Boycott à la surconsommation de Noël épisode 2 : un sapin n’a rien à faire dans un salon

Le compte à rebours a commencé : exit le Black Friday, la prochaine échéance commerciale, c’est Noël. Les calendriers de l’avent sont déjà sortis depuis un moment (parce qu’on les a boycotté, on a eu droit à un atelier créatif d’anthologie), les rues commencent à distiller de la magie de Noël de pacotille, à grands renforts d’éclairages clignotants et de neige artificielle : c’est le signal, le top départ de la plus grande fête annuelle de la surconsommation.

De fait, qui dit Noël dit sapin, guirlandes, déco, liste au papa noël, cadeaux, besoin d’idées cadeaux, galère d’idées cadeaux, rush dans les magasins sans idées cadeaux, achat compulsif de cadeaux n’importe quoi, fermage fort des yeux au moment de composer le code de sa carte bleue, relevé de compte plein de lignes avec, en fin de page, un nombre avec pas assez de chiffres, banquier pas content, joie de Noël en voie de disparition, engloutissage compulsif de chocolat pour faire passer la note, déprime post-engloutissage devant la silhouette irréprochable de la belle-soeur, sourire forcé de la belle-soeur devant son cadeau n’importe quoi, recherche intempestive de magie de Noël perdue, compensation à la Clairette de Die, trou noir.
Evidemment, nous exagérons à peine.

Alors reprenons depuis le début, tranquillement, et tâchons d’éviter l’hécatombe de Noël avant qu’elle ne nous tombe sur le coin du crâne le 26 au matin.

Qui dit Noël dit sapin.

Cas numéro 1 : vous êtes un inconditionnel du sapin

Admettons-le : un sapin, ça n’a rien à faire dans un salon. C’est même une tradition pour le moins bizarre, si l’on y réfléchit un peu. Mais il y a de ces symboles que certains ne sont absolument pas prêts à lâcher, et le sapin de noël en fait partie. Alors avant que ne s’organise une rébellion de la part des organisateurs annuels de concours de beaux sapins, voici quelques conseils destinés à ceux qui ne peuvent envisager les fêtes sans un sapin dans leur salon.
Eliminons d’office les sapins artificiels : déjà parce que vous allez perdre votre concours de beau sapin dans la mesure où c’est moche, et ensuite, accessoirement, parce qu’ils sont tout sauf écolos : souvent fabriqués en Asie à partir de matériaux polluants et gourmands en énergies (PVC, plastique, aluminium…) par une main d’œuvre exploitée au rabais, ils cumulent les aberrations. Pour ceux qui ne se laissent pas émouvoir par la situation des 40 millions de personnes victimes d’esclavage moderne dans le monde, Futura Sciences a fait un super match vrai sapin / faux sapin basé sur des études solides, et en a déduit qu’en ce qui concerne les émissions de CO2, le sapin artificiel ne commence à être intéressant par rapport au sapin naturel qu’au bout de 20 ans. Que ceux qui ont gardé un sapin artificiel plus de 20 ans lèvent le doigt. Et que ceux qui n’ont pas levé le doigt trouvent par ici quelques astuces pour choisir votre sapin de noël à moindres frais pour la planète.

Cas numéro 2 : vous êtes prêts à concevoir que la magie de Noël ne passe pas nécessairement par un sapin dans votre salon
A vrai dire, c’est de loin la solution la plus sage, car il n’y a pas plus bel arbre de Noël qu’un arbre vivant sa vie dans sa forêt, il suffit de le voir pour le savoir. Alors si vous tenez à le déguiser, profitez d’une balade en forêt pour choisir votre sapin méritant, et célébrez-le à votre façon !
Ou alors, rêvons un peu : et si, cette année, on laissait les épicéas vivre tranquillement leur vie d’épicéas qui aiment la neige et le froid et avoir des racines dans une terre mouillée pleine de vers de terre, contrairement à nous autres pauvres humains ?
D’autant que leur laisser la vie sauve, c’est aussi éviter de dépenser une fortune pour un spécimen de 80 centimètres de haut, ne pas jouer à ramasser des épines partout pendant un mois, se passer de voir un petit arbre innocent mourir sous nos yeux, et ne pas participer à un génocide d’épicéas.
Et ce n’est pas tout : en tant que boycotteuses et boycotteurs citoyens, laisser la vie sauve aux petits épicéas permet de commencer à préparer les pouvoirs publics, les grandes surfaces et les lobbies à une nouvelle idée : celle de devoir s’adapter aux enjeux climatiques en réagissant au plus vite, ou de se mettre à dos leurs citoyens qui sont aussi leurs consommateurs. Pour rappel, en cette fin d’année, nous disposons de 6 semaines cruciales pendant lesquelles nous pouvons reprendre le contrôle de notre avenir en envoyant un message fort à nos dirigeants. Or ne pas acheter de sapin de noël, cela ressemble à un début de message fort. Cela ressemble à ne pas piocher dans nos bourses au moment où il est attendu de nous que nous commencions à le faire, à grands renforts de publicités.

Alors gardons les cordons de notre bourse bien liés, et ouvrons grandes les vannes de cette créativité qui se cache, parfois très loin, en nous. Inaugurons en fabriquant nos propres sapins, seul ou en famille ! Car c’est exactement ça, la magie de Noël : passer du bon temps avec ses proches quand on en a, ou avec un petit vin chaud quand on n’en a pas (il faut bien compenser), et se fabriquer un Noël sur-mesure, loin des diktats de la consommation.
Ceux qui manqueraient vraiment d’imagination ou de vin chaud peuvent glaner quelques idées sur le magnifique blog Decocrush. Mais des dizaines d’autres blogs proposent des dizaines d’autres idées, et puis dans votre tête s’en cachent probablement d’autres : les vôtres, et donc les plus originales !

A vos marques, prêts, sapins !

 

 

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Depuis le mois d’octobre 2018, le Boycott Citoyen initie des boycotts au long court de certains produits et groupes (Nestlé, Coca-Cola, MacDo…) mais aussi de pratiques néfastes (le plastique à usage unique, les voyages professionnels en avion, la surconsommation lors des fêtes commerciales etc.). 
Nous organisons régulièrement des journées sans achat pour initier des actions coup de poing et montrer l’impact de consommateurs qui prennent le pouvoir. Le Boycott Citoyen a également organisé 10 jours de résistance contre le plastique qui ont mobilisé des dizaines de milliers de personnes dans plus 40 villes en France en mai 2019. 
Chaque jour, sur www.boycottcitoyen.org, retrouvez des articles qui vous aident à éviter les produits irresponsables, et à adopter de nouvelles pratiques respectueuses de l’environnement et de l’homme.
Sur la page Facebook du Boycott citoyen, la communauté des boycotteurs et boycotteuses citoyen.nes échangent leurs idées, astuces et bons plans, donnant du poids au mouvement global… Motivant !

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Vous suivez le Boycott Citoyen ? Vous avez initié des changements dans vos modes de consommation grâce aux alternatives proposées ? N’hésitez pas à soutenir nos actions sur Tipeee !

Se passer d’Amazon : mode d’emploi

Amazon est une championne de l’optimisation fiscale qui tue les libraires et se fiche de l’environnement. Pourtant, lors du Black Friday, l’entreprise irresponsable sera récompensée en encaissant des milliards de dollars…

Il y a dix ans à peine, le Black Friday était à peu près inconnu en France… Néanmoins, les mentalités évoluent beaucoup plus vite sur ce genre d’événements que sur la cause des femmes ou le réchauffement climatique, au hasard : avec un panier moyen de 94 euros et une augmentation des dépenses de 71% par rapport à 2017, l’édition 2018 du Black Friday a été une réussite en France, selon le cabinet d’analyse HiPay. Premier bénéficiaire de cette évolution : Amazon.

Amazon encourage la surconsommation

En 2017, les Français ont acheté 2 millions de produits sur le site d’Amazon en une seule journée, lors du Black Friday. Et l’an dernier, près de 180 millions d’articles ont été achetés sur Amazon dans le monde en quelques jours seulement… Si bien que Jeff Bezos, fondateur de l’entreprise, trône en tête des plus grosses fortunes du monde, soit la bagatelle de 116 milliards de dollars, accumulés en incitant les gens à consommer toujours plus dans un monde au bord du précipice.

Amazon pratique l’optimisation fiscale

L’an dernier, Jeff Bezos a avoué « ne pas savoir quoi faire de sa fortune ». On lui suggèrerait bien de faire un peu moins fortune en respectant un peu plus les hommes et la terre, mais apparemment, cela demande trop d’imagination… Pour le moment, Amazon préfère passer son temps à réfléchir aux techniques d’optimisations fiscales qui lui permettent de payer le moins d’impôts possibleet licencier ses employés ayant montré des signes de sympathie vis-à-vis des Gilets Jaunes… Voilà du temps de réflexion bien mal utilisé…

Se passer d’Amazon mode d’emploi

Alors en attendant que Jeff réfléchisse à l’impact positif qu’il pourrait avoir sur le devenir de notre Terre Mère et sur les hommes qui l’habitent, nous nous passerons d’Amazon.
Certes, c’est moins simple que de faire avec, mais ce n’est pas non plus si compliqué (on faisait sans avant, rappelez-vous), et c’est beaucoup plus raccord avec les enjeux de notre triste époque. Cela demande juste de passer entre les mailles des injonctions à surconsommer, de se rappeler que l’on ne fait que 2% d’économies réelles le jour du Black Friday… Et d’utiliser les formidables moyens mis à notre disposition à cette époque où Internet nous facilite la vie :

Lorsque vous recherchez un objet, commencez par écumer les plateformes de dons. Vous avez l’embarras du choix, à commencer par ces quelques solutions simples :

  • Donnons.org : vous pouvez par exemple trouver sur le site (liste absolument pas exhaustive !) : meubles, accessoires pour animaux, jeux vidéos, vaisselles, vêtements, accessoires de puériculture, électroménager, électronique, outils de bricolage, plantes et fleurs, compost… Vous trouverez de tout !
  • A la recherche d’un aspirateur ? d’un vélo ? d’un pantalon ? Pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil sur Geev ? L’application met en relation d’une part des Geevers qui souhaitent donner des objets qu’ils n’utilisent plus, et des citoyens potentiellement intéressés, prêts à les adopter. Grâce à un système de géolocalisation, il vous est possible de dénicher des trésors qui se cachent près de chez vous, où que vous soyez en France.
  • consoRecup, imaginée par le média consoGlobe, est une plateforme de don et de récupe qui vous permet de donner et de dénicher de bonnes affaires proches de chez vous. Livres, jeux, films, matériel de sport, de puériculture, tout y est, et ce, dans plusieurs régions de France. consoRecup multiplie les solutions en proposant également un service de troc pour échanger ses objets contre de nouveaux.

Si vous recherchez un bouquin pour vous-même ou un proche, bingo : moultes solutions ont été imaginées pour vous aider à vous passer d’Amazon :

  • Dans la catégorie “l’arroseur arrosé”, on a Amazon Killer, qui permet de faire la recherche sur Amazon puis de trouver le libraire indépendant qui vend le bouquin près de chez vous
  • Il y a des plateformes de librairies indépendants qui font exactement la même chose qu’Amazon. 2 500 libraires indépendants ont ainsi décidé d’unir leurs forces au sein de lalibrairie.com, une alternative pratique et précieuse. Il y a aussi Leslibraires.fr, un autre réseau de libraires indépendants, qui vous proposeront un très large choix de livres neufs, mais aussi de livres anciens, rares ou d’occasion.
  • Autre option : Chez Mon Libraire, site collectif mis en place par les libraires de l’association Libraires en Rhône-Alpes en Novembre 2014. A partir de la rentrée 2016, il a été ouvert aux libraires auvergnats de LIRAAujourd’hui ce sont plus de 100  librairies qui, dans un esprit solidaire, ont fait le choix d’un service commun.
  • On peut toujours se tourner vers Gibert.com pour acheter ou vendre des libres neufs ou d’occasion
  • De nombreux sites dont www.donnons.org proposent des livres d’occasion, gratuits !
  • Vous pouvez tester Scribd, un site de partage de documents en ligne actif depuis mars 2007. Scribd offre un lecteur gratuit de documents de 160 ko qui se charge dans les navigateurs, et les documents iPaper sont obtenus après conversion en PDF et peuvent être partagés. Ce lecteur supporte les zooms, la recherche de texte, différents modes de visualisation, l’utilisation de l’imprimante. Toutefois, le téléchargement des ouvrages reste réservé aux utilisateurs inscrits et ayant souscrit à un passe limité dans le temps.

Lutter contre le Black Friday mode d’emploi

Marre de la surconsommation ? Rejoignez le mouvement : le Boycott Citoyen organise une campagne de décrédibilisation du Black Friday sur les réseaux sociaux : inscrivez-vous en envoyant un mail à boycott.citoyen@lilo.org !
Le 29 novembre, le Boycott Citoyen co-organise aussi :
– La grève mondiale pour le climat : https://www.facebook.com/events/633747833695721/
– Plantons partout des arbres pour le climat : https://www.facebook.com/events/633747833695721/
– Block Friday : https://www.facebook.com/events/953599701691438/
– Vive le vendredi vert : https://www.facebook.com/events/735277593610579/

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Depuis le mois d’octobre 2018, le Boycott Citoyen initie des boycotts au long court de certains produits et groupes (Nestlé, Coca-Cola, MacDo…) mais aussi de pratiques néfastes (le plastique à usage unique, les voyages professionnels en avion, la surconsommation lors des fêtes commerciales etc.).
Nous organisons régulièrement des journées sans achat pour initier des actions coup de poing et montrer l’impact de consommateurs qui prennent le pouvoir. Le Boycott Citoyen a également organisé 10 jours de résistance contre le plastique qui ont mobilisé des dizaines de milliers de personnes dans plus 40 villes en France en mai 2019.
Chaque jour, sur www.boycottcitoyen.org, retrouvez des articles qui vous aident à éviter les produits irresponsables, et à adopter de nouvelles pratiques respectueuses de l’environnement et de l’homme.
Sur la page Facebook du Boycott citoyen, la communauté des boycotteurs et boycotteuses citoyen.nes échangent leurs idées, astuces et bons plans, donnant du poids au mouvement global… Motivant !

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La vérité sur le Black Friday ? 2% de rabais en moyenne…

Avez-vous vu passer la campagne de publicité de C-Discount lors du Black Friday il y a deux ans ? Des panneaux 4 par 4 affichaient une Playstation 4 (à – 20%) avec une accroche efficace : «Votre fils n’a que deux ans et demi… mais vous pourrez vous entraîner en attendant». La signature ? «N’économisez pas votre plaisir.»

Nous sommes en 2019, tous les voyants du climat sont au rouge, depuis le 29 juillet l’humanité vit à crédit, on nous regarde de travers si on ne trie pas nos pots de yaourts, et, dans le même temps, on nous incite clairement à acheter des produits dont on n’a pas besoin… C’est même sensé être drôle. Bienvenue dans la schizophrénie ambiante qui atteint des sommets en cette période de pré-noël, et dont le Mont Everest sera assurément, cette année encore, le Black Friday.

Au départ, le Black Friday était la date à laquelle les commerces américains sortaient du rouge et devenaient rentables. Mais c’est évidemment oublié depuis longtemps : aujourd’hui, c’est devenu ce jour où les consommateurs assoiffés de promos s’insultent, se piétinent et se battent pour un téléviseur ou une robe sous le regard hilare de gens dont le seul réflexe, au lieu de sortir immédiatement d’une telle folie, est de sortir leur i-phone pour immortaliser le moment. C’est surtout devenu le jour le plus profitable de l’année pour les marques : l’an dernier, les Américains ont ainsi dépensé 6,22 milliards de dollars sur le net, selon des données fournies par Adobe Analytics, qui piste les transactions réalisées sur 80 des 100 plus gros e-commerçants des US, comme Amazon et Walmart.

On pourrait regarder cela de loin et se gausser tranquillement de l’autre côté de l’Atlantique. Mais horreur, le concept a débarqué en France en 2010. Et si ça n’a pas très bien pris au départ, les mentalités évoluent beaucoup plus vite sur ce genre d’événements que sur la cause des femmes ou le réchauffement climatique, au hasard : avec un panier moyen de 94 euros et une augmentation des dépenses de 71% par rapport à 2017, l’édition 2018 du Black Friday a été une réussite en France, selon le cabinet d’analyse HiPay

Comment vous convaincre de faire partie des 52 % ? Voyons voir…

Des gains colossaux pour les grandes enseignes, des rabais réels de 2% pour les consommateurs

Réfléchissons déjà à combien ça fait en chiffres. C’est très simple, et ça a plein de zéros derrière : le Black Friday 2018 a généré 50 millions de transactions bancaires en France, selon le Groupement d’intérêt économique (GIE) des cartes bancaires. De leur côté, les Américains ont battu un nouveau record en 2018 avec une dépense de 6,22 milliards de dollars sur Internet, soit un gain de 23,6% par rapport à 2017.

Le coup de maître des grandes enseignes de distribution ? C’est de nous faire croire que ce Black Friday est une aubaine pour nous, consommateurs, dans la mesure où nous allons faire des affaires formidables. Sauf que NON, en fait : selon l’association de consommateurs UFC-Que Choisir, les promotions du Black Friday ne font bénéficier les clients que de 2% de rabais en moyenne. C’est très simple, et ça n’a pas de zéro derrière.

En revanche, l’année précédente, ce sont 1400 commandes par minute qui se sont succédées sur le site Amazon (celui-là même qu’on a décidé de boycotter), soit 1.4 millions de produits vendus, permettant à l’entreprise de réaliser la journée la plus active de son histoire. Et ça nous fait une belle jambe, n’est-ce pas ?

Alors de grâce, ne cédons pas aux sirènes de la surconsommation. Le Black Friday ne va pas vous permettre de faire des économies. Il ne va pas vous aider à trouver un vélo moins cher pour votre petit dernier. Il va juste vous pousser à acheter une console de jeux dont vous n’avez pas besoin. Et il va permettre aux grandes enseignes de faire toujours plus de bénéfice en se fichant royalement de nous, des 25 millions de personnes victimes de travail forcé, et de notre planète.

La résistance s’organise

En 2017, Emery Jacquillat, PDG de la Camif, avait invité à boycotter le black friday. Il avait même décidé de « ne rien vendre ce jour-là » : le site de l’entreprise spécialiste de la vente à distance de mobilier était tout bonnement fermé. Et Emery Jacquillat d’expliquer : “ce dernier vendredi de novembre est une nouvelle illustration d’une surconsommation absurde, qui accélère l’épuisement des ressources de notre planète en appauvrissant des consommateurs déjà gavés de produits superflus, fabriqués à l’autre bout de la planète par des travailleurs trop souvent exploités”.

Il faut croire qu’il a montré la voix : du 29 novembre au 2 décembre, le «Black Friday» déferle en France. Mais 200 marques ont annoncé qu’elles ne participeraient pas à l’opération, pour des motifs écologiques. Et une tribune signée par des dizaines de personnalités vient d’être publiée pour appeler à ne pas suivre la journée commerciale du vendredi 29 novembre.

Vous êtes d’accord ? Rejoignez le mouvement : en lien avec nombre d’associations pour la justice climatique sociale, le Boycott Citoyen co-organise des actions de boycott des grandes enseignes, des actions de désobéissance civile et la 4ème grève mondiale pour le Climat le 29 novembre prochain, jour du Black Friday. Vous voulez aller plus loin ? Participez à une campagne de décrédibilisation du Black Friday sur les réseaux sociaux : inscrivez-vous en envoyant un mail à boycott.citoyen@lilo.org !

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Depuis le mois d’octobre 2018, le Boycott Citoyen initie des boycotts au long court de certains produits et groupes (Nestlé, Coca-Cola, MacDo…) mais aussi de pratiques néfastes (le plastique à usage unique, les voyages professionnels en avion, la surconsommation lors des fêtes commerciales etc.). 
Nous organisons régulièrement des journées sans achat pour initier des actions coup de poing et montrer l’impact de consommateurs qui prennent le pouvoir. Le Boycott Citoyen a également organisé 10 jours de résistance contre le plastique qui ont mobilisé des dizaines de milliers de personnes dans plus 40 villes en France en mai 2019. 
Chaque jour, sur www.boycottcitoyen.org, retrouvez des articles qui vous aident à éviter les produits irresponsables, et à adopter de nouvelles pratiques respectueuses de l’environnement et de l’homme.
Sur la page Facebook du Boycott citoyen, la communauté des boycotteurs et boycotteuses citoyen.nes échangent leurs idées, astuces et bons plans, donnant du poids au mouvement global… Motivant !

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La fast fashion, ce concept démodé #boycottH&M

Ahhhh, l’industrie de la mode… Pour proposer aux fashion addicts des coupes et des couleurs différentes à chaque saison, elle n’hésite pas à produire 150 milliards de vêtements par an, une quantité qui a triplé ne serait-ce qu’entre 2000 et 2014

Coton, viscose, polyester, teinture… un poids considérable sur l’environnement
Pour les produire, il faut 79 milliards de mètres cubes d’eau qui servent notamment à la culture du coton, souvent cultivé dans des régions arides. Résultat : de graves conséquences environnementales, telles que la disparition à 90% de la mer d’Aral. La viscose ? C’est pas mieux : elle nécessite l’utilisation de produits chimiques et de gaz nocifs tout au long de la chaîne d’approvisionnement, et les eaux usées non traitées sont déversées dans les lacs et cours d’eau à proximité, contaminant les populations locales et causant une désertification de la faune. Le polyester ? Encore pire : il représente 60% des fibres textiles utilisées dans le monde, libère à chaque lavage en machine des micro-particules de plastique qui finissent dans l’océan. Et pas qu’un peu : au final, ces micro-plastiques représentent 90% des déchets retrouvés dans l’océan… Et dans l’estomac des poissons. Miam.
Et ce n’est pas tout, malheureusement. Après le matériau en lui-même, il y a la fabrication : pour teindre le tissu, on utilise des machines pressurisées avec un bain de teinture à plus de 100°C, dans des usines asiatiques où l’électricité est produite en brûlant du charbon ou du gaz naturel. Bravo le bilan carbone, et ce avant même de transformer tous ces tissus en petits pulls et en jolies jupes… Bref, selon le rapport Climate Works de 2018, l’industrie de la mode émet 8,1% des gaz à effet de serre du monde, soit presque autant que l’ensemble du transport routier de la planète, selon les chiffres de l’Intergovernmental Panel on Climate Change.

Des promesses impossibles à tenir
Alors tout ça, évidemment, ce n’est pas QUE de la faute de H&M. Evidemment. H&M peut d’ailleurs se targuer d’être parmi les mieux classés par Greenpeace dans leur Detox Catwalk, avec Zara et Benetton. Éthoxylates de nonylphénols, phtalates, métaux lourds, alkylphénols, formaldéhyde, amines… L’entreprise s’est engagées à éliminer 11 substances de sa production d’ici 2020. Mieux : avec leur initiative Climate positive 2040, elle affirme non seulement réduire ses émissions de gaz à effets de serre, mais devenir contributrice positive d’ici 2040 !
La vraie question, c’est de savoir comment H&M compte y parvenir… Et sa proposition – produire des vêtements à partir de fibres recyclées, comme expliqué dans le clip Close The Loop – reste très éloignée du vertueux « open loop recycling », qui consiste à recycler le plastique d’autres produits, comme les bouteilles, notamment utilisé par Patagonia, Hopaal et Ecohalf, selon Julia Faure, co-fondatrice de Loomdans un article paru dans le Nouvel Obs. Produire un vêtement à partir de fibres recyclées suppose un processus industriel très gourmand en CO2, et la technologie n’est pas au point dans la très grande majorité des cas. Résultat : même avec une hypothèse très optimiste de 40 % de fibres recyclées, on réduirait les émissions de CO2 de l’industrie de la mode de moins de 10%… Ce n’est pas tout à fait suffisant.

Des employés au rabais
Pour terminer, vous prendrez bien quelques nouvelles des petites mains qui, dans la fournaise des ateliers de confection en Ethiopie, fabriquent les sweat-shirts H&M ? Ils ne vont pas tellement mieux que l’année dernière, ni que l’année d’avant. Les marques de fast-fashion travaillent avec des sous-traitants de sous-traitants de sous-traitants… qui rendent la traçabilité très très ardue, et la responsabilité encore plus difficile à prouver, comme l’a montré le catastrophique accident du Rana Plaza. Et s’il n’est pas tout à fait exclu que H&M parvienne un jour à savoir exactement avec quoi et dans quelles conditions est fabriqué son petit top rouge à pois, on est encore très loin du compte. Le Monde nous le rappelait encore cette semaine : les salariés des usines de vêtements d’Ethiopie, qui travaillent pour des marques comme Guess, H&M ou Calvin Klein, sont les moins bien payés au monde, avec seulement 26 dollars (23 euros) par mois, selon un rapport rendu public mardi 7 mai.

Si l’industrie textile pèse tant sur l’environnement et les hommes, et à un moment où l’ONU estime qu’il ne nous reste plus que deux ans pour agir sur le climat, on se dit qu’une bonne solution reviendrait peut-être à cesser de vouloir produire toujours plus à tout prix, quitte à accepter une petite baisse de chiffre d’affaires ? Malheureusement, ce n’est pas la stratégie choisie par H&M, qui n’hésite pas au contraire à brûler ses invendus (12 tonnes chaque année tout de même, pour une valeur totale de 4 milliards de dollars)… Un bien piètre exemple à donner, de la part d’une des griffes les plus connues à travers le monde, 23ème au classement Interbrand 2017, devant Ikea et Hermès

Les alternatives existent

-Vous pouvez acheter des marques qui produisent bien et intelligemment
Autant il y a 15 ans, le choix était maigre, mais aujourd’hui, il n’y a plus d’excuse : VejaPatagoniaMaison StandardsAsphalteHopaalLes Récupérables1083 … Et 1000 autres encore que vous pourrez trouver par exemple par ici. C’est trop cher ? Arrêtons de penser que le juste prix pour un tee-shirt est 5 euros. Ce n’est tout simplement pas possible. S’il est vendu à ce prix, c’est aussi au prix de l’esclavage des gens qui le fabriquent. A chacun d’acheter avec sa conscience.

Vous pouvez regarder l’étiquette
Si la matière est certifiée OEKO-TEX, cela certifie l’absence de produits toxiques. Et s’il est fabriqué en Europe, vous pouvez assumer que les ouvriers travaillent dans un cadre légal protecteur et que l’empreinte carbone est plus limitée.

Vous pouvez privilégier les occasions… et la sobriété
Les occasions, ce n’est plus l’apanage des Kiloshop et de Guerrisol. Aujourd’hui, les vide-grenier sont monnaie courante, les vide-dressing sont chics, et les trocs de vêtements s’organisent en un tour de main.

Après avoir lu ce billet, vous aurez bien compris que H&M, occupé comme il l’est à préparer sa prochaine collection Colorblock, ne changera pas ses pratiques à moins d’y être obligé… Chiche ? Invitez vos ami.es à rejoindre le mouvement du Boycott Citoyen, pour mettre fin à l’absurdité de la fast fashion. Cette semaine, le boycott d’Engie a mobilisé 25.000 personnes, et plusieurs centaines de consommateurs ont décidé de changer de fournisseur d’énergie et ont migré, dans la journée, vers un concurrent plus respectueux. Plusieurs centaines, c’est peu ? A nous de faire grossir nos rangs, pour donner plus de poids à nos décisions de consommateurs, et à nos convictions de citoyens… Chaque jour, Boycott Citoyen ajoute une marque à la liste noire des produits dont nous ne voulons plus, au nom de notre avenir. Pour participer, c’est par ici !

Rébellion des consommateurs : quittons massivement les banques irresponsables !

Dans le contexte actuel, les banques irresponsables d’un point de vue climatique et social devraient se voir réprimées sévèrement par nos dirigeants. En l’absence d’action de leur part, nous avons le pouvoir, en tant que citoyens consomm’acteurs, de signifier notre désaccord : ensemble, changeons massivement de banque !

Extinction Rebellion a déclaré la Rébellion internationale pour le vivant, et contre les systèmes qui le détruisent : depuis le début de la semaine, des actions pacifiques de blocage sont simultanément organisées dans des dizaines de capitales dans le monde ! En tant que consommateurs et consommatrices, nous pouvons apporter notre contribution et soutenir le mouvement par nos actes d’achat.

Or 33 grandes banques internationales continuent de financer massivement les énergies fossiles : c’est la conclusion du rapport « Banking on climate change 2019 » publié par un collectif d’ONG (Rainforest Action Network, BankTrack, Indigenous Environmental Network, Oil Change International, Sierra Club et Honor the Earth).

Ces banques qui jouent avec notre avenir

Alors que les banques clament leur engagement pour le développement durable, et malgré la signature de l’accord de Paris fin 2015, les grandes banques ont investi quelques 1.700 milliards d’euros dans l’industrie du charbon, du pétrole et du gaz… Une hérésie, quand on sait que les énergies fossiles, responsables de 80 % des émissions de gaz à effet de serre, sont la première cause du changement climatique.

Trois banques américaines (Wells Fargo, Citi et JPMorgan Chase) sont en tête du classement, mais le rapport révèle aussi le rôle prépondérant de grandes banques européennes (HSBC et Barclays), et pointe du doigt des banques françaises :  de 2016 à 2018, BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole et Natixis ont investi plus de 125 milliards d’euros dans les énergies fossiles.

Récemment visée par des actions de militants climatiques, Société Générale est aujourd’hui le deuxième financeur mondial de terminaux de gaz naturel liquéfié, à la fois émetteurs de CO2 et responsables d’expropriations massives, notamment au Mozambique.

BNP Paribas, la Société générale et le Crédit agricole financent par ailleurs en Guinée l’extension d’une des plus grandes mines de bauxite de la planète, dont l’extraction altère la santé et la sécurité des habitants, détruit l’environnement, réduit la part des terres agricoles des communautés rurales, pollue les rivières et les puits…

Greig Aitken, du réseau international BankTrack, souligne :

Certaines de ces banques avaient pourtant pris des engagements forts, comme par exemple BNP Paribas sur un désengagement vis-à-vis du pétrole de schiste et des sables bitumineux… »

Changer de banque mode d’emploi

Vous souhaitez montrer votre désaccord ? C’est possible, et c’est même très simple : si vous êtes client de BNP Paribas, de la Société Générale, ou du Crédit Agricole, vous pouvez changer de banque en expliquant vos motivations à votre agence dans un petit courrier: vous trouverez tous les argument dont vous avez besoin dans nos articles de boycott concernant BNP Paribas et la Société Générale.

S’il y a peu de banques éthiques, elles ont le mérite d’exister. Les Amis de la Terre ont eu l’excellente idée de créer le site Finance Responsable sur lequel vous trouverez une étude très poussée des 9 plus grandes banques françaises, selon différents critères : environnement, climat, transparence, paradis fiscaux… Autre mine d’information : la Fédération Européenne des Finances et Banques Ethiques et Alternatives (FEBEA), qui rassemble des institutions financières de 15 pays européens avec pour objectif de développer la finance éthique et solidaire en Europe. Finalement, pour étudier le sujet plus en profondeur, n’hésitez pas à télécharger le guide « Climat, comment choisir sa banque ? » des Amis de la Terre.

En France, deux banques se distinguent :

  • La NEF : cette coopérative financière offre des solutions d’épargne et de crédit orientées vers des projets ayant une utilité sociale, écologique et/ou culturelle. D’après les Amis de la Terre et le cabinet de conseil Utopies, la Nef est l’établissement qui émet le moins de gaz à effet de serre par euro investi parmi toutes les banques françaises. Le plus ? Vous choisissez vous-même l’orientation de votre épargne parmi 4 secteurs (agriculture biologique ou bio-dynamique, développement social et solidaire, formation art et culture, écologie et environnement). Enfin, cerise sur le gâteau, vous pouvez faire don de tout ou partie de vos intérêts à une association partenaire de la Nef, incluant entre autre Amnesty International, Colibris ou encore Zero Waste France. La NEF ne propose pas encore de compte courant, et donc vous ne pouvez retirer d’argent sur votre compte avec une carte bancaire, mais c’est la banque qui représente la meilleure solution pour ceux qui ont un peu d’argent de côté et des économies à placer.
  • Le Crédit Coopératif : il dispose d’une offre « L’Essentiel Agir », qui propose d’affecter les sommes déposées sur le compte au financement de projets à plus-value sociale et environnementale. Le Crédit Coopératif vous laisse également la possibilité de choisir le domaine d’action que vous souhaitez soutenir : la planète, une société plus juste (aides aux personnes fragiles ou en situation de précarité), ou entreprendre autrement (coopératives, insertion professionnelle, commerce équitable), ou même ces trois à la fois. De plus, chaque fois que vous utilisez votre CB Agir, le Crédit Coopératif verse un don d’au moins 6 centimes d’euro à une association partenaire de votre choix.

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Depuis le mois d’octobre, le Boycott Citoyen initie des boycotts au long court de certains produits et groupes (Nestlé, Coca-Cola, MacDo…) mais aussi de pratiques (le plastique à usage unique, les voyages professionnels en avion, la surconsommation lors des fêtes commerciales etc.), ainsi que des articles permettant de mettre en avant les alternatives positives et responsables. Nous organisons régulièrement des journées sans achat pour initier des actions coup de poing et montrer l’impact de consommateurs qui prennent le pouvoir, et tous les autres jours, nous apprenons à consommer autrement !
Chaque jour, sur www.boycottcitoyen.org, retrouvez des articles qui vous aident à éviter les produits irresponsables, et à adopter de nouvelles pratiques respectueuses de l’environnement et de l’homme.
Sur la page Facebook du Boycott citoyen, la communauté des boycotteurs et boycotteuses citoyen.nes échangent leurs idées, astuces et bons plans, donnant du poids au mouvement global… Motivant !

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Vous suivez le Boycott Citoyen ? Vous avez initié des changements dans vos modes de consommation grâce aux alternatives proposées ? N’hésitez pas à soutenir nos actions sur Tipeee !

Grève massive de la consommation : top départ et mode d’emploi

Puisque les pouvoirs publics et les lobbies n’ont que faire de nos Marches pour le climat et de notre inquiétude grandissante, et qu’ils nous le montrent bien, puisque nos dirigeants n’ont rien de plus urgent à faire que dépenser 500.000 euros pour rénover la salle des fêtes de l’Elysée, et oser le faire savoir sans rougir à l’heure où plus d’une personne sur cinq (21%) admet avoir du mal à se procurer une alimentation saine lui permettant de faire trois repas par jour… Du 20 au 27 septembre 2019, pour une justice climatique et sociale, zéro conso, zéro compromis.

Puisque ceux qui nous gouvernent nous ignorent en tant que citoyens, si nous les ignorions en tant que consommateurs ?
Pour voir.

Ne plus rester impuissants

Allez : à l’heure où l’ONU nous annonce que nous n’avons plus que deux ans pour réagir au changement climatique sous peine de « conséquences désastreuses », soutenons les manifestations pour le climat et la justice sociale, et laissons notre carte bleue et notre porte-monnaie à la maison. Et même si nous ne sommes que quelques centaines de milliers, même si cette grève des consommateurs ne devait avoir aucune conséquence immédiate sur le chiffre d’affaires de ces entreprises qui se foutent de l’humanité tout entière, n’achetons rien de rien. Ne serait-ce que pour le panache. Pour le refus de rester impuissant face aux enjeux colossaux qui nous attendent, minuscule face aux mastodontes de la surconsommation, silencieux face aux sirènes de la croissance à tout prix. Et puis aussi, parce qu’on aime Margaret Mead. Elle dit : « ne doutez jamais qu’un petit groupe d’individus conscients et engagés puisse changer le monde. C’est même de cette façon que cela s’est toujours produit ».

Ne doutons pas. Aujourd’hui, avant de partir au travail, ayons un sourire au moment de nous préparer un sandwich, un tupperware avec les restes de ratatouille d’hier ou ce qui fera plaisir à nos papilles, au moment où n’irons pas nous chercher un truc sur-emballé dans une chaîne de boulangerie industrielle. Ayons un sourire au moment de dire non à un gobelet en plastique, à une paille en plastique, à des couverts en plastique, à un sac en plastique, à tous ces objets qui, c’est bien certain, finiront un jour ou l’autre en micro-particules dans l’océan et dans le ventre des poissons qui y vivent. Ayons le sourire au moment où nous ne retirerons pas d’argent. Parce que nous serons les consommateurs les plus inexistants qu’il soit possible d’être. Les plus silencieux. Les plus avares. Et les plus souriants…

Retrouver son pouvoir de consomm’acteur

Les petits commerçants ? Les boutiques éthiques ? Les magasins de vrac ? Les petits producteurs ? Le petit kiosque du quartier ? Le bistro du coin ? Ils ne perdront pas au change. L’idée n’est pas de les boycotter, bien au contraire : l’idée, c’est de les découvrir, ou de les re-découvrir. De profiter de cette semaine de mobilisation pour changer en profondeur nos modes de consommation, là où nous sommes encore un peu à la traîne (et nous sommes tous à la traîne sur certains comportements) !

C’est le moment ou jamais

C’est le moment de tester le vrac pour ceux qui vont encore à la supérette du coin.
C’est le moment de changer de banque pour ceux qui sont encore chez BNP Paribas ou la Société Générale
C’est le moment de boycotter Starbucks pour ceux qui ont l’habitude d’y prendre un muffin avant d’aller bosser
C’est le moment d’arrêter le Coca pour ceux qui sont encore accrocs
C’est le moment de dénicher les circuits courts qui nous permettront d’acheter des fruits et légumes locaux et en direct
C’est le moment de choisir un vélo pour ceux qui prennent la voiture pour de courts trajets
C’est le moment de convaincre nos proches encore habitués des grandes surfaces
C’est le moment de sensibiliser tous ceux qui ne se rendent pas compte, tous ceux qui n’y croient plus, tous ceux qui ne savent pas comment faire autrement

C’est le moment de reprendre possession de notre vrai pouvoir de consommateur. C’est le moment de priver nos dirigeants, les lobbies et les groupes industriels de leurs consommateurs.

Aujourd’hui, n’achetons rien.
Nada.

Non à notre hérésie contemporaine

Mettons-nous tranquillement dans les starting blocks… Entreprises responsables de déforestation, d’atteinte à la biodiversité, entreprises coupables d’exploiter des enfants de façon éhontée, de piller les ressources en eau et en minerais de pays moins développés, de pratiquer le suremballage sans le moindre scrupule, entreprises rejetant dans l’air et les océans des déchets toxiques, entreprises amatrices de paradis fiscaux, boulimiques d’énergies fossiles, ou plus soucieuses de leurs actionnaires que de leurs employés… Nous avons amplement le choix, et notre chargeur est plein. Les cartouches ? Elles sont pacifistes, elles sont non violentes, mais elles sont efficaces. Et nous saurons viser juste.
Parce qu’on ne veut plus être complices de cette hérésie contemporaine, laissons les suremballages dans les magasins lors de massives attaques au plastique systématiques (on a le droit, oui oui), et obligeons les grands distributeurs à prendre des mesure pour privilégier les producteurs responsables.

A vos marques ? Prêts ? Boycottez !

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Depuis le mois d’octobre 2018, le Boycott Citoyen initie des boycotts au long court de certains produits et groupes (Nestlé, Coca-Cola, MacDo…) mais aussi de pratiques (le plastique à usage unique, les voyages professionnels en avion, la surconsommation lors des fêtes commerciales etc.), ainsi que des articles permettant de mettre en avant les alternatives positives et responsables. Nous organisons régulièrement des journées sans achat pour initier des actions coup de poing et montrer l’impact de consommateurs qui prennent le pouvoir, et tous les autres jours, nous apprenons à consommer autrement !
Chaque jour, sur www.boycottcitoyen.org, retrouvez des articles qui vous aident à éviter les produits irresponsables, et à adopter de nouvelles pratiques respectueuses de l’environnement et de l’homme.
Sur la page Facebook du Boycott citoyen, la communauté des boycotteurs et boycotteuses citoyen.nes échangent leurs idées, astuces et bons plans, donnant du poids au mouvement global… Motivant !

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Du 20 au 27 septembre, pour soutenir les grèves climatiques, je coupe la télé

Pas de retrait bancaire, aucun achat auprès de grands groupes, extinction des lumières, mais aussi des écrans… Du 20 au 27 septembre, le Boycott Citoyen propose d’envoyer un signal fort aux dirigeants au moment des manifestations pour une justice sociale et climatique.

Du 20 au 27 septembre, les citoyens entreront en grève de la consommation pour montrer aux dirigeants leur refus de nourrir un système mortifère par leurs actes d’achat.

Pour apporter un signe visible à ces journées zéro conso, il est également proposé d’éteindre votre poste de télévision en guise de contestation : au total, les programmes TV rassemblent 44,4 millions de personnes, et en 2017, les Français ont regardé la télévision en moyenne 3 heures 42 par jour. Entre les injonctions à consommer des produits complètement déconnectés des enjeux climatiques qui sont les nôtres, les émissions débilisantes (entre la télé-réalité et Cyril Hanouna, nos hauts-le-coeur balancent), et les journaux télévisés anxiogènes, anglés de façon à nous conditionner, à nous faire craindre l’autre, et à nous replier sur nous-mêmes, couper la télé ne devrait pas nous faire de mal…

Les citoyens sont aussi des consommateurs qui ont le choix des armes pour se faire entendre de façon pacifique face à l’inaction de leurs dirigeants.

Prêts à faire de ces journées de grève climatique un moment-clé de contestation citoyenne et de désobéissance civile ? Rejoignez le mouvement !

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Depuis le mois d’octobre 2018, le Boycott Citoyen initie des boycotts au long court de certains produits et groupes (Nestlé, Coca-Cola, MacDo…) mais aussi de pratiques (le plastique à usage unique, les voyages professionnels en avion, la surconsommation lors des fêtes commerciales etc.), ainsi que des articles permettant de mettre en avant les alternatives positives et responsables. Nous organisons régulièrement des journées sans achat pour initier des actions coup de poing et montrer l’impact de consommateurs qui prennent le pouvoir, et tous les autres jours, nous apprenons à consommer autrement !
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Ne produisez plus de plastique à usage unique, nous n’en voulons plus (et nous vous laisserons tout)

Boycotter Nestlé, c’est bien. Boycotter Danone, c’est bien. Boycotter Coca-Cola et McDonald’s, c’est bien aussi. Mais si c’est pour aller acheter son burger, son soda ou ses yaourts chez des concurrents tout aussi peu scrupuleux, nous sommes bien d’accord, cela ne changera rien à l’affaire qui nous préoccupe. L’idée, ce n’est pas d’arrêter le McDonald’s pour se mettre au Quick, de passer d’Evian à Vittel. L’idée, c’est d’accompagner un changement profond de paradigme, de profiter d’une prise de conscience collective pour adopter des nouveaux réflexes, pour oublier notre quotidien « d’avant », celui qui ne tient plus la route face aux enjeux qui nous attendent.
On boycotte Coca-Cola, Nestlé, Danone et McDonald’s pour leur utilisation plus qu’abusive d’un plastique qu’ils ne se donnent pas la peine de recycler, ou de mettre en place des systèmes de consigne ? Les 89 milliards de litres d’eau en bouteille engloutis chaque année nous font mal à la tête rien que d’y penser ? On n’en peut plus des 120 millions de sacs qui échouent sur nos côtes chaque année ? Boycottons à la source, en évitant au maximum le plastique à usage unique, sans attendre qu’après les pailles, les pouvoirs publics prennent leur temps pour interdire les touillettes, puis les gobelets, puis les assiettes, puis les bouteilles, et autres produits en plastique qui détruisent notre environnement à petit feu. N’attendons pas les objectifs de la France pour 2020, les objectifs de l’Europe pour 2025, les objectifs de la COP 26. Agissons dès aujourd’hui, et montrons ainsi à nos gouvernants que oui, tout cela est possible, quand on le veut vraiment, parce qu’on le doit vraiment.

Se mettre aux plastic attacks
Et si, quand on allait faire ses courses, on déballait ses achats après les caisses (oui, on a le droit), pour ne pas s’encombrer des suremballages qui nous empoisonnent la vie (mais bien moins que celle des poissons et des oiseaux qui meurent de ce qu’ils ont dans l’estomac) ? Et si on participait à des plastic attacks ? Et si on en organisait ? Mouvement citoyen, Plastic attack gagne tranquillement du terrain, et peut nous accompagner dans nos initiatives. Visant à responsabiliser le secteur de la grande distribution sur sa surconsommation de plastiques, souvent superflus, et à affirmer la volonté des consommateurs de voir se développer des alternatives au plastique à usage unique, des « Plastic attacks » sont éditées régulièrement par le mouvement.

Eviter les supermarchés
Et si l’on cherchait par tous les moyens à éviter les supermarchés, puisque les alternatives existent ? Changer de paradigme, cela prend nécessairement du temps, et de l’énergie, cela implique de changer ses habitudes, voire ses réflexes, parfois profondément. Cela veut dire, avec le vocabulaire du moment, « sortir de sa zone de confort » (qui ne restera pas très longtemps si confortable, ceci dit, et tenons-le nous pour dit). Changer de paradigme, ce n’est pas simple. Mais c’est nécessaire. Absolument primordial et urgent. Alors acceptons que cela nous demande un tout petit effort : car non, cela ne sera probablement pas aussi simple et rapide que de remplir un caddie dans un supermarché.

Redevenir curieux
Et si on réapprenait à se montrer curieux ? Regardons si un marché coopératif n’a pas ouvert dans notre quartier, s’il n’y a pas une épicerie en vrac pas trop loin de chez soi, des producteurs qui passent dans le village certains jours de la semaine, ou au marché le dimanche. Faisons notre petite enquête, organisons-nous, faisons un peu de place dans notre vie pour apprendre à changer. Et puis regardons comment la corvée des courses de supermarché, sur fond de néons et de publicités braillées à la radio, pourrait se transformer en petite joie. Tout à l’heure, demain, ou ce week-end, on retroussera ses manches, on prendra ses sachets, ses bocaux, ses récipients, et on ira chez nos petits commerçants. On prendra plus de temps pour choisir de quoi l’on va se nourrir. On prendra plus de ce temps que l’on cherche toujours à gagner, mais dont on ne profite finalement jamais, à force de vouloir aller vite. On prendra ce temps. On fera ses propres yaourts, on se surprendra à être fier de soi, on s’amusera à trouver des recettes… On vivra.

Changer nos réflexes
Si on apprécie un petit café à la machine le matin au bureau, on se servira dans une vraie tasse, qu’on rincera après l’avoir utilisée.
A midi, quand on fera une brève pause pour aller chercher son sandwich à la boulangerie, on refusera la formule avec serviette en papier et bouteille en plastique incluse. On prendra un sandwich, on refusera le sac qui va avec, et on sortira sa gourde.
Quand on ira chercher un plat à emporter, on apportera avec soi son tupperware, et on refusera les couverts en plastique qui nous sont proposés.
Quand on se retrouvera avec un pot en plastique de fromage blanc vide, on le rincera, et on le gardera pour congeler la merveilleuse ratatouille de sa maman – ou de son papa ! – qui a fait exprès d’en faire trop pour que l’on puisse en ramener chez soi.

Faire preuve d’imagination
Dès aujourd’hui, on réfléchira. On réutilisera. On fera des cartes de vœux avec des couvercles en plastique, on fera des vases avec des bouteilles de shampoing, on fabriquera des paillassons avec des sacs en plastique découpés, on créera des fleurs avec des bouteilles, comme les merveilleuses Street Mamies. On arrêtera de résister au changement, on le prendra à bras le corps, on l’accueillera, et on mettra de la poésie là où c’est possible.

Afficher ses choix de consommation
Et puis pour faire savoir notre ras-le-bol d’un système qui nous dit qu’il va changer depuis 1992 mais qui rechigne encore à mettre le pied à l’étrier, pour dire à nos dirigeants et aux entreprises que nous sommes prêts, et que nous n’en pouvons plus de les attendre, dès aujourd’hui, affichons clairement nos choix de consommation. Les affichettes de chaque boycott citoyen sont proposées par ici : à nous de les diffuser dans nos messages, de les afficher sur les enseignes irrespectueuses, et de faire nous-mêmes notre pub de citoyens, quand nous croulons sous les annonces publicitaires mensongères, sexistes et immorales d’entreprises irresponsables.
Harcelons le politique, ne lâchons rien face aux lobbies, et obligeons-les à écouter nos voix de consommateurs, puisque nos voix de citoyens semblent ne pas porter assez pour être entendues.

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Depuis le mois d’octobre, le Boycott Citoyen initie des boycotts au long court de certains produits et groupes (Nestlé, Coca-Cola, MacDo…) mais aussi de pratiques (le plastique à usage unique, les voyages professionnels en avion, la surconsommation lors des fêtes commerciales etc.), ainsi que des articles permettant de mettre en avant les alternatives positives et responsables. Nous organisons régulièrement des journées sans achat pour initier des actions coup de poing et montrer l’impact de consommateurs qui prennent le pouvoir, et tous les autres jours, nous apprenons à consommer autrement !
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Danone, champion de la comm… et du tout jetable

Le 21 septembre dernier, le géant français de l’agroalimentaire reversait tout son chiffre d’affaires réalisé en France ce jour-là, soit environ 5 millions d’euros, au Fonds Danone pour l’écosystème, un « fonds de dotation pour soutenir des activités d’intérêt général », selon l’entreprise.
Et puis Danone a diffusé une petite vidéo (qui a dû coûter quoi ? 5 millions d’euros peut-être ?) avec une baseline très, très arrogante pour qui connaît le Groupe : « chaque fois que nous mangeons et buvons, nous votons pour le monde dans lequel nous voulons vivre ». L’objectif annoncé par Danone avec ce coup de comm grossier ? Soutenir une « agriculture régénératrice », sans pour autant en préciser exactement le sens. « Nous travaillons avec le WWF France et Pour une agriculture du vivant pour en définir les principes pour notre amont agricole », a signalé Danone. Qu’il n’hésite pas à nous tenir informés lorsqu’il aura défini ce dont il voulait parler…

En attendant d’être le champion de l’agriculture régénératrice, Danone, c’est le champion du tout jetable et des déchets à profusion.
Suite à la tenue de 239 nettoyages et enquêtes de marques dans 42 pays et sur 6 continents, Greenpeace et Break Free From Plastic ont répertorié 187.000 déchets plastiques, et de déterminer leur provenance. Résultat de l’étude  ? Danone est le 4ème des 10 plus grands pollueurs au monde après Coca-Cola, PepsiCo, et Nestlé… Cela ne vous étonne pas ? Nous non plus. Evian, Volvic, Badoit, Salvetat… Tout ça, c’est Danone. On vous donne juste les chiffres pour Evian ? Chaque année, près de 2,2 milliards de bouteilles d’Evian sont consommées dans le monde. Autrement dit, 6 millions de bouteilles quittent chaque jour le site d’Evian, filiale de Danone… Et finissent, un jour sur les plages, et puis dans l’océan, et jusque dans l’estomac de la faune qui n’y habitera bientôt plus si ça continue. Et cela a toutes les chances de continuer, puisque Danone n’a pas l’intention de sortir de sa politique du tout jetable et de limiter sa production du plastique à usage unique, ou d’investir dans des systèmes de livraison basés sur des modèles de récupération et de réutilisation, ou de prendre quelque responsabilité que ce soit pour gérer le cycle de vie de ses produits…

Ne comptons pas sur Emmanuelle Wargon, secrétaire d’Etat à l’Environnement tout droit venue de Danone, pour interdire la commercialisation de l’eau en bouteille plastique à usage unique, ou autre mesure prenant en compte l’urgence climatique dans laquelle nous nous trouvons actuellement. A voir le fonctionnement et l’éthique de l’entreprise qu’elle quitte, les générations futures ne sont probablement pas pour elle un sujet de préoccupation majeur…

Cela vous donne envie de réagir ? Participez à notre mobilisation citoyenne historique contre le plastique : rejoignez les milliers de citoyens qui se sont inscrits pour agir, à leur niveau, pour mettre fin à ce fléau !

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Starbucks abuse du plastique et ne paie pas sa juste part d’impôts ? Nous ne boirons plus son café !

Avec près de 28 000 enseignes dans plus de 75 pays et 350 000 employés, Starbucks véhicule un discours de « responsabilité sociale ». Pourtant, il y a quelques mois, Luc Hermann et Gilles Bovon nous apprenaient dans leur documentaire Starbucks sans filtre que Starbucks, c’est un café à l’éthique contestable, une armada de bas salaires, une politique tarifaire peu transparente et une politique fiscale plus que discutable.

La recette de Starbucks ? Du café au greenwashing

Starbucks a banni les pailles à grands renforts de communication ? Génial. Cela ne compensera pas les 4 milliards de gobelets produits chaque année par la chaîne, qui partent à la poubelle une fois votre café avalé. L’entreprise a reconnu officiellement en 2008 qu’ils étaient à usage unique, à cause de la fine couche de plastique recouvrant leur surface intérieure, les rendant impossible à recycler. « Plus d’un million d’arbres sont coupés chaque année pour produire ces gobelets qui partent à la poubelle », explique Todd Paglia de l’ONG Stand.earth, dans les colonnes du magnifique magazine Usbek & Rica L’ONG rappelle l’entreprise à l’ordre depuis des années, en vain. Starbucks n’a toujours pas trouvé comment changer la fabrication de ses gobelets, alors que les solutions techniques existent…. Pour une marque qui présente ses produits comme étant à 99% issus du commerce équitable, c’est limite.

La formule magique de Starbucks ? Gonfler artificiellement ses pertes

Saviez-vous que Starbucks, qui a généré un chiffre d’affaires mondial de 19 milliards de dollars en 2015, ne paye aucun impôt sur les bénéfices au fisc hexagonal depuis son installation en France en 2004 ? Son secret : une niche fiscale qui permet, dans le calcul de l’impôt sur les bénéfices, de déduire les pertes enregistrées les années précédentes. Dans le jargon des fiscalistes, on appelle cela des « déficits fiscaux reportables ». En septembre 2017, ces déficits fiscaux reportables s’élevaient à 51,9 millions d’euros, correspondant aux pertes cumulées enregistrées en France depuis l’origine. Starbucks aurait-elle des difficultés en France ? Le PDG Howard Schultz lui-même nous dit que non : dès 2011, il déclarait que les activités françaises étaient devenues bénéficiaires… La réponse est donc à trouver ailleurs : en fait, le Groupe gonfle artificiellement ses pertes de façon à ne pas déclarer de bénéfices, et à ne pas payer d’impôt sur les bénéfices. C’est ce qu’a dit le fisc français, qui juge fictives la quasi-totalité des pertes déclarées, et donc des déficits fiscaux reportables. Par exemple, à fin 2008, les déficits fiscaux reportables s’élevaient à 24,7 millions d’euros, mais le fisc en conteste 23,8 millions d’euros. La filiale a décidé d’en payer une partie, mais de contester la totalité du redressement. Le Fisc, qui avait déjà notifié à la filiale française un redressement portant sur les années 2004 à 2013, a réitéré en lançant un autre contrôle pour les années 2015 à 2017…

L’ingrédient secret de Starbucks ? Le plombage de comptes

Le groupe américain, adepte de l’optimisation fiscale, a donc élaboré un circuit complexe pour échapper à l’impôt, et fait tout pour dégrader sa rentabilité en France et bénéficier ainsi des faveurs de la loi française.
La chaîne oblige ainsi son antenne française à payer des royalties sur « la marque, le logo, les recettes de cuisine, l’agencement des magasins », souligne BFM Business. 5,7 millions d’euros en 2015. Reste ensuite à transférer cette somme aux Pays-Bas, pays à la fiscalité avantageuse : les royalties sont versées à une société néerlandaise, Starbucks Coffee EMEA BV, qui paie elle aussi des revenus à d’autres sociétés. En fin de course, les royalties sont perçues par une société américaine, Starbucks Coffee International Inc. Ces transactions entre sociétés d’un même groupe ont un nom : le prix de transfert. « Ces transactions de l’entreprise A vers l’entreprise B ont pour conséquence de réduire le résultat de la première, expliquait l’économiste Xavier Timbeau aux Inrocks en 2013. Mais tous ces mécanismes sont légaux. »

L’assaisonnement proposé par les citoyens ? Le boycott de Starbucks !

L’équation est simple. Nous sommes en 2019, tous les voyants du climat sont au rouge, le recyclage des déchets plastiques se trouve en plein chaos depuis que la Chine a banni leur importation, on nous regarde de travers si on ne trie pas nos pots de yaourts, les pouvoirs publics ponctionnent nos impôts à la source et nous annoncent qu’ils n’ont pas les moyens de financer une transition énergétique digne de ce nom.
Et pendant ce temps, les grands groupes s’octroient la permission de jouer avec la fiscalité pour ne pas respecter les mêmes règles du jeu que nous, et continuent à produire du plastique à tort et à travers…

Parce que les multinationales doivent se préoccuper, comme nous, de l’avenir des générations futures, nous attendons d’elles qu’elles acceptent de réduire, à la marge, leurs bénéfices, pour payer leur juste part d’impôts et participer, à leur niveau, à une transition énergétique qui n’a que trop attendu.

Dès lors, et compte tenu de l’état de la planète, nous engageons à ne plus nous rendre chez Starbucks. Et puisque, malheureusement, ces articles sont presque exclusivement lus par un public d’ores et déjà sensibilisé, qui n’a probablement jamais mis un pied chez Starbucks ou presque, fixons-nous pour objectif d’informer nos proches, et les consommateurs réguliers de la chaîne, de la nécessité de boycotter un groupe qui joue avec la loi pour éviter de payer sa juste part d’impôts.

Vous n’allez plus chez Starbucks ? Faites-le savoir en affichant votre boycott !

Vous voulez entrer en résistance contre le plastique ? Participez à notre mobilisation citoyenne historique contre le plastique : rejoignez les milliers de citoyens qui se sont inscrits pour participer, à leur niveau, à notre combat contre le plastique !

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Depuis le mois d’octobre, le Boycott Citoyen initie des boycotts au long court de certains produits et groupes (Nestlé, Coca-Cola, MacDo…) mais aussi de pratiques (le plastique à usage unique, les voyages professionnels en avion, la surconsommation lors des fêtes commerciales etc.), ainsi que des articles permettant de mettre en avant les alternatives positives et responsables. Nous organisons régulièrement des journées sans achat pour initier des actions coup de poing et montrer l’impact de consommateurs qui prennent le pouvoir, et tous les autres jours, nous apprenons à consommer autrement !
Chaque jour, sur www.boycottcitoyen.org, retrouvez des articles qui vous aident à éviter les produits irresponsables, et à adopter de nouvelles pratiques respectueuses de l’environnement et de l’homme.
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affichett starbucks