir son adresse mail afin de l’informer de la tenue d’un événement Plastic Attack. Vous serez probablement redirigé vers l’équipe de communication. Il est important de s’y prendre au minimum une semaine à l’avance, car les délais de réponse peuvent être longs.
  • Voici un exemple de mail que vous pouvez réutiliser avec vos informations :
Bonjour Monsieur/Madame
Nous vous écrivons aujourd’hui dans le but de vous informer d’un événement que nous organisons ce *Date à Heure*, au *Nom du magasin*.
Vous avez sans doute entendu parler des événements « Plastic Attack » qui ont eu lieu dans des supermarchés de diverses grandes villes d’Europe, notamment Bristol, Madrid et Bruxelles, et plus récemment à Montréal.
 
Nous inviterons les participants à venir faire leur courses comme d’habitude. Nous les accueillerons ensuite à la sortie et leur proposerons de déballer les aliments emballés inutilement (les transférer dans des sacs et contenants réutilisables), pour enfin rassembler ces emballages dans des caddies ou autre contenants à l’extérieur. L’objectif est de créer une image afin que les gens puissent visualiser la quantité de plastique gaspillé à grande échelle.
L’événement se veut pacifique et familial, donc tous les citoyens sont invités à participer.
Lors des récents événements organisés en Europe, les propriétaires de magasins alimentaires se sont même prêtés au jeu et ont su profiter du phénomène pour s’engager à réduire le suremballage et ainsi obtenir une excellente presse.
Notre but premier n’est pas de dénoncer un commerçant plutôt qu’un autre, mais de sensibiliser les consommateurs à ce problème environnemental mondial
Pour vous donner une idée en vidéos des événements Plastic Attack :
Page Facebook de Plastic Attack France :
Événement Facebook : HYPERLINK
METTRE VOTRE LIEN ÉVÉNEMENT
Nous souhaitons vous inviter à participer à notre événement. Il est important que ce débat soit porté sur la place publique et qu’il interpelle tous les intéressés, tant les citoyens, les partis politiques et les leaders en matière environnementale que les médias et les détaillants en alimentation eux-mêmes.
C’est avec plaisir que nous répondrons à vos questions si vous en avez. De plus, si vous pouviez communiquer notre événement sur votre page Facebook également, nous en serions ravis !
Bien cordialement,
Noms des organisateurs
XXX votre numéro de portable
6) Contacter les médias
  • Les médias sont vos amis. Ils vous permettront de diffuser le plus possible votre événement afin d’en assurer la visibilité, ce qui favorisera une plus grande participation des citoyens.
  • Même si cela peut être fatigant, répondez à TOUTES les demandes d’entrevues : les bénéfices en valent la peine !
  • Contactez les médias locaux :
  • La presse écrite
  • Les stations de radio
  • Les réseaux de télévision
  • Le journal de quartier
  • Les partis politiques :
  • Députés de chaque parti et élus municipaux
  • Maire ou mairesse
  • Les associations ou organismes écologiques (exemples)
  • Association Zero Waste locale
  • Les associations étudiantes
  • Les écoles avoisinant le supermarché choisi
7) Organiser l’événement :
  • Avisez le service de police de la tenue de l’événement (on ne sait jamais ce qui peut arriver)
  • Prévoyez un photographe ou vidéaste sur place la journée de l’événement
  • Avisez aussi la direction du supermarché. S’ils vous donnent leur approbation, vous pouvez leur demander leur collaboration afin de fournir gratuitement des sacs pour les participants, ainsi que pour la gestion des emballages « à jeter » après le désemballage collectif. Vous pouvez aussi les rassurer en leur envoyant des articles et vidéos de précédents événements.
  • Obtenez une commande de sacs réutilisables ou de contenants auprès d’un organisme de votre ville, ou organisez une collecte citoyenne ou avec le partenariat d’un distributeur.
  • Mettez en place un visuel fort : faites des affiches avec des slogans et le nom de l’événement bien visible, afin que les gens puissent par la suite s’y référer (les affiches devront être fixées avec de la corde – pas de ruban adhésif).
  • Positionnez une dizaine de caddies à l’entrée/sortie du magasin. Ceux-ci ci doivent être disposés à un endroit stratégique où ils ne gêneront pas la circulation et où ils seront bien visibles de tous (demandez de l’aide au distributeur si besoin).
  • Mettez des ciseaux à la disposition des participants afin qu’ils puissent ouvrir plus facilement leurs emballages (p. ex. attachez-en une paire à chaque panier à l’aide d’une corde).
  • Prévoyez des contenants, papiers tissus, papiers journaux en sus, bocaux…

8) Se préparer à répondre aux questions des journalistes et du public :

Problématiques que nous rencontrons actuellement : réglementation d’hygiène et de salubrité, emballage vs conservation des aliments.

Avoir réponses aux questions suivantes :

  • C’est quoi, Plastic Attack ?

Plastic Attack est un mouvement citoyen lancé en Angleterre il y a plusieurs mois afin de protester et sensibiliser contre le suremballage des aliments dans les magasins.

Le mouvement s’est ensuite étendu aux Pays-Bas puis en Belgique, ralliant 4000 personnes. Il prend chaque jour plus d’ampleur et il a même touché Séoul et l’Inde. Le Chili est aussi en train de mener des actions actuellement.

Cet événement consiste à faire ses courses comme d’habitude et à retirer tous les emballages (inutiles) à la sortie du magasin en les laissant dans les caddys à l’entrée du magasin.

  • Pourquoi organiser ce genre d’événement ?

Dans un premier temps, l’objectif est d’amener les distributeurs alimentaires à se rendre compte qu’il existe un vrai problème d’emballage et de suremballage. Ensuite, si les consommateurs montrent que leurs besoins ont changé et que ces derniers ne veulent plus acheter les produits qu’ils avaient l’habitude de consommer auparavant (à cause d’un emballage excessif), les détaillants n’auront pas d’autre choix que de s’ajuster. C’est la loi de l’offre et de la demande.

  • Pourquoi cibler les supermarchés plutôt qu’un autre type de commerce?

Nous avons d’abord ciblé les hypers et supermarchés car tous les citoyens les fréquentent, en France ils représentent 66 % de la part de marché de l’alimentaire !

Aujourd’hui, la majorité des français va y faire ses courses et le problème de l’emballage et du suremballage est le problème de chacun.

De plus, les supermarchés commercialisent un très grand nombre de produits sous emballage et souvent suremballés dans un emballage secondaire inutile (ex barquettes de fromages et viandes).

Malheureusement, la plupart des emballages alimentaires sont à usage unique, alors qu’ils peuvent prendre des centaines d’années à se décomposer, plus de 400 ans pour un sac plastique par exemple…!

  • Comment se déroule l’événement ?

Dans le magasin, une action est menée durant 3 heures pendant une période d’affluence où les gens viennent faire leur courses comme à l’habitude.

Après être passés en caisse, à leur sortie, ils déballent tous leurs produits emballés et suremballés inutilement en les laissant dans les caddies placés à l’entrée du magasin. À la fin de ces 3 heures, nous constatons l’ampleur des dégâts… c’est un message visuel fort et un appel à la réaction qui découlera (nous l’espérons) à l’action de chacun.

  • Où cela a t-il démarré?

En Angleterre, à Bristol, à l’initiative de Tony Mitchel.

  • Avez-vous l’intention d’organiser d’autres événements dans le futur ?

Oui, l’idéal serait d’en faire plusieurs à différents endroits de la ville pour toucher le plus de personnes possible. Les personnes sont parfois réticentes à commencer seules. Nous essaierons donc de venir au plus proche de chacun pour qu’il n’y ait pas d’excuse à commencer.

  • Quels gestes simples les consommateurs peuvent-ils adopter au quotidien ?

– Toujours emporter des contenants réutilisables (p. ex. tupperware, bocaux) avec soi pour acheter son déjeuner ou son café à emporter (il existe des gobelets hermétiques réutilisables)

– Choisir les aliments les moins emballés, lorsque c’est possible (p. ex. un concombre non emballé plutôt qu’emballé)

– Ne pas hésiter à demander de mettre les produits achetés dans vos contenants et de laisser nos emballages systématiquement à la sortie du magasin

– Au moment d’aller faire nos courses, pensez à apporter vos propres contenants et sacs en tissu

– Apporter un sac en tissu lorsqu’on va acheter du pain ou des viennoiseries à la boulangerie

– Acheter le plus possible en vrac

– Réutiliser le plus possible !

– Refusez systématiquement les pailles (McDo, dans les bars, etc..).

Pour les plus accros, pensez aux pailles réutilisables (en verre, acier inoxidable, pliable, les solutions sont nombreuses)

– Au supermarché, préférer rendre visite aux bouchers et fromagers.

En consommant à la coupe plutôt qu’en barquette conditionnées, les emballages sont fortement réduits et le prix au kilo moins cher.

Double bénéfice écologique et économique !

  • Donnez-nous des exemples de produits suremballés

Légumes bio systématiquement suremballés !

Barquettes de viandes et fromages

Chips, biscuits…

Fromages en portions individuelles…

  • Que ferez-vous des déchets de plastique après l’événement ?

Nous les déposons et recyclons ce que nous pouvons dans les conteneurs du magasin concerné (possiblement avec l’aide du gérant).

  • Croyez-vous que la tenue d’un tel événement aura un impact ?

Certainement ! Si tout le monde s’y met et que les événements prennent de l’ampleur partout dans le monde, c’est bien qu’il y a un réel besoin de changement, et de sortir enfin de l’ère plastique !

  • Pourquoi Plastic Attack en anglais et non pas en français?

Ce mouvement est parti d’Angleterre, et le nom désignant le mouvement est aujourd’hui connu mondialement. Une personne qui voudrait participer à un tel événement n’a qu’à taper ce nom dans Google ou Facebook avec la ville de destination pour connaître les dates des événements à venir. Autre exemple, l’organisme Greenpeace a toujours conservé son nom et n’est pas devenu Paix Verte.

9) Lors de l’événement :

  • Arriver une heure à l’avance afin de prendre contact avec le gérant d’épicerie, installer les caddies et les affiches, commencer les interviews avec les journalistes présents (s’il y en a).
  • L’événement n’a pas besoin de durer trop longtemps : 2-3 heures peuvent suffire, à voir en fonction du nombre de participants.
  • Durant l’événement, il est important de toujours répondre aux questions et d’inviter les consommateurs qui ne connaissaient pas le mouvement à se joindre au désemballage. Attention, il s’agit d’une invitation et non pas de mettre les gens mal à l’aise !
  • À la fin de l’action, il est primordial de ranger les paniers et de jeter les emballages, soit avec l’aide du magasin ou avec la collaboration d’un organisme de tri sélectif.

10) Retour sur l’événement :

  • Alimentez votre événement Facebook avec les entrevues, articles et photos que vous aurez reçus de la part des journalistes et d’autres participants.
  • Le but est de tisser des alliances avec les magasins. Il est donc important de faire un suivi en prenant rendez-vous avec eux afin de savoir quels changements ils seraient capables de mettre en place.

Voici nos idées de solutions :

  • Dans un grand bac à la sortie du magasin, offrir des sacs en tissu, du papier journal ou d’autres types de papier et des contenants réutilisables pour emballer les produits achetés, cagettes aussi.
  • Mettre en place un système d’hygiène qui permettra aux consommateurs d’utiliser leurs propres contenants pour acheter leurs viandes, poissons et fromages. Par ex. installer un poste de rinçage à côté des comptoirs en question.
  • Proposer SEULEMENT des produits sans emballage et non les deux options (p. ex. pour les fruits et légumes).
  • Revoir la liste des fournisseurs pour ne garder que ceux qui utilisent le moins d’emballages.
  • Proposer davantage d’aliments en vrac en allant éventuellement chercher d’autres fournisseurs : biscuits, céréales, condiments…
  • Organiser des collectes de pots en verre ( ex : haricots et autres), pour les nettoyer et offrir aux clients.
  • Offrir des contenants récoltés aux consommateurs qui n’en ont pas, selon un modèle d’emballage consigné. Les personnes achètent le contenant, mais ils peuvent le rendre à tout moment contre remboursement.
  • Dans la même veine, offrir un maximum de produits dans des pots qui seraient consignés.
  • Message informatif à l’entrée du magasin concernant la problématique du suremballage afin que les gens puissent faire leurs achats en étant pleinement conscients de cet aspect.
11) Trousse à outils pour ceux qui souhaitent réduire leurs déchets
Il existe une foule de blogs, de pages Facebook et de conférences sur la question de comment réduire ses déchets.
C’est un projet de longue haleine et il faut y aller progressivement, un pas à la fois.
  • Avoir toujours un tupperware, boite à déjeuner réutilisable, ou bento comme au Japon, ainsi qu’un gobelet réutilisable (pour prendre son déjeuner ou son café à emporter)
  • Choisir les aliments qui auraient le moins d’emballages possibles : un concombre non emballé vs emballé.
  • Ne pas vous sentir mal à l’aise de demander de mettre vos produits dans vos contenants ni de laisser vos emballages à la sortie des magasins, il faut que cela devienne systématique.
  • Soyez prévoyant quand vous allez faire vos courses en apportant vos propres contenants et sacs en tissus
  • Allez acheter votre pain ou viennoiseries à la boulangerie en emportant votre sac en tissu (nombreux modèles pliables de poche, très peu encombrants)
  • Acheter le plus possible en vrac
  • Achetez en grosse quantité pour les produits secs par exemple (longue conservation donc possibilité de stocker)
  • Bannir les petites portions suremballées, et portions individuelles
  • Acheter à la coupe fromages et viandes
  • Réutilisez le plus possible !
Nos références :
Groupes sur Facebook Zéro Déchet
World Clean up Day