Davos : parler du climat, d’accord, mais jamais sans mon jet privé…

On pourrait presque en rire si ça ne donnait pas autant envie de pleurer : à l’heure où la planète lance ses derniers ultimatums et où les populations grondent leur colère et leur inquiétude, les dirigeants et chefs d’entreprise se rendent à Davos (Suisse) pour parler climat… en jet privé.

Jets privés, hélicoptères et limousines au programme

Selon Air Charter Service, relayé par The Guardian, le nombre de déplacements en avion privé a augmenté de 11% sur l’ensemble de l’année dernière, où plus de 1.300 vols privés avaient été recensés vers Davos, un record depuis l’établissement de statistiques en la matière. Cette année, ce sont plus de 1300 jets privés qui ont fait le déplacement

Mieux : une fois arrivés dans des aéroports tels que Zürich, à deux heures de train de Davos, les passagers de ces vols privés poursuivent souvent leur voyage en hélicoptère, pour gagner du temps. Avant de terminer en limousine.

Greenwashing et bonne conscience au menu

On pourrait se dire, au bout du bout de notre bonne volonté et de notre envie d’y croire encore, que la fin justifie les moyens, et que quelques jets de plus ne seraient qu’une goutte de pétrole de plus dans la mer, si le but des patrons était de s’atteler, enfin, au dossier brûlant du changement climatique dont ils sont très largement responsables.

Cette année ne fait pas exception à la règle : au Forum économique mondial de Davos, tout le monde se veut écolo. Nature friendly. Eco-responsable. Irréprochable. D’ailleurs, les ustensiles à usage unique ont été bannis ; les blocs de quatre poubelles à recyclage sont la norme ; les buffets proposent des plats végétariens ; les moquettes sont fabriquées à partir de filets de pêche usagés ; les peintures du décor sont à base d’algues… et tout le monde parle de planter des arbres, beaucoup et partout.

Vraiment ?
Nous, nous n’y croyons plus. Chaque année, les stars de Davos s’insurgent contre les rémunérations excessives des PDG, les excès de la mondialisation, les inégalités croissantes… Avant de revenir (en jet toujours) dans leurs beaux pays, dans leurs grands bureaux, et de reprendre, sans mauvaise conscience aucune, les commandes de leurs entreprises odieusement irresponsables.

Ah bien sûr, ils jurent leurs grands dieux : en 2008 et 2009, déjà, ils avaient promis qu’ils mettraient bon ordre aux extravagances de la finance mondiale. Les gouvernements élus ont fait leurs petits pas, les industriels ont continué à pratiquer sans vergogne l’optimisation fiscale et l’augmentation scandaleuse de leurs émoluments faramineux…

Car une chose est sûre : ce ne sont pas les chefs d’entreprise responsables de la catastrophe climatique en cours qui vont décider de s’asseoir sur leurs profits pour offrir un autre avenir aux Bangladais qui fabriquent leurs costumes, aux Chinois qui fabriquent leurs smartphones, ou aux enfants de RDC qui s’enfoncent dans la terre pour chercher leur cobalt. Les seuls à pouvoir mettre fin à ce système profondément injuste pour les hommes, et terriblement dangereux pour notre avenir, c’est nous !

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Depuis le mois d’octobre 2018, le Boycott Citoyen initie des boycotts au long court de certains produits et groupes (Nestlé, Coca-Cola, MacDo…) mais aussi de pratiques néfastes (le plastique à usage unique, les voyages professionnels en avion, la surconsommation lors des fêtes commerciales etc.).
Nous organisons régulièrement des journées sans achat pour initier des actions coup de poing et montrer l’impact de consommateurs qui prennent le pouvoir. Le Boycott Citoyen a également organisé 10 jours de résistance contre le plastique qui ont mobilisé des dizaines de milliers de personnes dans plus 40 villes en France en mai 2019.
Chaque jour, sur www.boycottcitoyen.org, retrouvez des articles qui vous aident à éviter les produits irresponsables, et à adopter de nouvelles pratiques respectueuses de l’environnement et de l’homme.
Sur la page Facebook du Boycott citoyen, la communauté des boycotteurs et boycotteuses citoyen.nes échangent leurs idées, astuces et bons plans, donnant du poids au mouvement global… Motivant !

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Vous suivez le Boycott Citoyen ? Vous avez initié des changements dans vos modes de consommation grâce aux alternatives proposées ? N’hésitez pas à soutenir nos actions sur Tipeee !

Le Boycott Citoyen appelle à soutenir la rébellion avec un boycott à la conso

Les marches ne suffisent plus ? Plus tard ce sera trop tard ? Le Boycott Citoyen soutient les actions pacifistes d’Extinction Rebellion en lançant un boycott des groupes irresponsables, et une grève totale des supermarchés pendant la durée de la Rébellion. 

Extinction Rebellion a déclaré la Rébellion internationale pour le vivant, et contre les systèmes qui le détruisent !
En tant que consommateurs et consommatrices, nous pouvons apporter notre contribution et soutenir le mouvement par nos actes d’achat : le Boycott Citoyen, qui organise des journées sans achat depuis le mois d’octobre 2018, et qui  boycotte les supermarchés, soutient l’initiative et vous donne quelques astuces pour relever le défi.

Deux semaines après l’appel plein de colère de Greta Thunberg aux dirigeants de la planète à l’ONU, Extinction Rebellion, mouvement né en 2018 au Royaume-Uni qui prône la désobéissance civile, a promis de passer à l’action dans les capitales du monde entier, en menant des actions d’abord en Nouvelle-Zélande et en Australie, puis en Europe.

Une rébellion que nous pouvons soutenir par nos choix de consommation : selon une étude de l’ONG Oxfam publiée l’été dernier, « Derrière le code-barre, des inégalités en chaîne », la grande distribution mondiale utilise sa phénoménale puissance d’achat pour réduire les prix et faire pression sur les agriculteurs et producteurs… qui gagnent toujours moins depuis 20 ans, en France et dans le monde.

Résultat : les 8 premières grandes surfaces du monde cotées en bourse ont réalisé 1 000 milliards de dollars de ventes en 2016 et près de 22 milliards de bénéfices. « Au lieu de réinvestir dans leurs fournisseurs, elles ont reversé la même année plus de 15 milliards de dollars de dividendes à leurs actionnaires« , indique l’étude. En France, le géant Carrefour a ainsi réalisé 894 millions d’euros de bénéfices en 2016 et reversé 510 millions d’euros de dividendes. « Si l’entreprise n’avait reversé ne serait-ce que 1 % de ce montant aux ouvriers vietnamiens dans le secteur de la transformation de la crevette, plus de 14 200 d’entre eux auraient pu accéder à un revenu vital« , explique Oxfam. Et ce n’est pas tout : la puissance d’achat du secteur, qui fait baisser continuellement les prix, exacerbe aussi les risques de violations des droits de l’homme et des droits du travail… Précarisation sans limite, enfants au travail et harcèlement sont légion dans le secteur agricole et alimentaire, résume l’ONG.

Deuxième temps : réagir en tant que consommateur

Evidemment, en tant que consommateurs, nous nourrissons le système en nous rendant dans les supermarchés. A chaque fois que l’on remplit son caddie dans une grande surface, on cautionne indirectement des pratiques injustes et dangereuses pour notre avenir. La bonne nouvelle ? On peut faire ses course autrement. Depuis une dizaine d’années, les agriculteurs, ruinés et épuisés par des méthodes agricoles conventionnelles mortifères, se lancent dans les circuits courts. L’idée de génie : se passer des moultes intermédiaires qui se servent des marges plus que conséquentes, au détriment des producteurs et des consommateurs, et recréer du lien entre ceux qui cultivent et ceux qui dégustent.

Premier mouvement : la vente à la ferme

Qui dit circuits courts dit vente à la ferme, où les agriculteurs vous proposent la production de leur exploitation : vente directe de légumes et de fruits, de viande, de fromages, de vins, de miel, de confitures… Non seulement vous profitez de la fraîcheur, de la qualité, et de la traçabilité des produits, mais vous pouvez échanger avec le producteur si vous avez des questions, et même visiter sa ferme ! Les réseaux nationaux sont nombreux, : il y a les désormais bien connues AMAP, mais aussi Bienvenue à la ferme, ou encore Acheter à la source. Et puis il y a aussi Chapeau de paille, un groupement de producteurs de fleurs, fruits et légumes qui ouvrent leurs potagers aux consommateurs : on peut y cueillir jusqu’à 15 produits différents. Les réseaux locaux se multiplient eux aussi. Quelques exemples ? La binée paysanne qui opère en Côte d’Armor : on commande les produits souhaités sur le site et on les récupère le vendredi au dépôt-vente le plus près de chez soi. A Grenoble, La Charrette Bio, une camionnette livre en différents point de la ville les produits bio commandés la semaine précédente… Et il y en a mille autres !

Deuxième mouvement : la vente livrée chez vous par la ferme

Si vous avez du mal à vous déplacer, vous pouvez aussi vous faire livrer directement les produits de la ferme chez vous. Là aussi, il y a l’embarras du choix au niveau national. On peut directement se faire livrer des assortiments de fruits et légumes, comme par exemple avec Mon Panier Bio. Mais il existe aussi de nombreuses formules sans abonnement et sans panier imposé : Le panier paysan, par exemple, est un site de livraison à domicile, en entreprises ou en point relais de viandes, légumes, fromages, produits laitiers, à la carte ou au panier. Créé à l’origine en Provence, il fédère aujourd’hui 12 initiatives dans toute la France : Var, Drôme, Ardèche, Loire, Ain, Auvergne, Franche-Comté… LocavorLes Amis de la fermeLa Ferme du bio, Les Colis du boucher sont également des solutions à découvrir. Il y a également Les jardins de Cocagne, qui allient insertion et vente de paniers dans 110 jardins sur l’ensemble du territoire français, et, pour les amateurs de poissons durables, Poiscaille, le site de circuits courts de produits de la mer, des poissons et crustacés livrés en direct du pêcheur dans toute la France.

Chaque région développe aussi ses propres circuits. En dresser une liste exhaustive relève de la mission impossible, mais citons notamment Ecomiam qui met en relation producteurs et consommateurs de viande congelée et fraîche en Bretagne, Pays de la Loire, Haute et Basse Normandie.

Troisième mouvement : les magasins de proximité

Se passer des supermarchés, cela donne aussi l’occasion de se renseigner sur les alternatives responsables à côté de chez soi… Et elles poussent comme des champignons, ces temps-ci ! Jetez donc un œil sur cette carte qui vous indique les adresses des épiceries de vrac dans toute la France, et surtout, prenez le temps de vous balader, de discuter avec vos voisins : les petits commerçants font de réels efforts pour se fournir en produits sains auprès de producteurs locaux… Soutenons-les en leur rendant visite !

Les boycotteurs citoyens ont la parole : n’hésitez pas à indiquer en commentaire les alternatives que vous recommandez, et à aller découvrir les bons plans des autres sur Facebook !

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Depuis le mois d’octobre 2018, le Boycott Citoyen initie des boycotts au long court de certains produits et groupes (Nestlé, Coca-Cola, MacDo…) mais aussi de pratiques (le plastique à usage unique, les voyages professionnels en avion, la surconsommation lors des fêtes commerciales etc.), ainsi que des articles permettant de mettre en avant les alternatives positives et responsables. Nous organisons régulièrement des journées sans achat pour initier des actions coup de poing et montrer l’impact de consommateurs qui prennent le pouvoir, et tous les autres jours, nous apprenons à consommer autrement !
Chaque jour, sur www.boycottcitoyen.org, retrouvez des articles qui vous aident à éviter les produits irresponsables, et à adopter de nouvelles pratiques respectueuses de l’environnement et de l’homme.
Sur la page Facebook du Boycott citoyen, la communauté des boycotteurs et boycotteuses citoyen.nes échangent leurs idées, astuces et bons plans, donnant du poids au mouvement global… Motivant !

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Ne produisez plus de plastique à usage unique, nous n’en voulons plus (et nous vous laisserons tout)

Boycotter Nestlé, c’est bien. Boycotter Danone, c’est bien. Boycotter Coca-Cola et McDonald’s, c’est bien aussi. Mais si c’est pour aller acheter son burger, son soda ou ses yaourts chez des concurrents tout aussi peu scrupuleux, nous sommes bien d’accord, cela ne changera rien à l’affaire qui nous préoccupe. L’idée, ce n’est pas d’arrêter le McDonald’s pour se mettre au Quick, de passer d’Evian à Vittel. L’idée, c’est d’accompagner un changement profond de paradigme, de profiter d’une prise de conscience collective pour adopter des nouveaux réflexes, pour oublier notre quotidien « d’avant », celui qui ne tient plus la route face aux enjeux qui nous attendent.
On boycotte Coca-Cola, Nestlé, Danone et McDonald’s pour leur utilisation plus qu’abusive d’un plastique qu’ils ne se donnent pas la peine de recycler, ou de mettre en place des systèmes de consigne ? Les 89 milliards de litres d’eau en bouteille engloutis chaque année nous font mal à la tête rien que d’y penser ? On n’en peut plus des 120 millions de sacs qui échouent sur nos côtes chaque année ? Boycottons à la source, en évitant au maximum le plastique à usage unique, sans attendre qu’après les pailles, les pouvoirs publics prennent leur temps pour interdire les touillettes, puis les gobelets, puis les assiettes, puis les bouteilles, et autres produits en plastique qui détruisent notre environnement à petit feu. N’attendons pas les objectifs de la France pour 2020, les objectifs de l’Europe pour 2025, les objectifs de la COP 26. Agissons dès aujourd’hui, et montrons ainsi à nos gouvernants que oui, tout cela est possible, quand on le veut vraiment, parce qu’on le doit vraiment.

Se mettre aux plastic attacks
Et si, quand on allait faire ses courses, on déballait ses achats après les caisses (oui, on a le droit), pour ne pas s’encombrer des suremballages qui nous empoisonnent la vie (mais bien moins que celle des poissons et des oiseaux qui meurent de ce qu’ils ont dans l’estomac) ? Et si on participait à des plastic attacks ? Et si on en organisait ? Mouvement citoyen, Plastic attack gagne tranquillement du terrain, et peut nous accompagner dans nos initiatives. Visant à responsabiliser le secteur de la grande distribution sur sa surconsommation de plastiques, souvent superflus, et à affirmer la volonté des consommateurs de voir se développer des alternatives au plastique à usage unique, des « Plastic attacks » sont éditées régulièrement par le mouvement.

Eviter les supermarchés
Et si l’on cherchait par tous les moyens à éviter les supermarchés, puisque les alternatives existent ? Changer de paradigme, cela prend nécessairement du temps, et de l’énergie, cela implique de changer ses habitudes, voire ses réflexes, parfois profondément. Cela veut dire, avec le vocabulaire du moment, « sortir de sa zone de confort » (qui ne restera pas très longtemps si confortable, ceci dit, et tenons-le nous pour dit). Changer de paradigme, ce n’est pas simple. Mais c’est nécessaire. Absolument primordial et urgent. Alors acceptons que cela nous demande un tout petit effort : car non, cela ne sera probablement pas aussi simple et rapide que de remplir un caddie dans un supermarché.

Redevenir curieux
Et si on réapprenait à se montrer curieux ? Regardons si un marché coopératif n’a pas ouvert dans notre quartier, s’il n’y a pas une épicerie en vrac pas trop loin de chez soi, des producteurs qui passent dans le village certains jours de la semaine, ou au marché le dimanche. Faisons notre petite enquête, organisons-nous, faisons un peu de place dans notre vie pour apprendre à changer. Et puis regardons comment la corvée des courses de supermarché, sur fond de néons et de publicités braillées à la radio, pourrait se transformer en petite joie. Tout à l’heure, demain, ou ce week-end, on retroussera ses manches, on prendra ses sachets, ses bocaux, ses récipients, et on ira chez nos petits commerçants. On prendra plus de temps pour choisir de quoi l’on va se nourrir. On prendra plus de ce temps que l’on cherche toujours à gagner, mais dont on ne profite finalement jamais, à force de vouloir aller vite. On prendra ce temps. On fera ses propres yaourts, on se surprendra à être fier de soi, on s’amusera à trouver des recettes… On vivra.

Changer nos réflexes
Si on apprécie un petit café à la machine le matin au bureau, on se servira dans une vraie tasse, qu’on rincera après l’avoir utilisée.
A midi, quand on fera une brève pause pour aller chercher son sandwich à la boulangerie, on refusera la formule avec serviette en papier et bouteille en plastique incluse. On prendra un sandwich, on refusera le sac qui va avec, et on sortira sa gourde.
Quand on ira chercher un plat à emporter, on apportera avec soi son tupperware, et on refusera les couverts en plastique qui nous sont proposés.
Quand on se retrouvera avec un pot en plastique de fromage blanc vide, on le rincera, et on le gardera pour congeler la merveilleuse ratatouille de sa maman – ou de son papa ! – qui a fait exprès d’en faire trop pour que l’on puisse en ramener chez soi.

Faire preuve d’imagination
Dès aujourd’hui, on réfléchira. On réutilisera. On fera des cartes de vœux avec des couvercles en plastique, on fera des vases avec des bouteilles de shampoing, on fabriquera des paillassons avec des sacs en plastique découpés, on créera des fleurs avec des bouteilles, comme les merveilleuses Street Mamies. On arrêtera de résister au changement, on le prendra à bras le corps, on l’accueillera, et on mettra de la poésie là où c’est possible.

Afficher ses choix de consommation
Et puis pour faire savoir notre ras-le-bol d’un système qui nous dit qu’il va changer depuis 1992 mais qui rechigne encore à mettre le pied à l’étrier, pour dire à nos dirigeants et aux entreprises que nous sommes prêts, et que nous n’en pouvons plus de les attendre, dès aujourd’hui, affichons clairement nos choix de consommation. Les affichettes de chaque boycott citoyen sont proposées par ici : à nous de les diffuser dans nos messages, de les afficher sur les enseignes irrespectueuses, et de faire nous-mêmes notre pub de citoyens, quand nous croulons sous les annonces publicitaires mensongères, sexistes et immorales d’entreprises irresponsables.
Harcelons le politique, ne lâchons rien face aux lobbies, et obligeons-les à écouter nos voix de consommateurs, puisque nos voix de citoyens semblent ne pas porter assez pour être entendues.

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Depuis le mois d’octobre, le Boycott Citoyen initie des boycotts au long court de certains produits et groupes (Nestlé, Coca-Cola, MacDo…) mais aussi de pratiques (le plastique à usage unique, les voyages professionnels en avion, la surconsommation lors des fêtes commerciales etc.), ainsi que des articles permettant de mettre en avant les alternatives positives et responsables. Nous organisons régulièrement des journées sans achat pour initier des actions coup de poing et montrer l’impact de consommateurs qui prennent le pouvoir, et tous les autres jours, nous apprenons à consommer autrement !
Chaque jour, sur www.boycottcitoyen.org, retrouvez des articles qui vous aident à éviter les produits irresponsables, et à adopter de nouvelles pratiques respectueuses de l’environnement et de l’homme.
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Climat : l’effroyable déni

« Notre maison brûle et nous regardons ailleurs » : ces mots, Jacques Chirac les a prononcé il y a 17 ans déjà, lors du sommet mondial de la Terre de Johannesburg, en 2002. C’est avec l’espoir de provoquer un sursaut international que se réunissent à Paris, à partir du lundi 29 avril et pour une semaine, les experts de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES).

Où que l’on regarde, les signaux sont au rouge. Depuis quarante ans, 60 % des populations de vertébrés ont disparu. Poissons, mammifères, reptiles, amphibiens « n’ont jamais décliné à un rythme si rapide, qui est aujourd’hui cent à mille fois supérieur que celui calculé au cours des temps géologiques »s’alarmait l’an dernier le WWF. Les insectes ? Idem : d’après une étude publiée début 2019, ils pourraient disparaître d’ici un siècle.

Dans ce contexte d’un effondrement global à venir – et ce ne sont plus des suppositions, mais une certitude -, le monde devrait vivre dans l’angoisse, et ne devrait avoir plus qu’un objectif en tête : sauver ce qu’il reste à sauver, par tous les moyens. Et pourtant…

« Oh tu sais, avec les nouvelles technologies, je ne m’inquiète pas, nous allons forcément trouver une solution : soyons optimistes ! »
« Tu ne peux pas porter toute la misère du monde ! Finalement moi je pense pas trop à tout ça, j’ai assez à faire avec ma propre vie ! »
« Mais pourquoi t’es catastrophiste comme ça ? Faut pas dramatiser ! Regarde, on vit beaucoup mieux aujourd’hui qu’il y a 100 ans, faut pas exagérer ! »
« Bien sûr, le changement climatique, c’est réel, mais nous, on sera pas touchés dans notre quotidien, faut pas trop se faire de bile. Tu reprendras un peu de choucroute ? »

Si vous êtes informés, sensibilisés, et concernés par les défis environnementaux qui nous attendent, vous vous êtes probablement déjà vu rétorquer ce genre d’argument, alors que vous faisiez part de vos inquiétudes à un ami, une collègue, ou un cousin. Des interlocuteurs si détendus que l’on ne serait pas contre prendre leur place, de temps en temps, pour souffler un peu et oublier le désastre qui s’annonce.

Alors comment est-ce possible, alors que tous les voyants sont au rouge, que les scientifiques ne cessent de donner l’alerte, et que la sixième extinction massive a d’ores et déjà commencé ?

Nous vivons le plus grand déni collectif que l’humanité n’ait jamais vécu.

De fait, c’est possible. Parce que la plupart d’entre nous sommes dans le déni.
Individuellement, nous portons tous en nous, en tant qu’humains, la conscience plus ou moins développée, plus ou moins consciente, de notre propre finitude. C’est cette angoisse existentielle – assumée ou pas – qui pousse les uns à vouloir être célèbres, les autres à vouloir marquer leur temps avec un roman, un engagement politique, une carrière. C’est elle qui alimente nos désirs d’enfants, notre besoin de laisser une trace, quelle qu’elle soit, dans cet espace-temps qui nous dépasse. Avec ces subterfuges, bon an mal an, on arrive à accepter l’idée de notre propre mort, l’idée de retourner à la poussière, un jour.

Mais cette angoisse existentielle individuelle, comment la calmer, comment la canaliser, quand on vit cette époque charnière où tout peut, où tout va peut-être, malheureusement basculer ? Comment continuer à vouloir, à pouvoir laisser sa trace pour les générations futures, quand les générations futures seront peut-être, malheureusement, décimées par les conséquences d’une croissance à tout prix ? Comment continuer à se concentrer, au travail, quand son travail consiste à faire du marketing chez L’Oréal ? A construire les plans d’une plateforme pétrolière ? A faire des tableaux excel pour renouveler la flotte de véhicules pour son entreprise ? A construire des plans de bâtiments pour BNP Paribas ? A rédiger à un appel d’offres pour Total ? A emballer des côtelettes d’agneau dans des contenants en plastique ? comment continuer à croire en ce que l’on fait ? Comment ne pas perdre la tête ?

En se mettant des œillères.
En préférant le déni à la remise en question.
En choisissant d’éluder.
En résistant au changement nécessaire, primordial, que nous nous devons d’embrasser. En optant pour le refus, plutôt que de céder à la schizophrénie.

La schizophrénie sociétale, regardons-la bien en face : c’est elle qui nous perdra

A l’heure où nous n’avons d’autre choix que de réduire au strict minimum notre dépendance aux énergies fossiles, l’écologie reste la grande absente des mesures annoncées par Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse le 25 avril. Au moment même où nous nous devons d’opter pour des énergies propres, maintenant, tout de suite, des centaines d’ingénieurs et de juristes chez Total se creusent les méninges pour trouver un moyen légal de forer en plein récif de l’Amazone. Des personnes qui, comme nous tous, rangent consciencieusement les prévisions dramatiques dans un coin obscur de leur cerveau pour pouvoir continuer à vivre leur quotidien, à aller au boulot, à payer leurs crédits sans avoir à remettre leurs choix éthiques en question.

Si notre objectif – puisque notre objectif – est de limiter drastiquement le réchauffement climatique dans les plus brefs délais, il est illusoire de penser que les changements conséquents que cela impliquera au quotidien se feront sans douleur.

Oui, cela va être difficile. Non, cela ne va pas se faire sans efforts individuels et collectifs. Et oui, nous pouvons relever le défi. Nous le devons. Mais pour cela, il nous faudra changer de paradigme. Collectivement. Massivement. Harceler le politique, mais aussi se prendre la crise existentielle de notre société en pleine face. Et oui, cela veut aussi dire démissionner si l’on travaille dans une entreprise dont on ne cautionne pas la stratégie, arrêter de nourrir la machine, changer de métier s’il le faut, effectuer des changements colossaux et remettre en question ce qu’a été notre vie jusque-là. Pas à contre cœur, mais avec courage et enthousiasme, en trouvant un vrai sens à sa vie, parce que « notre vie de jusque-là » ne tient pas la route. Parce qu’on ne change pas le monde simplement en arrêtant d’acheter ses vêtements chez H&M.

Et cela, il va bien falloir l’accepter.

Vous voulez participer à changer la donner ? Du 24 mai, jour de la grève mondiale pour le climat, au 1er juin, journée mondiale contre le plastique, Le Boycott Citoyen et Plastic Attack France vous proposent de lancer ensemble ce que les Etats ne se décident pas à imposer, et ce que les multinationales se refusent à faire : une guerre totale contre le plastique.

Inscrivez-vous à l’événement sur Facebook ou indiquez-nous que vous souhaitez participer en commentaire de cet article, nous vous proposerons rapidement de choisir votre équipe en fonction de vos convictions, de vos disponibilités et de vos possibilités.

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Depuis le mois d’octobre, le Boycott Citoyen initie des boycotts au long court de certains produits et groupes (Nestlé, Coca-Cola, MacDo…) mais aussi de pratiques (le plastique à usage unique, les voyages professionnels en avion, la surconsommation lors des fêtes commerciales etc.), ainsi que des articles permettant de mettre en avant les alternatives positives et responsables. Nous organisons régulièrement des journées sans achat pour initier des actions coup de poing et montrer l’impact de consommateurs qui prennent le pouvoir, et tous les autres jours, nous apprenons à consommer autrement !
Chaque jour, sur www.boycottcitoyen.org, retrouvez des articles qui vous aident à éviter les produits irresponsables, et à adopter de nouvelles pratiques respectueuses de l’environnement et de l’homme.
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Monsanto bloqué ce matin : quand les Gilets Jaunes ciblent les groupes irresponsables, on dit bravo et merci !

Les Gilets Jaunes sont par définition un mouvement du peuple, dispersé, spontané, non hiérarchisé, non organisé. Dès lors, leurs actions touchent un peu à tout, condamnent, revendiquent et protestent, aussi largement qu’ils en ont ras-le-bol.

Et voilà que les Gilets Jaunes commencent la semaine en bloquant l’accès au site de la multinationale Monsanto, à Saint-Andiol. Aux côté des gilets jaunes, plusieurs collectifs et associations sont venus les rejoindre, comme Les faucheurs volontaires, Les amis de la terre, Foll’Avoine, La confédération paysanne, Les coquelicots, Les Opposants et ZEA.

Une décision à saluer : Monsanto, c’est tout de même le géant de l’agro-alimentaire qui a réussi la prouesse de cumuler la commercialisation, au fil des années et sans le moindre scrupule, de mille et un poisons pour le vivant dans sa globalité. Un géant qu’on boycotte depuis début octobre. Comme le dit Cyril Dion, la décision des Gilets Jaunes est une excellente nouvelle : « la bonne nouvelle, c’est que la cause de la destruction de l’environnement et du réchauffement et la cause des inégalités est la même : c’est un système qui cherche du profit, un maximum, le plus vite possible et qui concentre les richesses au sommet. On a besoin de transformer ce système et on a une chance historique de le faire ensemble. »

Ce n’est d’ailleurs pas une première : ces derniers mois, plusieurs initiatives de ce type ont été lancées : en décembre, les Gilets Jaunes avaient déjà pris position devant une autre usine Monsanto à Trèbes, dans l’Aude, bloquant l’accès à l’usine du géant des pesticides et empêchant les camions d’entrer et de sortir du site.

A Toulouse, ils avaient également bloqué les accès de l’agence de livraison du géant du e-commerce Amazon située dans le quartier Bordelongue, réclamant que le groupe américain paye ses impôts en France. Et là aussi, on dit bravo : cible que l’on boycotte depuis début novembre, et qu’on a largement condamné lors du Black Friday.

Plus récemment, des Gilets jaunes s’étaient associés aux Amis de la Terre et à ANV-COP21 pour cibler la Société Générale. La Société Générale que nous boycottons également : charbon, sables bitumineux, gaz de schiste, forages en Arctique et en eaux profondes, Société Générale est la première banque française à financer les énergies sales… Elle soutient notamment le développement du terminal d’exportation de gaz de schiste Rio Grande LNG et du gazoduc Rio Bravo Pipeline au Texas, qui contribueraient à émettre autant que 44 centrales à charbon, et menacent les conditions de vie des communautés locales et des peuples autochtones.
Et puis dernièrement, les Gilets Jaunes avaient pris Primark pour cible. Qui fait aussi partie de nos boycotts après H&M

Alors aujourd’hui, on se prend à rêver, et ce n’est pas du luxe, en cette période déglinguée. On se prend à évoquer des « et si… » en imaginant un mouvement populaire, citoyen, spontané, faisant converger les luttes sociales, politiques, économiques et environnementales, qui ne sont qu’une seule et même cause, celle de notre avenir, et qu’une seule et même cibles, les multinationales, aidées sans scrupule par nos pouvoirs publics.

De fait, au-delà de nos différences d’approche et de nos préoccupations premières, nous faisons tous face à la même problématique majeure : l’incapacité de nos dirigeants à entendre la voix de leurs citoyens, et à prendre leurs responsabilités vis-à-vis des générations futures. Nous ne pouvons être les seuls à faire des efforts, à respecter les lois, et à payer nos impôts, quand les élus et les grands groupes ne se voient pas imposer les mêmes efforts, les mêmes lois, les mêmes impôts.

Conscients des enjeux, mais imperturbables dans leur recherche du profit maximal, les grands groupes continuent à refuser toute forme de régulation contraignante dans le domaine climatique. Face à une urgence climatique sans précédent pour la survie des générations futures, nous vivons un déni sociétal phénoménal : dans un contexte où la sobriété devrait être fortement encouragée, les multinationales, insuffisamment pénalisées par l’Europe, prônent une surconsommation aberrante, au détriment de la raréfaction des matières premières, de la préservation de l’environnement, et du respect des droits humains. Et qu’on soit gilet jaune, marche pour le climat ou tout simplement réalistes, nous, citoyens, refusons de porter plus longtemps ce déni sociétal.

Parce qu’il nous faut changer de paradigme au plus vite, chacun à notre manière, nous attendons de nos dirigeants qu’ils prennent leurs responsabilités, non pas en annonçant de nouvelles promesses sur les 20 prochaines années, mais en imposant aux multinationales de prendre en compte les enjeux qui sont les nôtres, dès aujourd’hui, grâce à des mesures simples et efficaces.

Et à la question de nos dirigeants européens : « mais comment financer une transition si rapide, des changements si colossaux ? », nous répondons (question à choix multiples, plusieurs réponses possibles) :
a) En obligeant les entreprises à payer leur juste part d’impôts (quand Apple et Starbucks abusent de dispositifs complexes d’optimisation fiscale pour s’en passer), et en sanctionnant fortement, et proportionnellement à leurs bénéfices réels, les entreprises pratiquant l’évasion fiscale (qui atteint tout de même 100 milliards d’euros dans notre cher pays… Pour info, les vingt plus grandes banques européennes déclarent un quart de leurs bénéfices dans des paradis fiscaux, soit 25 milliards d’euros pour la seule année 2015).
b) En interdisant aux entreprises européennes de soutenir ou de participer à des projets à impact climatique, environnemental et social négatif ((quand BNP Paribas, par exemple  soutient massivement des industries fossiles extrêmement destructrices pour le climat, avec notamment 174 et 912 millions d’euros de financements à CEZ et RWE depuis 2016)
c) En interdisant les lobbies prônant le développement ou l’utilisation des énergies fossiles
d) En obligeant les entreprises à mettre en place un plan de transition énergétique réaliste et ambitieux avec obligation de publication de résultats
e) En baissant un peu le salaire des députés (le salaire net d’un député s’élève à 5 362,92 euros par mois, sans compter les indemnités et avantages supplémentaires).
Et il y a bien de quoi faire tout l’alphabet.

Alors merci à vous, Gilets Jaunes, de prendre le taureau par les cornes, en secouant un peu Monsanto.

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Depuis le mois d’octobre, le Boycott Citoyen initie des boycotts au long court de certains produits et groupes (Nestlé, Coca-Cola, MacDo…) mais aussi de pratiques (le plastique à usage unique, les voyages professionnels en avion, la surconsommation lors des fêtes commerciales etc.), ainsi que des articles permettant de mettre en avant les alternatives positives et responsables. Nous organisons régulièrement des journées sans achat pour initier des actions coup de poing et montrer l’impact de consommateurs qui prennent le pouvoir, et tous les autres jours, nous apprenons à consommer autrement !
Chaque jour, sur www.boycottcitoyen.org, retrouvez des articles qui vous aident à éviter les produits irresponsables, et à adopter de nouvelles pratiques respectueuses de l’environnement et de l’homme.
Sur la page Facebook du Boycott citoyen, la communauté des boycotteurs et boycotteuses citoyen.nes échangent leurs idées, astuces et bons plans, donnant du poids au mouvement global… Motivant !

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Vous suivez le Boycott Citoyen ? Vous avez initié des changements dans vos modes de consommation grâce aux alternatives proposées ? N’hésitez pas à soutenir nos actions sur Tipeee !

Marcher, et après ? Le boycott, plébiscité par les Français

Samedi 16 mars, 350 000 personnes ont manifesté en France pour lutter contre le changement climatique, dont près de 100 000 à Paris selon les organisateurs – 36 000 selon la préfecture de police. Ces citoyens « plus chauds que le climat » ont une fois de plus exhorté les dirigeants à l’action, avec un mouvement qui peut désormais se prévaloir d’une nouvelle force : la jeunesse, alors que la grève scolaire pour le climat a rassemblé 168 000 étudiants et lycéens dans le pays vendredi, et plus de 1 million dans le monde.

« On a besoin d’un changement radical de société. Huit Français sur dix demandent qu’on taxe beaucoup plus lourdement les entreprises les plus polluantes. On est de plus en plus nombreux à être prêts », assurait le réalisateur et écrivain Cyril Dion lors de la marche de samedi.

Aucun doute, un cap a été franchi dans la mobilisation. Et alors que le mouvement s’enracine, pour beaucoup, il n’est plus temps de débattre mais d’agir.

C’est en tout cas ce qui ressort des sondages réalisés par les différents groupes organisateurs de la Marche du Siècle : après les mobilisations du week-end dernier, le boycott arrive en tête des actions souhaitées par les Français pour faire pression sur le gouvernement et les grandes entreprises pollueuses.

Alors que Il est encore Temps, Greenpeace, Les Amis de la Terre, ANV COP21 et Action Climat prévoient une grande action de désobéissance civile non-violente le 19 avril, « Ensemble, bloquons la République des pollueurs ! », les Français ont un message à faire passer : les citoyens sont aussi des consommateurs qui ont le choix des armes pour se faire entendre de façon pacifique face à l’inaction de leurs dirigeants.

C’est la raison pour laquelle le Boycott Citoyen organise, en soutien de cette nouvelle action, une grève de la consommation du 19 au 22 avril. Dans un contexte où les journées Zéro Conso du week-end dernier ont mobilisé plusieurs centaines de milliers de participants, et fait l’objet d’une couverture médiatique intense, à l’heure où les appels à la désobéissance civile se multiplient, les citoyens semblent prêts à passer à l’action.

Cette nouvelle appétence pour le boycott renvoit à un phénomène plus global de “consommation engagée” par des citoyens exprimant leur opinion via leurs achats. Ce mode de consommation qualifié également de “shopping volontariste” est de plus en plus plébiscité par les Français. Selon une étude de 2016 menée par Harris Interactive, près de 53% des Français se définissent aujourd’hui comme des “citoyens engagés” et souhaitent s’engager dans des actions à l’échelle individuelle (86% pour la consommation responsable).  Et selon un récent sondage GoudLink pour Denjean & Associés, 97 % des Français se disent prêts à boycotter les produits ou services d’entreprises ayant des pratiques sociales ou environnementales destructrices.

Prêts à passer à a vitesse supérieure pour montrer à nos dirigeants que nous refusons de nourrir un système mortifère par nos actes d’achat ? Rejoignez le mouvement, et inscrivez-vous sur l’événement Facebook pour que l’on puisse plus facilement se comptabiliser ! 

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Depuis le mois d’octobre, le Boycott Citoyen initie des boycotts au long court de certains produits et groupes (Nestlé, Coca-Cola, MacDo…) mais aussi de pratiques (le plastique à usage unique, les voyages professionnels en avion, la surconsommation lors des fêtes commerciales etc.), ainsi que des articles permettant de mettre en avant les alternatives positives et responsables. Nous organisons régulièrement des journées sans achat pour initier des actions coup de poing et montrer l’impact de consommateurs qui prennent le pouvoir, et tous les autres jours, nous apprenons à consommer autrement !
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Gilets jaunes, brassards verts : la convergence des luttes pour le pouvoir du peuple

« Le Printemps arrive, les fleurs vont éclore », a promis Maxime Nicolle, l’un des représentants des Gilets Jaunes, lors de l’un de ses directs sur Facebook. Effectivement, à la veille du printemps climatique, c’est la question que certains se posent : les luttes sociales et environnementales vont-elles enfin converger ? Et c’est aujourd’hui le pari de différentes ONG et organisations syndicales qui ont signé ce mercredi une tribune intitulée « Pour un printemps climatique et social ». Parmi les signataires ATTAC, Oxfam et la CG.

Les Gilets Jaunes sont par définition un mouvement du peuple, dispersé, spontané, non hiérarchisé, non organisé. Dès lors, leurs actions touchent un peu à tout, condamnent, revendiquent et protestent, aussi largement qu’ils en ont ras-le-bol.

Jaune-vert : les prémices

Voilà quelques temps que l’on commence à deviner le formidable impact qu’une convergence des luttes pourrait apporter.
En décembre, les Gilets Jaunes prenaient position devant l’usine Monsanto de Trèbes, dans l’Aude, bloquant l’accès à l’usine du géant des pesticides et empêchant les camions d’entrer et de sortir du site. Une décision à saluer : Monsanto, c’est tout de même le géant de l’agro-alimentaire qui a réussi la prouesse de cumuler la commercialisation, au fil des années et sans le moindre scrupule, de mille et un poisons pour le vivant dans sa globalité. Un géant qu’on boycotte depuis début octobre.

Quelques jours plus tard, les Gilets Jaunes enfonçaient le clou avec une nouvelle action coup de poing à Toulouse, en bloquant les accès de l’agence de livraison du géant du e-commerce Amazon située dans le quartier Bordelongue. Ils réclament que le groupe américain paye ses impôts en France. Et là aussi, on disait bravo : Amazon représente une cible que l’on boycotte depuis début novembre, et qu’on a largement condamné lors du Black Friday.

Deux nouvelles cibles ont rapidement été ajoutée sur la liste noir des Gilets Jaunes : toujours en décembre, des Gilets jaunes se sont associés aux Amis de la Terre et à ANV-COP21 pour cibler la Société Générale. La Société Générale que nous boycottons également : charbon, sables bitumineux, gaz de schiste, forages en Arctique et en eaux profondes, Société Générale est la première banque française à financer les énergies sales… Et puis dans la foulée, les Gilets Jaunes prennent Primark pour cible. Qui fait partie de nos prochains boycotts après H&M

L’alliance jaune-vert s’affirme

« Il faut une nouvelle fiscalité qui taxe les pollueurs et protège les ménages modestes », a estimé Priscillia Ludosky, autre représentante des Gilets Jaunes. Derrière elle, certains d’entre eux devraient s’associer à Youth for Climate, qui prévoit une grève mondiale de la jeunesse pour alerter sur les enjeux climatiques et demander une réponse politique à la hauteur. Réponse des verts ? Les groupes écologistes Alternatiba et ANV COP21 ont appelé à se « joindre aux actions des Gilets jaunes ». Pour Pauline Boyer, l’une des représentantes de ce mouvement vert, il ne faut plus opposer la contestation née le 17 novembre à  la lutte pour l’environnement. « Les classes les plus modestes seront les premières victimes du dérèglement climatique », a-t-elle ainsi estimé.

De nombreux appels à la convergence

« Le vrai pouvoir appartient au peuple », disait la jeune Greta Thunberg dans son discours à la COP24.

Cyril Dion disait de même, dans une tribune signée dans Libération en décembre : « Montrons que nous, Français·es, sommes capables de nous lever en masse pour des intérêts plus grands que nous. Les révolutionnaires de 1789 se sont enflammé·es pour le prix du pain, pour que cesse la famine, pour que les inégalités diminuent. Mais ils·elles ne se sont pas arrêté·es là. Ils·elles ont créé les droits de l’homme et du citoyen. Vous vous êtes dressé·e pour l’essence, pour les taxes, créons ensemble une société où la survie de tou·tes est plus important que les profits de quelques un·es. ».

Quant aux membres de Extinction Rebellion, voilà des mois qu’ils agissent au Royaume-Uni, revendiquant une nouvelle façon de lutter pour la protection de la planète, face à l’inaction criminelle des Etats face au changement climatique

La fin d’un système ?

Serait-ce donc enfin le moment rêvé de faire converger les luttes sociales et environnementales, et les différents mouvements de contestation qui grondent depuis des mois, en France, en Europe et dans le monde ? Ne serait-ce pas l’occasion que beaucoup d’entre nous attendaient en silence, persuadés que nous ne pourrons nous sauver nous-mêmes dans un système qui prévilégie les 1% les plus riches au détriment des 99% les plus pauvres ? Aujourd’hui, 26 personnes détiennent autant que la moitié de l’humanité. Ne serait-ce pas le moment de faire entendre que nous sommes 3 milliards à vouloir un avenir pour notre planète ?

Aujourd’hui, on se prend à rêver, et ce n’est pas du luxe, en cette période déglinguée. Nous savons qu’un changement de paradigme est nécessaire. Nous savons que justice sociale et justice environnementale se rejoignent sur bien des points, et qu’elles ne peuvent être atteintes qu’en mettant fin à un système économique et politique injuste et dangereux pour notre planète.
Et on se prend à évoquer des « et si… » en imaginant un mouvement populaire, citoyen, spontané, faisant converger les luttes sociales, politiques, économiques et environnementales, qui ne sont qu’une seule et même cause, celle de notre avenir, et qu’une seule et même cible, les multinationales, aidées sans scrupule par nos pouvoirs publics.

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Depuis le mois d’octobre, le Boycott Citoyen initie des boycotts au long court de certains produits et groupes (Nestlé, Coca-Cola, MacDo…) mais aussi de pratiques (le plastique à usage unique, les voyages professionnels en avion, la surconsommation lors des fêtes commerciales etc.), ainsi que des articles permettant de mettre en avant les alternatives positives et responsables. Nous organisons régulièrement des journées sans achat pour initier des actions coup de poing et montrer l’impact de consommateurs qui prennent le pouvoir, et tous les autres jours, nous apprenons à consommer autrement !
Chaque jour, sur www.boycottcitoyen.org, retrouvez des articles qui vous aident à éviter les produits irresponsables, et à adopter de nouvelles pratiques respectueuses de l’environnement et de l’homme.
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« Il faut agir, et arrêter de penser que le changement va se faire dans la douceur. Nous n’avons plus le temps. »

Ce week-end, le Boycott Citoyen passait sur France Inter avec un zoom sur les journées zéro conso organisées les 15 et 16 mars.

Le Boycott Citoyen invite en effet tous ses boycotteurs et boycotteuses citoyennes à une grève massive de la consommation. Le principe : ne pas dépenser un centime, ne pas retirer d’argent, être les consommateurs les plus inexistants qu’il soit possible d’être, et aller faire grossir les rangs des marcheurs partout en France, pour montrer à nos dirigeants que nous refusons de nourrir un système mortifère par nos actes d’achat.

Pour apporter un signe visible à ces journées zéro conso, et en guise de protestation vis-à-vis de la pollution lumineuse, mais aussi pour montrer que le nécessaire changement de paradigme implique de vrais efforts, que nous sommes prêts à engager, le Boycott Citoyen a proposé aux participants de ne pas allumer leurs lumières chez eux, les soirées des 15 et 16 mars. Autre consigne : éteindre son poste de télévision en guise de contestation.

ID L’Info Durable a interviewé Carol Galand, fondatrice du Boycott Citoyen, pour en savoir plus.

« Nous sommes à un moment très important où le changement de paradigme devient de plus en plus évident. Face à ce changement de paradigme nécessaire, on se sent souvent impuissant, on a l’impression qu’en tant que citoyen on représente peu de poids dans la balance. Cela peut être assez anxiogène. Face à cette angoisse, il faut agir », a-t-elle expliqué. Lorsque l’on s’aperçoit que l’on n’est plus tout seul, on commence à percevoir le pouvoir que peuvent représenter nos pratiques quotidiennes. Par exemple, on ne se rend pas compte que l’utilisation de notre boîte mail ou que nos achats sur Amazon peuvent avoir un impact important à l’échelle mondiale. Le boycott citoyen invite à réfléchir à ces gestes simples et à étudier les alternatives qui sont à notre disposition. En ce qui concerne notre messagerie, il y a la boîte mail Lilo qui propose un comportement plus responsable avec des mails non sauvegardés. L’alternative à Amazon serait de se tourner vers les commerces de proximité. Cela peut sembler peu, mais c’est beaucoup car cela permet de recréer du lien social et de sortir d’un état d’esprit qui veut que l’on gagne toujours plus de temps. »

Le Boycott Citoyen inviterait-il à la désobéissance civile ? Il y a un peu de radicalité, reconnaît Carol Galand, mais il y a un moment où il faut devenir radical. Il y a de plus en plus d’appels à la désobéissance civile, et même le chef de l’ONU a proposé aux sociétés civiles de se mobiliser face à l’inaction climatique des dirigeants. C’est le moment de passer à l’action, de se remettre en question, mais surtout d’arrêter de penser que cela va se faire dans la douceur, petit à petit. Nous n’avons plus le temps. Alors oui, cela peut sembler radical, mais je pense que cela est nécessaire. 

Pour lire l’intégralité de l’interview, c’est par là !

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Depuis le mois d’octobre 2018, le Boycott Citoyen initie des boycotts au long court de certains produits et groupes (Nestlé, Coca-Cola, MacDo…) mais aussi de pratiques (le plastique à usage unique, les voyages professionnels en avion, la surconsommation lors des fêtes commerciales etc.), ainsi que des articles permettant de mettre en avant les alternatives positives et responsables.
Nous organisons régulièrement des journées sans achat pour initier des actions coup de poing et montrer l’impact de consommateurs qui prennent le pouvoir, et tous les autres jours, nous apprenons à consommer autrement !
Chaque jour, sur www.boycottcitoyen.org, retrouvez des articles qui vous aident à éviter les produits irresponsables, et à adopter de nouvelles pratiques respectueuses de l’environnement et de l’homme.
Sur la page Facebook du Boycott citoyen, la communauté des boycotteurs et boycotteuses citoyen.nes échangent leurs idées, astuces et bons plans, donnant du poids au mouvement global… Motivant !

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Les insectes se meurent, entendez-vous notre planète pleurer ?

Les uns après les autres, les scientifiques tirent la sonnette d’alarme.
L’inquiétude se porte notamment sur les insectes, dont le taux d’extinction est huit fois plus rapide que celui des mammifères, des oiseaux et des reptiles… Selon une vaste étude publiée dans la revue Biological Conservation et dirigée par des chercheurs australiens des universités de Sydney et du Queensland, les insectes pourraient disparaître d’ici à un siècle. « La conclusion est claire : à moins que nous ne changions nos façons de produire nos aliments, les insectes auront pris le chemin de l’extinction en quelques décennies », indiquent les chercheurs. Interviewé par France Info, Henri-Pierre Aberlenc, entomologiste au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), estime même que « c’est inéluctable, s’il n’y a pas un changement radical du système économique actuellement en vigueur ».   

Sans insecte, pas de vie…

Aujourd’hui, plus de 40% des insectes sont classés en voie d’extinction. Une disparition tout aussi alarmante et problématique que celle d’espèces plus symboliques comme l’orang-outan, la girafe ou le rhinocéros. Circulation automobile, pollution chimique, pollution lumineuse, déforestation des forêts primaires tropicales… Accablé, Henri-Pierre Aberlenc liste les causes de la disparition des insectes. L’homme, à vitesse grand V et à grands renforts d’intervention sur le vivant, détruit l’équilibre fragile et essentiel du milieu dont il dépend. A commencer par les forêts, qui ont besoin d’une population équilibrée d’insectes, qui soient en interaction avec les arbres et les plantes. C’est un ensemble qui s’autorégule. Sans insectes, pas de forêts. Sans forêts, pas d’arbres. Sans arbres, pas d’oxygène. Sans oxygène, pas de vie… Elémentaire ? Il semblerait malheureusement que l’angoisse ne gagne pas les sphères dirigeantes.

Le système en cause

Et elle est là, la véritable angoisse : « pour l’instant, ce système a peu de raisons de changer radicalement, parce que cela dérangerait trop de personnes, se désespère Henri-Pierre Aberlenc. Je pense que malheureusement, c’est inévitable et que nous allons à une catastrophe. Il sera trop tard quand on s’apercevra que l’on aurait dû faire quelque chose. Je ne suis pas très optimiste, mais je ne vois pas comment on peut modifier la façon dont fonctionne actuellement l’économie mondiale. Pour sauver les insectes, il faut offrir des services pour une agriculture durable, c’est-à-dire raisonnée et biologique. Mais il faudrait aussi renoncer à la mythologie de la croissance dans les pays développés. C’est-à-dire prôner la frugalité et une austérité généralisée, mais qui ne seraient tolérables que par des politiques égalitaires. » 

Pour lire l’intégralité de l’entretien, c’est par ici !

Sit-in, brassards verts : la grève pour le climat dans les cours de récré

Vous êtes parents d’un enfant en école primaire, en sixième, en cinquième ? Professeur des Écoles ou de collège ? Vos enfants ont peut-être déjà entendu parler de la grève mondiale de la jeunesse pour le climat. Si ce n’est pas encore le cas, ils vont sûrement en entendre parler dans les semaines qui viennent. Certains ont vu des images, des vidéos de Greta Thunberg. D’autres ont des frères et sœurs, des cousins collégiens, lycéens, qui ont décidé de se mobiliser avec Youth for Climate. Et n’allons surtout pas croire que nos chers bambins ont leurs oreilles dans leur poche, ou qu’ils n’ont pas d’avis sur la question. Même s’ils ne sont pas en âge d’aller manifester. Et même si on ne le leur demande pas, leur avis…

Parfois, je me demande ce que font les adultes… ou plutôt pourquoi ils ne font rien ».

Julia a 9 ans. Élève en classe de CM1, elle est encore trop jeune pour prendre seule l’initiative d’aller manifester pour le climat le 15 mars. Mais elle est assez grande pour comprendre les enjeux, à son niveau : « on en parle souvent, avec mes parents, explique-t-elle. On fait attention à ce qu’on mange, on mange pas des framboises en hiver par exemple ! Et puis on va le moins possible au supermarché, et on prend pas les trucs emballés dans du plastique parce qu’il y en a trop, du plastique. Après il y en a dans la mer, ça étrangle les poissons et les tortues, et je sais qu’il y a déjà un continent énorme de déchets, on peut pas continuer comme ça ! Il faut arrêter, sinon il n’y aura plus d’animaux quand je serai grande ! Parfois, je me demande ce que font les adultes… ou pourquoi ils font rien ».

« C’est pas parce que j’ai que 10 ans que je ne vois pas ce qu’il se passe »

Léon est en CM2, et lui aussi se pose beaucoup de questions sur son avenir. Il le dit tout net : « c’est pas parce que j’ai que 10 ans que je vois pas ce qu’il se passe. Qu’est-ce que vous croyez ? J’entends les adultes parler, et quand ma mère met la télé j’écoute, moi. J’ai vu la vidéo de la suédoise, aussi… Je me demande comment on va faire pour arrêter que le climat se réchauffe. Est-ce qu’on aura la même vie que maintenant, quand on sera grand ? Est-ce qu’il y aura encore de la nature, des oiseaux ? J’ai entendu Sacha (ndlr : son grand frère de 14 ans) discuter avec ses copains de la grève du 15 mars… Moi j’ai pas le droit d’y aller, mes parents veulent pas, mais j’en ai marre qu’on fasse comme si c’était pas mon problème, alors qu’en fait, c’est vraiment mon problème! »

« Les parents veulent pas qu’on rate l’école, mais on a le droit de s’asseoir dans la cour ! »

Des Léon et des Julia, il y en a des tas. Trop jeunes pour aller manifester, mais bien assez grands pour se douter que c’est leur avenir qui est en train de se jouer. Et pleins d’idées pour faire entendre, eux aussi, leur inquiétude.
Julia, elle, s’est fabriqué un brassard vert avec un tee-shirt devenu trop petit, et a décidé de le porter le 15 mars. Elle a eu cette idée en entendant sa grande sœur parler d’Ysée, une jeune collégienne qui porte un brassard de ce type depuis plusieurs semaines, et qui est devenue ambassadrice de Little Citizens for Climate : « si on me demande ce que c’est, tant mieux : je pourrai très bien l’expliquer. C’est pour dire aux adolescents et à tout le monde que moi aussi, je veux que les adultes arrêtent la pollution et les déchets », annonce-t-elle. Quant à Léon, il a commencé à parler à ses camarades de classe. Ce qu’il veut faire ? Organiser un sit-in dans la cour de son école : « les parents veulent pas qu’on rate l’école, mais on a le droit de s’asseoir dans la cour ! Si plein de classes le faisaient partout dans la France et dans le monde au même moment, peut-être que les adultes réagiraient ? J’aimerais bien en tout cas… »

A bon entendeur…