Et si on attaquait Amazon en justice ? Mode d’emploi

L’association militante I-Buycott a lancé un recours en justice contre l’entreprise de Jeff Bezos au nom d’un «préjudice de solidarité »…. Et on peut s’y associer. Mode d’emploi.

Amazon encourage la surconsommation

Le mastodonte Amazon abuse : en 2017, il a livré plus de 5 milliards de colis en Prime (livraison gratuite le jour même), dans un contexte qui exigerait qu’on se penche très sérieusement, et très rapidement, sur nos modes de consommation énergivores. Au lieu de cela, l’an dernier, les Français ont acheté 2 millions de produits sur le site d’Amazon en une seule journée, lors du Black Friday. Si bien que Jeff Bezos, fondateur d’Amazon, trône en tête des plus grosses fortunes du monde, soit la bagatelle de 116 milliards de dollars, accumulés en incitant les gens à consommer toujours plus dans un monde aux ressources finies…

Amazon pratique l’optimisation fiscale

L’an dernier, Jeff Bezos a avoué « ne pas savoir quoi faire de sa fortune ». On lui suggèrerait bien de faire un peu moins fortune en respectant un peu plus les hommes et la terre, mais apparemment, cela demande trop d’imagination… Pour le moment, Amazon préfère passer son temps à réfléchir aux techniques d’optimisations fiscales qui lui permettent de payer le moins d’impôts possibleet licencier ses employés ayant montré des signes de sympathie vis-à-vis des Gilets Jaunes… Voilà du temps de réflexion bien mal utilisé…

Certains commerçants de proximité pensent qu’ils doivent leur salut à Amazon… C’est faux.

7 900 emplois ont été détruits en France en 2018 par Amazon. Cette année-là, l’entreprise de Jeff Bezos a réalisé un volume d’affaires en France de 6,6 milliards d’euros selon Kantar Worldpanel.

C’est « en déduisant les embauches d’Amazon et des vendeurs tiers (12 337 emplois créés) aux suppressions d’emplois dans le commerce physique à cause des activités du site d’achat (20 239 emplois perdus) », que Mounir Mahjoubi aboutit à ce chiffre de 7 900 emplois perdus en France. Une formule résume cette constatation, « pour un emploi créé chez Amazon », le commerce de proximité a perdu 2,2 emplois. Une étude américaine réalisée en novembre 2016 par l’Institute for Local Self-Reliance avait abouti au ratio de « deux emplois supprimés aux États-Unis pour un emploi créé par Amazon ».

Attaquer Amazon en justice mode d’emploi

Depuis jeudi 12 décembre, l’association militante I-Buycott a lancé un recours en justice contre l’entreprise de Jeff Bezos au nom d’un «préjudice de solidarité ».

Derrière ce chef d’accusation inédit, les militants dénoncent l’évasion fiscale du géant américain. I-Buycott exige « le paiement des sommes réellement dues à l’Etat français, et la transparence totale au niveau des résultats financiers d’Amazon en France et en Europe ». Ce recours en justice s’inscrit dans le cadre d’une campagne de boycott lancée en mars dernier, « I-boycott.org ». 

Face aux pratiques d’optimisation fiscale opérées par la multinationale, les demandons réparation avec i-boycott ! Rendez-vous ici pour agir.

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Depuis le mois d’octobre 2018, le Boycott Citoyen initie des boycotts au long court de certains produits et groupes (Nestlé, Coca-Cola, MacDo…) mais aussi de pratiques néfastes (le plastique à usage unique, les voyages professionnels en avion, la surconsommation lors des fêtes commerciales etc.). 
Nous organisons régulièrement des journées sans achat pour initier des actions coup de poing et montrer l’impact de consommateurs qui prennent le pouvoir. Le Boycott Citoyen a également organisé 10 jours de résistance contre le plastique qui ont mobilisé des dizaines de milliers de personnes dans plus 40 villes en France en mai 2019. 
Chaque jour, sur www.boycottcitoyen.org, retrouvez des articles qui vous aident à éviter les produits irresponsables, et à adopter de nouvelles pratiques respectueuses de l’environnement et de l’homme.
Sur la page Facebook du Boycott citoyen, la communauté des boycotteurs et boycotteuses citoyen.nes échangent leurs idées, astuces et bons plans, donnant du poids au mouvement global… Motivant !

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Soldes : le prix humain et environnemental des « bonnes affaires »

Dans notre société toute dédiée à la croissance, chaque mois de l’année offre son lot d’occasions de vendre toujours plus, et nous voici donc, tout naturellement, fin janvier. Soit, dans cette société qui ne peut survivre sans nous, consommateurs effrénés, le mois des soldes.

Les sirènes de la consommation nous harcelant à la radio, à la télé, sur les panneaux publicitaires dans la rue, dans les transports, et jusque dans nos boîtes mail et nos boîtes aux lettres, nous ne jetterons pas la première pierre à ceux qui auraient l’impulsion de céder à la tentation, soucieux de faire des économies en ces temps difficiles. Selon Oxfam, plus de 100 milliards de vêtements ont été vendus dans le monde en 2016, ce qui représentait en France 9,5 kg par habitant, 60 % de plus qu’il y a quinze ans… Donc oui, les sirènes de la consommation fonctionnent très très bien.
C’est la raison pour laquelle aujourd’hui, nous vous proposons une déconstruction de cette tentation en trois temps, sous le haut patronage de WeDemain qui a publié l’an dernier une excellente tribune sur la question, signée des co-fondateurs de la marque durable Loom.

1. Les grandes marques n’ont pas besoin des soldes
A l’origine, les soldes avaient pour objectif d’écouler les stocks de la collection d’hiver avant l’été, et inversement… Et aujourd’hui? Il n’y a plus deux collections par an, mais jusqu’à une toutes les trois semaines. Par ailleurs, les marques produisent en flux tendu et ont donc de moins en moins d’invendus. Comme le souligne Wikipédia, dans son article sur les soldes : « Certaines marques continuent à communiquer sur l’intérêt de leurs soldes, alors qu’elles ont moins de produits invendus qu’auparavant à écouler à cette période ».  Bref, même si elles prétendent le contraire, les marques n’ont plus vraiment besoin de faire des soldes.

2. Les soldes ne permettent pas de faire des affaires
Les marques n’ont peut-être plus besoin des soldes, mais la plupart d’entre nous pensent en avoir besoin pour vêtir le petit dernier ou s’acheter quelque chose d’utile pour la maison ! De fait, on nous rabâche que les soldes sont l’occasion rêvée de faire des bonnes affaires. Mauvaise nouvelle : c’est faux.  On a été tellement habitués à acheter en soldes que tout nous semble trop cher le reste du temps. Mais le graphique à retenir, c’est celui-ci :

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3. Les soldes nuisent aux pratiques respectueuses des petites marques
Pour rentrer dans la guerre des soldes et tirer leur épingle du jeu, les marques doivent réduire les prix en faisant baisser les coûts de production, ce qui n’est une bonne idée ni pour les petites mains qui fabriquent sans juste rémunération, ni pour la planète dont les ressources s’essoufflent, ni même pour les consommateurs (WeDemain creuse le sujet ici). Autre option : tricher en gonflant artificiellement les prix pour pouvoir les baisser au moment des soldes, en créant des collections de moins bonne qualité spécialement pour les solder. Ce qui n’est guère mieux, vous en conviendrez.

A l’heure des soldes d’été, nous vous proposons donc de prendre le temps de cette double réflexion très logique :
1/ Lorsque le prix d’un vêtement prend en compte le coût social de sa fabrication (juste salaire pour les employés, conditions de travail décentes etc.), il est bien plus cher. Autrement dit, quand vous achetez un tee-shirt à 5 euros, c’est inévitablement au détriment de celui qui le confectionne… N’oublions jamais qu’au Bangladesh, par exemple, des millions d’ouvriers sont employés à bas coût dans quelque 4.500 ateliers, fabriquant à tour de bras des vêtements pour les distributeurs occidentaux comme H&M, Primark, et consors.
2/ Sablage des jeanstannage au chrome… Les procédés de fabrication sont néfastes pour les employé-e-s mais aussi pour l’environnement, comme nous l’expliquions en long, en large et en travers lorsque nous nous sommes penchés sur le cas de H&M (toutes les infos par ici). Mais après l’acte d’achat, la pollution continue : à chaque passage en machine, les vêtements synthétiques libèrent des microparticules de plastique, qui polluent les écosystèmes et représentent un danger pour les animaux marins.

Source : Oxfam

Les faits sont là : l’industrie textile est l’une des plus impactantes au monde aux niveaux social et environnemental… Mais on peut refuser de participer à ce désastre et continuer à s’offrir des vêtements de temps en temps !

Pour faire de bonnes affaires en respectant les employé.es et la planète, des solutions existent !

Acheter des marques qui produisent bien et intelligemment
Autant il y a 15 ans, le choix était maigre, mais aujourd’hui, il n’y a plus d’excuse : VejaPatagoniaMaison StandardsAsphalteHopaalLes Récupérables1083 … Et 1000 autres encore que vous pourrez trouver par exemple par ici. C’est trop cher ? C’est surtout plus cher que ce que nous avons l’habitude de payer, et pour cause : le juste prix pour un tee-shirt, ce n’est pas 5 euros. S’il est vendu à ce prix, c’est aussi au prix de l’esclavage des gens qui le fabriquent.

Regarder l’étiquette
Si la matière est certifiée OEKO-TEX, cela certifie l’absence de produits toxiques. Et s’il est fabriqué en Europe, vous pouvez assumer que les ouvriers travaillent dans un cadre légal protecteur et que l’empreinte carbone est plus limitée.

Privilégier les occasions… et la sobriété
Les occasions, ce n’est plus l’apanage des Kiloshop et de Guerrisol. Si les marques éthiques coûtent trop cher pour votre budget, misez sur les friperies solidaires, les boutiques vintage, les plateformes de mode d’occasion, ou encore les trocs de fringues, de plus en plus populaires… Aujourd’hui, les vide-grenier sont monnaie courante, les vide-dressing sont chics, et les trocs de vêtements s’organisent en un tour de main.

Alors si on arrêtait d’acheter pendant les soldes ? Si nous soutenions les travailleurs textile, qui se mobilisent pour obtenir un salaire décent ? Ensemble, incitons les grands groupes textile à changer leurs pratiques irresponsables !

#boycottsoldes2020

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Février sans supermarché : relever le défi en deux temps trois mouvements !

A l’heure où les supermarchés tuent les agriculteurs et producteurs à petit feu, la quatrième édition de « Février sans supermarché » va nous aider à éviter au maximum de fréquenter les grandes surfaces, et à réapprendre d’autres manières de consommer… et de vivre. Explications.

Selon une étude de l’ONG Oxfam, intitulée « Derrière le code-barre, des inégalités en chaîne », la grande distribution mondiale utilise sa phénoménale puissance d’achat pour réduire les prix et faire pression sur les agriculteurs et producteurs… qui gagnent toujours moins depuis 20 ans, en France et dans le monde.

De fait, selon Oxfam, les 8 premières grandes surfaces du monde cotées en bourse ont réalisé quelque 1 000 milliards de dollars de ventes en 2016 et près de 22 milliards de bénéfices. « Au lieu de réinvestir dans leurs fournisseurs, elles ont reversé la même année plus de 15 milliards de dollars de dividendes à leurs actionnaires« , indique l’étude. En France, le géant Carrefour a ainsi réalisé 894 millions d’euros de bénéfices en 2016 et reversé 510 millions d’euros de dividendes. « Si l’entreprise n’avait reversé ne serait-ce que 1 % de ce montant aux ouvriers vietnamiens dans le secteur de la transformation de la crevette, plus de 14 200 d’entre eux auraient pu accéder à un revenu vital« , explique Oxfam. Et ce n’est pas tout : la puissance d’achat du secteur, qui fait baisser continuellement les prix, exacerbe aussi les risques de violations des droits de l’homme et des droits du travail… Précarisation sans limite, enfants au travail et harcèlement sont légion dans le secteur agricole et alimentaire, résume l’ONG.

Février sans supermarché: le défi qui peut nous aider à changer la donne

Depuis 4 ans, l’association En Vert Et Conte Tout a lancé l’opération « Février sans supermaché ». L’objectif : encourager les commerces indépendants, redécouvrir les épiceries de quartier, soutenir les petits producteurs, favoriser la vente en vrac et le commerce local, repeupler les marchés ou encore réapprendre à n’acheter que l’essentiel.

La bonne nouvelle ? Depuis une dizaine d’années, les agriculteurs, ruinés et épuisés par des méthodes agricoles conventionnelles mortifères, se lancent dans les circuits courts. L’idée de génie : court-circuiter les moultes intermédiaires qui se servent des marges plus que conséquentes, au détriment des producteurs et des consommateurs, et recréer du lien entre ceux qui cultivent et ceux qui dégustent.

Alors, dès aujourd’hui, et pour la vie, boycottons nos supermarchés, du moins pour tout ce que l’on pourra se procurer autrement, dans le respect des agriculteurs, de la terre, des espèces cultivées, et de notre santé… Chiche ?

La vente à la ferme

Qui dit circuits courts dit vente à la ferme, où les agriculteurs vous proposent la production de leur exploitation : vente directe de légumes et de fruits, de viande ( agneau, porc, veau, bœuf, volaille, foie gras), de fromages, de vins, de miel, de confitures… Fraîcheur, qualité, origine et traçabilité sont dès lors au rendez-vous. Une question sur l’origine d’un produit, la conservation d’un légume ? L’avantage de se rendre à la ferme, c’est de pouvoir échanger avec le producteur, et même de visiter la ferme ! Les réseaux nationaux sont nombreux, : il y a les désormais bien connues AMAP, mais aussi le réseau Bienvenue à la ferme, ou encore Acheter à la source. Et puis Il y a aussi Chapeau de paille, un groupement de producteurs de fleurs, fruits et légumes qui ouvrent leurs potagers aux consommateurs : on peut y cueillir jusqu’à 15 produits différents. Les réseaux locaux se multiplient eux aussi. Quelques exemples ? La binée paysanne qui opère en Côte d’Armor : on commande les produits souhaités sur le site et on les récupère le vendredi au dépôt-vente le plus près de chez soi. A Grenoble, La Charrette Bio, une camionnette livre en différents point de la ville les produits bio commandés la semaine précédente… Et il y en a mille autres !

La vente livrée par la ferme

Autre solution : se faire livrer directement les produits de la ferme chez soi. Là aussi, il y a l’embarras du choix au niveau national. On peut directement se faire livrer des assortiments de fruits et légumes, comme par exemple avec Mon Panier Bio. Mais il existe aussi de nombreuses formules sans abonnement et sans panier imposé : Le panier paysan, par exemple, est un site de livraison à domicile, en entreprises ou en point relais de viandes, légumes, fromages, produits laitiers, à la carte ou au panier. Créé à l’origine en Provence, il fédère aujourd’hui 12 initiatives dans toute la France : Var, Drôme, Ardèche, Loire, Ain, Auvergne, Franche-Comté… LocavorLes Amis de la fermeLa Ferme du bio, Les Colis du boucher sont également des solutions à découvrir.
Chaque région développe aussi ses propres circuits. En dresser une liste exhaustive relève de la mission impossible, mais citons notamment Ecomiam qui met en relation producteurs et consommateurs de viande congelée et fraîche en Bretagne, Pays de la Loire, Haute et Basse Normandie, Les jardins de Cocagne, qui allient insertion et vente de paniers dans 110 jardins sur l’ensemble du territoire français, et Poiscaille, le site de circuits courts de produits de la mer, des poissons et crustacés livrés en direct du pêcheur à Paris.

Une action facilitée

Cette année, l’association En Vert et Contre Tout a lancé des groupes locaux pour que nous puissions, dans notre région, trouver les astuces et adresses pour nous aider à relever le défi : rendez-vous par ici pour trouver le vôtre !

Et pour découvrir tous les bons plans des boycotteurs citoyens, rendez-vous sur Facebook !

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Davos : parler du climat, d’accord, mais jamais sans mon jet privé…

On pourrait presque en rire si ça ne donnait pas autant envie de pleurer : à l’heure où la planète lance ses derniers ultimatums et où les populations grondent leur colère et leur inquiétude, les dirigeants et chefs d’entreprise se rendent à Davos (Suisse) pour parler climat… en jet privé.

Jets privés, hélicoptères et limousines au programme

Selon Air Charter Service, relayé par The Guardian, le nombre de déplacements en avion privé a augmenté de 11% sur l’ensemble de l’année dernière, où plus de 1.300 vols privés avaient été recensés vers Davos, un record depuis l’établissement de statistiques en la matière. Cette année, ce sont plus de 1300 jets privés qui ont fait le déplacement

Mieux : une fois arrivés dans des aéroports tels que Zürich, à deux heures de train de Davos, les passagers de ces vols privés poursuivent souvent leur voyage en hélicoptère, pour gagner du temps. Avant de terminer en limousine.

Greenwashing et bonne conscience au menu

On pourrait se dire, au bout du bout de notre bonne volonté et de notre envie d’y croire encore, que la fin justifie les moyens, et que quelques jets de plus ne seraient qu’une goutte de pétrole de plus dans la mer, si le but des patrons était de s’atteler, enfin, au dossier brûlant du changement climatique dont ils sont très largement responsables.

Cette année ne fait pas exception à la règle : au Forum économique mondial de Davos, tout le monde se veut écolo. Nature friendly. Eco-responsable. Irréprochable. D’ailleurs, les ustensiles à usage unique ont été bannis ; les blocs de quatre poubelles à recyclage sont la norme ; les buffets proposent des plats végétariens ; les moquettes sont fabriquées à partir de filets de pêche usagés ; les peintures du décor sont à base d’algues… et tout le monde parle de planter des arbres, beaucoup et partout.

Vraiment ?
Nous, nous n’y croyons plus. Chaque année, les stars de Davos s’insurgent contre les rémunérations excessives des PDG, les excès de la mondialisation, les inégalités croissantes… Avant de revenir (en jet toujours) dans leurs beaux pays, dans leurs grands bureaux, et de reprendre, sans mauvaise conscience aucune, les commandes de leurs entreprises odieusement irresponsables.

Ah bien sûr, ils jurent leurs grands dieux : en 2008 et 2009, déjà, ils avaient promis qu’ils mettraient bon ordre aux extravagances de la finance mondiale. Les gouvernements élus ont fait leurs petits pas, les industriels ont continué à pratiquer sans vergogne l’optimisation fiscale et l’augmentation scandaleuse de leurs émoluments faramineux…

Car une chose est sûre : ce ne sont pas les chefs d’entreprise responsables de la catastrophe climatique en cours qui vont décider de s’asseoir sur leurs profits pour offrir un autre avenir aux Bangladais qui fabriquent leurs costumes, aux Chinois qui fabriquent leurs smartphones, ou aux enfants de RDC qui s’enfoncent dans la terre pour chercher leur cobalt. Les seuls à pouvoir mettre fin à ce système profondément injuste pour les hommes, et terriblement dangereux pour notre avenir, c’est nous !

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Chaque jour, sur www.boycottcitoyen.org, retrouvez des articles qui vous aident à éviter les produits irresponsables, et à adopter de nouvelles pratiques respectueuses de l’environnement et de l’homme.
Sur la page Facebook du Boycott citoyen, la communauté des boycotteurs et boycotteuses citoyen.nes échangent leurs idées, astuces et bons plans, donnant du poids au mouvement global… Motivant !

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Boycott à la surconsommation de Noël épisode 2 : un sapin n’a rien à faire dans un salon

Le compte à rebours a commencé : exit le Black Friday, la prochaine échéance commerciale, c’est Noël. Les calendriers de l’avent sont déjà sortis depuis un moment (parce qu’on les a boycotté, on a eu droit à un atelier créatif d’anthologie), les rues commencent à distiller de la magie de Noël de pacotille, à grands renforts d’éclairages clignotants et de neige artificielle : c’est le signal, le top départ de la plus grande fête annuelle de la surconsommation.

De fait, qui dit Noël dit sapin, guirlandes, déco, liste au papa noël, cadeaux, besoin d’idées cadeaux, galère d’idées cadeaux, rush dans les magasins sans idées cadeaux, achat compulsif de cadeaux n’importe quoi, fermage fort des yeux au moment de composer le code de sa carte bleue, relevé de compte plein de lignes avec, en fin de page, un nombre avec pas assez de chiffres, banquier pas content, joie de Noël en voie de disparition, engloutissage compulsif de chocolat pour faire passer la note, déprime post-engloutissage devant la silhouette irréprochable de la belle-soeur, sourire forcé de la belle-soeur devant son cadeau n’importe quoi, recherche intempestive de magie de Noël perdue, compensation à la Clairette de Die, trou noir.
Evidemment, nous exagérons à peine.

Alors reprenons depuis le début, tranquillement, et tâchons d’éviter l’hécatombe de Noël avant qu’elle ne nous tombe sur le coin du crâne le 26 au matin.

Qui dit Noël dit sapin.

Cas numéro 1 : vous êtes un inconditionnel du sapin

Admettons-le : un sapin, ça n’a rien à faire dans un salon. C’est même une tradition pour le moins bizarre, si l’on y réfléchit un peu. Mais il y a de ces symboles que certains ne sont absolument pas prêts à lâcher, et le sapin de noël en fait partie. Alors avant que ne s’organise une rébellion de la part des organisateurs annuels de concours de beaux sapins, voici quelques conseils destinés à ceux qui ne peuvent envisager les fêtes sans un sapin dans leur salon.
Eliminons d’office les sapins artificiels : déjà parce que vous allez perdre votre concours de beau sapin dans la mesure où c’est moche, et ensuite, accessoirement, parce qu’ils sont tout sauf écolos : souvent fabriqués en Asie à partir de matériaux polluants et gourmands en énergies (PVC, plastique, aluminium…) par une main d’œuvre exploitée au rabais, ils cumulent les aberrations. Pour ceux qui ne se laissent pas émouvoir par la situation des 40 millions de personnes victimes d’esclavage moderne dans le monde, Futura Sciences a fait un super match vrai sapin / faux sapin basé sur des études solides, et en a déduit qu’en ce qui concerne les émissions de CO2, le sapin artificiel ne commence à être intéressant par rapport au sapin naturel qu’au bout de 20 ans. Que ceux qui ont gardé un sapin artificiel plus de 20 ans lèvent le doigt. Et que ceux qui n’ont pas levé le doigt trouvent par ici quelques astuces pour choisir votre sapin de noël à moindres frais pour la planète.

Cas numéro 2 : vous êtes prêts à concevoir que la magie de Noël ne passe pas nécessairement par un sapin dans votre salon
A vrai dire, c’est de loin la solution la plus sage, car il n’y a pas plus bel arbre de Noël qu’un arbre vivant sa vie dans sa forêt, il suffit de le voir pour le savoir. Alors si vous tenez à le déguiser, profitez d’une balade en forêt pour choisir votre sapin méritant, et célébrez-le à votre façon !
Ou alors, rêvons un peu : et si, cette année, on laissait les épicéas vivre tranquillement leur vie d’épicéas qui aiment la neige et le froid et avoir des racines dans une terre mouillée pleine de vers de terre, contrairement à nous autres pauvres humains ?
D’autant que leur laisser la vie sauve, c’est aussi éviter de dépenser une fortune pour un spécimen de 80 centimètres de haut, ne pas jouer à ramasser des épines partout pendant un mois, se passer de voir un petit arbre innocent mourir sous nos yeux, et ne pas participer à un génocide d’épicéas.
Et ce n’est pas tout : en tant que boycotteuses et boycotteurs citoyens, laisser la vie sauve aux petits épicéas permet de commencer à préparer les pouvoirs publics, les grandes surfaces et les lobbies à une nouvelle idée : celle de devoir s’adapter aux enjeux climatiques en réagissant au plus vite, ou de se mettre à dos leurs citoyens qui sont aussi leurs consommateurs. Pour rappel, en cette fin d’année, nous disposons de 6 semaines cruciales pendant lesquelles nous pouvons reprendre le contrôle de notre avenir en envoyant un message fort à nos dirigeants. Or ne pas acheter de sapin de noël, cela ressemble à un début de message fort. Cela ressemble à ne pas piocher dans nos bourses au moment où il est attendu de nous que nous commencions à le faire, à grands renforts de publicités.

Alors gardons les cordons de notre bourse bien liés, et ouvrons grandes les vannes de cette créativité qui se cache, parfois très loin, en nous. Inaugurons en fabriquant nos propres sapins, seul ou en famille ! Car c’est exactement ça, la magie de Noël : passer du bon temps avec ses proches quand on en a, ou avec un petit vin chaud quand on n’en a pas (il faut bien compenser), et se fabriquer un Noël sur-mesure, loin des diktats de la consommation.
Ceux qui manqueraient vraiment d’imagination ou de vin chaud peuvent glaner quelques idées sur le magnifique blog Decocrush. Mais des dizaines d’autres blogs proposent des dizaines d’autres idées, et puis dans votre tête s’en cachent probablement d’autres : les vôtres, et donc les plus originales !

A vos marques, prêts, sapins !

 

 

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Chaque jour, sur www.boycottcitoyen.org, retrouvez des articles qui vous aident à éviter les produits irresponsables, et à adopter de nouvelles pratiques respectueuses de l’environnement et de l’homme.
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A Noël, misons sur les cadeaux immatériels !

Qui dit Noël dit sapin, guirlandes, déco, liste au papa noël, cadeaux, besoin d’idées cadeaux, galère d’idées cadeaux, rush dans les magasins sans idées cadeaux, achat compulsif de cadeaux n’importe quoi, fermage fort des yeux au moment de composer le code de sa carte bleue, relevé de compte plein de lignes avec, en fin de page, un nombre avec pas assez de chiffres, banquier pas content, joie de Noël en voie de disparition, engloutissage compulsif de chocolat pour faire passer la note, déprime post-engloutissage devant la silhouette irréprochable de la belle-soeur, sourire forcé de la belle-soeur devant son cadeau n’importe quoi, recherche intempestive de magie de Noël perdue, compensation à la Clairette de Die, trou noir.

Pour mettre fin à ce cycle infernal, et surtout à un modèle de surconsommation néfaste pour vous, pour votre porte-monnaie, mais aussi pour les employés exploités qui fabriquent nos cadeaux, et la planète, Boycott Citoyen propose de changer nos réflexes d’achat.

La bonne nouvelle ? Il existe un nombre invraisemblable de cadeaux originaux à offrir à ses proches dès lors que l’on se penche sur la vaste catégorie des présents immatériels. Parce qu’il vaut mieux dépenser son argent de façon utile, et autant que faire ce peu ne pas encombrer les étagères déjà fort peuplées de nos proches avec des machins qui prendront la poussière, voici une liste de cadeaux immatériels qui devraient faire rougir de plaisir votre aimé.e, en fonction de votre budget :

  • Pour un-e curieux-se : un bocal rempli de petits mots à piocher le matin
  • Pour un-e gourmand-e : une invitation à dîner chez soi pour un repas surprise, ou une réservation pour deux dans un restaurant qui vaut vraiment le détour : un lieu qui propose un petit menu de quelques plats intégralement pensés et cuisinés avec des produits bios et locaux ; un lieu solidaire qui emploie des personnes éloignées de l’emploi; un lieu qui propose des formules originales…
  • Pour un.e débordé.e : un cours d’initiation au yoga, ou un bon pour un massage ou un soin dans un lieu propice à la détente, ou à domicile (oui c’est possible !)
  • Pour un-e mélomane : une ou deux places pour le concert d’un groupe qu’il vénère, ou un groupe que vous souhaitez lui faire découvrir, ou une playlist de sons à découvrir sur une clé USB
  • Pour un.e overbooké.e : un-e babysitter pour une soirée à deux
  • Pour un-e fada de mangas / de romans policiers / d’autobiographies : un abonnement à la médiathèque de son quartier
  • Pour un amateur ou une amatrice de bons vins : un cours d’œnologie ou un bon pour un verre dans un bistrot caviste de son quartier
  • Pour un-e artiste : un cours d’essai pour une activité créative (dessin, poterie, travail du bois, cuisine, peinture…)
  • Pour un-e coquette : un bon pour une manucure ou une séance chez un coiffeur utilisant des produits non nocifs pour le cuir chevelu et l’environnement
  • Pour un-e grand.e enfant : une journée dans un parc d’attraction ou une chasse aux trésors concotée par vos soins
  • Pour un-e petit-e enfant : un bon pour 12 gâteaux au chocolat ou 10 soirées plateau télé dans l’année quand il ou elle le souhaite, ou une clé USB avec l’intégrale des Cités d’Or ou autre dessin animé fantastique
  • Pour un festif ou une festive : une ou deux places pour une soirée originale, ou un bon pour un cours de danse
  • Pour les amateurs et amatrices de sensations fortes : une soirée en mode Escape Game, une soirée surprise avec yeux bandés inclus, ou encore un jeu de piste concocté par vos soins
  • Pour les fans de séries : une clé USB avec votre série préférée dessus
  • Pour les sportifs et sportives : un pass pour tester un nouveau sport près de chez lui ou elle
  • Pour les amateurs d’arts en tous genres : une entrée pour une expo, une invitation pour un ballet, une place pour aller voir un opéra…
  • Pour un.e romantique : un bon pour un petit dej au lit chaque mois
  • Pour un curieux ou une curieuse : un ticket pour une visite guidée à travers sa propre ville, en mode street art, patrimoine ou autre.
  • Pour quelqu’un de vraiment très spécial : un carnet de 12 bons pour l’année, combinant plusieurs de ces cadeaux, ou d’autres que ceux-là qui vous auront inspirés.

Campagne de décrédibilisation du Black Friday : top départ !

Nous voilà en pleine hérésie contemporaine : bienvenu.es dans la semaine du Black Friday, cette course annuelle des grandes marques pour pousser les acheteurs à dépenser le plus possible en un temps record, pendant que le pergélisol fond en libérant encore plus de méthane qu’il y a d’articles en soldes…

Et n’allez surtout pas croire que vous allez faire de bonnes affaires ! Selon l’association de consommateurs UFC-Que Choisir, les promotions du Black Friday ne font bénéficier les clients que de 2% de rabais en moyenne… En revanche, l’année dernière, 1400 commandes par minute se sont succédées sur le site Amazon (celui-là même qu’on a décidé de boycotter), soit 1.4 millions de produits vendus, permettant à l’entreprise de réaliser la journée la plus active de son histoire.

Parce que nous refusons d’offrir des profits colossaux à des grandes enseignes qui ne respectent ni les hommes ni l’environnement, le Boycott Citoyen initie une campagne de décrédibilisation du Black Friday sur les réseaux sociaux.

Merci à Loïc du studio Elypps pour les visuels ci-dessous, que nous vous proposons de poster sur tous les fils de discussion des pages des marques participant honteusement au Black Friday dans une civilisation en perdition. Pour vous coordonner avec les autres Boycotteuses et Boycotteurs citoyen.nes, n’hésitez pas à vous inscrire en envoyant un mail à boycott.citoyen@lilo.org !

Visuels génériques

Visuels ciblant Amazon

Visuels ciblant les jouets

Visuel ciblant les télévisions/Hifi

Visuel ciblant les téléphones

Pour un emploi créé chez Amazon, le commerce de proximité perd 2,2 emplois

Certains commerçants de proximité pensent qu’ils doivent leur salut à Amazon… C’est faux.

Une note d’analyse de Mounir Mahjoubi, ex-secrétaire d’État au Numérique et député LREM de Paris, publiée aujourd’hui, vient même affirmer le contraire : 7 900 emplois ont été détruits en France en 2018 par Amazon. Cette année-là, l’entreprise de Jeff Bezos a réalisé un volume d’affaires en France de 6,6 milliards d’euros selon Kantar Worldpanel, cité dans cette étude.

C’est « en déduisant les embauches d’Amazon et des vendeurs tiers (12 337 emplois créés) aux suppressions d’emplois dans le commerce physique à cause des activités du site d’achat (20 239 emplois perdus) », que Mounir Mahjoubi aboutit à ce chiffre de 7 900 emplois perdus en France. Une formule résume cette constatation, « pour un emploi créé chez Amazon », le commerce de proximité a perdu 2,2 emplois. Une étude américaine réalisée en novembre 2016 par l’Institute for Local Self-Reliance avait abouti au ratio de « deux emplois supprimés aux États-Unis pour un emploi créé par Amazon ».

Le pire qu’on peut faire à Noël, c’est offrir des cadeaux made in China chez une entreprise américaine qui ne paie pas ses impôts en France.

Mounir Mahjoubi à France Info

Source : France Info

Black Friday : les consommateurs ont le pouvoir de dire non

Non, le Black Friday ne va pas vous permettre de faire des économies. Il ne va pas vous aider à trouver un vélo moins cher pour votre petit dernier. Il va juste vous pousser à acheter une console de jeux dont vous n’avez pas besoin. Et il va permettre aux grandes enseignes de faire toujours plus de bénéfice en se fichant royalement de nous, des 25 millions de personnes victimes de travail forcé, et de notre planète.

Le coup de maître des grandes enseignes de distribution, c’est en effet de nous faire croire que ce Black Friday est une aubaine pour nous, consommateurs, dans la mesure où nous allons faire des affaires formidables. Sauf que NON : selon l’association de consommateurs UFC-Que Choisir, les promotions du Black Friday ne font bénéficier les clients que de 2% de rabais en moyenne.

En revanche, l’année dernière, ce sont 1400 commandes par minute qui se sont succédées sur le site Amazon (celui-là même qu’on a décidé de boycotter), soit 1.4 millions de produits vendus, permettant à l’entreprise de réaliser la journée la plus active de son histoire.

La question est la suivante : pourquoi offrir à des grandes enseignes qui ne respectent ni les hommes ni l’environnement une journée de profits colossaux ?

Pour mettre fin à cette hérésie, le Boycott Citoyen organise une campagne de décrédibilisation du Black Friday sur les réseaux sociaux : inscrivez-vous en envoyant un mail à boycott.citoyen@lilo.org !
Le 29 novembre, le Boycott Citoyen co-organise aussi :
– La grève mondiale pour le climat : https://www.facebook.com/events/633747833695721/
– Plantons partout des arbres pour le climat : https://www.facebook.com/events/633747833695721/
– Block Friday : https://www.facebook.com/events/953599701691438/
– Vive le vendredi vert : https://www.facebook.com/events/735277593610579/

Visuel : Loïc, du studio Elypss

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Depuis le mois d’octobre 2018, le Boycott Citoyen initie des boycotts au long court de certains produits et groupes (Nestlé, Coca-Cola, MacDo…) mais aussi de pratiques néfastes (le plastique à usage unique, les voyages professionnels en avion, la surconsommation lors des fêtes commerciales etc.). 
Nous organisons régulièrement des journées sans achat pour initier des actions coup de poing et montrer l’impact de consommateurs qui prennent le pouvoir. Le Boycott Citoyen a également organisé 10 jours de résistance contre le plastique qui ont mobilisé des dizaines de milliers de personnes dans plus 40 villes en France en mai 2019. 
Chaque jour, sur www.boycottcitoyen.org, retrouvez des articles qui vous aident à éviter les produits irresponsables, et à adopter de nouvelles pratiques respectueuses de l’environnement et de l’homme.
Sur la page Facebook du Boycott citoyen, la communauté des boycotteurs et boycotteuses citoyen.nes échangent leurs idées, astuces et bons plans, donnant du poids au mouvement global… Motivant !

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Vous suivez le Boycott Citoyen ? Vous avez initié des changements dans vos modes de consommation grâce aux alternatives proposées ? N’hésitez pas à soutenir nos actions sur Tipeee !

Faire tomber le système sans perdre un œil en 6 semaines top chrono : mode d’emploi

La grève de la conso : telle est la réponse pacifiste et néanmoins très déterminée que l’on peut donner à des dirigeants incapables de prendre en compte les enjeux essentiels auxquels l’humanité est aujourd’hui confrontée…

« Il vous manque ce truc pour être quelqu’un de génial. Il vous faut ce machin pour être aimé de vos collègues. Procurez-vous ce bidule, vous serez plus belle. Prenez un crédit, vous serez plus riche. Offrez-vous ceci, vous serez heureux. Mangez donc cela, vous serez moins gros… »

« Ecoutez-nous, ou nous vous forcerons à nous entendre. Nous vous poursuivrons, à la télé, dans la rue, dans le métro, à la radio, dans votre boîte aux lettres, dans vos journaux, sur internet, dans votre boîte mail. Ecoutez-nous, et consommez. »

Vous en avez marre ?
Nous aussi, eux aussi, elles aussi.

Un ras-le-bol général, massif et franc

Le ras-le-bol est global.
C’est un ras-le-bol politique face à l’inertie de dirigeants qui nous représentent mal et qui œuvrent très, très loin des préoccupations de leurs électeurs.
C’est un ras-le-bol citoyen face à l’urgence climatique qui nous inquiète, qui nous panique, et qui pourtant n’attire pas l’attention qu’elle mérite de la part des décideurs.
C’est un ras-le-bol économique et social face aux difficultés qu’éprouvent trop de Français pour simplement survivre.
C’est un ras-le-bol humain face aux migrants qui meurent en Méditerranée, face aux enfants esclaves, face aux guerres préfabriquées, face aux ouvriers chinois qui assurent des cadences infernales, face aux déchets qui deviennent continent, face aux banques qui s’enrichissent, face aux géants qui ne paient pas leurs impôts…
C’est un ras-le-bol général, massif, et franc.

Et c’est justement parce que le ras-le-bol est général, massif et franc que nos dirigeants ne peuvent prendre le risque de le laisser s’exprimer. C’est parce qu’ils refusent d’accepter la fin d’un système injuste qui les protège, qu’ils répriment durement toute forme de contestation. C’est parce qu’ils ont trop à perdre, et qu’ils oublient le principe de base de la politique, qui consiste à placer ses intérêts personnels après ceux d’un peuple, qu’ils tirent à bout portant sur les manifestants.

Il faudra pourtant bien que cela cesse.
Il faudra pourtant bien que ce système politique et économique, tout aussi mortifère pour les milieux naturels dont notre vie dépend, que pour la majeure partie des peuples qui les habitent, prenne fin.
Exiger la fin de ce système sans perdre un œil, mais aussi sans pénaliser le peuple, celui qui va travailler de bonne heure pour pouvoir nourrir ses enfants et payer ses crédits, pour exprimer ce ras-le-bol en visant juste, exiger la fin de ce système en ne mettant la pression que sur les pouvoirs publics et les multinationales qui multiplient les injonctions à consommer sans se soucier des travailleurs qu’elles emploient et des ressources qu’elles pillent, c’est possible.

Le principe est simple, le moyen d’action à la portée de tous En silence, calmement, mais de façon déterminée, et implacable, tous ensemble, réduisons notre consommation, et limitons-la, autant que possible, à ce que nous considérons comme juste. Méthodiquement.

Rébellion légale mode d’emploi

Privé de ses consommateurs au moment des fêtes de fin d’année, notre système économique ne tiendra pas 6 semaines. Gageons que dès lors, privés du rouage qui rend cette frénésie possible, nos dirigeants ne pourront que nous écouter.

Semaine 1 : Boycotter Amazon et le Black Friday, qui offre des gains colossaux pour les grandes enseignes, et des rabais réels de seulement 2% pour les consommateurs. Et couper la télé pour priver les marques de leurs injonctions à consommer entre deux programmes abrutissants.
Le Boycott Citoyen organise une campagne de décrédibilisation du Black Friday sur les réseaux sociaux : inscrivez-vous en envoyant un mail à boycott.citoyen@lilo.org !
Le 29 novembre, le Boycott Citoyen co-organise aussi :
– La grève mondiale pour le climat : https://www.facebook.com/events/633747833695721/
– Plantons partout des arbres pour le climat : https://www.facebook.com/events/633747833695721/
– Block Friday : https://www.facebook.com/events/953599701691438/
– Vive le vendredi vert : https://www.facebook.com/events/735277593610579/

Semaine 2 : commencer un boycott au long cours de Mcdonald’s, Coca-Cola, Nestlé, et toutes les multinationales irresponsables en se renseignant bien sur l’identité de leurs marques tentaculaires, pour les priver de leurs bénéfices faits au détriment du vivant.

Semaine 3 : retirer nos éventuelles économies pour priver les banques de leur spéculation outrancière. Et dans tous les cas, changer de banque parce que BNP Paribas et la Société Générale pratiquent l’exil fiscal.

Semaine 4 : opter pour un fournisseur d’énergie responsable parce qu’Engie et EDF sont les mauvais élèves de la transition énergétique. Et mettre deux pulls plutôt qu’un.

Semaine 5 : boycotter les achats intempestifs de noël, et ne garder que le plaisir de se réunir, et la joie de s’offrir des cadeaux immatériels, qui n’ont pas de prix. Et déserter les supermarchés qui vendent sans scrupule des produits ultra-transformés et mauvais pour notre santé, pour privilégier les circuits courts et aider nos agriculteurs à vivre décemment et sans pesticides, ni dans ce qu’ils produisent, ni dans leur urine.

Semaine 6 : poursuivre avec le boycott des soldes monstres de janvier, histoire d’enfoncer le clou

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Depuis le mois d’octobre 2018, le Boycott Citoyen initie des boycotts au long court de certains produits et groupes (Nestlé, Coca-Cola, MacDo…) mais aussi de pratiques néfastes (le plastique à usage unique, les voyages professionnels en avion, la surconsommation lors des fêtes commerciales etc.).
Nous organisons régulièrement des journées sans achat pour initier des actions coup de poing et montrer l’impact de consommateurs qui prennent le pouvoir. Le Boycott Citoyen a également organisé 10 jours de résistance contre le plastique qui ont mobilisé des dizaines de milliers de personnes dans plus 40 villes en France en mai 2019.
Chaque jour, sur www.boycottcitoyen.org, retrouvez des articles qui vous aident à éviter les produits irresponsables, et à adopter de nouvelles pratiques respectueuses de l’environnement et de l’homme.
Sur la page Facebook du Boycott citoyen, la communauté des boycotteurs et boycotteuses citoyen.nes échangent leurs idées, astuces et bons plans, donnant du poids au mouvement global… Motivant !

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Vous suivez le Boycott Citoyen ? Vous avez initié des changements dans vos modes de consommation grâce aux alternatives proposées ? N’hésitez pas à soutenir nos actions sur Tipeee !